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Tome I. [A - D.]
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medeNaplcs, avec titre de Comté, en Latin CàUnîim, Elleest située fur laiin du Latium , auPays des Maries, proched u Lac qui porte son nom. Quelques Géographes la pren-nent pour f ancienne Gtkernum.

Le Lac Celano , autrefois Lacus Marforum ou Lacw Facinrn ,est aux confins de l’Abruzze Cíterieure, & de la Terre deLabour. L’Ennpereur Claude entreprit inutilement de lefaire décharger dans h mer par un long canal. Le Connéta-ble Colonne possede plusieurs villages autour de ce Lac. Leprincipal est Tagliacossa en titre de Duché. * E. D. R. N ou-veau Voyage d’îtalie, T ornez. ,

CELDALES 1 Peuples de TAmerique Septentrionale dansl’Audience deGuatimala. Ils ontieur demeure dans la Pro-vince de Chiapa , & ce qui les fait principalement cormoî-îre, c’est que leur Langue est commune dans toutes les Con-trées des environs. * Maty, xM. de Holl. 1701.

CELEBES ou Macajfar. Grande Iste d’Aíìe située entrecelles de Bornéo & les Molucques, en Latin Celebis & Ma-caffarïa. On la prend pour une des Sindes de Ptolemée.L’Iste des Celebes a été long temps distinguée de celle deMacassar ou Macasser, quoyque ce ne soit qu’une mêmechose , & ce qui confirme cette vérité , c’est qu’on y metaussi-bien leRoyaume de Cion qu’en Macassar ; outre queson tour qui est de trois cens lieuës, est le même que l'ondonne à Macassar. Elle est composée de plusieurs petiteslíles si proches les unes des autres ,qu’on ne les,prend com-munément que pour une feule divisée en six Royaumes. Leprincipal est celuy de Macassar. Les autres font C:on ouCian , Sanguin, Cauripana, Getignan & 8 u par , selon Go-tha rd Arthus. Cette Isle de Celebes est tres-abondante entoutes sortes de vivres, & particulièrement en ris , de fortequ’en ìa côtoyant dans les mois de Mars, Avril, May & Juin,on en voit la campagne toute couverte. Aussi n’y a-t-il rienqui n’y soit semé, à la réservé de ce que les habitans conver-tissent en prairies pour la nourriture de leur bétail, & de cequ’ils occupent pour les cocos. Ils ressemblent fort pour levisage aux Pegiians & aux Siamois, & ils ont été Païens com-me eux. On dit que pendant qu’ils fuivoient le Paganisme,ils étoient Antropophages, & que les Rois des Molucquesenvoyoient les criminels dans leur lslepour en être mangez;mais aujourd’huy il ne fe trouvé guere de gens plus traita-bles dans toutes les Indes, quoy qu'ils fe réconcilient fortrarement avec ceux qui fe sont déclarez leurs ennemis.Leursprincipales armes sont Tare & la flèche dont ils empoison-nent la pointe , ce qui rend la playe mortelle. Ils sc ferventpour cela du suc de certains arbres de fille de Bornéo,qu’ils ont fart de temperer selon f effet ou lent ou précipitéqu’ils veulent qu’ait le poison. L’air est fort bon & fort saindans cette Iste, & les chaleurs n’y sont point fâcheuses, à cau-se que le Soleil attire tant de vapeurs & d’exhalaifons dansla grande force qu’il a,que leur plus rude Hiver eílle tempsque nous appelions icy le plus chaud Eté. Cette Jemperature de l’air qui empêche qu’il ne faste jamais froid en ce Pays-là, est cause que les hommes vont nuds depuis l’estomac enhaut ; mais les femmes sont entierement couvertes depuis lespieds jufqu’à la tête, & elles ne montrent pas même leur vi-sage. Elles laissent croître leurs cheveux & fe ceëffent com-me les Malayes. Quelques-uns disent pourtant qu’elles vontnues jusqu a ce qu’on les marie. Outre les cocos que l’onrecueille en cette Iste, on y trouve du coton, du fandal,deî’yvoire, de for, & beaucoup de perles dans la mer voisine.Elle nourrit quantité de bustes, de chevaux , de chèvres, debêtes sauvages, avec des faisans, des paons, des hérons, despoules d’índe, des canards sauvages , des tourterelles, &grand nombre d’autres oiseaux qui ne sont point connus enEurope. On n’y voit point de pourceaux , pârce que cesInsulaires qui suivent la Loy de Mahomet les ont tous ex-terminez. Leur principale nourriture est le poisson qui s’ytrouve en abondance, &c qui est si bon , qu’on tient que ce-îuy d’Europe n’en approche point. Les outils avec lesquelsils travaillent ont au lieu de fer des arrêtes de poisson. Ilsvont aux Molucques charger du girofle, du cuivre, desdraps de Cambaye & de f étain, & ils y portent des épéesfort longues & larges, de la quinquaillerie de fer, & de for.L’an 1646. le Pere Alexandre de Rhodes alla dans cette Ifie,& rapporte que cet Etat étoit alors fous un Roy mineur ,qui avoit pour son Ministre c arimpatingaloa, homme remplide tres-bonnes qualitez & si modéré, que les Grands & toutîe Peuple, qui étoient charmez de fa sagesse, voulurent se-couer le joug d’un Roy enfant, 8 c le presserent de se mettresur le Trôno; mais il demeura toujours sidelle à son légitimé

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Souverain. Qupy qu’il fut Mahométan, il favorisoít de toi-son pouvoir la Religion Chrétienne. * Barboía. Jarric, lt>ch. 12. & li. 6 . ch. 37. Mandcílo, Voyages des Indes ■, liy. z.

