Band 
Tome I. [A - D.]
Seite
585
JPEG-Download
 

CE I

GEL

585

— j Sc si Ton n'est: promptement secourir, oh meurt eh six* e Ures. Un autre rend les hommes Curieux en les mordant,5 e * a morsure les fait mourir en vingt-quátre heures. On enr °uve un autre, dont le venin est si violent, que si quel-^ un en est piqué, le sang luy sort aussi-tôt par tous les po-res Cans qu’sl y ait de remede.11 y en a encore un autre d’unec ,?uleur brune,long de trois palmes,&qui n’a que la grosseurune corde de violon. II Ce perche fur un arbre , & fil voitpuer un boeuf, un cerf, un sanglier ou un éléphant, il feïUc^sijj- cet animal, dont la chair tombe par morceaux de» a Zrvssenr du serpent, en quelque endroit qu’il fait attaqué,^uirnal demeure immobile fur la place, le venin agissantuujours intérieurement fans qu'il paroisse rien au dehors.

, e serpent est assez rare. Quelques Curieux ayant ouvert., es animaux qu'il avoit tuez , leur ont trouvé toute la chairac hée & pourrie, quoyque la peau fut entiere. 11 y en a un.^tre également gros & long , & d'un beau verd, quiM'on11 tirer les yeux de ceux qu'il attaque. Celuy qu’on appelleytbra de cabillo est fort respecté des Chingulais, qui le nom-^?.pt ìsàa & Nagaia , le Roy des serpens. Ils croyent que*;s en avoient tué un, tous ceux de la même efpece venge-ant fa mort fur toute la famille du meurtrier, Sc mange-aient fa femme , fes frerCs Sc ses enfuis. Ainsi quand un deE es serpens a mordu un Chingulais, ou luy a causé quelque°mrnage, ils l’enchantent, l'obligent de venir devant eux,

■ a ?rés qu'ils luy ont fait une réprimande, ils fe persuadent^ il ne leur fera plus aucun mal. If ennemi mortel des fer-Pens est un petit animal appellé Mangus , qu'ils ont dans leurie. II est gros comme un furet, & dés qu'il en sent quel-Un, il ne fe donne point de repos qu'il ne fait tué. Si le~~ an gds est piqué , il a recours à une certaine herbe qu'il■JP an ge aufli tôt, Sc qui est pour luy un contrepoison sortQuoyque ces Mangus soient tres-méchans, & qu'ils^pargnentmi les poules ni les coqs d'Inde , on prend foine n élever, à cause des serpens qui font tres-communs en9 e Pays-là. On y est aussi fort incommodé des singes. II y en« slni ne vont que par troupes, qui remplissent leur ventrei^Urs mains de grains, & qui en emportenf autant qu'ils-1 tUvent, ce qui oblige à mettre toutes les nuits des gens eno^tde pour les faire fuir. Ils viennent jusque dans les jardins1 an ger les fruits qui y croissent. Ils font fans barbe , & ontv ifageblanc, & de longs cheveux fur la tête, qui fe parta-Sc tombent comme ceux d'un homme. II y en a d'au-'qui ont le poil gris, le visage noir, & de grandes barbesplanches d'une oreille à l'autre, enforte qu'on les croiroit.^ vieillards. D'autres ont le corps & le visage blanc avecsortdongues barbes, & ni les uns ni les autres ne font pas? a Ucoup de mal, parce qu'ils demeurent dans les bois où ils* v ent de feuilles & de bourgeons d'arbres. Quand on lesy :n d, ils mangent de tout. Une autre grande incommoditédes sangsues. L’Iste en est remplie, & l'on ne peutIre Un pas dans les bois que l'on n’en soit attaqué. Elles^ontent le long des jambes & des cuisses, &s’y attachent sij° rt , qu'il est malaisé de leur faire lâcher prise, si elles ne^gorgent de sang. II y a plusieurs sortes de fourmis, gran-5 > es & petites. Celles qu'on y trouve en plus grand nombrea Ppellent Vacos. Toute la terre en fourmille. Elles font dee diocre grandeur, ont le corps blanc & la tête rouge, &® v orent tout ce qu'elles peuvent trouver, le drap , le bois,Jhfqu'à la paille dont les maisons sont couvertes. Elles^°ntent le long des murailles, & fe font avec de la terre unet , an iere de voûte , qu'elles continuent tout le long de leur■f> e et bin, à quelque hauteur qu'elles aillent. Si cette arcadeq rc ^npt en quelque endroit, elles reviennent toutes, quel-to 6 ^«ignées qu’elles soient , pour raccommoder ce qui est^ ^PU. Dans les endroits où il n'y a point de maisons, ellesOii r- ent 'de petites montagnes de terre hautes de quatre, cinqa bK P* e ds, Sc qui sont si fortes, qu'à peine on pourroit lesçjj at tre avec des pierres. Le dedans est plein de vpûtes oùJ es es demeurent, & font leurs nids à peu prés comme font^Jbches à miel. Comme elles multiplient beaucoup, ellesUr ent aussi par pelotons. Quand elles ont une fois dese ^ es élèvent dans l’âir vers f Occident en si grandjon ° re - qu’on a de la peine à voir le Ciel. S’élevant toil-es plus haut, elles ne cessent point de voler, jufqu’à cej? ta ut épuisées, elles tombent mortes par terre.

a au ® dans cette même Isle quantité de pierres pré-que i* S> de sorte qu'à la referve du diamant, il n’y en á pointP as sih n n V trouve. Les perles que l’on y peíche ne sonttìy a be des que celles de Baharem ; mais en récompense il3 P°int ailleurs de si bel y voire. II y vient du poivre,&Corne í.

