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J r . 0lt îa conquête de ce qu’il devoir avoir,fans qu’iîs fussentch fl* CZ H secourir l’un l’autre, pourvû qu’ils necher-j a *f e nt pas à fe nuire- Ferdinand fe rendit Maître en peu^ temps de toutes les Places de la Poiiille & de la Calabre ,~r Pnt dans Tarente le Ducde Calabre, fils unique de Fede-c 5 Su il envoya prisonnier en Espagne, quoy qu’il fe fûtj!!§ a gé par la capitulation à lù^ rendre la liberté. La Reine^ a belle sa femme mourut à Medina-del-Campo le 26. dek°vembre i^oq.âgée de cinquante-fept ans. II voulut aprés®ort fe referver f usufruit des Etats qui avoient apparte-f 12 cette Princesse ; mais fçachant que fArchiduc Philippe,„ ar tdefa fille Jeanne, fe préparoit à venir prendre possef-v °! 1 des Couronnes de Castille & de Léon, ce qu’il ne pou-p u empêcher, parce que son parti étoit trop foible, il priat ^ n gendre, qui devoir passer en France, de faire son Trai-^e avec Loiiis XII. qui iuy difputoit le Capitavai , dontn avoit fait autrefois partie de la Poiiille. L’Archi-prévoyant qu’il feroit long-temps éloigné des Pays-dont il avoir hérité par la mort de Marie de Bourgo-e fa mere, en laissa le Gouvernement à Guillaume deV l ®y, Seigneur de Chiévres,à qui il confia aussi f éducationà Ri • ^ eux fils,Charles & Ferdinand. II alla trouver Louis
i, .'ois, & le Traité qu’il fit avec luy, portoit que les deuxois possederoient le Royaume de Naples suivant le partage
Tí 1 5 n avoir été.sait; mais qu’on laiíferoitle Capitavai enj Pot à l’Archiduc ; qu’en faàur du mariage arrêté entree îh%ice Charles,fils aîné de fArchiduc,Le Claude deFran-*ì e > fille de Louis, ils l’institueroient Roy de Naples,& Duce Calabre & de la Poiiille ; que dés lors la partie qui appar-?"ost au Roy d’Efpagne feroit gouvernée par fArchiduc,,1 autre par le Gouverneur que le Roy de France y éta-lr oit,sous le nom néanmoins de leurs enfans ausquels Louisopneroit fa>part pour dot quand le mariage feroit consom-,j ei ' Louis retira ses troupes fur la foi de ce traité ; mais. er dinand n’en usa pas de la même forte. Gonlalve continuaguerre fous les ordres de ce Prince, défit le Duc d’Atri,demeura prisonnier, & ne trouvant plus rien qui luye fistât, il s’empara de Naples, & de toutes les autres villesssUe les François possedoient. L’Archiduç n’oíant traverseres Etats de Ferdinand ,s’embarqua à Calais, & les ventsContraires l’ayant fait relâcher en Angleterre, il renouvella> Vec le Roy les anciennes alliances. II fe remit à la voile aveci ea nnessa femme, & étant arrivez à Valladolid, ils surentP r t bien reçus par Ferdinand. Comme ils ne purent conve-lr de la forme du Gouvernement, ils se séparèrent mécon-, en s. L’Archiduc prit le chemin de Tordesillas,& Ferdinanda route de Benevent. Quelques mois aprés,il fut stipuléP ar Un accommodement que l’Archevêque de Toledç me-,/ a 8 ea entr’eux, que Ferdinand joiiíroit des Grandes Maî-r sses de S. Jacques, de Calatrava & d’Alcantarâ; qu’il tire-°it le revenu des Indes, & que la Couronne de Naples fe-,^ 0lt réiinie à celle d’Aragon, moyennant quoy il fortiroitla Castille, & fe retireroit à Saragosse avec la Reine Ger-j? a i°e, soeur de Loiiis XII. qu’il venoit d’épouíer, ce quiut exécuté. Aprés le départ de Ferdinand , fArchiduc Phi-
j. Ppe I. & Jeanne fe firent couronner à Valladolid, où lesír-t-ts avoient été convoquez. Ils y firent reconnoître leur
Charles pour heritier des Couronnes de Castille,de Léonde Grenade. Les fêtes qu’on fit pour cette cérémonie,fu-re ut bien-tôt changées en tristesse, puisque Philippe mourut^ ijoé. âgé feulement de vingt-sept ans. Ferdinand, quiet °u passé à Naples, dont Goníalve luy avoit remis la Vi-ceroyauté ,n’y put faire un long séjour, parce que la ReineRanne, queJa douleur d’avoir perdu son mari avoit miseors de son bon sens , étant incapable de gouverner lesjssands de Castille le rappel le ren t pour prendre foin, desqui dévoient appartenir à Charles son petit-fils. Fer-inand profitant de la haine que Jules II. avoit pour LoiiisÍ-E. stòy de France,qu’il avoit excommunié , luy & touses Alliez , s’empara de la Navarre, que le Pape avoit aban-ponée au premier qui la pourroit occuper,à cause que JeanAìbret qui en étoit Roy, avoit pris les intérêts de la Fran-e * II fit réunir ce Royaume à la Castille , & tâcha d’y fairePprouver son Testament, par lequel il dispofoit des Mo-^ ar chies de Castille & d’Aragon, en faveur de f Infant Fer-.^jì^pdsonpetit fils,au préjudice de Charles son aîné,qu’ilc l ® u être assez puissant avec les Pays Bas & d’autres íùc-t bons; mais ceux dont il prit conseil fur ce Testament,.^battirent son dessein , par de fi fortes raisons, qu’il futfiti CC s *y tendre. Ainli il déclara fArchiduc Charles he-er de Castille & d’Aragon ,& des Couronnes que l’on yTome I.
