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que de travailler pour se mettre dans un état plíis héureúx& plus abondant.
A trente degrez quarante minutes de latitude Méridio-nale, au Levant du'Cap des Aiguilles, & à soixante & septlieuës de celuy de Bonne Espérance, Pierre Both découvrit•en 1661. une Baye qu’il nomma la s aye de la chair,ou. Vlaejl-■Eay , à cause qu’ayant pris terre, il y trouva de cette fortede rafraîchissement. Cette Baye renferme une petite Isle ourocher, & n’est à l’abri que du vent du Nord. Au Couchantcoule un ruisseau d’eau douce, & à douze ou quinze lieuesde la même Baye , on trouve celle des poissons ou-que le même Both a découverte,& appellée à ce nom. Ellereçoit aussi dans son sein une rivière d’eau fraîche. A vingt-cinq ou trente lieues plus loin vers le Levant, & à trente-..quatre degrez trente minutes de latitude méridionale, cePilote découvrit la Baye des Moules -, que les Portugais ontnommée depuis Senofomjofo. Après cette Baye est celle queles mêmes Portugais appellent Seno del Lago, parce que la mer.a tellement rongé.les bords de ce Golse, qu’il ressembleplutôt à un Lac qu’à une Baye. II y a diverses rades dansson enceinte & plusieurs Isles, comme celle que les Portu-gais appellent llhados chaos. La côte qui est entre le Cap deBonne Espérance & celuy des Aiguilles,est baignée de troisrivières, qui se jettent toutes trois dans l’Ocean ; fçavoir lariviere Douce, la ri viere Salée, & Rio de faqttelina. La pre-mière est un petit ruisseau qui fort du pied du Mont de laTable. On n’y a de l’eau que jufqu’au genouil. L’embou-chûre de la riviere Salée est à deux milles de la Douce, versle Levant. On luy a donné ce nom, à cause que durant lachaleur & la sécheresse, il s’y forme des monceaux de seltres-blanc, aussi hauts qu’un homme peut atteindre avec lamain; de forte que l’on en peut prendre de quoy chargert un vaisseau. Rio de faquelma a son embouchure à l’Eíl duGolfe de la Table , demi-lieuë plus loin. * Dampier, Voyagesautour du monde ,Tome z. ch. 19. & 20. De la Croix, Relationuniverselle de l’Afrique , Tome 4.
CAP DE CROIX ou de Scheuteti. Cap de la Terre deJesso , partie du Continent Septentrional, en Latin caputCrucis , qu Schouteni Promontorium. I 1 est fur la côte qu’on ap-pelle la Terre de la Compagnie, vis-à-vis de l’Isle des Etats,avec laquelle il forme le Détroit des Uries, qui joint l’O-cean Chinois à la mer des Kaimachites, ou de la Tartarie. *Maty, Ditt. de Hall. 1701.
CAP DE CRUX. Cap de l’Amerique Septentrionale, enLatin p romontorium Crucis. II est fur la côte de la Floride , àl’embouchûre de la riviere du Saint Esprit vers l’Occident.II y a encore dans l’Amerique un Cap que l’on appelle capdeCrux. On le trouve fur la côte del’Ifle de Cuba,vis à-visde la Jamaïque. * Maty, Qitt. de Hall. 1701.
CAP DE DONNA MARIA. Cap de l’Isle Hispániola ,à huit lieues de celuy de Tuberon j selon les uns,Le à douzeselon les autres. Depuis ce Cap, la côte sc tourne vers l’Est,jusqu’à Xaragua, & court de là par un grand espace du côtéde l’Oiiest, jusqu’au Gap Saint Nicolas, formant une grandeBaye,dans laquelle sont plusieurs petites Isles épaisses,Se toutproche à la main droite quand on y entre, celle de Caymi-to. * Laer, Defmption des Indes Occidentales , li . î. chap. 8.
CAP DE FARE. Promontoire de Sicile dans la vallée de.Demorta, en Latin Promontorium Pelorum. II est à l’entrée(Septentrionale du Fare de Messine, où la côte se courbe aliCoucha'nt, Vis à-vis de la côte de la Calabre Ultérieure,Se àdouze milles de Messine vers le Nord.
CAP D’HENRY. Cap de l’Amerique dans la Virginie,en Latin Caput Henriceum. II est aux bouches du Golfe deChefapeac > & a été ainsi nommé par les Anglois qui habi-tent en ce Pays-là,
CAP D’HENRlETTE MARIE. Promontoire dans laTerre Arctique. II a été découvert par les Anglois qui luyont donné ce nom pour faire honneur à la feuë Reine d’An-cleterre Henriette-Marie de France. On le trouve vers leDétroit de Hudfon.
CAP D’HIVER. Promontoire qu’on trouve dans lapartie Septentrionale de la nouvelle Zemble, en Latin P?c-montorium Hiemale. Ils’avance fort dans la mer Glaciale. Ondit qu’il a été découvert par les Hollandois j qui l’ont ap-pcllé HetWcnvinter Hoeck; .
