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de Louis le Grand, pour la communication dès deux mer !depuis le Cap de Sete qui est sur 1 a mer Mediterranée jus-ques à Toulouse. * Voyez, la description de ce merveilleux ouvragedans l'art. de NauRoúse.
CANAL DE LA TORTUE. Petit bras de la mer duNord en Amerique, en Latin Sinus Tefiudinis. II est entre lacôte Septentrionale de Tille de Saint Domingue & celle dela Tortue,qui en est éloignée de deux lieuës.
CANAL DE LORETO. Petit bras de T Archipel, quifait une partie du fameux Détroit de l Euripe.
CANAL DE PIECO. Détroit de TOcean Oriental, entre une partie du Pays de Jeso, & Tille des Etats au Norcdu Japon. Les Portugais 8c les Hollandois découvrirent ceCanal il v a quelques années.
CANAL DE SAINT ANTOINE. Lac du Royaumede Naples dans la Capitanate , en Latin L&cus Sanclt Antonït.II est prés de Tembouchûre de TOfante, & s’étend Tespaeede dix milles le long de la côte du Golfe de Venise. Sa lar-geur est médiocre.
CANAL DE SAINTE BARBE. Bras de la mer Pacifi-que,dans TAmerique Septentrionale,en Latin Santtœ Barbarasinus. II s’étend le long de la côte Occidentale de la Californie l’efpace de cent lieuës, entre cette Ifle & quelques autres qui en font voisines.
CANAL DE SAINTE MARIE. Canal que TArchidu-chesse Claire Eugene, fille de Philippe II. Roy d’Efpagnecommença de faire creuser vers la fin de Tannée 1616. pourjoindre le Rhin avec la Meuse, dans le dessein, li son en-treprise réiiísissoit, de continuer ce Canal depuis la Meusejusqu’à la riviere de Demer, & de-là jufqu’à celle de TEscaut, asin d’ouvrír un passage au fer, au cuivre, au bois, &aux autres denrées qui viennent d’Alemagne pour les por-ter dans le Brabant, ce qui eût ôté aux Hollandois le profitde ce negoce. Les Espagnols vouloient donner à ce Canal' quatorze pieds de largeur & autant de profondeur, avecdix lieuës de longueur. Ainsi ils bâtirent vingt-quatre petitsForts, outre les autres retraites & les tours qui étoient d’unmoindre travail pour la défense 8c la sûreté des ouvriers.Le Comte d’Heerenberg, au nom du Roy d’Eípagne, del’Archiduchesse, 8c du Marquis de Spinola, ouvrit la terrele 2i. de Septembre, & cn tira trois fois avec une pelle pourcommencer cet ouvrage. Les Etats 8c le Prince d’Grangecroyant devoir empêcher qu’on ne le continuât,firent ve-nir la Cavalerie des Places frontières au mois de Juin 1627.avec quatre cens Mousquetaires & quelques Regimensqu’ilsleverent dans le Territoire de Nimegue , fous la conduitede Staxembroeck, Lieutenant General de la Cavalerie. CeGeneral ayant fait prendre des provisions à fes troupes pourquelques jours, marcha avec quatre pieces de campagne aulieu où Ton travailloit. II prit du second assaut le plus grandFort. Quarante des Soldats de la garnison y furent tuez, &l’on fit cent prisonniers. Les victorieux rompirent les mou-lins à eau & les écluses, renversèrent les digues, brûlèrentles pieux qu’on avoit p épai ez, & aprés avoir démoli quel-ques-uns des Forts qui servoient de retraite,ils se mirèrent.Ce mauvais succès ne détourna point les Espagnols de leurentreprise. Plus de trois mille Fossoyeurs recommencèrentà travailler avec plus d’ardeur qu’auparavant , & TArchi-duchesse pour les animer, visita elle-même les ouvriers furla fin du même mois de Juin,accompagnée du Cirdinal dela Queva 8c du Marquis de Spinola, avec une escorte dedeux mille Mousquetaires, & de trente Compagnies de Ca-valerie. Au mois d’Août suivant, le Capitaine Wolf, par lecommandement des Etats, attaqua le Fort Royal. II s’enrendit maître, & fit passer au fil de l’épée tous cëuX quiétoient dedans. II mit Je feu aux cabanes des Fossoyeurs, 8cemmena quarante prisonniers & deux pieces de canon. C,second malheur ayant interrompu le travail des Espagnols,ils le reprirent au mois de Janvier 1628. entre Ben. k 8cGueldre, & le Canal étoit déja fort avancé, lors que cetouvrage fut interrompu pour la troisième fois par la Cava-lerie Hollandaise, & particulièrement aprés la prise de Ve-zel & de BuricK, qui font des Places au de-là du Rhin. Lesouvriers se trouvant alors exposez aux courses des Hollan-dais , furent contraints d’abandonner le travail, ce qui obli-gea TArchiduchesse de renoncer à son entreprise, dont onvoit encore aujourd’huy les restes. * Atlas.
Quand ce mot Canal précede le nom d’une ville fort con-nue , ou de quelque lieu fameux, il le faut chercher par cenom là; comme c anal de Constantinople, par Constantino-ple ; c anal de Malte, par Malte j Canal de Negrepont , par
Negrepònt ; Canal de B narre , par Briarre ; & autres fetNblables. . ,
CANALICUM. C’est ainsi que les Auteurs Latins app el *lent le bourg de Cairo dans le Montferrat.