dn y trouve du bòis & des pierres à bâtir. La terre y pro-duit du bled, de l'huile, & même du vin , du coton, plu-sieurs racines pour 1a teinture, du gingembre, du cardà-mon, des mirobalans, du corcoma, % plusieurs autres dro-gues médicinales ; mais particulièrement du ris qui y vienten si grande quantité, qu'elle en fournit toute la côte dcCommande!. Le plus grand commerce des habitans est ce-luy de la canelle. -

' L'Isle de Ceilan fut découverte en 1506. par Laurent, filsde Francisco Almeida, qui en prit possession au nom d’Ema-nuel, Roy de Portugal, en y érigeant une Colomne ^ecune Inscription comme si elle n'eût point eu de Maître. vDe-pendant il fit un Traité dans le même temps aveC un desRois de l’Ifle, par lequel il luy promit la protection du Royson Maître, à condition qu'il luypayeroit tous les ans untribut de deux mille cinq cens quintaux de canelle. Lés Por-tugais fortifièrent depuis la ville de Colombo à sept degrezde deça la Ligne, & ils s'y font maintenus jufqu’en 1657. quèles Holiandois prirent cette importante Place fur eux, ce quileur sis perdre tout ce^qu’ils tenoient auparavant dans cetteIste. Ces derniers ne commencerent à y faire leur commer-cé qu'en 1602. du temps de Fimala Derma Suri Ada, Roy deCandi, le plus puissant, & en quelque façon le Souverain deliste, où ils ne furent pas mieux traitez d'abord que les Por-tugais. Fimala Derma ayant assez bien reçu l’Amìral des Hol-landois, fit tuer de sang froid leur Vice-Amiral au mois deJuin 1603. avec cinquante de fes gens, de forte qu'ils perdi-rent alors toute esperance de s’y pouvoir établir, ce qu'ilsont trouvé moyen de faire depuis, en prenant fur les Portu-gais le Fort appellé Punto de Galle , & en faiíànt fortifier lePort de Negombo , où ils font un grand trafic qui s'est ex-trêmement augmenté, depuis' qu’ils fe sont rendus maîtresde la ville de Colombo. Les Portugais y entretenoient ordi-nairement une garnison de huit cens hommes, & avoient faitprendre quelque teinture de la Religion Chrétienne à Fi-mala Derma ; mais elle fut bientôt effacée par la complaisan-ce qu’il eut pour les Chingulais, de sorte qu'aprés là mortfes Successeurs sont retombez dans le Paganisme. Quelques-uns de ces Insulaires adorent une tête d'élephant, faite depierre ou de bois, & disent qu’ils font cela pour acquerirdela prudence, étant persuadez que les élephans de Ceilan,sont plus avisez que tous les autres, & même qu’ils ont plusd’esprit que les hommes. Us croyent que le monde ne périrapoint, tant que leur grande Mosquée qu’on découvre de fortloin dans.í a mer, entre Punto de Gallé& Montedalo subsis-tera. Ils ont en leur Isle une montagne plus haute que tou-tes celles qui font dans les Indes. Ils l'appellent Pico de Adam,Sc prétendent què c'est le lieu où le premier homme a étécréé, que le puits qui est fur cette montagne a été fait deslarmes qu'Eve versa pour la mortd'Abel, & que l'Isle deCeilan saisoit partie du Paradis terrestre.* Mandesto, Voya-ges des Inde* , hv. 2. Jean Ribeyro , Histoire de l’ijle de Ceilan.Robert Knok, Relation du Voyage de l’ijle de Ceilan.,

On appelle Manche de Ceilan la partie del’Ocean Oriental,qui est entre la partie Méridionale de la Presqu’Ifle de l’Indedeça le Gange au Couchant, & l’Isle de Ceilan au Levant,depuis le Cap Comorin jusqu'au Détroit de Manar.

CEIRESTE. Bourg ou village de France en Provence,nommé en Latin Ceirepa. II est situé prés de la côte, entreMarseille & T@ulon. C’étoit autrefois une ville que les An-ciens ont nommée citharifta Sc Cithanfies. La Ciotat qui n'enest éloignée que d'une lieuë, a profité de fes pejrtes.* Maty,

. Ditt. de Holl. 1701.

CELA. Cité de la Terre-Sainte, qui avoit porté aupara-vant le nom de Cita. Socrate rapporte dans son Histoire Ec-clésiastique , que l’on voyoit le Sepulchre du Prophète Mâ-chée à quelques stades de là. Ceux du Pays l'appelloient leMonument fidelle. * Juign é, Dicl. Cofm.

CELADYSSA. Petite Isle de la mer Egée 1 , située prés decelle deDelos, & appellée autrement F ermene Sc Artemite. Leshabitans de Delos y faisoient porter leurs Morts, parce qu'ilne leur étoit pas permis de les enterrer dans leur Isle.* Thu-cidide, lív. 4. de la guerre du Peloponese. Pline, liv . 4. chap. 12,Juigné, Dicl. Cofm. .

CELiENA. Nom que les Anciens ont donné à la villed'Apamée qui est dans l'Anatolie, Sc sujette aux Turcs.

CELAMA. Ville ancienne de Barbarie qu’on nommeprésentement NessLoâ.

CELANDUS. Riviere qui coule dans le Portugal, & queceux du Pays nomment cJvado.

CELANO, Ville de l'Abruzze Ultérieure dans lèRoyau-

Eeee