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Tome I. [A - D.]
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^ - c c > dons ìls couvrent ce qu’il faíxt cacher ; & lors qu’flsJa guerre, ils ont seulement un petit bonnet rouget We bande qui fait deux tours. Leurs cheveux fontr "Jours courts, & ils n’ont nulle chaussure. Les grandsOf^!ì eurs & ^ es Nobles se sont faire de grands trous auxa tt(T CS ’ ou ils mettent quatorze ou quinze bagues d’or,en • boudes que celles qu’ils portent aux doigts,& qui fontI e . lc “ies de pierreries. Ces Nobles qui ont ordinairement àt 0 . r -uite quantité de gens armez, sc peignent le visage &ç e devant du corps, d’une certaine chaux faite de bois(j e ^dal, & mettent fur leur estomach quelques feuillesmâchées, qui ressemblent à des cachets imprimezLes principaux de leur fuite sc peignent avec quel-Uj c °Uleur grise. Les femmes ont les cheveux extréme-J a 1 °oirs, & sc les retroussent en pointe fur le sommet de> q if elles ont toûjours nuë. Elles íbnt couvertes de-bjç*.. Nombril jusques aux genoux , d’une toile de cotont etlt e >°u de quelque toile faite de poil de cocos, & por~f 0(1 *ip e chemisc à manche de la même étoffe. Celles quic 0 , dune condition distinguée , ont des chaînes d’or auS v í aUx ^ raS- ^ es P auvres j âînst. que les riches, se font deS ra nds trous aux oreilles " ' ~

que l’on y pourroit passer qua-gf^cinq doigts à Ja fois. Les plus accommodez les char-Vj.ç de bagues d’or & de pierreries, & les autres les cou-pai 11 aVcc ^ or * ^ es Villageoises portent des anneaux de1^° e ^P r sc & d’osier.Il n’est point permis aux Gardes du

Vil/d avoir des femmes particulières ; mais ils ont cc pri-s Cll S® stu’en quelque ville ou quelque village qu’ils puisel ans 3 Cr ' à peuvent' entrer dans la maison d’un des habi-ts r’ a Ppeller comme bon leur semble fa femme, fa fille,l eil a * er vante, & luy mettre entre les mains une partie deCetr S arr Ues pour en avoir foin jufqu’à ce qu’ils partent.ÎUy , e jfnime ou cette fille estobligée d’attendre celuy qui sc-ie^ ai ss e jusqu’à son retour,& de coucher avec luy,fans qui

-, ou sc pere ose s’en plaindre. Ceux de ce Royaumefy ^P° Ur armes des boucliers ronds, faits de bois ou d’oíier,Cqu ^feaux liez ensemble avec beaucoup d’industrie, &Cro . Ve «s de laque rouge ou noire, íì dure & si polie, qu’onte rr lr ° IÎ: stffils font de fer. Ils ont aussi des épées, des cime-CoJ^es arcs, des javelots, & des dards peints de diversesco^dts. Quelques-uns n’ont que des couteaux recourbezcesd^des faucilles, & tous fe fervent fort adroitement de^ e de T Cntes armes " ont au ® des lances avec (Je l’artil-p a ' Roy peut mettre cinquante mille hommes en eam-

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ine menent à la guerre ni chevaux ni mulets,. &

ement des élephans pour porter leur bagage. Le_ eit extrêmement fort, parce qu’il est coupé de fossezL e '; av ec tant d’art que l’accés en est mal-aifé de tous cotez.tojy ra y R-oy de Cananor est Bramin établi selon leursAsc l Iîla * s îe temps a fait que celuy qui y commande. estì| y 3 ar e & Mahométan,& les Malabares le respectent fort.entfç| Ce P enc lant un autre Roy traire, ç’est-à-dire, choisify Naires, qui sont les plus grands Seigneurs du Pays,Ce nt / R? rtent un chapeau rouge , selon le rapport de Vin-ro^A.Blanc. Les Malabares de Cananor étoient de mêmeìls que les autres il y a soixante ou quatre-vingt ans.

jHjjjp assoient à ce Roy Naire ; mais ils sc font trouvez fi«Ujj a î? s depuis ce temps là, qu’ils ont fait un Roy entre^ e u'r a f S P^ us vouloir reconnoître 1 e Roy Naire, qui de-Ce[ u e * 0rt aVant dans les terres, & a souvent guerre avecPas v dê Cananor, que les autres Rois des Indes n'appellent°y , le traitant d’Usiirpateur. Les anciens Rois deífitinj n ° r sont Idolâtres, instruits en la doctrine des Bra-ta ns ou des Brachmanes. Les Usurpateurs sont Mahome-sorte que ce Royaume est peuplé de sujets de cesIon» , ^âcs. Le Mahométan est assisté des autres qui font sce l a côte s’il en a besoin. * Davity , cananor.îes p Odesto , en parlant de Cananor, rapporte que lors quePoiru rtu § a ’ s so font venus établir dans les Indes, ils n’y ontde Ce ^°Uvé de plus redoutables ennemis que les habitansJi’oo t Royaume. Aprés avoir dit qu’ils font noirs, & qu’iìs3 j 0 (, tc lèvres si gnasses que les Maures d’Aírique, il

fe Cc se std il avoit remarqué parmi eux des hommes qui nebaient jamais les ongles, & que d’autres avoient lesles Q a ^ge , z de bracelets & d’anneaux. Ce font,poursuit-il,difyj soshommes du Pays qu’on appelle Naires, pou r les<lu e Ig x T r .d e ceux de moindre condition nommez PoLyas,%'iis j ^ a ires dédaignent si fort, qu’ils ne souffrent point£bç av es touchent. Ils portent toujours l’épée & la ronda-ItUf p àquelsc ils sont du bruit dans la rue, afin qu’on® Pl a ce. Dés qu’on les entend venir on sc range, ontome i

