Band 
Tome I. [A - D.]
Seite
494
JPEG-Download
 

'C A H

«n état de les repousser. Us n’çn font ordinairerhëntqùe darièles Pays de chasse & de pefchè , & en d'autres lieux où l’a-vantage de 1a surprise leur donne celuy de la victoire. Alorsle Parti le plus foible, aprés une longue résistance , étant■obligé de ceder & de se battre en retraite sans ordre ni dis-cipline , & chacun fuyant de son côté,il est impossible quequelques-uns ne soient pris parles vainqueurs. 11Yen trouvequi aiment mieux se tuer, que de tomber entre les mains deleurs ennemis. Sitôt qu’un Sauvage est arrêté & lié,il chantefa chanson de mort. Les iroquoís qui ont le malheur d’être

Î >ris, front qu’à se prépareraux plus grands tourmens, s’ilsont au pouvoir des Oumamis , des Outouas , des Algonkins , oudes Sauvages de ÏAcadte.

Ces Peuples traitent leurs prisonniers avec la dernierecruauté. D autres Nations en usent avec plus d’humanité ,& se contentent de les retenir dansTesclavage fans en fairemourir aucun. Lorsque le Parti qui revient victorieux ap-proche du village, les Guerriers font autant de cris de mortqu’ils ont perdu d’hommes, & quand ils n’en font plus qu’àune portée de mousquet, ils recommencent le chant funeste,& Je repetent autant de fois qu’ils ont tué d’ennemis. Alorsla jeunesse au dessous de seize ans , & au dessus de douze, semet en haye armée de bâtons pour en frapper les prisonniers,ce qu’elle fait de toute fa force, aprés que les Guerriers ontfait leúr entrée , portant au bout de leurs arcs les cheveluresde ceux qu’ils ont tuez. Le jour suivant les Anciens s’assem-blent au Conseil pour régler la distribution des prisonniers.On a coûtume de les prescnter aux femmes ou filles qui ontperdu quelques-uns de leurs parens dans cette guerre, ou àcelles qui manquent d’EfcIaves. Le partage étant réglé,trois ou quatre jeunes Sauvages de quinze ans les condui-sent chez ces femmes ou filles. Si celle qui reçoit son prisonnier veut qu’il meure, elle luy dit qu’il faut qu’il ailleservir son pere, son frété, ou son mary,qui n’ont point d’Es-clavesau Pays des Morts, & il est mené far l’heure au bû-cher, où ce malheureux souffre tout ce que son peut s’imaginer de cruel, s’il y a des preuves que pendant iâ vie il aittué ou des enfans ou des femmes. S’il n’a tué que des hom-mes , on le fait mourir à coups de fusil. Si une ai*tre femmeveut sauver son prisonnier, ce qui arrive souvent, e.le leprend par la main, & aprés savoir fait entrer dans fa caba-ne , elle coupe fes liens, luy faisant donner des bardes, desarmes, & dequoy manger Sc fumer, ce qu’elle accompagned’asseurances d’un bon traitement, en luy disant que s’il lasert bien , il aura lieu de se consoler cfavoir perdu son Pays& ses parens. Quant aux femmes prisonnières on les distri-bue aux hommes qui leur accordent toujours ia vie.^ Jamaisles Sauvages n’échangent les prisonniers. Dés qu’ils fontliez, leurs parens & tous ceux de leur Nation les regardentcomme morts, à moins qu’ils n’ayent eu tant de blessuresquand on lésa pris, qu’il leur ait été impossible de se tuereux-mêmes. En ce cas ils font reçus loríqu’ils peuvent iesauver , au lieu que les autres feroient méconnus de leursplus proches quand ils reviendroient.

Ce n’est jamais qu’aprés une longue guerre, que les Sau-vages songent àsaire la paix. Si leurs intérêts leur font pren-dre cette résolution, ils députent cinq, dix, quinze ou vingtGuerriers pour aller faire des propositions à leurs ennemis.Quelquefois ces Envoyez vont par terre, & quelquefois encanot, portant toujours à la main le. grand Calumet de paix,qui est une grande Pipe, pour laquelle tous ces Peuples ont•une extrême vénération. Si ces Envoyez vont par terre, ii-tôt qu’ils parodient à une portée de mousquet du village,•quelques jeunes gens en sortent, & se placent en figure ova-le. Celuy qui porte le ligne de paix s avance vers eux,chan-tant & dansant la danse du Calumet , ce qui lé fait pendantque les Anciens tiennent Conseil. Si les habitans du villagene trouvent pas à propos d’accepter la Paix, l’Qrateur vient•haranguer le Porteur du Cdumet,qui va rejoindre ses com-.pagnons. On les régalé de preléns, qui consistent en tentes,bled , viande & poisson ; mais on leur signifie qu’ils ayent àse retirer clés le lendemain Si au contraire ks Anciens con-sentent à faire la paix, on va au devant des Guerriers qui kproposent. On les fait entrer dans le village, où ils font lo-,gez & régalez le mieux qu’il so peut à leur maniéré pendanttout le temps de k négociation. Ceux qui abordent par eaudétachent un de leurs canots, pendant que les autres demeu-rent derrière, & quand il est prés du village, les habitans enfont avancer un autre pour le recevoir, Sc pour le conduireà l’habitation où fe font les mêmes cérémonies que l’on ob-serve pour ceux qui viennent par terre si la paix.est acceptée.