CANAMA. Ville ancienne de TEfpagne Betique. F Tdes Géographes qui tiennent que c’est le bourg de rioNova del Rio dans T Andalousie» , ,
CANAMEIRA. Cap fur la côte de Coromandel, , dal’Inde de-ça le Gange. II est prés de Negapatan , vis-a-v JSTIfle de Ceylan, dont le Détroit de Manar le sépare.
CANANE. Ville ancienne d’Egypte, que Crinitus a,sre avoir été la Patrie du célébré Claudien, Poëte Latinquatrième siécle, fe fondant fur ce que ce Poëte a dit daTEpigramme qu’il adresse au Proconsul Gennadius,
Gra]onm populis & nopo cognitœ Nilo. ,.
ce gu’il tient pour une preuve incontestable que Claudiétoit né dans T Egypte ; cependant plusieurs autres veulequ’il fût Espagnol. U storlííbit sous TEmpire d’Arcadiusd’Honorius, qui luy firent élever une Statué' aprés ía fp° .Nous avons de luy un Pcëme de Tenlevemcnt de ProserPne en trois Livres, deux Livres d’invectivcs contre Ru» *& deux contre Eitrope,avec d’autres Ouvrages, dont l uregarde les louanges de Stilicon. ,
CANANOR. Royaume de la Prefqu’Ifle de Tínde de-Çle Gange, en Latin Cananmim Regmm. 11 aboutitCangerecora, où commence le Malabar, Sc s’étend jnN"^à Pùrípatan ; ainsi il a du Nord le Pays de C ana ra ; & duceluy de Calicut. L’étenduë de fa côte est de vingt ou vingcinq lieues. Ses Places les plus considérables font Coj 1Coulam, Nilichilam , Marabia, Bolepatam, Cananor, * {mapatam, Chomba , Maim Sc Puripatam , où ce Royau ^finit. Quant à la ville qti porte le nom de Cananor, elle tsituée au bord de la mer, & a un bon Port. Jean de B arr . }la met à n. degrez, & Pirrard à u. degrez & demi «ehauteur du Pôle du côté du Nord. Son tour est de p' uS ^trois milles. Les Portugais Tappellent Cananor de S:tn* >.., cont toutauprésuneForteresse.Le Roy fe tient dans une viéloignée de là d’une canonnade. C’est au Port de Canan
qu’on débarque les chevaux de Perse,qui vont au Ro)’ aU .de Narsingue,& chaque cheval paye un droit de vingt- c) ^ducats. On tient tous les jours un grand Marché dan?^ville, & il y vient chaque année plus de deux cens naV .j| e sde divers Pays, Cananor est environ à soixante & dx tn> .de Goa , à trente-deux de Cochin du côté du Nord,quarante selon Massée, & à huit de C tlicut. ..
Ce Pays est arrosé de plusieurs rivières, & a de tres-y jnés eaux. Son terroir produit toutes les choses necess^^jla vie. Qnelques-uns disent qu’il ne porte aucuns de ,grains ni de nos fruits,si ce n’est des citrons & des citroú' ^mais qu’il s’y en trouve quantité qui font differens des ^tres. Ils ajoutent que le riz que Ton y mange, vient £Provinces voisines; cependant les derniers Voyages^moignent qu’il y croît beaucoup de riz & de mayz, .. ;de froment qui a le grain rond, & qui étant réduit enne, fait de fort bon pain. II y a des bananes, des bâtâtes»oranges, des limons, des noix d’Inde , & d’autres udont les noms font inconnus. 11 s’y trouve grande abon ^ce de sucre, de poivre, de gingembre, de cardamome/^ ycasse , & d’am'ore gris, qu’on donne à vil prix. Le ^abonde, & on y voit une pierre, nommée Pierre d esde Cananor, qui a quelque usage dans la Médecine. ^tire fur le vert, & paroît blanche lors qu’elle est hrise e ’ s>y voit aussi beaucoup dé hyacintes, de grenats, de ,de rubis,& de topafe. Les animaux que le Cananor n° u y,font des tygres, des lyons, des panthères, des éleph a ° S jj e j«des bufles,avec grand nombre de perroquets, ded’Inde, 8 c autres oiseaux. Les Lacs fournissent du P 01 ^.abondamment, & il s’y trouve de grands lézards,^ $ales à des crocodiles. Ces lézards ont le dos fort “ ur ’ 0 jtcouvert d’écailles, qu’aucunc forte d’armes neaercer. Us tuent fort souvent les hommes. LeuthJ^jísent aulli bon que faitl’ambre gris, tout au conts 31 ^^certains ferpens du même Pays, dont la feule haleine ] ^pour tuer. 11 y a grand nombre de chauve-fourís, Q 111 pdfles dents '& le museau comme des renards, & àe v
milans, qui font les perdrix de cette Contrée. Les
y font grands, forts, & d’une taille assez proportionne ■ • ^Les Hollandois rapportent qu’ils y en ont vû d une % ^deur gigantesque , ce qui n’est pas général. Ils font baz : î Sf8 c les femmes brunesjmais jaunâtres. Us marchent tou 11 ^ jjsà la réservé d'un morceau de toile de coton blanche