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sex , & furent contraints de donner des otages à César. *Àudiffret, Geogr. Tortu i-
CANTILLANA. Petite ville d’Espagne dans l’Andalou-5 fie. Elle est située prés du Guadalquivir, cinq lieues au des-sus de Seville. On la nommoit autrefois Báfilippo. * Maty,: Diiï. deHoll.ijoi.
CANTIMPRE’ ou Cimtíprf. Village de France dans leCambreíis, en Latin Cantipratum. II est situé proche de laville de Cambray , & çpnnu par une célébré Abbaye deTOrdre de Saint Augustin que l’on y trouve. * Maty,Dici. de lloll 1701. .
CANTÏN. Cap d’Áfrique dans le Royaume de Maroc,en Latin c antìnum Promontwìum , & anciennement Pmnonto-rium Hmulis. II est dans la Province de'Ducala, & il s’avan-ce beaucoup dans la mer au Couchant de la ville & duGolfe d'Azafia , sc de l’ernboucllûre de la riviere deTensift.* Maty , Dilt. de Holl. 1701.
CANTONS. On appelle ainsi les petits Pays ou Contíéesqu’occupent aujourd’huy les Treize Peuples qui compo-sent la République des Suisses. Ces Cantons sont'Zurich ,Berne, Lucerne, Uri, Schwitz, Underwald, Zug , Claris ,Bâle, Fribourg , Soleurre,Schafouse sc Àppenzel. II y en aqui n’ont point de villes ; mais seulement des bourgs bienbâtis. Les Grisons & les Wallefans font alliez de quelques-uns des Peuples qui les- habitent. ,
CANTOR. Petit Royaume d’Âsrique, dont le Roy quidemeure sur le rivage du fleuve de Gambea est presque toû-joursen guerre avec céluy de Borsalo. Ce Roy qu'on ap-pelle Roy du Grand Cdntor, a plusieurs petits Princes pourvassaux. II y a quantité de villages sort peuplez dans ceRoyaume , auffi-bien que dans ceux de Cassan & de Borsa-lo, comme Tankeryal, Tondeba, Jagré, Jambai, Mansibaer,'Tinda , Jòliet, Munkbaer, Jare Sc Selico. Ils sont le long,de cette riviere de Gambea, où il n'y a point d’autres Arti- !íàns que des Tisserans sc des Forgerons. Ces premiers font ;des habits qu’ils vendent aux Peuples blancs qui fe trohventà Sierra Liona,& dans la Côte d’or, pour de for, deTivoire <6 c du bois rouge. Ces habits sont de trdis fortes. Les unsRappellent Panojfakes , dont le prix est ùne barre de fer. Lefond en est blanc & couvert de huit bandes de couleur defeu qui occupent toute la largeur. Us ont deux aunes &demie de long fur une & demie de large. La seconde especequ'on nomme Bontans , sont des habits de deux aunes delong fur une & demie de large, traversez de six bandes cóu- |fuës Fune à l’autre. On donne deux barres de fer pourtrois Bontans , & une seulement pour deux Barfuuls , qui sontde grands habits avec des rayes bleues. Tout le monde estobligé de cultiver ses terres, & les Prêtres même ri’en sontpas exempts. II n’y a que le Roy sc ses premiers Gentils-hommes pour qui ses Sujets travaillent, & les Vieillards qúeles jeunes gens nourrissent. Tls femùërít la terre avec des pè-les à force de bras, fans se servir de charrues. Leurs alimensfont du millet, du lait, de la chair & des legumes. Us ne í ça-vent pas faire du pain. Aprés qu’ils ofít pilé leur millet, iJsse contentent de le faire cuire dans uft pot en forme de pe-lotons, qu’ils mangent tout chauds. LeS Prêtres ni les enfansne boivent jamais de boisson forte. Leurs maisons sont fai-tes comme celles 'du Senega. À Nabare Village qui est à unquart d’heure de chemin àu dessus de lâ pointe de la côte oùle Gambea a son embouchure ils ont dés cabanes rondes,dont les murailles sont de terre grasse rouge. Ces cabanesfont couvertes de réseaux. Les Peuples, tant hommes queFemmes, ne portent pour tout habit qu’une chemise à man-ches larges qui leur descend jusqu’aux genoux, âvec des cal-çons de coton, & un bonnet blanc orné d’une plùme. Leursarmes sont la zagaye,Tare & les flèches empoisonnées) LesHollandois vont trafiquer en ce Pays-là , & en échange desmarchandises qu’ils y portent, ils prennent de l’ivoire, deì’or & des peaux. Oh Fait un grand commerce de cuirs àTinda , & il feroit encore plus florissant li l’on pouvoit re-monter la riviere avec de grands bateaux pour les aller pren-dre. Le fer n’y est pas pourtant íì cher qu’à Joliec, où l’otìdonne de Tor pour en avoir. La marchandise qù’on y dé-bité le mieux est le sel. On y en portoit su commencement<qui étoit tout sale & tout bourbeux; & ou l’y vendoit aussibien que le plus blanc. Us fçavent fort bien distinguer pré-sentement le fin d’avec le grossier. Les habitans de Selicochangent celuy qu’ils ont en leur Pays avec des EsclavesNegres, que les Portugais achetent d’eux, & les Maures deBarbarie en amenent leurs chameaux chargez à MuuKbaerM ils vont sc fournir d’or;
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Les MulateS, ainsi que lesJPortugais qui oCCupent^j_
