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CAP 507
n y a que deux Archevêchez dans tout ce Royaume ,c«iuy d’Yorelt & celuy de Cantorbery. Quoyque depuis le^ c '§ne d e Marie } fille de Henry VIII. FAngleterre ait cm-ra íïe la Religion de Calvin > cela n’empêcnepas qu’ii n’ydes Evêques & des Archevêques à leur mode, qui por-dans les Assemblées les mêmes habits que portoiene au-p r avant les Catholiques, & ce font encore les mêmes Egli-^ es - Celle de Cantorbery est tres belle, & ornée de troisç3 ut es tours;mais il n’y a aucun Autel que celuy du Chœur.^dit qssautrefois fes vitres étoient de cristal. Le Templee dié au bienheureux Martir Saint Thomas son Archevê-> dont le Roy Henry VIII. lit brûler les Reliques lorf-jp d ruina les Abbayes avec la Religion , a été un des plus^ ea nx édifices du ?ays. II étoit enrichi de grandes statuess > e marbre & d’argent massif, que ce Roy lit enlever ene mparantdu revenu de f Archevêché, qui montoit à troisetls foirante mille livres. C'est d’ordinaire quelque Prince
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est Archevê-
u quelque grand Seigneur du Royaume qui^5 de Cantorbery.
e puis que le schisme a séparé f Angleterre du Corps deCatholique, la faveur des Rois a fait avoir à cetp rc hevêque des privilèges qui ont réparé en quelque sortePrééminences que les Souverains Pontifes luy avoient ac-.dpes, & qustl a perdues par cette désunion , car de íìm-| Evêque il succéda vers l an joo.à celuy de Londres endignité d'Archevêque & de Primat du Royaume. Comd e d étoit Légat né & perpétuel du Saint Siégé , un Légatç “tere n’y pouvoit porter à son préjudice les marques de. ^Egation, si le Roy ne le permettoit expressément, & mê-j^ e d prétcndoit avoir le pas dans les Conciles fur tous lesc hevêques de la Chrétienté. Il précedoít les Princes dute d§>&la nomination qu’ilavoit de f Evêché de Roches■d e n ain fi que le droit de battre monnoye, & la prérogative' Q uf cri re, Divinafrovidentia Anhìepfcopus, au lieu de Divmaq ^’Jfìone, selon l’ufage des autres Evêques, le faisoientLpquefois appeller Orbis Brrtxnnïci Pont if ex. Au bas des«o/? eS ^ faifoit expédier, il mettoit luy même Pontificatuspi u anng mno f ecm d 0ì & c , II a conservé la dignité de5 & de Métropolitain,& elle luy donne même quelque
^ ? r ué fur f Archevêque d’Yorck qu’il peut citer à un Sí-jj.i e National,j de forte qu’cn le considéré encore aujour-^Jy dans f Eglise Anglicane comme la premiere person-ue l’Etat aprés le Roy, qu’il a favantage de couronnerp quelq ue lieu du Royaume qu’il fe trouve, à cause que*out il est censé son Diocésain. Cet Archevêque est lePaji- d’Angleterre. II précede tous les Ducs & iesp, n .ds Officiers de la Couronne , & convoque les Synodesqui ^ a Ux, auiquels il préside en fuite des Ordres du Royd 0 u y font toujours adressez pour cette Convocation. Il<p q e des Coadjuteurs aux Evêques qui sont hors d’étátt j l{ Ì3 lr > confirme sélection de ceùx de fa Province j & lòrf-Evêché est vacant, tous les droits de ce Siégé luy àp-(j 0n Ientlent * D’ailieurs en vertu de la vingt-cinquiéme Or-c as nâ " ce Elenri VIII. il donne des diípenfes fur tous lesétoient réservez au Saint Siégé , pourvu qu’elles ned e /Vicient point au bien de f Eglise, ou aux prérogativesVeti luronne. Le Roy a besoin de son consentement s’ilPlus lntr °duire des cérémonies nouvelles, & il peut tenirc Ef m s ^ours de Justice pour la décision des matières Ec-V iç ’ a Eques. On croit que Cantorbery a pris son nom desîly X ^ots c antor & Perl , qui veulent dire Bourg de Kent.Evi Un College dans la ville qui est divisée en deux par ladej> re de Stour. * Coulon , Defcript. de F Angleterre. Jouvin%j ochesort, Voyage d’Angleterre. Audiffret, Geogr. anc. &
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^ORY. Royaume d’Afrique au Pays des Hoirs,dirj atln Cantorianum Pegnum. II est situé entre ceux de Man -de m ^ e A Alelly & de Tombut, & a pour capitale une villedroit^ême nom. On fa trouve fur le Niger dans l’en-de(p Q ° u Ce fleuve se sépare en deux bras cent mille pas autory s Tombut. Jean Léon parle du Royaume de Can-
Co^^tYR. Province d’Ecosse,qui n’est attachée auà celi^ 1 ^ st ue P ar un EEime l° n g de mille pas, qui la jointb 0u d Argill dont elle faifoit partie. II n'y a ni villes niU pj^ s 5 "tais feulement des villages, dont les habitans sontqu e des Pasteurs, qui n’onc pour toute occupationftitj a j loin de faire paître leurs bestiaux. Cette Provinceun j a et *ieure des Epidiens ; & aprés le passage des Eeossoisfercg o uma Cantyr d’un mot Irlandois, qui lignifie Tête de^■Terre avancée. Les Latins la nomment cantma. LesPonte i t
principaux de ces villages font Terbârt, Kilkeran, & Da-naworty.
