II y a aussi dans FAfrique plusieurs de ces pointes de ter-re qui avancent dans la mer. Entre Es Caps les plus renom-mez, on compte le 1 Cap Bon ; le Cap Spartel;le Cap de Non;le Cap Blanc, fur la côte du Pays de Negres ; le Cap Faux ,dans laCafrerie; le Cap de Bonne Espérance ; ie Cap deNatal, dans la partie Septentrionale de l’Ifle de Madagascar;& le Cap Garaafuy.
Les Caps les plus connus de l’Àsie, font le Cap de Guda-vari ; le Cap de Palmeiras; le Cap de Canameyra; le CapComorin ; la pointe de Malaca ; le Cap de Galo ; le Cap deCelebes dans fille de Macassar ; le Cap Bojador ; le Cap dePatience; le Cap Aniwa ; & le Cap Tagin, dans la GrandeTartarie.
II y en a de fort remarquables dans FAmerique, commele Cap de Breton; le Cap de Floride; le Cap de Cotoche;le Cap de Honduras ; le Cap Blanc, dans la Province deNicaragua ; le Cap de Nord, proche Fembouchûre du fleu-ve des Amazones; le Cap de Saint Augustin ; le Cap F, io;
]e Crp de Saint Antoine ; & le Cap de Saint George. Tousces Caps font fur la mer du Nord. Ceux que Fon trouve furla mer du Sud, font le Cap Blanc , dans la partie Septen-trionale de la Californie ; le Cap de Contentes ; le Cap deSainte Helene ; le Cap de la Victoire; & le Cap Defiado. Ges'deux derniers forment les deux pointes du Détroit de Ma-gellan. * AudìfFret, Geogr. anc. & mod. Tome i.
Le CAP. Nom d’une habitation Françoise qui est dans lapartie Septentrionale de rifle de Saint Domingue, en la merdu Nord. On la trouve entre la petite Ance au Levant, &les trois rivières au Couchant vers la riviere Salée.
CAP BLANC. Cap du Pays des Negres en Afrique , enLatin Caput Album . II est fur la côte du Royaume deGua-lata , & s avance dans FOcean Atlantique, prés du Golfed’Arguin, assez prés du Désert de Zaara. Les Portugais ledécouvrirent en 1440.
II y a dans FAmerique Méridionale trois Promontoiressqui portent aussi le nom de Cap Blanc. L'un est dans la nou-velle Angleterre, vers le nouveau Plimouth ; Fautre dans laCapitanie de Paraiba au Brésil , fur la côte de la mer duNord ; & le dernier dans le Pays de Quito au Perou, fur lacôte de la mer Pacifique, entre S. Michel & Fille de Puna.
II y en a trois autres dans l’Àmerique Septentrionale ; le■premier, dans la partie de la Californie, qui s'étend le plusau Nord par de-là le Cap Mendocino ; le second, dans laProvince de Nicaragua, prés du Golfe des Salines , fur lamer du Sud ; & le troisième fur la côte de la Floride prés duPays des Apalaches.
On appelle encore c dp Blanc trois autres Promontoires,dont on trouve l’un dans la partie Méridionale de l’Ifle deChypre; Fautre est dans la Terre-Sainte fur la côte de laSyrie prés du Mont Carmel ; & Fautre fur la côte duGolfe de Smyrne dans F Anatolie, prés de Fille de Chio.
CAP BON. Cap le plus Septentrional dé toute F Afrique,în Latin Bona Caput. Les Anciens Font nommé Herma , ouMercunì Promontonum. II est tourné vers la Sicile, fur la côtedu Royaume de Tunis , au Nord de la ville de ce nom. *Maty, Dicl. de Holl. 1701.
CAP CHARLES. Cap de FAmerique Septentrionale,enLatin Carolmum Promontorium.il y en a trois de ce même nom.L’un est fur la côte de la nouvelle Bretagne, à Feutrée Oc- ,cidentale du Détroit de Hudfon, vis-à-vis de Fille de Cum-berland ; Fautre fur la côte de la Virginie, à l’embouchûrede la riviere de Chefapeao vers le Nord ; & le troisième à lapointe de l’Iíle de Cumberland, qui joint la côte Occiden-tale à la Méridionale de cette Isle. Ce dernier est moinsconnu que les deux premiers. * Maty, Ditt. de Holl■ ijou
CAP- CORSE. Cap d’Afrique qui fe jette en mer au Sud.
