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Tome I. [A - D.]
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pâleur » âpres quoy ils fe séparent. On en sait la chaise *yj^des chiens, en suivant les pistes fraîches qu’on décou-lât) i S ^ es ^° 1S 5 oà son fait souvent trois ou quatre lieuësq. s | es pouvoir joindre. Lorfqu’on a pû les atteindre, ouVer CS £ hl ens les ont arrêtez dans les endroits les plus cou-jjj ís âe neiges, on leur tire des coups de futil. Quelquefois 'p Vlen nent contre les Sauvages qui fe couvrent d’un arbrejus 1 -î § are ntir de leurs pieds , avec lesquels ils les foulentfies r à l es écraser. Sitôt qu’on les a tuez , on fait des caba-,j a Ur I e heu même avec de grands feux au milieu , pen-l’air C ^ Ue ^ cs Esclaves les écorchent & étendent les peaux à

O» prend les Cerfs & les Caribous de la même forte quer 'B n aux, si ce rfest que le Caribou , qui est une efpeceq u ne * auva ge, s’échape facilement par la largeur de ses piedsalo * a neige est un peu dure, au lieu que l’Orignal estO presque aufli-tôt forcé que levé.jjç ntre une grande quantité d’oifeaux inconnus en Euro-<les^ U ° n P ren< i au même Pays fur les rivières, on y trouvePin ^risquez. C’est un petit animal gros comme un la-p e comme un rat. Sa peau est fort estimée, & différéle scelle d’un Castor. Les testicules de cet animal íen-U nç Ellement le musc ,qu’il n’y a point de Civette qui aitsoir s/ CUr pins forte & plus agréable. Ils paroissien t fur seautôr * ">atin le nez au vent. Les Chasseurs accourent auísi-j^ Ve rs l e lieu où seau frise.

p re es Pouteriaux, qui font de petites Fouines amphibies, fet es n , e nt de la même maniéré. II y a encore de petites bê-t a 3 u ° n appelle SijUms , parce qu ils listent au bord de leurUj ç , rc pendant les beaux jours. Ces Sifleurs font gros com-p ar p sèvres, mais plus courts. La peau en est précieuses°nt r raret é,& la chair n’en est pas bonne. Les Carcajouxs°nt 1 S à peu prés comme des blereaux , excepté qu’ilslonp Us B ros - E s font aussi plus méchants, & fe défendenteles T contre ies chiens. 11 y a aussi dans le Canadal a t 1 °lrterelles qui font de grands dommages aux biens deReparla grande quantité qui s’y en trouve,dll ^nt aux Castors, dont les peaux font le plus riche traficOu c anat j a > il faut remarquer qu’on ne fçauroit faire quatrep-st lieuës dansles bois de ce Pays lans trouver quelquep 0u iac où font ces animaux amphibies ; de forte qisondire que ce vaste Continent n est qu/un Pays deq Ua e .d £ Castor. Les lieux où elle se fait ordinairement fontfép a de petits étangs qui en font remplis, & qui ne fontSïUv^ 2 ^ es Uns des autres que d’un fort petit espace. Lesfu r i a §5 s ont coutume de partir de leurs villages en,canotc ha(r a " n de sAutomne pour s’alier poster en ces lieux dech ao e ' & conviennent entr’eux par le chemin du dittric destnt e ^ arr) ille, de forte qu’aprés y être arrivez ils fe divi-centf a , chaque Chasseur établissant son domicile auh u j t e du terrain de son distric. Il y a dans chaque Cabanecj n dix Chasseurs, qui ont pour leur part quatre oulogç *j lan § s > fur chacun defqueis ils trouvent du moins unes o e ^ a stors. Dés que ces Chasseurs fe font cabanez , ilsZ C a n ^Eut à faire des piégés à Loutres, à Renards, à Ours,ìl s j Drs terriens, & à Martres fur les bords de leurs étangs.j atn ? Jifitent tous les jours régulièrement, & ne sortenttn e IS des bornes q u'ils fe font prescrites, regardant com-Prise De c ^pse honteuse la tentation d’aller piller les bêtesq e m Saux Piégés de leurs camarades. Cette chasse dure qua-Vre s a IS 5 ^ pendant ce temps ils font bonne chere des lié-ab 0n j es gelinotes de bois, & des ours qu’ils trouvent enNins at ^. Les Castors fe prennent rarement aux piégés, àainj /j" °st n’y mette certain bois de tremble rouge qu’ilstn p a ^ "eaucoup, & qu’on a peine à trouver. On les prendc 0u i ant "n grand trou au pied de leur digue pour fairest 0Uv l °" te seau de l’étang. Ensuite comme les Castors fe^°Uza' nt j sec ’ * es sauvages les tuent tous, à la referve d’unele tr 0 | lne femelles & lix mâles, aprés quoy ils rebouchentMiflPg ~i3 u ds ont fait à la chaussée , afin que l’étang fe rem-tli a jpe ea ". comme auparavant. On fait auísi la mêmee ei ? Cliver lorsque l’étang est glacé. On fait des trous'ìcs rer V \ ron , s de la loge des Castors, dans lesquels on passe% de 1 un à l’autre, & lorsque ces rets font bien tendus^ jett C ° U I r ? a coups de hache la loge de ces animaux, quiVe wl nt i leau Avenant prendre haleine à ces trous, s’en-^Bes 1 • nS ^ es dlcts. II n’échape aucun Castor, & les Sau-veulent pas les détruire, rejettent dans lesr ar< ÌUé n r' Iïle "ombre de mâles & de femelles qu’on a déja5? a fll0rs* Les mêmes Sauvages font auísi des trapes pour lesterriens, qui fe logent daas la terre comme les re-

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ftârds, tes lâpins & les blereaux. Quoyque tes autres Castorsles chassent & les poursuivent, ils ne laissent pas de faireleurs trous aux environs des étangs, des ruisseaux & des ri-vières. Ceux-cy fe prennent aisément à ces piégés, íurtoutlorfqu’on y met la tête d’une loutre pour servir d’appât,l’antipathie étant si forte entre ces deux sortes d’animauxqu’ils fe font une guerre continuelle, * Voyages du Baron dtla Honran, Tome i. & z.

