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Tome I. [A - D.]
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de ^ Agréable situation forment le plus bel endroit(Ju 0 . ute la côte. On y recueille des injames, des bananas ,

<p Vln de Palme, & d’un autre vin appellé Bordon , qui estCa e Poindre efpece, parce qu’il croît en des lieux maré-UX- II y a peu de dents d’élephant 8c de corail bleu;maistìoi^P. d’Esclaves à acheter.Xes marchandises que lesp et - an d°is y portent , font des coquilles des indes, de9ll es barres, 8c des pots de cuivre, des chaudrons battusV a , arte ati, des pressoirs d’orang-es & de limons, de la la-t r ae > des cornes de vaches, 8c des tours à dévider. On neÇ Ve de facori que depuis E lodcl Bey jufqu’à la riviere deCan/Í*' * Oloix, Belat.de TAfrique, Tome 3.

4 ou carmon , autrefois Cbarax. Ville ancienne

dasts le Chuíìstan. Elle est située fur le Golfe deir. n era vers f embouchure de fEuphrate. * Maty, Diót. de

î'Toi.

t r j 1 ou Kmp. Riviere d’Alemagnequi arrose l’Au-la Ut Cn ^ at * n Oíwter. Elle traverse tout le quartier duk y p pbartlberg, fans passer par aucun lieu remarquable, >yj s , Ie jetter dans le Danube au dessous de Krembs, vis-à-p ® 1 etnbouchûre du Drafain. * Maty, Biíf. de Ho/L 1701.íitr A M B A. Petite ville de la Tartarie Grimée. Elle estfur la côte, & prise par quelques-uns pour l’ancienne

j 0 ^^IBABAR. Isie d’Asie ,éloignée seulement de deuxid* 11665 de la grande Isie de Java, du côté du Royaume delj c ec< On dit qu’on y trouve des élephans, des singes 8c desfy% neS " Bafma est fa ville principale. * Voyages de Vincent le

l a C AMBALU. Ville capitale du Royaume de Gatay dansei| ) ran d e Tartarie, en Latin Cambalucum. On l’appelloit an-se^' n ^ rïIerit Ijfe-don-Serique , selon quelques-uns j 8c Serra,Ci eSautres - "Texeira & Odoricd'Udine luy donnent lequi veut dire>Cité du Seigneur.Cette villeftïor tUee selon les mêmes Auteurs, fur la riviere de Cara-ts at1, Marc Pol qui la met fur un grand fleuve qu’il nec ett point', dit seulement qu’on trouve à dix milles deUjjj p V dle, la riviere de Buliíàuguan,fur laquelle Ananie af e ^anibalu , qui éstau bout du Gatay vers le Nord-Est.î) re ^ r T an d Cam y fait son séjour pendant les mois deDecem-ç nr .’ janvier & février- Son Palais est au Midy de la ville ,vha C ^' de marbre Sc d’or. II a une enceinte quarrée , dontl' e ,^F e âce est de huit milles avec un fossé profond quic,, > ronn e. Au milieu de chaque face est une porte par la-tljjj 11 ?, c hacun entre. Òn trouve ensuite tout à f entour pen-ap r - I espace d’un mille , un grand nombre de Soldats, 8cCe ia une autre enceinte de muraille qui peut avoir sixaij ta es de tour, 8c qui a trois portes du côté du Nord, &<j (la nt / de celuy du Sud. Cette derniere enceinte est aussiOn y vóit à chaque coin un grand Palais,& un aule s de sorte qu’il s’y trouve huit Palais, où l’on tientej) C . ar °ois des chevaux & les armes du grand Cam. Cette/ nte en eontient une troisième, quarrée comme les’deuxdont le tour est de quatre milles, avec six Portes &décalais, où font tous lesornemens du Cam. Entre lespli* Pondérés enceintes, il y a des arbres 8c des prez rem-Vçj|i e îotites fortes de bêles, 8c dans la derniere est le mer-Palais du Prince.

Oj) orie dssfdine donne a la ville cinquante milles de totir.Xerig ^° rte des Indes force épiceries, des perles, des pier-y et) 5 dc tout ce qu’il y a de plus précieux dans le Gatay. II4 p rc to Us les ans plus de mille charettes chargées de íoye*fait a n m n ^ quantité de draps qui font mêlez d’or. On yl °Hte r § ran d nombre de crefpes fort déliez, des armes deDe d e S ? rtes qui font parfaitement bonnes, dont la Carava-p e s deux Indft, selon ce que rapporte le Persan Aviadat,fott g| rger toits les ans. II y a dans Cambalu, fur un Palaisíb^ eve au milieu de cette ville, une grande cloche qu’on>4^ ^Utes les nuits à une certaine heure, aprés laquelle ilCe (Tit " t S P erm ' s a personne de sortir fans une extrême ne-k y a des Soldats de guet qui Vont alors par les rues,^etjt /Encontrent quelque! vagabond, ils le frappent rude->% a Cou p de bâton. C’est de cette même sorte qu’ils pu-t t0Us I es crimes, parce que selon leurs Astrologues,Vç j cs 'tnal fait que de répandre le sang humain. II fe trou-íie V i ns ville jufqu’à cinq mille de ces Astrologues ou !dép etl s ^ ar asins, Chrétiens j ou Idolâtres , entretenus au jr,. s du ç am> jj s ou t un Astrolabe,où les signes font mar- '