CAP DE HORN. Cap de l’Amerique Méridionale* quel’on appelle autrement le Cap de Saint Sauveur , en Latin Hor-nanum Caput. C’est la pointe la plus Méridionale de la Terrede Feu. Jacques le Maire qui étoit de la ville d’Horn enNort-Hoílande , ayant découvert ce Cap Tan 1616. luy
dònna le nom de fa fratrie. * Maty, Dictionnaire de Hotlaw >
CAP DE JACQUES. Promontoire de l’Amerique da»la Nouvelle Angleterre, appelle par les Anglois Tbe-C*Pfumes , en Latin Caput facobi. Ce Promontoire s’avaneeetrémement dans la mer du Nord vers le quartier de NUbarre.
CAP DE LA CROCE. Cap de la Circassie en A fie,®Latin Crucis 'Caput , & anciennement Achillaum Promont° n, f 'II est à l’entrée du Détroit de Cassa dans la mer de ^& fait partie de celuy que lesAnciens appelloient cín» nefl ! £ ^Cet ancien Cap comprenoit encore celuy de Roses, ss ulà l’entrée de la mer Noire, & le Cap de S. Theodoro.
II y à dans la Sicile un Cap nommé aussi Capo déliaou Cap de la Croix. C’est celuy que les Anciens ont apfr 1Xiphonia Promontorium. U est en la vallée de Noto , sscsville d’Agosta,à l’entrée du Golfe de Catanée vers le Nu y* Maty, Diít. de Holl. 1701. .,,n.
CAP DE LA GRECQUE ou Délia Griega. Cap de 1 ^de Chypre, en Latin Gr&cum Caput, anciennement PedauPromontorium. Ce Cap, qui est au Midy de Famagouste,le coin qui joint la côte Orientale de l’Isle avec la Merimnale. * Maty, Dift. de Holl. 1701.
CAP DE LA VELA. Cap de l’Amerique Septentri»nale, éloigné de vingt-cinq lieuës de celuy de CoqUibot >selon ce que dit Figuredo. II y a dans cet espace quelq 1 ^Bayes assez remarquables,& entre autres celle qu’onapp eBaya Honda. Le Cap est fort haut au bord de la mer,A 5baisse vers le dedans de la terre ; de sorte .que ceux q ulvoyent de loin en mer, le prennent pour une Isle. La ^qui en est voisine est infertile, & ne produit pas mêmecoup d’hcrbe. * Laët, Description des Indes Occidentales, <*•chap. 17. p
CAP DE LA VICTOIRE. Promontoire de UAEque qu’on trouve à la sortie Occidentale du Détroit de* v ^gellan dans la mer Pacifique, fur la côte du Nord. ma§^lan ayant découvert ce Cap le nomma ainsi, pour rnar<!la joye qu’il avoit d’avoir passé ce Détroit. . , n $
CAP-DELBRULE Cap ck’Africjueavec un Gossesla partie maritime d’Egypte, que l’on appelle ElbechfV’ ^Behirar. On le nommoit autrefois Pinettini, fausse bouenNil, selon Ptolemée. C’est un petit Golfe clos presiss^,^façon de Port, recevant certaine eau qui vient délabra 0 ,^Orientale du Nil. Sa terre s’étend si avant en mer , tss ^forme un Cap du même nom. * Davity, Etats d UAfr que. ii e
CAP DE L’EVESQUE. Promontoire de laFrance dans le Canada proprement dit, en Latinnum Epifcopi. II est à l’embouchure du grand fleuve de ^Laurent, vis-à-vis de l’Isle d’Anticosti, à l’Occident dudes Rosiers. , , _
CÁP DE LEZARD ou d u Lez.ard. Promontoiregleterre dans la Province de Cornoiiaille, à vingt-deuXles de la ville de ce nom du côté de l’Est , en Latin jjnium. II est fur la côte Méridionale, & s’avance dal>Manche. Les Anciens appelloient ce Cap Ocrinum. r( e
CAP DE LOPEZ GONSALVEZ. Pointe de %d’Afrique, à douze lieuës de Gabon tirant vers le S u j e t'Nord de la riviere d’Olibata. La rade où les vaisseau*.',.),tent l’ancre, est à quarante-huit minutes de latitude Ndionale, & le Cap aussi-bien que l’embouchûre d’On®est sous le premier degré. Les Negres du Pays ne “ eI ^ 3 jf-rent pas fur le Cap ; mais sitôt qu’ils apperçoivent desseaux qui abordent, ils courent fur lë rivage pour y*? 0 ,de l’ivoire. Les Mariniers n’ont point la liberté de fa> ^l’eau , qu’aprés s’être acquis leur amitié par quelq^ceau de toile ou de corail. C’est dans la riviere d’O^^eque sc fait le plus grand commerce de ce quartier* ,. a itcôte dépend d’un Roy qui demeure à sept ou huit li eue Jededans du frays. La plupart des habitans, ainsi que c eU t j^sla côte de Gabon, entendent un peu le Portugais. Ils ol ?' j r e smêmes coutumes & les mêmes ornemens que les InR; go-de Pongo, Sc pour la Religion quelques-uns adorent z a,leil & la Lune, comme Linlchot le rapporte, d’autres qquesarbres, ou la terre même, comme unemere eoM jgpar qui toutes choses sont produites. Dans les m? .
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Mars, d’Avril & de May, la marée fous la Ligne, J e jî!e Cap de Lopez Gonzalvcz , court vers le Sud lecôte d’Àngola , de sorte qu’on peut aisément faire x 1ce côté-là ; mais dans les autres faisons, secourant d ^tirant vers le Nord, Sí les vents du Midy poussant 1 6S