On appelle Détroit de Cahtyr un Détroit dans la mer cf Ir-lande , qui est formé par la pointé la plus Méridionale de JaPrefqu’ìste de Cantyr , & par la côte,du Comté d’Antrinaen Irlande. Ce Détroit est large dsenviron trois lieuëu LeCap ou la Mule de Cantyr , en Latin R oftrum Cantyra est ce-luy que les Anciens nommoient Epidium Promoritonum. C’estla pointe de làPrefqu Iste de C^»tjr.*Maty,Diéf. de HoU.iyoi.Audiffret, Geogr. Tome 2.
CANUCIS PROMONTORIUM. Nom que les Latinsdonnent an Cap de Tenez en' Afrique.
C A N V E ou C anvey. Petite Iste du Comté d’ETex enAngleterre. Elle est dans la Tamise vis-à-vis de la ville deRochester. * Maty, Dés. de Bill. 1701.
CANUSIUM. Ville ancienne dont parle Plutarqùe dànsla Vie de Marcellus. C étoit une des plus grandes villes d’I-talie dans la Région appellée Âptilia Feucetia. Elie a été dé-truite, & on a bâti prés du même lieu une autre ville à la-quelle les Italiens ont donné le nom de c anofa. Véyez. CÀ-
NOSA.
CÀNZULA. Contrée du japon fur la côte Orientale def Iste de Nyphon. Elle est dans le Pays d Ochio, & on ytrouve une ville de son même nom. Cette Contrée est entreles Royaumes d A va au Midy,& de Ximóla au Septentrion;
C A O. Ville de la Chine , dans la Province de Nankin.On voit prés de là une montagne nommée Knitïng , qui selonles Livres deTaoxu , tient rang entre les plus fameuses decet Empire. On y adoroit un Démon de Joye appelle com-munément le Pis. 11 étoit peint en jeune homme folâtre, quicherchoit les jeunes gens pour les invitera fe divertir, làtrogne enluminée pour avoir tropbû, yvrogne qui dormoítdebout le menton penché fur f estomac , appuyant son braàgauche fur un épieu, 8 c tenant de la droite un flambeau , unchapeau de roses fur la tête , & frappant des mains eh ma-niéré de cymbales. II permettoit à f hom me d avoir un ha-bit de femme, & à la femme d’en avoir Un d’homme. * Am-bassade des Hollandais a la Chine, tb. 39.
C A O C H EU. Ville de la Cnine dans la Province deQuantung, en Latin Camheum. Elie est située au pied desmontagnes vers la côte de fOcean Oriental, vis-à-vis del’Iste d’Hainan, & elle en a six moindres sous elle. ^ Maty,D it. de HjIL 1701.
CAOMING, Petite ville de la Chine dépendante de cellede Junnàn , capitale de la Province dum'ême nom. Elle estvoisine de la montagne de siencao , qui pousse fe s sommets íìhaut, qu’on tient qu’elle surpasse la plus froide région deì'air. * Ambassade des Hollandoií a la Chine , ch. yí.
CAOR. Royaume des Indes dàns la Prefqu’Iste de là leGange, avec une ville de ce même nom qui en est là capitale,en Latin caoriuirt. Il dépend du Roy d’Áva. Cette capitaleest située fur une rivierequ’on appelle aussi Caor, aux con-fins de l’Údessa, Province du Mogolistan. * Maty, Ditt. deHoll. 1701.
CAORA. Rivière de fAmerique qui va décharger fe seaux dans le grand fleuve çle l’Orenoque. Elle est remar-quable par les Sauvages qui habitent le long de ses bords. Ilsont la tête íì prés des épaules, que plusieurs ont dit qu’ilsavoient les yeux & la bouche dans la poitrine. Ces Sauva-ges sont nommez Ewaypanotítas. * Laët, Defcript. des indesOccid. Uv. 17. ch. 21.
CAOTANG. Petite ville de la Chine , dépendante deTuneham, l’úne des six capitales de la Province de XantumiL'on y découvre la célébré montagne de M'mqxe, c’est-à-direPierre résonnante. E le porte fur íbn sommet une colomnéde bois,haute de cent verges,qui àu moindre attouchementsemble fe mettre f n furie , & rend urt fort effroyable sem-blable au son d’un tambour. * Ambassade tes Hollandais versf Empereur de la Chme, ch. 4Z.
CAOUR8 ou cafours. Petite ville des Etats de Savoyèdans le Piémont propre, en Latin Cavortn m. Elle est situésfur la rivière de Salabia , entre Pignerol & Salussrs, à deuxlieues ou environ de f une & de fautre. * Vóyr^_ Cavours.
CAP. Pointe de terre qui avance dans la mer. 11 y a diversCaps dans chaque partie du monde. Les principaux del’Europe font les Caps de Sapience & de M uapàn ; le CapSpada ; les Caps de Faro , de Pássero & de Coco ; les Capsde Fincterre 8 c de Saint Vincent ; le Cap de Saint Mahé oùdu Conquet ; le Cap de Cornoiiailles, le Câp qui est à f op^pohte des IstesOrcades,à f extrémité de f Ecossestc Cap Sca-gen ; le Cap de Nord en Korvege ; 8 c le Cap de Cáhdertos.
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