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Tome I. [A - D.]
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gtis, Papa, Perotti, Régalé, Ricciardi ,Risi, Rossi,§antiIIí,•Sici, Tercaíì, Vicariis de Salerne, Viviani, Zapulli,& quel-ques autres. * Davity , Principauté de de ça.

Cette ville est Episcopale, Sc située à sept lieuës de Sa-lerne vers fOrient, & à quatre de Canza, dont son Evêché«st suffragant. Cet Evêché a été uni à perpétuité à celuy deSatriano. * Maty, D ici. de Holl. 1701,

CAMPAGNANO ou Savuto. Petite rivière du Royaume•«de Naples, que les Latins nomment différemment Campagna-nus, S abattis,Acbom,<k Ocinarm Elle coule dans la Calabre Ci-terieure,oùaprés avoir passé prés deMartorano,&aux bourgsde Savuto êc d’Altelia,elle sc décharge dans le Golfe deS.Eu-phemie. * Maty, Diét. de Holl. 1701.

C A-M PAGNE, Petit Pays dltalie dans le Duché deMilan, en Latin Campania. C’est la partie Orientale du Ter-ritoire de Pavie, & la plus voisine de cette ville. JerômeJBosio fait remarquer qu’elle est séparée de la Lomeline parleTesin.

CAMPAGNE. Petite ville de l’Àrmagnac en France.E’ie est située fur la riviere de Douze , à quatre lieues de laville d’Eausc du côté du Sud, & à deux ou trois de cellede Cafaubon.

CAMPAGNE DE ROME, Province d’Italie dans l’E--tat de J’Eglisc. Les Latins la nomment Campania Pomana ,ouTerritorium Pomanum. Elle a le Royaume de Naples pour li-mites à TOrient ; la mer de Toscane au Midy ; au Septen-trion la Terre Sabine,dont elle est séparée par le Teverone;& le Tibre à l’Occident. C’est cette riviere qui la divise dela Province du Patrimoine. La longueur de cette Contréeest de seize lieues, & fa largeur à peu prés de douze. L’airen est grossier, fur tout vers la côte,où son trouve plu-sieurs marais. Le Terroir est peu cultivé faute d’habitans.Outre la ville de Rome, on y en volt plusieurs autres quifont toutes Episcopales; fçavoir, Tivoli, Frafcati, Ostie ,Palestrint, Tcrracine, Velitri, Seigni, Anagnié, & Albano.* Maty, D ifiionaire de Hollande 1701.

En certains endroits de la Campagne de Rome, on trou-ve des Grottes où il y a des ferpens. On prétend que íi l’ondescend des lépreux tous nuds dans ces cavitez, les ferpensviennent les lécher,& les guérissent par là ; maison a la pré-caution de donner de l’opium aux malades, afin qu’étantendormis, ils soient garantis de la frayeur que leur causc-roit rapproche de ces reptiles.

CAMP ANA, les Bains de Campana. Bains du Royaume< 3 e Naples dans la Terre de Labour. Ce lieu qu’on appelloitanciennement Cambre , est situé pi és de Pouzzol.

CAMPANA ou Capo Campana. Cap d’ítaliedans la Tos-• cane, en Latin Campanum, ou Pop.lomum Promontorium. 11 estprés des ruines de l’ancicnne Popnlonïa, environ à deux lieuesde Piombino vers le Couchant. * Maty, Diâ. de Holl. 1701.

CAMPANA. Village du Royaume de Naples, que l’onprend pour l’ancienne Calafarna , ville des Lucaniens. Cevillage est situé dans la Caìabre Citerieure, aune bonnelieue d’Umbriatico du côté du Couchant. * Maty, Diél. deHoll.i 701.

CAMPANELLA. Cap du Royaume de Naples dans laPrincipauté Citerieure, fur la côte de la mer de Toscane.11 est entre le Golfe de Naples & celuy de Salerne,& s’avan-ce fort à l’Occident proche de Massa, vis-à vis de l’IOe deCapri, dont il est éloigné de quatre ou cinq milles.

CAMPANER. Grande Cité d’Asie dans le Royaume deCambaye, ce fut anciennement la demeure de ces Rois.Quelques-unsduy dónnent le nom de Campanel.

CAMPANIA ou Campona. Ville ancienne de la HautePannonie, que quelques Géographes disent être le petitbourg ou village de T be-ten dans la Basse Pannonie.

CAMPANIE. Province du Royaume de Naples, aussiconsidérable par l’abondance que l’on y trouve de toutesfortes de biens, que par la beauté de scs campagnes. La dif-ficulté qu’il y a de labourer la terre à cause qu’elle résisté à lacharrue, fait qu’elle estappellée Terre de Labour ,ou Laborina;

' mais elle produit avec affluence, & à la récolté on est payéavec usure de scs íoins & de scs peines. C’est pour cela qu’onl’appelle aussi Terra sel;ce , pour la fertilité de fa campagne ,qui paroi t particulièrement dépuis C ipouë jufqu’à Averse.Cette plaine est si seconde , qu’elle meriteroit le nom d’A-rabie Heureuse. On y volt un grand nombre de meuriers,dont on prend les feiiillespour nourrir des vers à soye,& quifont chargez de vignes, qui rendent du vin en abondanceA du plus exquis. Au dessous des arbres la moisson d u bledçst des plus amples ; de forte qu’une même terre produit

