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Tome I. [A - D.]
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^Esiiàgo, où étoit l’ancienne ville de Celina, aprés quoy elleA se jetter dans la riviere de Medune. * Maty, Dict. de Hall.* 701 .

CELIOBRJGA ou Cœliobriga. Ville ancienne des Callay-^Ues Bracariens. Quelques Géographes disent que c’est la, “le de Bragance, dans la Province d’Entre-Douro & Min-“o en Portuval, & d'autres celle de Barcelos dans cette mê-^ Province"

> EELL. Ville Impériale d’Alemagne, située dans le Payse Mortnaw, petite Contrée de la Suabe. Elle n’est pas éloi-|^ e e de celle de Gegenbach, & fut engagée.avec cette ville? Offenbourg au Marquis de Bade par les Empereurs. Lesy^ques (j[ e Strasbpurg la rachetèrent ensuite, & ensin FE-^ e qiie Guillaume la céda volontairement en 1414. à l’Em-P^reur Rupert sans en demander aucune chose. Cette villepetite qu’elle est, ne laisse pas de se gouverner en Re-r^rjique, comme étant Impériale. * Munster, liv. z.

VELL ou Zell. Ville d’Alemagne , nommée par les LatinsRatolfi , & par quelques Alemans Ratof-Cell, à cause deAatojf ou Rudolf, Duc de Suabe, qui luy donna son com-encement. Elle est belle & bien bâtie, située sur le Lac deV 0 hstance, au Nord de l’Iste & de sAbbaye de Richenaw &5 v ille de Constance. On y volt d’ordinaire force Mar-«ands qui trasiquent en froment. Elle obéit aujourd’huy àa Maison d’Autriche , quoy qtsautrefois elle ait reconnuP Ql tr Seigneurs les Abbez de Reichenaw. * Munster, liv. 3.Voyez , Zell.

^ EELLE. Abbaye de Filles de FOrdre de Saint Benoît,j^ée au pied des montagnes de Caudelon en Provence , enjMn C elU. Elle est prés de la riviere de Caranne à une de-•j '-lieue de la ville de Brignole vers le Couchant d’Hiver,>pcese d’Aix.

ç c ELLE-DUNAISE. Bourg de France dans la Marche,15 Latin c dia Dunafii. II est situé fur la grande Creuse,^■atre lieuës au dessus de l’endroit où elle reçoit la petite

ç c ELLE FROUIN. Abbaye de France dans l’Angoumois,J 1 Latin cella Tru'ma. Elle est de FOrdre de Saint Augustin ,située fur la riviere de Sonne proche cf Angoulême.LELLES. Petite ville de France dans le Berry , en Latinijj.se S. Eujìcii. Elle est située fur la riviere de Cher vers lesidy Occidental, fur les confins du Blaifois & de la Solo-' Presque au milieu entre Bourges à f Orient, & Tours àOccident à quatre lieuës de Romorantin,& à neuf de Blois.c tte ville est ornée d’un beau Château, & d’une AbbayeUtrefois de l’Ordre de Saint Augustin ,& aujourd’huy des"ullans.

CELSINIìE & c elstniacus. Les Latins appellent ainsi lart^ e Sau ffil an g es en Auvergne.

. VÈLSITA. Ville ancienne d Espagne. 11 n’en reste plusy l°Urd’huy que les ruines, & on les volt dans le bourg deAndalousie, nommé Penafior.

CELTES. Peuplesanciens, qu’on dit être venus habiterEurope aprés le Déluge. Appien Alexandrin, & quelquesr> tfes, les font descendre de Celtus, fils de Polypheme & del . thée. II y en a qui tirent ce nom d’un Roy des Gau-pj IS >appellé celtes. Les plus anciens Auteurs Grecs, comme, er odote , le donnent indifféremment aux Gaulois,& aux0 ppiands. Plusieurs autres ne l’attribuent qu’aux Gauloispaires, & quelques-uns y ajoutent les Espagnols, per-j^adez que les Celtes s’étoient alliez avec'les Iberiens, ce queç e n °m de C dtiberiens donne lieu de croire. II est certain queç, °om ifa été proprement donné qu’à des Peuples de lajAMe. L’Empire des Celtes a fait bruit fous le régné d’Am’§at, Prince desBerruyers, qui-vivoit du temps de Tar-wnius Prifcus, cinquième Roy des Romains. Deux de cess Ve ux Bellovefe & Segovefe rendirent leurs noms cele-ír es par des Colonies qu’ils menerent, Fun en Italie, & Fau-ç e en Alemagne. Les Celtes occupoient encore du temps dee *ar fout ] e Pays qui est depuis le Rhin jusqu à FOcean,^.’-reles monts deVauge&les rivières de Marne, de Seine,Q Un côté , & le Rhône , les montagnes des Cevennes, & lajj 0 ar °nne de Fautre. Aprés César, la Région des Lester futuA^naée Gaule Celtique ou Lyonnaise , & Auguste luy donnaB ^ bornes le Rhône, la Marne , la Seine & la Loire , avecqr Oceane. * Tite-Live. Polibe. &Straboh.p a jj.ELTlBERES. Peuples de Fancienne Gaule , qui étant^lio* en Espagne occupèrent en Aragon la ville de Bilbilis,§°n U ^h u y C alatayud, Saragoffe, Terrassone, Borgia & Ala-en f A s poífederent aussi une partie de la Castille , comme°sit f 0 y i cs ailles d’íntercattie 8 c de Numanie. Cettetome 1.

