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que, qui est obligé de venir tous les ans à Cologne le jourdes Rois , 8 c la ville luy donne quatre cens florins d’or,aveccent mesures d’avoine. On le reçoit magnifiquement, &comme Prince, & toute la ville se trouve en armes aux en-droits par où il passe. ; Les armes de Cologne font trois cou-ronnes d'or, & pour fa garde ordinaire il .y a trois cens Va-lons ou Alemans, qui font toujours aux Portes & en la Mai-son de Ville. A côté de la grande Eglise on trouve unePlace un peu longue, où est un vieux bâtiment à créneaux,en forme d’une longue salle hau te. On dit que ça été autre-fois la Maison d’Agrippa. L’Efípereur Othon I. ayant sou-mis la ville de Cologne à ses 'Archevêques fan 963. OthonIII. la déclara libre & Impériale aux Etats de Wormes fan993. & luy donna de grands Privilèges,que Frédéric I. con-firma. Les Archevêques ne laissèrent pas de luy disputer laliberté, qu’ils prétendoient qu’on luy eût accordée injuste-ment, & il se donnà entr’eux un sanglant combat à Vorin-gen fan 12.97. Les Magistrats voulant animer les habitans ,mirent les clefs de la ville fur le champ de bataille, & rem-portèrent la victoire. Depuis ce temps-là ils ont joui deleurs Privilèges avec un peu plus de tranquillité,quoy qu’onn’ait pas laissé-d’y former beaucoup de cabales. Les Hollamdois s’étant servis fort long temps de cette ville comme d’unMagasin pour leur commerce fur le Rhin , font défendueen toutes sortes d’oceasions contre les entreprises des Elec-.teurs, qui cependant y exercent quelques droits de Souve-raineté, comme de condamner ou d’absoudre les criminels,à f égard desquels les Magistrats n’ont que f emprisonnement& f instruction des procès. L’Archevêque reçoit aussi la foy& hommage, & le serment de fidélité des habitans, à con-dition qu’il maintiendra leurs Privilèges, ce qu’il.promet &jure réciproquement d’observer. II a pour suffragans lesEvêques de Liege, de Munster & d’Qsnabruek, & en qua-lité d’Electeur, il est Archi-Chancelier de f Empire pourI Italie ; mais il ne fait aucune fonction de cette Dignité , àcause que le pouvoir de l’Empire est beaucoup diminué enItalie, & que les Princes qui y reievent encore de f Empire,,en font eux-mêmes les Vicades, ou s’adreffent à la Cour Im-périale pour les affaires qui doivent être expédiées dans laChancellerie. Cette Charge, que f Empereur Othon I. in-stitua fan 964. étoit autrefois tres-considérable,& fut pres-que toujours exercée par des Evêques Italiens ,jufqu’à ceque le Royaume d’Italie s’étant séparé de celuy. de Germa-.nie, f Archevêque de Cologne se f appropria. Elle luy futconfirmée par la Bulle d’Or ; mais de tous les droits qui s’ytrouvoient attachez, il ne conserve que la préséance surf Archevêque de Mayencedans f étendue de la Chancelleried’Italie. Le Pape Léon IX. conféra à f Archevêque de Co-logne les Dignitez de Cardinal perpétuel de la Sainte Egli-se, fous le titre de Saint Jean devant la Porte Latine, & deChancelier de f Eglise Romaine ; mais quoy que les Succes-seurs de Léon les ayent confirmées,elles ne font plus en uía-íe,soit par la négligence des Archevêques de Cologne, soitpar la révocation des Papes. La Bulle d’Or donne aussi à cetElecteur le droit de sacrer fEmpereur en qualité de Métro-politain d’Aix-la-Chapelle, où elle a fixé la cérémonie. Lediffèrent qu’il a eu sur ce sujet avec l’Electeur de May en ce ,qui ne luy vouloir ceder que dans ion Diocèse, fut réglé en1657. & ils convinrent par une Transaction , qu’ils en joiii-roient chacun dans leur Province, & que quand le sacre seferoit ailleurs, ce seroit alternativement. Celuy de Colo- 1gne ne laissa pas de sacrer f Empereur à Francfort en i6;8.mais ce fut du consentement de f Electeur de Mayence, &sans conséquence pour f avenir. Joseph-Clement de Bavière,Evêque de Freisim & de Ratiíbonne, fut fait Archevêquede Cologne aprés la mort de Maximilien-Henry de Bavière, 1arrivée à Bonne le 3. de Juin 1688. Le Chapitre de cette 1Eglise est composé de vingt-quatre Chanoines Capitulasses, j& de trente-six Domiciliez, qui font tous Princes ou Com- <tes, à l’exception de huit Docteurs, qui fans faire preuve de ;Noblesse,entrent dans le nombre des Capitulaires.Les Digni- jtez sont celles de Doyen, Soûs Doyen, Capifcol, Ecolâtre, ìancien & nouveau Diacres, & Tresorier, qui par un ancien ]Privilège,peuvent tous officier avec la mitre. i
L’Archevêché de Cologne est borné au Septentrion des 1Duchez de Cleves & de Gueldres, & à f Orient de celuy de 1Berg dont le Rhin le sépare. II a au Midy f Archevêché,de fTreves, &à f Occident le Duchéde Juliers. Le premier <Evêque de Cologne a été Maternus Disciple de J e s u s- <Christ , qui convertit les Ubiens à la Foy fous f Empire de cDomjtien. Les Ariens s’étant emparez de cette Eglise vers c