ts de toute satinée. Chacuntous les ans fur cet Astrola-

4 p*’ avec les heures 8c les points 1be E S d'fferentes Sectes va voir to

c °urs 8c la disposition du Ciel. Alors ils écrivent en ,Terne I, 1

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certains livres qu’ils nomment Tacuins , eë qui doit arriverpendant toute l’année. Ceux qui veulent Voyager vont aussiconsulter ces Astrologues qui dressent leur nativité. Ils com-mencent leur Aëres ou Signes de douze en douze ans, doncle premier est signifié par un Lion ; le second par un Bœuf;le troisième par un Dragon, le quatrième par un Chien , 8cles autres de même par quelque autre bête, jufqu’à ce nom-bre de douze. Quand on demande à quelqu’un le temps defa naissance, il répond,par exemple,qu’il est né l’andu Lionztel jour ou telle nuit 8c à tel point, ce que les peres remar-quent avec grand foin , 8c aprés qu’ils ont passé les douzeSignes, ils retournent au premier. Ceux qui meurent sontenterrez hors des murailles où l’on va brûler aussi les corpsdes Païens. Les femmes communes sont en fort grand nom-bre à Cambalu. Elles ont un Cipitaine General, 8c chaquecent ou millier de ces femmes a son Chef. Lors qu’il y vientquelque Ambassadeur, ce Capitaine est obligé de luy four-nir de ces femmes, tant pour luy que pour fa fuite,8c de leschanger toutes les nuits. Elles n’en reçoivent nulle récom-pense, parce que c’est un tribut que le Cam exige d’elles. *Marc Pol, h. 2. c. 33. Ananie, Tr. 2. Niger, Aft. c. 7. îOdoricd.Udine, li. 1.

CAMBAMBA. Province du Royaume d’Angola dansl’Afrique, appeliée ainsi du nom de íà capitale. Este est àune journée de Massingan, 8c fur les bords de la riviere déCoanZa, 8c s’étend à huit ou dix lieues de la rive de cetteriviere, vers le Nord 8c l’Est. Les Portugais y ont une Pla-ce de guerre , où demeurent quelques familles de leur Na-tion , & quelques Negres qui font negoce d’Efclaves. * Déla Croix, R elat. de l’Afrique , Tome 3.

CAMBARRA.Ville d’Italie dans le Bressan. Elle est situéeproche du rivage droit de l’Oglio.

C A M B A Y £. Ville des Indes dans les Etats du grandMogol, située à seize lieuës de Broitschia dans un lieu sa-blonneux, qui y forme une grande Baye, dans laquelle fedégorge la riviere de May dont fes murailles sont lavées. Sonhavre n’est pas commode, quoy que la haute marée y amè-ne plus de sept brasses d’eau ; mais au reflux les navires ydemeurent à sec, dans le fable 8c dans la bouë dont le fondest mêlé. La ville est ceinte d’unefort belle muraille de pier-re de taille, 8c elle est beaucoup plus grande que Surate ,ayant pour le moins deux lieuës de circuit. Elle a douzePortes, trois Bafars ou Marchez , 8c quatre belles Citernes,capables de fournir de l’eau toute l’année à tous ceux qui ydemeurent. Ses maisons font grandes, la plupart de fes ruesqui font droites 8c larges,ont des Portes qu’on ferme la nuit*Ses habitanssont Païens,Benjans, ou Raíboutes. On appelleRasboûtes certains voleurs qui fe tiennent dans des monta-gnes appellées cbampenir,Sc qui font entre Brodra 8c Broit-fchia. Ils y ont leurs Places fortes 8c des lieux de retraite $dans lesquels ils fe défendent contre le Mogol. Les habi-tans de Cambaye Rappliquent les uns aux armes,8c les autresau tommerce. Le plus grand trafic qu’ils font est à Achim*à Diu, à Goa, à la Mecque & en Perse , où ils portent toutesfortes d’étosses de soye 8c de coton i 8c rapportent d’autresmarchandises de ces quartiers là j avec de r or 8c de l’argentmonnoyé ; fçivoir, des ducats , des fequins 8c des reaux. IIy a quantité de beaux jardins publics hors la ville, 8c un en-tre autres du côté de la mer. On y monte par un escalier depierre de taille de plusieurs marches. II est clos d’une hautemuraille , 8c accompagné de deux ou trois corps de logis,dont l’un qui est fur la porte, est assez grand 8c commode *étant composé de plusieurs beaux appartemens. Au milieude ce jardin est un lieu fort élevé , où est le Sepulchre duMahométan qui en est le Fondateur , 8c qu’on y a enterréavec toute fa famille. Ce Sépulcre est couvert de marbre, 8ca plusieurs Inscriptions Arabes. 11 n’y a aucune maison ence quartier-là dont la vûë soit si belle, non feulement ducôté de la mer ; mais aussi du côté de la terre, quiioffre auxyeux la plus agréable campagne du monde. Ce lieu est si dé-licieux , que le Mogol étant un jour à Cambaye, voulut lo-ger dans le jardin, 8c fit ôter les pierres du Sepulchfe, atìnque l’on y dressât fa tente.

II y a une coûiume terrible établie aux Indes, suivantlaquelle les femmes qui aiment l’honneur doivent fe brûleraprés avoir perdu leurs maris. Elle a été introduite parmi lesPaïens de ces quartiers-là, parce que la polygamie étant cau-se de plusieurs chagrins fort vifs parmi les femmes, ou àcause du peu de satisfaction qu’elles ont d’un homme, qssipartage son amour , ou p ar ^ a ploufie inévitable entrades rivales, quantité de femmes fe defaifoient de leurs ma-