ques quartiers des bords du Gambea, envoyent leurs -ves loin de leurs demeures, bien avant dans le Pays, & ^donnent du fer & du corail pour en acheter des peauxde l’ivoire. Si la saison pluvieuse surprend ces Esclaves >attendent qu’elle soit passée pour revenir chez leurs M®"avec ce qu’ils ont trouvé à acheter. Les Arabes de B 3samenétit à Jaye tin grand nombre de chameaux chargezdiverses sortes de leurs marchandises, pour trafiq ue í” ales Peuples qui demeurent un peu au dessus de cette h°gade, & qui sont sort riches en or 5 mais qui ne veuk 11 rTe laisser voir ; à cause , dit-on, qu’ils font tres-difse 1 " 111ayant le bas ventre gros & enflé, ensorte qu’ils f° ntC - ofltraints d’y mettre du sel , de peur que quelque eorru?"ne s’y forme. On traite avec eux en certains lieux aseê 11pour le commerce, où les Arabes vont étaler leurs rnarc^,dises, les séparant les unes des autres, & les rangeanseen^
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viennent, & mettent une certaine quantité d’or aupr eS
vers monceaux , aprés quoy ils íc retirent. Alors ces
chaque monceau qu’ils ont envie d’acheter. Ils s’en vo®,ensuite, laissant là leur or & les marchandises. Le Match® 11 .Arabe étant de retour, examine si la quantité d’or qu’on Wabandonne est proportionnée à la valeur de ce qu’on vcacheter de luy. S’il en est content, il emporte l’or & Lins .marchandise , & s’il ne croît pas être assez payé, il met 1 u& l’autre dans une autre place. Les Negres revenant, ^prennent les marchandises, ou y ajoutent de l’or, & q u3 °|)ces allées & ces venues ont continué trois sois, le marche Ê .censé conclu , & il ne s’en parle plus. Avant que les Ch stiens entrassent dans ce Pays, ces Peuples étoient tout-à-* 3barbares. Ils font depuis devenus capables de traiter avec JEtrangers qui y viennent; mais aussi ils ont appris à s £!> Jvrer d'eau-de-vie , tant les Princes qui les gouvernent,la populace , & quand on a le moyen de faire présent 3Roy d’une bouteille d’eau-de-vie, òn est assuré d’en ctécouté favorablement. Les plus riches parmi eux fontqui ont un plus grand nombre d’Esclaves. Us ont quelst 13connoissance grossière du VieuxTestament, d’Adam, d'B/'du Déluge sc de Moyse. Us se sont circoncire, Sc obi 6vent le Sabat le Vendmìi; mais íàns faire aucun ícrup u hde travailler ce jour-* à une affaire importante, sT®question de la terminer. Us reconnoissent Jhsus-ChRI s ’Fils dé Marie, pour un grand Prophète, qui a fait pseíie^miracles. Quand quelqu’un meurt, on enterre tout se" ^avec luy , & celuy qui eh emporte le plus au tombeau, p 3 ^pour le plus heureux. L'air de ces Contrées est consentstrêmement chaud , quoy qu’il soit fort inconstant da»ssaison qui est leur Hiver ; c’est à-dire, depuis la fin de Mjusqu’au mois d’Octobre. D’ordinaire il y pleut fur I e "j,dy en ces temps-là , parce que les vents d Est sc de 2®Oilest élèvent de la mer un grand nombre de brouilbse^qui sont suivis de tonnerres, d’éclairs, & de grosses pprincipalement depuis le commencement de Juillet j u N, j fla fin dAoût. Lorsque cette saison pluvieuse arrive >/ 3 ^devient tres-mal sauf On a remarqué que les precnie^pluyes tombant fur ceux qui vont nuds leur causentboutons sc des pustules, & engendrent de la vermine hsoles habits de ceux qui en portent ; mais cette incomm° dcesse en peu de temps. * De la Croix, Hi fi. d’Afrique, T 01 ^^CANTORBERY. Ville d’Angleterredans le ComtesKent, dont elle étoit capitale lorsqu’il avoit titre de Ro/.seme, en Latin Cantuaria ; Dumernutn Sc Davernum. -ijtuée sur le Stour, dans une grande plaine à quelques se 1 ^de la mer, sc on l’appelle autrement Cantorlne, Kenterbu* 1 ’ ^Caer-Kent .Aprés que Jules César eut gagné la batailleCaíîbelan, voulant réduire la Grande Bretagne sous 1 obsánce de l'Empire Romain, il sit bâtir les châteaux <se ptorbery & de Rochester, 8 c obligea ce Roy & ses jseurs de payer à l’Empire trois mille livres tous les a ° s jj gmànierede tribut. Cantorbery n’est pas une ville de g r3 ! t,
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étendue ; cependant elle ne laisse pas d’être une des pí" sles d’AngleterreÈ Elle est dans un Pays plat. La po|’ tÊ
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ûà l’on y entre, aprés qu’on a traversé un grand fauxh®est accompagnée de deux grosses tours, qui font le coííií Z {e S'cernent d’une belle grande ruë, dont les massons s° ntbien bâties, & peintes à la mode de Hollande. f^ u v sa 0 ^on trouve la Maison de ville proche la Place, & de J®par une autre grande ruë à l’Eglise Archiépiscopale* fi t
Ethelberg ayant été converti à la Foy Chrétienne p*^j tMoine Augustin que le Pape Saint Grégoire le Grandenvoyé en Angleterre, le sit le premier Prélat de cette