CANADA. Grande riviere de l’Amerique Septentrio-nale. Quartier qui la découvrit le premier, l’appella Hocbe-laga. D’autres la nommèrent Saint Laurent ; & ceux du Paysluy donnent le nom de Canada. Elle prend fa source desplus profondes Provinces de ce Continent, fe répandantquelquefois en Lacs, aprés quoy rapprochant fes rivages,elle coule entre des passages fort étroits. Quelquefois elle soprécipite , entraînant plusieurs grandes rivières, fort largesen certains endroits, & plus étroites en d’autres, & descendpar plusieurs tours & détours, jufqu’à ce qu’elle fe mêle audroit du Cap Occidental de i’Iste de Natifcotec ou de s As-somption , dans le Golfe de Saint Laurent, par une embou-chure large de trente ou quarante lieuës, & profonde dccent cinquante brasses, principalement auprès de son rivagedu Sud. Du côté de la main gauche quand on monte,la terreva doucement en penchant vers le rivage, & fe releve en-suite insensiblement en collines & en montagnes , d’où plu-sieurs ruisseaux , torrens & petites rivières descendent, &vont fe perdre dans celle de Canada. Elle est d’ailleurs re-vêtue par tout d’arbres & dc vignes sauvages.

A six lieues de l’embouchûre de ce grand fleuve versl’Ouestjil y a une petite Isle nommée 1 ’ljle aux Lievres ,au de-vant duContinent.A trois lieuës de la est le Cap duDauphinqui forme uneBaye tres amplejlarge d’environ huit lieuës,dans laquelle sort une petite riviere fort plate quand lamarée íe retire. Cette Baye est fermée de l’autre côté par leCap de s Aigle. A une lieue au de là fe trouve l’Iíle auxCoudres, & deux lieuës plus loin l’Ifle d’Orleans. De lariviere de Saguenay jufqu’à cette Isle -, d’où il n’y a qu’unelieuë pour arriver à Quebec, les rivages du fleuve de Cana-da fe courbent vers le Sud-Oiiest par un grand détour , &sont difficiles à aborder à cause du grand nombre de rochers.La terre des deux Continens est relevée de hautes monta-gnes tout à fait infertile, étant couverte par tout degrands sapins & arbres semblables. Tout l’espace du Con-tinent qui est entre Isadoussac & Quebec, est appellé desFrançois Nouvelle Bifiaye. II est terminé par un torrent fortrapide,qui prenant son origine d’un Lac, qui est au hautdes montagnes, à dix lieuës ou environ du rivage, fe préci-pite d’en haut vingt coudées ou plus, & fe roule dans unegrande Biye vis-à-vis de fille d’Orleans. Champlain ditqu’il a nommé ce précipice le Saut de Montmorency. Vis à visdu Cap de l’Oiiest de l’Ifle de Natifcotec, le Cap appelléi de Boutonnières , s’avance ensuite vers leSud. Ún peu au de-làI vers le Nord-OLiest, est le Cap de l'Evêque ; & dans le détourdu rivage vers l’Oiiest, il y a celuy du Chat , fur lequel onvoit les hautes montagnes appellées vulgairement Monts deNotre-Dame. La riviere Mantagne entre dans le grand fleuveassez prés de-là. A vingt lieuës de Mantagne on voit IcPic,montagne qui devient pointue plus elle s’éleve. De-là juf-qu’au Port de Tadoussac, qui est fur le rivage opposé , otîcompte quinze lieuës de trajet. Au milieu de l’efpace qui estentre Mantagne & cette montagne fe trouve l’Ifle de SaintBarnabé , un peu plus prés toutefois de ce rivage ; le resteest fort peu connu. * Laët, Defcripi. des indes occid. liv. i,(b. 9.

CANADIUM, Nom que les Latins donnent à la ville deChanad ou C honad en Hongrie. Ils Rappellent aussi Cena~dium.

CANAGO ou C anagigu. Bourg ou ville d’Asie dans lesEtats du Mogol. II y a des Géographes qui disent que c’estsancienne Canagora de Ptolemée. D’autres veulent que c a-nagora soit la ville de Serenegar dans la même Contrée.

CANAL. Les Mariniers appellent ainfi un espace de metserré entre deux côtes. Ce nom est donné communément àla mer qui s’étend entre la France & l’Angleterre, depuis léPas de Calais à l’Orient, jufqu’aux Caps de Saint Mâhé enFrance, & de Cornouaille en Angleterre à l’Occident. C’estce qu’on appelle autrement la Manche.

CANAL DE FARISINA. Partie du Golfe de Venise ,entre l’Iítrie & l’Ifle de Cherso. Les Latins l’appellent Fari-finenfts sinus.

CANAL DE LANGUEDOC. Canal fait par les ordres