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Tome I. [A - D.]
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C E H

C E

connoître que les Romains y ont demeuré. Ôn est convain-cu fur tout de l’ancìenne splendeur où elle s’est vûë, par cequi reste d’un Amphithéâtre fort ample, par les grands Ca-naux qu’on a découverts depuis peu d’années, & par les rui-nes d’iin Temple d’Àpollon. Cette Place est aujourd’huynommée Cimella.'* Guesnay, Hifi.de Marseille. Godeau, Hifi.Eccl. Sainte-Marthe, Gall. chrifi.

M. Audiffret, Tome &. de ía Géographie ancienne & mo-derne , dit qu’on voit encore les ruines de Cemenelum,ì troislieues de Nice, dans un terroir appelle il Piano de amies. 11ajoûte que queîquês-uns ont crû que cette ancienne ville desVediantiens, étoit Senez, à cause que Senez a été la demeu-re des Sutriens, qA’Àntonin a pris pour les Cemenelenfes -,Peuples des mêmes Alpes maritimes.

GEMME DE ou Semede. Montagne d’Afrique; qui com-mence à celle de Nefufe , dont elle n’est séparée que par lariviere de Xauxava, & qui finit à celle de Guidimiva. C estune branche du grand Atlas, qui a sept lieues de longueur,d’Orient en Occident. Elle est habitée de pauvres gens de laTribu de Muçaraoda, & a toujours son sommet couvert deneige. On ne laiflë pas pourtant d’y recueillir beaucoupd’orge, & d’un certain fruit dont on fait de l’huile. II y aforce troupeaux de chèvres & plusieurs fontaines, & cetavantage paroît si considérable aux habitans,qu’ils ne croy en tpoint quai y ait un meilleur Pays au monde; de forte querien ne les pourrait obliger de le quitter. Lors que CidiAbdala se révolta dans la montagne de Nefufe, il avoit aussiassemblé ces Peuples j & l’on en fit un fi grand carnage, quele mont Cemmede fut inhabité cette année-là. * Marmol,Dcscript. de P Afrique, t orne z. liv. z. ch. 44-.

CENCHRÂY ou Cencbrées. Bourg ancien de laGrece,en Latin cencbra II est situé dans l’Isthme de Corinthe,fur le; Golfe d’Egine. Ce bourg fervoit de Port à Corinthe, & iln’y reste plus qu’une Tour. * Maty, jMt.de Holi. 1701.

CENEDA. Ville Episcopale d’Italie dans leTreviíân, enLatin c éneda Agatlnœ , Ceneta & Accedum. Elle est située ausommet d’une colline, entre Trevigni & Bellune. Son Evê-ché , qui est suffragant d’Aquilée, a été autrefois à Oderzo.Quelques-uns mettent cette ville dans le Frioul,& quoy quele Pape en soit Seigneur Temporel & Spirituel s elle payequelque chose aux Vénitiens. * Davity.

CËNENIENS ou C enimtes. Peuples anciens du Latiumjdont Plutarque parle dans la Vie de Romulus. II ne resteplus aucun vestige de leur ville qui étoit dans le voisinagede Rome,& qu’on appeiloit Ci mina ou Cenina. * Le P. Lubin,Tables Geogr. ,

CENEPOLIS. Ville ancienne de Grcce, appellée autre-ment Tœnarium, du nom du Promontoire Tenare,dit au-jourd’huy Cap de Matapan. Cette ville a été détruite ; & cen’est plus qu’un hameau que l’on appelle Cathares. II est aupied de la côte du Cap de Matapan , & c’est où finit la côteOccidentale du Braz.z .0 di Marna. * La Quilktiere , Athènesanc. & nOuv. liv. t.

CENEROTH. Contrée de la Galilée prés du Lac deGenesareth, où Herode leTetrarque fit édifier une villequ’ii nomma Tiberiade, en l’honneur de l’Empereúr Ti-bère.* Josephe, h. 1 S.ch. 3. de ses Ântiquitez. fuddiquesn

CENESTUM. Ville ancienne, que plusieurs Géographescroyent être la petite ville de rifle de Corse qu’on nommeCarte. D’autres veulent que cette ville soit Santa Lucia , village voisin de Corté, où l’on voit beaucoup de masures.

CENIS ou Mont-Cenis. Montagne des Alpes; fameuse par-ce qu’elle est le chemin le plus ordinaire de ceux qui vont deTrance en Italie; en Latin Cenifius mons. C’est une partie decelles que les Anciens nommoient Alpes cotiennes. Cettemontagne est aux confins de la Savoye & du Piémond,entrele Marquisat de Suze & le Comté de Morienne. On la diviseen Haut & en Bas Mont-Cenis. Le premier est le plus bas &le plus proche du Piémond. * Maty , Di#. de tíoll. ijoi.