CAN

"Oh fe sert de’ cânots pournaviger fur toutes lés ríví^du Canada. 11 y en a de dix pieds de longueur jus*! 11yingt-huit. Les plus petits ne.contiennent que deux P er 'sonnes. On y est assis fur les talons, & pour peu que J 0penche plus d’un côté que de l’autre on les renverse.plus grands peuvent conteniy quatorze personnes; mais pO a['ordinaire quand on veut transporter des vivres & des m 3 ,chandifés , trois hommes suffisent pour les gouverner,font furs, & ne tournent point quand ils sont faits à’é' : ° rde bouleau. Cette écorce se leve en Hiver avec de .

la

chaude. Les plus grands arbres font les meilleurs pou r .structure de ces canots, quoyque b'en Couvent une s eU .écorce ne suffise pas. Le fond ne laisse pas d’être d’uue í eUpie ce. Les Sauvages y cousent les bords fi artistement avdes racines, qu’il semble que le canot ne soit que d unecorce. Ces fortes de bâtimens font garnis où de clisse;, 0 ^de varangues d’un bois de cedre presque aussi loger q ueliege. Les clisses ont l’épaisseur d’un écu, l’écorce de deu |& les varangues de trois. Outre cela il régné à droit otgauche d’un bout du canot à l’autre deux maîtres oucintes, dans lesquels font enchâssées les huit pointes d-/

rangues ou les huit barres qui le lient. Ces canots ont ^pouces de profondeur, c’est-à-dire, depuis ks bords Jsequ’au plat des varangues. Leur largeur est de quatre p> e ^& demi vers 1a barre du milieu. 8'ils font commodesleur legereté, & parce qu’ils tirent peu d’eau, leur frag' 11 .,les rend d’un fâcheux ufage.Sitôt qu’ils touchent fur k câl "ltìu óu fur le fable,les crevasses de l’écorce s’entr’ouvrent,l’eau qui entre dedans gâte ks vivres & ks marchandises!forte que chaque jour il y a quelque nouvelle crevassequelque couture à gommer.Toutes les nuits on est obligé"les décharger à flot, & de les porter à terre, où l’on a 1°de les attacher à des piquets, de peur que le vent ne ks c ^porte. Us pefent si peu, que deux hommes n’ont pas de P e ■ne à les porter fur [ épaule chacun par un bout. Ces ca n0ne valent rien pournaviger fur les Lacs, oùles vaguesenglouriroient, si l’on ne se hâtoit de gagner terre quand ^vent s’éleve. Cependant on fait des traverses de quatrecinq lieues d’une Ifle à l’autre ; mais c’est toujours à foretsbras & dans un grand calme. Les conducteurs de ca<1agissent successivement à genoux, debout & assis,J à § £íl °ujloríqu’ils descendent les petites cataractes, ou ks case 3des rivières; debout quand ils piquent de fond avecperches pour refouler les courans & !es rapides ; & -, e jles eaux dormantes. Les rames dont ils fe fervent sont k 1de bois d’érable. La pêle de ces rames a vingt pouces ■longueur , six de largeur , & quatre lignes d épaisseur- ^manche qui est fort menu a trois pieds de longueur oU ^viron. Ces bâtimens qui n’ont ni poupe ni proue, sontlez également en pointe devant & derrière. Us font ^ ^fans quille Sc fans aucun clou, & durent feulement cinss^

six ans. C

ruption aussi-le Canada.

eluy qui les gouverne rame fans aucune i° jssi-bien que les autres. U y a force Orignaux u

gnauX‘

ses

On va í’Hiver à k chasse de ces animaux dans 1a neig edes raquettes qui ont deux pieds & demi de longueur?eur. Le tour de 1a raquette est

quatorze pouces de largeur. Le tour de la raquette eu - j abois fort dur, épais d’un pouce qui retient les mailles» \ jjmaniéré que celles dont fe fervent ks joueurs de patiM^uzréservé que celles-cy font faites de cordes de boyau, ^ ^

autres de petits lacets de peaux de Cerfs ou d’Orig 0 pDeux petites barres de bois ks traversent, afin que k sks tenant à plusieurs endroits, soient plus roides & P jjstables. II y a un trou vers l’un des bouts, où l’on ^pointe du pied , afin qu’étant bien attachée par des j troyes qui font deux tours au dessus du talon, le pse"ferme par le bout, qui à chaque pas qu’on fait fur k nel£ls’enfonce en ce trou lorfqu’on leve le talon.

L’Orignal est une espece d’élan qui différé un P e c U (iceux que l’on voit en Moscovie. II est de la grandeur a ^mulet d'Auvergne, &de figure semblable, à i’excep tl0n -mufle, de la queue , & d’un grand bois plat, qui pcse r $qu’à trois cens livits. Son poil est long Sc brun , f 3 P^forte & dure, quoyque peu épaisse, & 1a chair délsea te ’ jjtout des femelles, dont on prétend que le pied gaU<cnÇ ^derrière guérisse du mal caduc. Cet animal ne couk L Hbondit ; mais son trot égale presque 1a course du C Ç\l’on en croit les Sauvages , il peut trotter en Eté tr0 ^^ u niítrois nuits fans fe reposer^ Les Orignaux ont accoté ^de s'attrouper á 1a fin de l’Automne, & la bande gto l’ 1 (l tcommencement du Printemps, lorsque ks femelles. f 011

av<

Vr<

fin

^Ui

Vej

ils

|>0l

jus

lie;

da t

i'ai

(

les

d’â

<ìu ;

alo

(

5 e -

«es

pin

Pet

ten

Un,

foi,

tôt

J

pr c

ks,

kn

Ulç

Par

sen

son

ion

(

dui

0u (

Pet;

Pou

c ha

SUa

'ep-

Air

uha

ch a

sent

cen

huj

Çinc

?s<

s 0c

àC,

sis J

ìatn

ke

Pris

ke ]

Vr C!

a hoi

ikoi

“ l m<un £Co u ;

sou

Ou

ie tr

WiíT

c A al

?"

k

S

s

r! îf

Vîfl