baisse la vue , on leur fait la reverence & on les laisse passer.Ils ont prétendu la même déserence des Portugais qu’ils sefont rendre par les Postas ; & pour finir cette contestation ,il fut’resolu de faire combattre un Portugais & un Naire, àcondition que le victorieux feroit la loy au party de celuyqui feroit vaincu. Le Portugais eut l’avantage, & depuisce temps-là, ceux de íà Nation sc sont conservé la prefféan-ce. Il y a plusieurs de ces Naires qui renoncent áu mariage,à cause de la liberté qu’ils ont de voir les femmes & leSfilles de leurs camarades, & d’entrer dans leurs logis à tou-tes les heures du jour. En y entrant ils laissent leur épée &la rondache à la porte de la rue, & cela empêché tout scmonde d’y entrer, même jufqu’au maître de la maison. LeSfemmes des Polyas sont obligées de sc contenter de leursmaris ,& ce feroit un crime à un Naire de sc souiller estvoyant une femme roturière. Les Naires sc trouvent ordi-nairement auprès de la personne du Roy póur le garder &pour raccompagner à la guerre. Ils l’appellent Zamorin, 8 c ilest aussi Roy de Calicuth fur la même core. Les Polyas fonttous gens de métier, ou Laboureurs, ou Pefcheurs. II y ácent ans ou environ que tous les Malabares n’avoient qu’unRoy ; mais 8arama Perymal , Souverain de toute la côtedepuis Goa jufqu’au Cap de Comory , ayant embrassé laLoy de Mahomet, & voulant finir fa vie dans la retraiteauprès du Sepulchre de son Prophète, partagea ses. Etat*entre fes Amis, à la charge que les Rois de Cananor, deCochin & de Chaul reconnoîtroient la Souveraineté deceluy de Calicuth, auquel il donna cette qualité de zmanfi,qui signifie Empereur.

CANAPEYES. Nom commun qu’on donne aux Musoî& aux Colimas, Sauvages de l’Amerique , qui habitent uneContrée du nouveau Royaume de Grenade, à laquelle lesProvinces de Bogota & de Tunia fervent de limites du côtédu Nord-Oiiest. Elle est chaude & humide pour la plusgrande partie, & chaque année ils ont deux Etez & deuxHivers, chacun de trois mois. Le premier Eté commenceau mois de Decembre,& 1c premier Hiver au mois de Mars.Le second Eté qui vient en Juin , est suivi du second Hiverau mois de Septembre. Ce n’est ni le chaud ni sc froid quidistingue ces faisons. Ce sont feulement les pluyes qui tom-Eent en abondance dans les deux Hivers, au lieu que pen-dant les deux Etez, il y fait toujours beau temps. II y pleut1 e jour fort rarement ; mais souvent toute la puit. Le Paysest montueux , & arrosé dans les vallées de beaucoup detorrens & de rivières , qui forment plusieurs marais. IIproduit quantité de vivres ; mais il manque de paru rages.Les Musos & les Colimas qui habitent ce Pays , étoientautrefois Àntropophages. Ils sont assez bien proportionnezdans tous leurs membres ; mais .paresseux , & ennemis dutravail. Ils avoient accoutumé d’aller studs, étoient cruels.& avares, & fort addonnez à J’y vrognerie. La venue desEspagnols qui leur ont fait embrasser le Christianisme j,a changé leurs moeurs, en lés faisant renoncer au culte dûDiable. Entre leurs arbres fruitiers, òn en, remarque ustdont 1e tronc est rond , & qui porte une efpece d’amande »dont la noix a la figure d’uh roignón de mouton. L’arbrequ’ils nomment Quaoque , donne un fruit bon à manger , dela grosseur d’un œuf d’oye. Ils ont aussi des figuiers, dontles figues sont sort douces, & aussi grosses que des oranges.L’Agnapa,qui est aussi un de leurs arbres, est tres-dángereux.

Si quelque Sauvage nud s’endort dessous, il creve ; & si c’cíhun Européen,tout son corps s’enfle. Les bêtes de cette Con-trée font certains pourceaux noirâtres , qui ont 1e nom-bril fur le dos, & d’autres plus petits qúi diffèrent peu deSsangliers, II y a aussi des cerfs, des dains , des gûatanayas \animaux semblables aux lièvres, des chevreaux,des chèvres,

& deS brebis. On trouve dans cette même Contrée des vei-nes de divers métaux , d’or, d’argènt, de cuivre & de fer ;maïs elles sont loin des habitations des Sauvages, â cause quela terre y est baise & mal faine. On y trouve encore unê .certaine terre noire avec laquelle les Sauvages teignent leurshabits. Ils vivent pour l’ordinaire de mays, de pois,de caf-fave & de bâtâtes, & ont plusieurs fontaines salées, dontl’eau fe congèle en sel. Leur Pays a vingt-cinq lieues de long& treize de large, & l’on n’y volt qúe deux Colonies d’Esepagnols, l’une en la ville de la Trinidàd,& l’autre en labourgade de la Palma. '* Laët, Indes Occid. liv. 9. ch. 4.

C AN A P iN A. Petite ville autrefois del’Hetrurie, estLatin Ctpcna & Cafiinna. Ce n’est présentement qu’un vil-lage qu’on'trouve dans le Patrimoine , Province de l’Etatde l’Eglisc en Italie. Ce village est à deux lieuës de Vi-

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