CENIS. Sauvages de l’ArneriqucSeptentrionale. Leurhabitation, qui a vingt lieues d’étenduë, est divisée en plu-sieurs hameaux l’un prés de l’autre. Leurs cabanes ont qua-rante ou cinquante pieds de hauteur; & sont faites de gros-ses branches d arbres , qui fc rejoignant par en haut,formentune maniéré de voûte. Le dedans est tres-bien natté,&d’unepropreté fort agréable. M. de la Salle étant allé chez ces Sau-vages en 168 J. vit venir au devant de luy lés principaux dela Nation avec des panaches, & couverts de leurs plus richespeaux, & fut conduit par le Chef jufqu’à leur village, autravers d’une fort belle jeunesse rangée sous les armes, &parmi un tres-grand concours de Peuple. On remmena luy

& fa troupe dans un quartier qui fembloit faire ùn hamc a ^à part, & il y fut tres-bien régalé. * Nouvelle Relat. de l A 0rìque Septent. 1697. -

CENOMANS. Peuples anciens de la Gaule Celtiques

furent fort estimez de César. Les Notices de l’Empire sonsouvent mention de leur ville capitale, qui est réputéetroisième du Diocèse de Lyon. Polibe, justin ,& d auticAuteurs rapportent les soudaines & fréquentes irruptionqu’ils ont faites autrefois en Italie, ce qui est cause quelemée lés place au de-là du Pô. Strabon les fait voisins deCarniole àu dessus de Venise. Pline les à mis en la GauNarbonnoise, comme un Peuple incapable de se contentedes limites de son Pays. Ceux qui habitent aujourd huy ‘Duché du Maine sont descendus de ces c enomans. * Atlas»Comté du Maine.

CENTACOLA.Ville belle & riche dans les Indes,sujettau Roy de Bâti cala. II y a quelques Juifs mêlez parmi ceuqui l’habitent, & il est aisé de connoître à leur visage qu 1ne sont pas de la même Nation, puisque les autres sont bsaucoup plus básanez. Les femmes y sont tres-agréables,& P aí 'sent pour les plus belles de l’Orient. Elles se fervent de cer-taines eaux & mixtions, qui leur donnent une partie dl’agrément qu’on leur trouve. Celles qui l’emportent fur I eautres sont les Juives, & ces Juives sont fort chastes. Tonce qu’elles permettent aux Etrangers,c’est d’être visitées encertaines maisons des leurs, où sc font des assemblées ^belles filles, simplement parées, tout au contraire des autrede la ville. Elles chantent des chansons qui font comme I e ^Pseaumes de David, & & les prononcent de fort bonne grice, en y mêlant quelques instrumens. Si on leur fait des piTsens, elles ne se font pas prier pour les recevoir ; & 1 i on Nleur donne rien , elles n’en témoignent aucun mécontente-ment. Les portes des lieux où les Juifs tiennent leurs Syn 1gogues, font ordinairement ouvertes, & chacun vit là fel° nfa Religion avec toute liberté. La ville de Centacola est da°une Ifle appellée Amiadiva, ç\xú a un beau Port de mer vetla terre-ferme.Elle est abondante en herbages & en bestial’& habitée de Maures, qui sont ennemis mortels des Por £l j'gais. Cette Ifle, qui n’est qu’à trois moufquetades de la vilde Baticala,n’a guere plus de huit lieues de circuit. Amilieu est un grand Lac qu’ils appellent Vecbarin, & q ul .fournit quantité de bon poisson de diverses sortes.Les navi-res y abordent de tous cotez pour s’en fournir,à cause q use conserve long-temps fans fe corrompre. Ce Lac est camque l’air est un peu mal sain pour ceux qui n’y sont pas aC>coûtumez. * Vincent le Blanc , 1. part. ch. 17. ,

CENTALE. Petite ville des Etats de Savoye, enclav^dans le Piémond propre. Elle est du Marquisat de Silufle^située fur la riviere de Grana, à une lieue de la ville de c<-nom , & à deux de celle de Savillan, entre l’une & l’autre.Maty , Dict. de Holl. 1701.

CENTAURES Peuples anciens de la Thessalie, qui u 1 'bitoient aux environs de la montagne de Peliom Plutarq^en parle dans la Vie de Thesée. Ces Peuples ont été les pr £miers qui ayenreu l’adresse de dompter & de dresserchevaux,&sçû se battre à cheval,& parce qu’ils étoient m 011tez fur des chevaux lors qu’ils piquoient êeconduisoientiri 1bétail, on leur a donné le nom de Centaures. La Fablefaits demy- hommes & demy-chevaux. Ils avoient enPays un Château célébré qui portoit le nom de Nephelé.cà-direen Grec,Nuée ; & les Poètes ont pris de-là occa»?de dire qu’ils avoient été enfantez d’une nuée.*Le P. Lub>rifables Geogr.

Les Centaures, selon la Fable, avoient des femmes ss uétoient demy-cavales. Lucien nous a rapporté la peinture dcelle du Peintre Zeuxis, dont il assûre avoir vû une c 0 i.à Athènes, f original ayant été emporté par Sylla. C’est usl ^Centaure couchée fur l’herbe,dont la partie animale est éten-due par terre,& celle qu’elle a de femme est relevée à de^Kt appuyée fur le coude. Elle allonge les pieds de derrieff*& trousse ceux de devant, en recourbant l'un, & pinçant fterre de l’autre, comme font les chevaux quand ils sc ve alent redresser ; elle sc panche un peu fur le côté pour donN^à têter à ses petits, dont elle tient l’un entre ses bras, quallaite avec ses marfímelles de femme, & l’autre est pendu ^celles qu’elle a de cavale. Au haut du Tableau est le CentnUrecomme en sentinelle, qui ne paroît qu’à demi. & seUmontre un faon de lionne qu’il a pris. Qroy qu’il scmhsourire, il á néanmoins la mine farouche, & la perruque a*freusc, outre qu’il est presque tout velu ; mais fa f ernfíl uaussi mignonne qu’il est sauvage, a la moitié du corps