Les Istes Celebes, selon ce que rapporte Argenfola d a0son Histoire de la Conquête des Molucques , sont dlvisteentre plusieurs Rois. Celles de Bifaya abondent en fer ; ce ^les de Mafcaya & Maíbate ont beaucoup d’or. L’Ifle delogo, & quelques autres, ont des vivres en quantité, & seu?niísent diverses drogues, comme du bois de santal, de la dnelle, du camphre, du gingembre & du poivre long. Qp 5 'ques-unes font soumises au Roy de Bornéo, quelques autrÇà celuy de Tydor , & d’autres à celuy de Bacham ; ® aIS ,plus grande partie obéit au Roy deTernate. La plupartces Insulaires font traîtres , & il y en a plusieursnuds, ayant le corps peint de figures ,de plusieurs a §\& d’autres façons. Ils portent leurs cheveux long sdans fur leurs épaules, ou nouez ou attachez & coupez iufront. Ils ont le visage long, les dents noires & polies, &oreilles percées. Ce font gens vilains, saies, & malhonneidans toutes leurs maniérés. La Ligne Equinoxiale coupe cIfles qui font remplies de villages &de petites habitations >enforte que toute une famille ou une parenté n’occupe qu umême lieu. Ces Peuples Barbares attachent aux muraillesleurs maisons les cheveux des ennemis qu’ils ont vaincus ■tuez à la guerre, & plus elles en font garnies plus ils en utede gloire. Ces Istes produisent plusieurs choses extraor 'naires , entre lesquelles on peut mettre un certain arWgrand & large qui a une propriété tres-surprenante. Si stuequ’un fe couche destous du côté de l’Occident, sombref arbre est capable de luy causer la mort, à moinsqu il nereleve promptement pour aller fe mettre du côté opp 01 ^vers l’Qrient, où sombre du même arbre à peu de distand’un lieu à f autre est f antidote contre le venin dé la p fÊmiere ombre.

CELEE. Fleuve d’Afrique dans le Royaume d’Algej'II est appelle Safran à quelques lieuës de la mer, & fesborsont ombragez d’arbres proche de Matigia. On croît st uc’est le chinaiafde Ptolemée. Son embouchure est à rr°grands milles de la ville d’Alger. * De la Croix, Histoire d Apque , T orne 2. ,

CELEMANTIA. Ville ancienne des Qnades ; EUe.J 1 ®considérable, & ce n’est plus aujourd’huy qu’un vstlagde l’Autriche nommé Kalmintzn

CELENDR 1 S. Ville d’Asie dans la Cilicie. Cette viU e e J.accompagnée d’un Port, & appellée aujourd’huy PAnofpar quelques-uns, & crionero par quelques autres. * -^ aV òn-

CELENE. Ville qui fut anciennement la capitale duyaume de Phrygie. Les Phrygiens qui habitoient à ^ eI l t0 r padoroient les rivières de Meandre & de Maríyas. Ib f aC jfioient aussi à lâ Lune , & rendoient de grands honneur 5Atis comme au serviteur de la Mere des Dieux.*J^ aVÍ TPhrygie. , , re .

Strabon , liv. i2. dit que cette ville étoit de f Asie P ro t ‘ ement dite, & qu’elle ne cedoit en dignité qu’à Ephefe ; st ^c’étoit un lieu tres fréquenté pour son commerce ; stuefleuve Marfyas passoit au milieu de la ville , & se t eD j 3aussi-tôt dans le Meandre. Elle étoit située au pied demontagne Signia, dans la Phrygie dite brûlée, & JesrM e ^d’Obrima & d’Orba, qui fe déchargeoient aussi dan 5 ^Meandre en ce lieu-là ,baignoient fes murailles. Onpuis faite la capitale de la Pisidie, & elle est nommée pf etement Apami'g. * Le Pere Lubin, Tables Géographiques .

CELESIRíE. Contrée de Syrie qui s’étend entre l aluside juíqu’à f Arabie & l’Egypte. On f appelle aujo^d’huy B ocalbalbec , à cause de la ville de Balbec anc lèfíment Heliopolis. C’est proprement celle qui sc trouve coprise entre les monts de Lyban & d’Antilyban. Proie ^met cn ce Pays celuy de Damas avec fa ville; les aUtre l 1 aSífont une Province séparée qu’ils nomment Syrie de f*? ollElle s’étend, selon Cotovic, depuis la riviere de Vala I JJp ^l'Euthere jufqu’à la Cilicie, ayant au Ponant le Gou ^l’Àjazze, au Nord la Cilicie, au Levant la Comagene, ^Midy là Syrie de Damas, qu’il n’y met pas comme P ^mée. Entre ces deux monts est une plaine dont lavers la mer est de deux cens stades, & la longueìlr de st 1 *cens au dedans du Pays. * Davity , Etrts du Turc tn fr' p ,

CELEUSUM. Nom ancien du bourg de la Bavière ïpellé présentement Neujiar. r tI 'jj

CELINE. Riviere d’Italie qui arrose le Frioul, eoCalma. Elle a fa source entre celle de Tajamento, & ride Cadore , & passe par Monte Reale, & par le vist 3 D e