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derniere étoit la plus renommée qu’ils eussent. Ce nom deCeltiberes ou Ceitiberiens, étoit formé de celuy des Celtes,& de celuy des Iberiens. C’est ce que témoigne Martial,quiétoit né à Bilbilis, lorfqu’il dit dans fa cinquante-cinquiémeEpigramme du Livre quatrième, Nos Celtis geniti & ex lbeús cLes Celtiberes furent les plus yaillans hommes de toute l’Ef-págne ; mais les plus cruels & les plus farouches, jusqu a cequ ayant été domptez par les Romains, ils prirent leursmœurs , leur langage & leurs habits. Ils n’étoient pourtantcruels qu’à Fégard de leurs ennemis & des médians, rece-vant les Etrangers fort humainement, eníorte qu’ils leur of-froient leurs logis à Fenvi les uns des autres, de quelque lieuqu’ils pussent venir. Ils vivaient de diverses chairs bien ap-prêtées, & leur breuvage étoit du vin emmiellé, parce qu’ilsavoient beaucoup de miel. Ils achetoient auísi du vin desMarchands qui venoient en leur Pays. Ils avoient grandequantité d’argent, ce qui lit que Marcel lu s exigea d’eux sixJ censtalens. Gracchus ruina trois cens de kurs villes , ce qui; marque que ce Peuple étoit nombreux.IIs'choisiiroientpourleurs gpns de pied ceux qu’ils connoissoient les: pl_us propresà Ja fatigue, & ne recevoient que les plus vaillans. pour ceuxde cheval. Ils portoientdesfayes noires tontes velues,& quel-ques-uns s’armoient de legers écus à la Gauloise, les autresde rondelles de la largeur de leur bouclier. Ils portoíent aussides bottes faites de poils tissus ensemble,des motions d’airainavec des crêtes de couleur de pourpre, des épées à deux tran-chans &des poignards de la longueur à peu prés d’un pied,dont ils fe fervoient dans la foule. Ils laiííoient dans terredes lames de fer, jufqu’à ce que le plus foible de ce fer étantmangé par la rouille, il ne demeurât que le plus fort. Ils enfaifoient des armes qui coupoien t facilement tout cequ’ellesrencontroient. Comme ils portoient deux épées, sitôt qu’ilsavoient vaincu en combattant à cheval, ils làutoient à terre,fe mêlant dans les rangs des gens de pied. Ils avoient decoutume en leurs combats de courir ensemble & de choquerles ennemis avec la pointe' de leur bataillon fait en forme detriangle. L’effort qu’ils faifoient dans cette forte de combatles rendoit lì redoutables qu’on n’ofoit fe bazarder à les sou-tenir. Us adoroient certain Dieu la nuitau temps de la pleine -Lune, dansant au devant de leurs maisons avec toutes leursfamilles , & faisant de grandes réjouissances. * Diod. Sic.liv. 5.

CELTO-SCYTHES. Plutarque en la Vie de Marins,parle d’une armée desCelto-Scytbes.On donnoit ce nom à cel-le des Nations qui étant venues du Nord, s’étoient répanduesdans l’Europe, car selon le même Plutarque il y en a qui veu-lent que la Gaule Celtique ait une si grande étendue du cô-té de la mer Oceane, & des parties Septentrionales, en tirantvers les Palus Meotides & l’Orient, qu’elle va jusqu’à laScythie Pontique. Quelques-uns ont appellé ces PeuplesGermano-Scytbes ; & Strabon , liv. 1. Fait connoîere ce qu’ilfaut entendre par ces noms. II dit que les Peuples Septen-trionaux qui font à présent connus, étoient exprimez par ksAnciens, fous le nom général ou de Scythes , ou de Nomades ;que lorfqu’on eut acquis dans la fuite quelque connoissancedes Régions Occidentales, on appelloit les Peuples Celtes 8 ciberiens, & d’un nom mêlé ceitiberiens ; & que de la mêmemaniéré on commença de donner le nom de Celto-Scytbesaux autres.* Le Pere Lubin, Tables Géographiques.

CELURCA. Ville ancienne de la Bretagne Ultérieure,Cité des Horestes. Les Géographes croyent que c’est celledu même Royaume dans le Comté d’Ángus, appellée au-jourd’huy Montrojf.

CELYDNUS. Nom Latin de la riviere de Salnìch , quicoule dans l’Albanie.

C E M A. Nom ancien d’une montagne du Comté deNice, que ceux du Pays appellent Monte-Camelione.

C E M E L E ou C emenelée. Ville ancienne de Provence,dans les Alpes maritimes prés de Nice. On l’avoit ainsi ap-pellée, à cause du voisinage du mont cemenw,<\u\ renfermoittout Fespace qui Fe trouve depuis la source du Var, jufqu’aulieu où cette riviere se décharge dans la mer. Pline & Ptole-mée la nomment la ville des Vediantiens. Elle étoit comprisedans les Gaules,& fut la capitale & le siégé du Gouverneurdes Alpes maritimes. Cette ville, qui a eu plusieurs illustresEvêques,comme S.Pons,&Amantius,fut ruinée,selon les uns,par les Goths & les Vandales dans le sixième siécle; & selonles autres, par les Sarasins dans le septième, ou dans le hui-tième. Son Evêché a été transféré à Nice, qui n’étoit qu’unbourg dans le temps que cemele étoit un lieu tres-considera^ble. Les Inscriptions & les Tombeaux qu’on y trouve font

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