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Tome I. [A - D.]
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plus prés que de trois cens pas. On les reçoit neanfnòins 1l’hospice du Monastère de Rontebella , & même en certainstemps de l’année, il part de Florence de grandes Processionsd’hommes & de femmes précedez de Prêtres, & ils vont àgrandes troupes visiter les trois Sanctuaires de la Toscane ;içavoir, Valombreufe , Camaldoli , & le Mont Alverne , où on lesdéfraye par tout. On les conduit dans des appartemens quisentent sort Thofpitalité, & les hommes y font séparez desfemmes. II ssy a en France qu’un seul Monastère de Camal-dules. II est auprès de Gros-bois dans le Parisis. Un de leursStatuts porte que leurs Maisons feront éloignées au moinsde cinq lieuës des grandes villes. * Pierre Damicn , Vie deSaint Romuald. Maty , Diít. de Holl. 1701. E. D. R. NouveauVoyage d’itdie.

CAMALET. Montagne fort rude d’Angleterre, au hautde laquelle on montre les restes du Château de Caermalet,qu’on dit avoir été le Palais du Roy Artus , si renommédans les Romans des Chevaliers de laTable-Ronde. Cettemontagne est dans le Comté de Sommerset. * Davity.

CAMÀLODUNUM ou Camaldunum. Ville ancienne desTrinobantes. Elle avoit été nommée ainsi duDieu Mars,que ces Peuples adoroient fous le nom du Dieu camule.Cette ville remarquable pour avoir été la premiere Colo-nie des Romains en Angleterre, est celle du Comté d’Essexqu’on nomme aujourd’huy Maldon. * Audiffret, Géographie,iomet.

CAMARAN. Ifle du Golfe Arabique, que ceux du Pays•appellent c admoth. Elle est située prés de TArabie , à centsoixante & dix lieuës de Ziden, à cinquante d’Alaccia oud'Alacca, Isled’Afríque cn la même mer ,& fort prés deZezzan lieu de TArabie Heureuse , à trois milles de Zazer,Ville du Royaume d’Aden , à quinZe degrez de TEquateur,& à quarante-quatre lieuës de Babelmandel. Sa longueurest de douze, & fa largeur de huit, selon Urreta en son His-toire d’Ethiopie. Elle a deux Ports , Tun appellé Becdavie ,dont Feutrée est dangereuse, & Tautre Kavalcal , à la boucheduquel à main gauche on voit une petite Forteresse de terregrasse où Ton fait garde jour & nuit pour éviter la surprise.La ville qui est voisine du Port n’a pas plus de trois censfeux , on dit qu’elle a été assez belle ; mais les Portugais ladétruisirent fous Alphonse d’Albukerque, ainsi Ton ssy voitplus aujourd’huy que quelques ruines de ses châteaux, &de quelques autres bâtimens. Les habitans font petits &iioirs comme les Ethiopiens, & s’occupent particulière-ment à la pesche. Les hommes font nuds , ne portent rienfur la tête, & n’ont qu’un linge qui les ceint au milieu ducorps. Leur pain est fait d’un certain grain brisé sur le mar-bre , & broyé comme les couleurs. II faut même qu’ils lefassent de jour en jour, parce qssil devient trop sec. Leursmaisons font faites de branches & de feuilles de.palmes. Ilsne /éloignent point de leur Golfe, & se servent pour y na-viger de barques cousuës avec de petites cordes qu’ils fontde dattiers. Leurs voiles font d'une natte déliée faite des-mêmes dattiers , & ils portent au rivage de la Terre-fermequantité de dattes, de jujubes , de gingembre & de millet,que produit leur Iíle. (Test la plus fertile & la plus agréa-ble de tout le Golfe. Elle est pleine de sources d’eau vive& de rafraîchissemens. Ces bois font épais, & Ton prend ence lieu-là quantité de corail blanc, beaucoup de poisson &quelques huîtres qui portent des perles ; il s’y fait aussi quan-tité de sel, sc on y nourrit grand nombre de bétail gros &menu. Cette Iste est au Turc, & ceux qui Thabitent fontMahométans. * Davity, Arabie.

CAMARANA. Ville ancienne de 1 ^ Sicile dont ií ne(teste plus qu’une Tour qui est fur la côte Méridionale de laVallée de Noto, à quatorze ou quinze lieuës du Cap de Pas-jsaro auprés de la riviere de camarana , nommée autrefoisHipparis ou Iporrn. Cette ville que les Latins appellent Came-ma étoit située dans des marais qui portoient aussi le nomde Camerina. Ses habitans ayant desséché ces marais contreLavis de TOracle, à cause de Tincommodité qu’ils rece-voient de leur puanteur, les Siracusains les forcerent de ce.côté-là, & ruinèrent leur ville. (Test de 1 £ que le ProverbeLatin est venu c amerinam ne moyeas, ce qui'fait entendreqssil ne faut pas /exposer à un grand danger pour se garen-tir de quelque legere peine. * Maty, Ditt. de Holh 1701.

CAMARASA. Bourg de la Catalogne fur la Segre qssony passe fur un pont. 11 est situé vis-à-vis de l’embouchûrede la Noguera, deux lieuës au dessus de Balaguer. * Maty ,j)itt. de Holl. 1701.