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avoit unies ; & fans écouter la haine qú’iLavoit eue jusque-là pour le Cardinal Ximenez , il le nomma pour gouver-ner f Espagne aprés fa mort, pendant la vie de Jeanne íàfille, qui avoit perdu la raison ; ce qui la fit appeller feannela Folle. II mourut le rz.dejanvier 1516. L’ArchiducChariess’étant fait reconnoître: pour Roy aprés fa mort par fEm-pereur & par le Pape Léon X. Ximenez, malgré l’avis deceux qui prétendraient que quelque inhabile que fût laReine Jeanne,on ne pouvoit violer le serment qui luy avoitété prêté,ni reconnoître un autre Souverain tant qu’elle vi-vroit, fit proclamer dans Madrid son fils Charles, Roy dêCastille & d’Aragon, conjointement avec elle. Il en reçut lanouvelle en Flandre , où il étoit élevé, & comme il ne pou-voit s’éloigner des Pays-Bas,fans avoir pris des mesures avecFrançois I. Roy de France , qui eût pu les attaquer quandil eût été absent; on ménagea à Noyon une entrevûë deChiévres, Gouverneur de Charles, avec GouEier , qui in-sista au nom de François I. son Maître, à la restitution desRoyaumes de Naples & de Navarre. II s’y trouva de gran-des difficultez. Les Espagnols regardoient la Navarre com-me une barrière qui empechoit les François d’entrer dans lecœur de leur Pays, & ils ne pouvoient perdre le Royaumede Naples, fans exposer la Sicile , d’où ils tiraient des bledsdans les sterilítez qui arrivoient souvent en Espagne. Surces inconveniensil fut trouvé à propos d’attendre que Char-les eût pris possession de la Castille & de f Aragon, afin qu ilfût en pouvoir de parler en Maître. On fit cependant unTraité secret, par lequel on arrêta que ce Prince épouseraitLotisse, fille de François, qui n’avoit qu’un an ; qu’en atten-dant qu’elle fut nubile,il feroit tenir vingt-cinq mille écuspar quartier , pour son entretien à la Cour de France, oùelle feroit élevée jufqu’à l’âge de douze ans, qu’elle auroitpour dot la portion du Royaume de Naples, qui devoir ap-partenir à la France par le partage de 1 jor. qu’en cas qu’ellemourût avant la consommation du mariage,Charles épour-feroit une de fes soeurs, s’il arrivoit qu’elle en eût ; que fiFrançois n’avoit point de filles , il luy donneroit Renéede France fa belle-soeur, aux mêmes conditions ; que ce'smariages ne fe faisant pas, la portion de Naples feroit réu-nie à la Monarchie Françoise, & que la Navarre feroit resti-tuée dans six mois à Jean d’Aîbret ; que si dans un temps stcourt, Charles ne pouvoit disposer les Etats de Castille àcette restitution , François pouríoit employer une arméepour recouvrer ces Royaumes, fans contrevenir au Traité,qui portoit d’ailleurs qu’il y auroit ligue défensive envers& contré tous, entre la France & l’Efpagne. On fit aussi unTraité pùblic, où les mêmes conditions étoient contenues ■„à la referve que pour la restitution de la Navarre & duRoyaume de Naples, les deux Rois promettoient de s’cnrapporter à des Arbitres. L’Empereur Maximilien étantmort au commencement de 1519. il y eut de fortes briguespour f Empire, tant du côté de François I, que de Charles.Ce dernier fut élû Empereur le 24. Février,fous le nom deCharles-Quint.L’an 1520 il passa enAngleterre,pour engagerle RoyHenriVIII.à ne prendre aucune résolution à son pré-judice avec François I.II avoit laissé pourRegcnt en EspagneleCardinal deTortofe,Ximenez érantmortdepuis z. ans. LesGrands qui n’avoient pû obtenir de luy ce qu’ils luy avoientdemandé, au sujet de l’exclusion des Etrangers qu’il élevoitauxMagistratures,firent agir le Peuple,qui aprés s’être plaintque les Flamands avoient pillé tout le Royaume, fe porta àune révolté ouverte. Les Bourgeois ayant pris les armes à Sirgovie , firent instance au Cardinal de sortir d’Efpagne,ainsique tous ceux de fa Nation. L’AîcaideRonquillo y alla avecde bonnes troupes, & fur le refus qu’on lui fit d’ouvrir lesportes, il employa le fer & le feu dans tout le Pays. Ces vio-lences remplirent d’indignation les Bourgeois deTolede,qui ayant surpris Ronquillo taillèrent fes troupes en piecey.Ce premier avantage engagea dans la révolté les villes deBurgos, de Valladolid, de Salamanque, d’Avila, de Zamora,de Léon & de Toro. Elles formèrent une efpece de Répu-blique , & établirent un Conseil où chacune envoya un Dé-puté. La Haute-Nobîesse fut invitée de s’y trouver en per-sonne , ou d’y envoyer en son nom. On traita comme destraîtres tous ceux qui refusèrent d’entrer dans ce Parti. II yen eut de pendus, & plusieurs maisons des Grands furent ra-sées ou pillées. Pour avoir un prétexte de justice, ils tirè-rent la Reine Jeanne deTordesillas, & la reconnurent poufleur Souveraine, afin de pouvoir regner sous son nom. Lajoye qu’elle eut des respects qu’on lui rendit suspendit pourquelque temps fa folie, & il fembloit qu elle dût revenir