CAM

du vin, du bois & du bled. Cette Province est aussiC ampagna flellata , comme étant favorisée des plus aoU,influences des Astres. Aussi Cicéron la qualifie-t-il W P 1belle & la plus agréable partie du monde dans l’Ora'isop >Lege Agrana. Ainsi il ne faut pas s’étonner si les Romain*choisirent pour en tirer les munitions de bouche nece ^res à entretenir leurs armées, & si la douceur d’un Pay^délicieux,amollit les troupes d’Annibal, que plusieurs auscn’avoient pû vaincre. II a été habité pardisserens Peupp; ’fçavoir, les Opices , les Cumans, les Toscans & les Sam 111que la beauté & la bonté du lieu y attiroient. Ses princip 3 *villes font Naples, Capouë, Noie, Pozzole & Gayett ’f ournal d’un Voyage de France & d’Italie. '

C A M PECHE. Ville de la Nouvelle Espagne aat>*Province d’Ucatan. Elle est distante de la Ligne ùe 19 ;.“^grez à cinquante lieuës ou environ de Merida vers 1 Ost-L’Eglisc en est dédiée à Saint François. Cette ville en , ^belle, & la feule qu’il y ait fur toute cette côte dep-P s ^Cap Catock jusqu’à Vera Cruz, qui donne sur la mer > & eparoît beaucoup à cause qu’elle est toute bâtie de P ie b n fLes maisons n’y font pas hautes ; mais les murailles en ^tres-fortes avec des toits plats à l’Espagnole, & couvert*tuiles. A l’une de scs extrémitez il y a une bonne Cítaa L

munie de plusieurs canons. Le Gouverneur y demeures

une petite garnison pour la défendre. Qjpy que cette ^teresse commande la ville & le Port, elle a neanmoin* ^prise deux fois, la premiere par le Chevalier Christ 0 ?Mims vers fan 1659 .11 somma d’abord le Gouvernes tfe rendre,& aprés avoir attendu trois jours fa réponse,j }que de mettre ses gens à terre, il la prit d’assaut avecsimple mousqueterie,& sc rendit aussi tôt maître de la v sElle fut encore prise une autre sois vers saunée 1670- f»des Boucaniers François & Anglois. Etant abordez la nU ^deux lieuës de cette ville , ils trouvèrent dáns leur m al Aun sentier qui les y conduisit tout droit. Ils y entrerent 3le matissa la pointe du jour, lors que plusieurs des ha b; .commençoientàseremuer dans leurs maisons. Ceshab 1 ^qui entendirent du bruit dans les ruës, mirent la tete .fenêtres pour fçavoir ce que c’étoit, & voyant des ë eíìS|\mez qui s’avançoient vers le Fort, ils les prirent pn lls ^1 Soldats de leur garnison qui revenoient de la campas^'^depuis quinze jours ou trois semaines on avoit erjvojA^parti pour réduire quelques Indiens soulevez, ce c l u í-%tpas rare en ce Pays-là. Ainsi les Boucaniers travers,toutes les ruës fans trouver le moindre obstacle. A°traire les Bourgeois trompez les felicitoient fur leur r e aEtant arrivez devant le Fort, ils tirèrent aux sentinelst ,yétoient fur la muraille, & commencerent aussi tôt a P re ^ t jtîdonner une furieuse attaque ; de forte qu’avec deux PSj|jcanons qu’ils avoient trouvez dans la Place d’armes & fl j e jpointèrent contre la porte du Fort, ils s’en rendire 01 ^,maîtres. La ville n’est pas fort riche, la principaleture du Pays consiste en des toiles de coton. Les Indien*habillent, ainsi que les Espagnols qui font pauvres. Ostsert aussi pour des voiles de navire,& on les envoyé û Êpour Je même usage. t Jí

La ville de Campeche étoit autrefois l’échelle detrafic qui sc faifoit en bois de teinture, & c’est par cett st»,í'son qu’elle est encore nommée aujourd’huy Pals decbj, c’est-à-dire, Bois de Campeche, quoy qu’íl n’y e pfprpoint à plus de douze ou quatorze lieuës de-là. Les ^ Agnols le coùpoient alors auprès d’une riviere qu on, Cbampeton , à dix ou douze lieuës de la ville de Catnp c jntout à fopposite & au Sud de cette Place, dans un t cr s j$assez haut & pierreux. Les Indiens qui demeuroient ^voisinage,étoient employez à le couper à une reale p ar >

& il valoit alors jusqu’à six vingt livres sterling par toDÍ> JetLes Anglois ayant pris 1 » Jamaïque, & commencé de c \ As,dans cette Baye, y trouvèrent plusieurs barques charg ece bois;mais comme ilsen ignoroient le prix,ils mettoic, j é jbarques à la dérive, ou les brûloient, aprés en avoir 0 ^clous & toute la serrurerie, sans faire cas de la chargé- -j;coutume dura jufqu’à ce que le Capitaine Jacques e u .*^0un gros vaiíseau chargé de ce bois, & qu’il l’eût const 11 p g [tAngleterre pour 1 aimer en course. II y vendit soncher contre son attente ; car il l’estimoit si peu, qu’jl r rpoint brûlé d’autre bois pendant son voyage. Apréstour à la Jamaïque,les Anglois qui frequentoient cette ^découvrirent le lieu 0Ì1 ce bois croissoit, & lors qu 1 j \itoient point en mer pour faire des prises, ils alloi £I1 Áíriviere de Champeton, où ils étoient sûrs de tro uV