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dans son bon sens.-Les Rebelles n’ayant point d’argent pourpayer les Troupes, prirent les Châsses des Saints qui étoientdans la grande Eglise de Tolede, ayant la Reine à leur tête,& en fondirent sargent pour faire battre de la monnoye. LesMécontens se faisoient craindre par tout; mais enfin le Com-te de Haro qui «hammandoit farinée des Gouverneurs queTEmpereur avoit laissée en Espagne, marcha droit à Torde-íìllas, & s’en rendit maître, s’emparant de la personne de laReine qui y étoit retournée» Ce changement détruisit leParti des Révoltez , & «Railleurs les Gouverneurs aflcmble-rent en peu de temps une armée nombreuse , en faisant ve-nir quelques troupes de Portugal qu’ils joignirent à cellesqui gardoient la Navarre. L’an 452,5. François Rayant assié-gé Pavie en personne fut fait prisonnier & conduit en Espa-gne dans le Château de Madrid, avec ordre de le laisser sor-tir de jour tant qu’il lui plairoit, pourvu qu’il ne fût montéque fur une mule, & qu’il demeurât toujours au milieu deses Gardes ; mais il n’eut pas la permission de voir l’Empe-reur. II fut mis en liberte treize mois aprés fous des condi-tions que les Espagnols même trouvèrent fi injustes, que leChancelier"Gattinara aima mieux remettre les Sceaux quede les sceller. L’Empereur épousa Isabelle, Infante de Por-tugal, & ayant eu avis que François , aussi tôt aprés fa libertérecouvrée, avoit signé une Ligue contre lui avec le Pape , &avec la République de Venisè, il envoya Moncade en Italiepour tâcher de rompre cette union. Moncade n’ayant pû envenir à bout, pratiqua les Colonnes contre le Pape, qu’ilobligea à désarmer sous prétexte d’un faux accommode-ment. Le Cardinal Pompée Colonne marcha contre Romeà la tête de huit cens chevaux & de trois mille hommes depied. Le Pape surpris se retira dans le Château Saint-Ange,où il fut contraint de capituler & d’accorder à Moncadetout ce qu’il lui demanda pour l’Empereur. Le Connétablede Bourbon qui étoit dans le parti de ce Prince, &comman-doit son armée, résolut de l’employer à conquérir le Royau-me de Naples pour lui-méme, & manquant d’argent pourpayer les troupes, il jugea à propos de les mener devant Ro-me, afin que le pillage de cette superbe ville le pût enrichir.II y arriva le. 5. de Mars 1527. ayant fait une telle diligenceque le Pape le croyoit encore au-delà de l’Àpennin. II la fitsommer,& s’étant avancé pour la reconnoître, il vit un Bour-geois qui sortoit par une brèche. II voulut le suivre ; maisil tomba fur la muraille percé d’une arquebusadè que lui ti-ra un des siens. II se fit couvrir de son manteau, dé peur quela connoissance de sa mort ne fit suspendre l’attaque. La vil-le fut prise, & le Pape se retira encore une sois au ChâteauSaint Ange. Rome fut pillée , & les Impériaux y commirentdes impietez & des cruautez inconcevables. Le Saint Pere,contraint de capituler , promit quatre cens mille écus d’or,cent mille comptanr,& de remettre entre les mains del’Em-pereur, outre le Château Saint Ange, les villes d’Ostie, deCivita-Vecchia, de Cita di Castello, de Parme , de Plaisance& de Modene, qu’il retiendroit aussi long-temps qu’il vou-droit. François I. jugeant parle mauvais succès de ses armesen Italie, qu’il lui leroit impossible de retirer par la force sesdeux enfrns dés mains de l’Empereur, écouta les offres deMarguerite d’Autriche, Gouvernante desPays-Bas,qui pro-mettoit de l’accommòder avec ce Prince. Le Traité qui futconclu ne se trouva guere moins désavantageux à la Franceque celui de Madrid. Le Pape qui eut avis de cette négo-ciation , fit son accommodement particulier , par lequel ilacquit à fa Maison l’Etat de Florence. L’Empereur y appor-ta beaucoup de facilité, parce qu’il vouloit aller recevoir àRome la Couronne Impériale. S’étant embarqué à Barcelo-ne l’an 1529. il aborda à Germes où il trouva le Légat du Pa-pe & un Ambassadeur du Duc de Ferrare qui l’y atten-doient. II passa de là à Plaisance premiere terre de l’EtatEcclésiastique, où trois Légats lui firent jurer qu’il n’entre-prendroit jamais fur la liberté de l’Eglise. Ensuite il se ren-dit à Boulogne où il baisa les pieds du Pape, & fut couronnéavec la Couronne de ferqu’on aVoit apportée de Milan.Trois jours aprés la Couronne d’or lui fut mise fur la tête.On le fit Chanoine de S.Pierre, & il servit à la Messe avecl’aumusse. Lorsqu’il eut reçû les marques de la Dignité Im-périale, il s’en retourna en Alemagne,& convoqua une Dieteà Auíbourg pour faire élire Roy des Romains Ferdinandson freref, devenu Roy de Hongrie par la mort de Louis,dont il avoit épousé la sœur. On élut ce Prince le 5. de Jan-vier 1531. nonobstant les protestations du jeune Federic, filsaîné du Duc de Saxe, au nom de la Ligue de Smacalde.L’Empereur convoqua ensuite une Diete à Ratiíbonne, &