CAMARET. Ville de France dans la Principauté d’Q-

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rânge. Elle est située à une bonne lieuë de la capital *prés du bois de Saint Tronquet * Atlas. j c ]jS

II y a dans la Basse Bretagne un bourg que Ton 3 P ; P j taussi Cdmaret. II est fur la pointe Occidentale du De ^de Brest, les Anglois y ayant fait une descente il y 3 ^ ^ques années, furent repoussez si vivement, que tousqui avoient pris terre demeurèrent fur la place ou t ufaits prisonniers. , »(|j

CAMARGUE, en Latin Camaria Sc Castra Matjan^y ^fur le Rhône dans la Provence. Elle a sept lieuës d ete"depuis Arles jusqssà la mer, & fait un des quatre quart ^du terroir de cette ville. Les trois autres font la Crau >Plan du bourg ,& le Treíbon. Quelques Anciens sont P.suadez que cette Iste a été nommée Camargue , a C3U e ] e jMarius /y retrancha avec ses Légions pour observer ^démarches des (Timbres & des Teutons, qssil défit peu ^temps aprés dans la Plaine de Porrieres. La Camargue ^abondante en bled,en vin,en bois,sc en pâturages,qui i° £bons,qu’on y nourrit jusqssà seize mille boeufs Sc q" > £mille jumens. II y avoit autrefois dans cette Isle des sor e ^haute futaye,& ce fut de ces forêts que César fit faire 0.0 ■galères pour le siégé de Marseille ; mais aujourd’huy 011en voit plus que quelques restes. En un endroit qu ° n ^pelle la Pinede, vers la ville desTroís-Maries, on trouve ^Salines, des Etangs, de belles Maisons de campagne > (

beaux Jardins. 11 y avoit des villages & des châteaux » {

on rencontre des masures. II y a encore Trinquetaille 3la Camargue. C’étoit anciennement la partie d’Arles la P ^grande & la plus belle. Aujourd’huy ce n’estbourg au de-là du Rhône vis-à-vis d’Arles. * Du Port,de VEglife d’Arles. riG cft

CAMARINAS. Ville d’Espagne dans la Galice» B 11£proche de la mer.* Davity. j#

CAMARINES. Contrée de TIsle de Luçon, Tune,Philippines. C’est celle qui /avance davantage du co .TOrient, & vers TIsle de Tandaye. On voit dan sContrée la montagne de Mayongue qui vomit des n 3 ‘ jj,& la ville de Caceres qui est fa capitale. * Maty, Dict- d (1701. . n e-

C A M A R O N. Cap de TAmeríque dans le Gou ve ^ment de Hondure. II esta 20. lieuës du Cap nommé& dans cet espace on dit que seize rivières sortent en ^dont la principale est Gujape. Tout le rivage est so rt ce ntrempli de fort beaux arbres. Du Cap Camaron s a v3en mer jusqssà prés de vingt lieuës loin, des bancs d nt(me triangulaire , dont la base est tournée vers le Con ^Les cotez de ce Continent,/approchant insensiblemeu .de Tautre, se joignent en mer en un angle prefq UÊAuprès de la base, quelques Isles séparées par des 03 e ,qui coulent entre chacune s’étendent vers la ter S e j ,lll ;SLe côté Septentrional de ce grand Banc est bordé “ £ csde Roche , qsson appelle Saint Milan. Par de-là cesla Baye de Cartagene /enfonce dans le Continent. 0 , (Baye est peu profonde $c entrecoupée de plusieurs ^rochers; & à un petit espace de là, il y a une autre ° ; j cqu’on nomme Baya Honda , fermée du côté de TE u P^jjCap Gratias a D'.os , sur 14. degrez & ao. scrupu' £S , £í)Ligne vers le Nord. * Laët , Description des Indes occidç 111li. 7. ch. 18. - .(ii

CAM AROMES ou lamoer. Riviere d’Afrique, a E? ^7huit lieuës des Isles d’Amboise. Comme elle n’est P aS t cf <profonde en quelques endroits, on ne la peut refur de grands yachs» Vers son embouchûre, assez P rde la côte vers le Midy, il y a une petite Isle qsson j 10 ^

VIfle des Bufles. Du côté de la pleine mer est une cí

cuëils à fleur d’eau , laquelle /étend du Sud à TEst»qssil y a de surprenant,c’est qssil arrive souvent qu u ” t f{seau tient d’un côté à un banc de pierre, 8 c qu’ila^e I ^six brasses de profondeur. On trouve ensuite aude-Ia^ ^Cap un ruisseau que les habitans nomment Monoca*Hollandois Tandegas ; & vis-à-vis du côté de TEst u ° •ruisseau qu’on appelle Monomba. II y a là un villag e »le rendez-vous des Marchands. La marée entreriviere, comme dans Rio del Rey. Au dessous d u Pay s d j t \jboise il ssy a presque point de flux & de reflux qu e .que le vent cause. Sur le bord Septentrional de 1 3 r •de Camarones prés de la côte, habitent des Peupla Q u i epresque toujours guerre avec ceux qui demeurent P|

la source de RLeur Chef pafle p

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10 del Rey. On les appelle c alhongos c0!ï \ffe pour le plus puissant d’alentour. E

fur une hauteur dans un village dont les maisons f>