Il est fort peu éloigné de Frederilbourg , Château qui ap-partient aux Danois. Les Anglois ont à Cap-Corfe un Forttres considérable, qui a résisté à toute l’armée navale deHollande, que commandoit le fameux Ruiter. Le Port enest facile, & le Château est fortifié de trois batteries les unesfur les autres. Le village contient plus de deux cens maisons,
& dans la Place qui est au milieu, il sc tient tous les jours unMarché célébré & fort renommé par toutes ces côtes. On yapporte des cannes de sucre liées en fagots, des bananes, despatates,des iguanes, des citrons, des oranges, du riz , dumiel, du mahis , du pain , des poules, des œufs, & to'ut cequi est neceflaire à la vie. Sur le Midy, les Paysans appor-tent le vin de palme ; & entre quatre & cinq heures le pois-son qu’ils ont pesché. * Villaultde Bellefont, Relat. des côtesd’Afiique,
CAP
CAP D’AGUER. Petite ville de la Province de SusRoyaume de Maroc. Elle a été bâtie au bas d’un petit Capque forme le Mont Atlas, entre les villes de Messa aTeftane. Ce Cap étoit appelle autrefois leC*tp d’Vfagre . P t0lemée le met à 7. degrez 30. minutes de longitude, Sc a ifdegrez ij. minutes de latitude. II y a un Port assez bon poules vaisseaux de haut bord. Cette Place doit scs commencemens à un Gentilhomme Portugais nommé Diego B°P e fde Seguera,qui y bâtit à scs dépens un Château de bois poula feureté de la pefche des morues & d’autres poissons,quiprennent en quantité fur cette côte. 11 le nomma le C/M# 1 *de Sainte Croix ,8c les Maures DarRumia, c’est-à-dire, la M®fon du Chrétien. Dom Manuel, Roy de Portugal, voyafll’importance de ce poste pour la navigation de ces mers,pour la conquête de FAfrique', l’acheta, & l’ayant fait elagir & enfermer de murs & de boulevars de pierre, cotaisune bonne ville, il y mit un Chevalier Portugais en g arI1 .fon, avec quantité de troupes & d’arrillerie. LesPortug 3faisant de-là des courses par tout, accompagnez decertaiArabes & Africains qui s’étoient faits leurs Vassaux,fesent rendus maîtres du Pays fans la découverte des Inde 5 *dont la conquête leur parut plus fructueuse. Cela conttbua beaucoup à aggrandir les Cherifs. Muley Hamet, Hprenoit le titre de Roy de Sus, ne pouvant souffrir qu £ .Chrétiens possédassent le Cap d’Aguer à fa vûë, résolutFattaquer , pour assurer la frontière. II y mit le Siège/1536. & aprés divers assauts, qu’íl continua pendant i £ Emois, il s’en rendit maître. * Marmol, Descript . du Royaux
Maroc , Tome L. lïv. 3. cb. aï. ;
CAP DE BONNE ESPERANCE. Promontoireest la derniere frontière du Continent de FAfrique du £ 0du Midy, situé à 34. degrez 30. minutes de latitudedionale. Ce Cap, le plus long & le plus fameux qu’il y 3dans FUnivers, & qui borne les Indes Orientales & les I"Occidentales, est composé d’un Pays élevé & fort rew 3quable , & présenté du côté de la mer une tres-agreaperspective. On ne peut douter qu’eile n’ait paru tout a*charmante aux Portugais, qui trouvèrent les premierschemin pour aller aux Indes Orientales, lors qu’aprésavpcôtoyé le vaste Continent de l’Afrique, ils eurent le p'? 1de voir la terre, & la fin de leur course à ce Promontoit >
qu’ils nommèrent pour cela le Cap de Bonne Ejperance , ,qu’ils virent qu’ils pouvoient continuer leur route du code FE st. II étoit appellé auparavant le Cap des Tourn>et> {e ’qui y font extraordinaires. On y a besoin de Fadreffe dMariniers les plus expérimentez. La mer qui fait un chviolent contre ce Cap en est repoussée bien loin, & toUnoyant en forme de puits, elle fait pirouetter les vaisseau 'à la manœuvre defquels il faut travailler fçavammentcet endroit, pour le pouvoir doubler fans naufrage. H lNa peu qui n’y perdent quelque voile , & presque tousbâtimens qui s’y rencontrent,y souffrent quelque desom Jce qui fait que quelques-uns appellent ce Cap le Lyon de
mer, ât d’autres la Tête d’Afrique. On connoîtqu -- *est proche, lors qu’on voit floter de gros roseaux que *nomme Trompes, & voler quantité d oiseaux blancs,w £
ehetez de noir. Au retour des Indes on y voit des trou?de loups marins, qui ressemblent à des ours. On est 3 ^obligé de jetter continuellement la fonde. L’endroit le P ^remarquable du Pays du côté de la mer, est une montasnommée la Montagne de la Table , à cause que sonest plat & uni comme une table. Elle est éloignée du si vâ Jfd’une grande lieuë & demie, & du côté du Midy on en^sortir une riviere. C’est dans cet endroit, à la faveur dsentier, qù’on monte fur cette montagne , fansquoy^,seroit inaccessible, étant extrêmement haute, droite Si
carpée. II faut quatre ou cinq heures pour arriver au
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les Portugais, à cause des rochers nus & escarpez qu d ^ .5C’est une longue chaîne de montagnes, dont les ^ oíílíI Lnisc perdent presque dans les nues , & sont en tout t ef ^couverts de neige. La montagne desLyons est au C° uC ^ii& plus proche de la mer que n’est celle de la Table-. ^Fappelle ainsi à cause du grand nombre de lyons q ul ^rencontrent, & qu’elle a d ailleurs la forme d’un lyo° râ
pant. On en trouve une autre tout contre,nommée J» ^tagne des Vents. Derriere celle de la Table du c .^î e u ioMidy, est une vallée couverte de buissons & d’arbrisse 3 ^ce qui la fait appeller la Vallée du Bois. En partant de c .montagne, Sc tirant vers le Levant en ligne oblique, 3
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