r fan 340. sous f Empire de Constantius, Saint Severin les es: chassa l’an 398. Comme le nombre des Chrétiens s’y multss: plia extrêmement dans le sixième siécle & dans le septième,
- le Pape Etienne III. érigea l’Eglise de Cologne en Metropo-
- le fan 743. & il y nomma pour Archevêque Agilolse,Com-pagnon du Légat Winfride Boniface. En 953. l’EmpereUíOthon I. fit donation du Duché de Lorraine à Brunon son
: frere qui en étoit Archevêque , & qui joignit le premier l’é-, pée avec le bâton pastoral. L’Empereur Frédéric Barbe-rouffe donna en 1180. le Duché de w estphalie à Philippe deHeiníberg, & l’an 1260. Conrad, Comte de Hochsted, in-corpora ce Comtéau Domaine de son Eglise, avec les Châ-teaux de Weide & de Waldenborch. Henry II. Comte deWirnenbòurg acquit deThierri Lowon issu de la Maison deCleves le Comté de Heylicrod, qui s’étendoit fort avarùdans la basse Lorraine, & Cunon de Falkenstein, aprés avo>tremis ceux d’Andernac dans leur devoir, acheta le Comtéd’Arníberg, de Godefroy, dernier Comte de ce nom ,avecla dignité d’Antibellateur entre le Rhin & le Weser, dont lesfonctions coníistoient au droit de conduite dans les Pays si-tuez entre les deux Fleuves, & d’empêcher qu’on n’y con-struisît aucune fortification, fans que J’Àntibellateur y con-sentît. Maximilien Henry de Bavière Prédécesseur del’Ar-chevêque d’aujourd’huy recouvra la ville de Rhinberg en1Ó7E Détendue de l’Archevêché de Cologne est assez gran-ds C’est un bon Pays & fort peuplé où l’on recueille quan-tité de grains & de vin. Les habitans tirent beaucoup d’avan-tagespour le commerce de fa situation fur une grande riviè-re. Il consiste au Diocèse & au Domaine séparé. Le Diocèseest divisé en haut &en bas. Le haut comprend huit Baillia-ges, dont les principaux sont ceux d’AndernacK , de Zulich»de Kerpen & de Lecknick. Ses villes les plus remarquable 5sont Bonne, Andernach, Lintz, Bruel, Lechnich & Kerpen-Dans le bas Diocèse sont les Villes & Bailliages de Nuys>Kayserveert, Woringen,Ordingen & Rhinberg. Le Comtéde Mœurs est enclavé dans le bas Diocèse. Le Domaine sé-paré comprend le Duché de Westphalie & le Comté deRechlinchusen. Le premier confine avec les Evêchez deMunster & de Paderborn, le Comté de.la Marcx, le Land-graviat de Hesse & le Comté de Waldex. Arníberg en ests®ville capitale. Le Comté de Recklinchufen est entre l’Evê-ché de Munster & le Comté de la Marcic.* Joly , Chanoinede Paris, Voyage de Cologne. Audiffret, Geograpb. anc. & fflod'Tome 3.
COLOMBÀRÀ DI TREPAN!. Petite Isle de la mesMediterranée , en Latin c oltmbana. Elle est sor la côte Oc-»cidentale de la Sicile , prés de la ville de T repani, ce qui lu ya fait donner le surnom di, Trepani. C’est celle que les An-ciens appelloient Pelias. * Maty, Dict. de Holl. 1701.
COLOMBE. Riviere d’Angleterre dans le Comté deDevon. Elle vient du côté de l’Orient, arrose le bourg deColumbton aiuquel elle communique son nom. Le RoyAlfrede le laissa par testament au plus jeune de ses fil 5 »De là elle va mêler ses eaux avec celle de l'Isca prés de Pol-timore. * Atlas.
COLOMBE. Bourg ou village de France dans la Marche»remarquable par une Abbaye qu’on y trouve. II est situé sorla petite riviere de Chauderet au Diocèse de Limoges, SCéloigné de trois lieues de Blanc-en-Berry du côté du Sud.
COLOMBI. Petite Isle de la mer de Barbarie, en LatinColumbarum mfula. Elie est fort proche de la côte deBarca»vis-à-vis du Port d’Alberton. Cette Ifle a été connue de*Anciens qui l’appelloient Enifipa èc^Anefippa. * Maty, £>.'#»de Holl. 1701.
COLOMBO. Ville de l’Iste de Ceylan, située sor la côtequi s’étend du Nord au Sud, vis-à vis du Cap de Comorin ídans une anse ou plusieurs petits navires ont accoûtumé dese retirer. C’est la plus considérable que les Portugais ayenteuë dans cette Isle. Ce n'étoit d’abord qu’une loge qu’ibavoient palissadée. Peu de temps aprés ils détendirent, bâti-rent un petit Fort, & y firent dans la fuite une ville tres-joli e& tres-agréable, avec douze bastions &une place d’armes.Les murailles n’ont été long-temps que d’une matière tres-foible, avec un fossé qui se terniinoit à un lac, & ce lac fer-moir un tiers de la ville du côté de terre. Elle étoit fur uneBaye capable de contenir un grand nombre de petits vais-seaux , qui étoient toujours exposez aux vents du Nord , SCesse avoit treize cens pas de circuit. A la pointe du Reci 5étoit une espece d’éperon avec une grosse piece d’artillcriequi battoit & défendoit toute la baye. La partie Méridionalede la ■ville étoit tonte ouverte, parce que le recisla, défendoit
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