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tâcha d’appaifer les Princes Protestans dans le besoinavoit de toutes les forces d’Âlcmagne , pour oppose" Rman II. Empereur des Turcs qui étoit entré en Hongravec une armée de six cens mille hommes,& quiau lieu d aler à Vienne se presenta devant Lints qu’il ne put prenuren un mois faute de gros canon. Soliman leva le lïege p oUaller combattre l’Empereur ; mais la fiere contenance deChrétiens l’obligea de se retirer à Constantinople. Apres ^retraite Charles-Qujnt s’étant abouché avec le Pape, ils condurent une Ligue contre la France, où tous les Princes dtalie entrerent, aprés quoy il repassa en Alemagne parFrioul, pour se mettre en état de faire avorter les deíleinde Soliman, qui en 1533. passa la Drave & assiégea Vienne >mais ce Prince extrêmement scrupuleux, comme le font tou^les Turcs, fe retira à Belgrade fans oser poursuivre son en 'treprise, parce qu’on luy dit que des poulets fraîchemenéclos avoient chanté comme font les coqs. II prit cela a maU'vais augure, & abandonna vingt mille chevaux qu’il avoienvoyez faire des courses en Autriche , & qui furent tailleen pieces dans le temps qu’ils aboient rejoindre l’ArfflCOthomane. L’Empereur ne poursuivit point Soliman, & 1contenta d’avoir délivré l’Àlemagne. Des troubles s eta°élevez dans les Pays-Bas, il prit le parti de se confier àneroíité dé François I. pour les aller appaiser. II vint à P aríoù il paffà quelques jours , aprés quoy le Roy l’accompag 0 *jusqu’à Saint Qaentin où ilPfe séparèrent. Dés qu’il fut ‘ ula frontière, les Rebelles luy envoyerent des Députe#p ol jimplorer fa clemence , &il rétablit le calme à Gand pat ‘châtiment des plus coupables. L’an 1541. il mit fur pied udarmée considérable, & alla en personne à la conquête d A 'ger. La tempête ayant séparé sa flote , l’escadre qui obed'soit au Commandeur de Mendoce fut écartée du rest e ’& l’Empereur ne put arriver devant la Place que led’Octobre. Le siégé sut commencé ; mais l’orage le p^terrible qu’on ait jamais vû fur la mer Mediterranée, Wayant coulé à fond six vingt vaisseaux , & dissipé les b ar 'ques longues , fur lesquelles on avoit porté les vivresCharles fut obligé de se rembarquer avec son arméeles navires qui lui restoient & de s’cn retourner enpagne, abandonnant ses tentes, son bagage, & une partie d
que révolution pendant_ _, _ __
par lequel il étoit permis aux Prêtres de íe marier, & aU *Laïques de communier fous les deux Especes, en attendsla décision du Concile. Comme fa santé s’affoiblissoit, dvenir auprès de lui Philippe son fils unique, pour l’insttuit edes affaires, & aprés qu’il l’eut fait reconnoître pour Souve-rain des Pays-Bas, il retourna avec lui en Alemagne, dans*,dessein de le faire élire pour son Successeur à 1 Empire; iB alSFerdinand frere de Charles, qui étoit déja Roy des R- 0 'mains, refusa d’y consentir , & les Electeurs témoignerezqu’ils ne vouloient pas un Maître qui fût si puissant. Le p elíde succès qu’il eut au siégé de Mets qu’il ne put prendre »quoyque son armée fût fort nombreuíe, ayant commence 3lui donner de fortes pensées pour la retraite , il ne song fi3plus qu’à quitter le monde , & pour executer ce dessein -jjdonna ordre à son fils Philippe qui étoit à Londres, où >avoit épousé Marie,devenue Reine d’Angleterre par ladu Roy Edouard son frere, de le venir trouvera Bruxellesoù ayant assemblé tous les Grands de fa Cour en 1556. il yun Acte de renonciation entre ses mains du Royaume d’H'pagne & de ses dépendances, des Pays Bas & des Maîtrisede la Toison de Saint Jacques, d’Alcantara & de Calatrav 3 'La Reine Jeanne fa mere étoit morte un an auparavant R 7 'de Septembre de la même année,il dépêcha le Docteuren Alemagne , pour porter à Ferdinand l à renonciation 3l'Empire en fa faveur, & des Lettres à tous les Elect^qu’il prioit d agréer fa démission , & de déférer au PriR?son frere la Couronne Impériale. Ensuite il s’embarqi 13 *Flessingue, aborda en Biscaye, alla par terre à Valladolid, *fe rendit de là au Couvent desHieronimites ,où il avoir ré-solu de finir fa vie. II y mourut le 21 de Septembre 1558* ^fa cinquante-neuviéme' année , aprés avoir reconnuJuan d’Autriche pour son fils naturel.
Philippe II. Roy d’Espagne par la démission de l’Emp e ’reur Charles-Quint son pere, étoit né en 1527. d’Isabelle ssPortugal. N’étant encore que Prince d’Espagne, il épo a ^Marie fille de Jean III. Roy de Portugal, & il en eut D 0 ?Carlos. Aprés fa mort arrivée en 1545. il fe remaria à M as ’Reine d’Angleterre, qui mourut le 15. de Novembre r