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Tome II. [E - O.]
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2.oo G O E

Elle estentfe le'pays tic Sete & le Cap de Lo'pezGonfaìvez,Ar entrecoupée ae plusieurs Lacs & rivières qui portent quan-tité de canots, & qui nourrissent beaucoup de poiílòn , & mê-me des Hippopotames. La principale habitation du pays est àune journée de la côte. La Polygamie y est si permise,que lors•qu’un ami vient visiter l’autre, & qu’il y couche» on lui offreai’abord une femme pour lui tenir compagnie. Un homme-nouveau marié n’est point estimé dans fa famille , juscju’à ce■qu’il ait bien battu fa femme. Ils sont presque toujours en guer-re avec leurs voisins de Comma, qui demeurent entr’euX& leCap de Lopez Gonfalvez. Leurs armes font la zagaye , Parc &les flèches. Les Hollandois y transportent des mousquets, dela poudre à canon , des chaudrons de cuivre poli, & des draps.grossiers. A Pégard de la langue dont ils fe fervent-, de leurssuperstitions & des coûtumes qu’ils observent, ils convien-nent fort avec ceux de Lovâttgo. * De laCroi x, Relation deïAfrique , tome 3.

GÓCH. Bourg du Cercle de Westphalie dans le Duchéde Cleves, en Latin Gocbum & Gotha. II est situé fur le Niers,-entre la ville de Gueldre, & celle de Nimegue, à cinq lieuesde l’une & de l’autre. Quelques Géographes prennent ce Bourgpour le Mediolanum des Gugerniens. * Maty, Diclionn. d’HolL

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GOCIANO. Ville ancienne de Piste de Sardaigne , en La-tin Cuncianum. EUc est dans la Province de Lugho-dori, fur larivière dc Thyafo , à dix lieues d’Algher du côté du Levant.Gocitim a un Château, Sc elle est capitale d’un Comté qui porte■son nom. * Maty , Diói. d'Hoil. 1701.

GODAH. Ville fermée de murailles, l’une des plus belles& des mieux bâties des Indes Orientales. Bile est située dansune grande campagne où l’on trouve des villages d’efpace enespace. La terre y est tres-sortile en bleds, en cotons & en pâ-turages. On y voitun beau jardin qui peut avoir deux millesde long, & un quart de mille de large. II est planté de mangues,de tamarins & autres fruits, & divisé par allées. II y a de touscotez de petits Temples ou Pagodes, plusieurs fontaines, desbains, des étangs & des pavillons de pierres de taille bâtis envoûte. On voit dans la ville de Godah plusieurs édifices super-bes,qui fervent pour rendre la justice ou pour les autres assurespubliques. Il y a force maisons qui ont deux étages , ce quiest fort rare dans les autres villes. II y a aussi des rues pleinesde boutiques de toute forte dc marchandises, aussi riches quecelles de nos plus fameux Marchands, à quoyil faut ajouterdes étangs environnez de galeries, soutenues d’arcades depierres détaillé, & revêtues de la même pierre , avec des de-grez qui règnent tout à l’entour , & qui descendent jusqu’aufond de Peau pour la commodité de ceux qui en veulent pui-ser. Cette ville étoit autrefois plus florissante qu’elle n’est pré-sentement, parce qu elle étoit la demeure ordinaire du PrinceRaja avant que le Mogol Ecbarsha l’eût conquise. On remar-que même que les plus beaux bâtimens commencent à aller enruine , ce qui vient de ce que les poffesteurs ne veulent pasprendre le loin de les conserver, parce qu’elles doivent retour-ner au Roy après leur mort. * Mémoires de Thomas Rhos , Ambas-sadeur du Roy d‘ Angleterre auprès du Mogol.

GODERVILLE. Bourg de Normandie dans le Pays deCaux , avec haute Justice. H est situé au milieu d’une belleplaine fertile en bons grains, entre Brcauté & Crétot dans laroute de Vaimont à Montivillicrs, dont le Vicomte vient te-nir feance avec ses Officiers à Godervillé, une fois en quinzejours, le Mardy, jour d un grand Marché qu’on y tient. On ytient aussi quatre foires tous les ans, ce qui rend ce Bourg re-nommé en Normandie. Son Eglise Paroissiale porte le titre desainte Magdelaine. * Mémoires dressez, furies lieux f» 1703.

GODING. Ville d’Alemagne dans la Moravie. Elle estforte ayant d’un côté un Lac tres-profond,d’un autre un grandMarais, d’un autre une Forêt fort épaisse, & du quatrièmecôté une large plaine. * Davxty, Moravie.

GOD MANCHESTER. Bourg ou village d’Angletcrredans le Comté d’Huntington , en Latin Godmancheftera ouGolmancmimm. Il est situé fur la rivière d’Oufe, vis-à-vis dela ville d’Hugtington. Ce Bourg étoit anciennement une villedes CathiWcIans, nommée Dimlipons ou Durofipms. * Maty,Diffi d’Hoil. 1701.

GODSHILL. Ville de Piste de Wigt en Angleterre dans, 1 e Comté de Hant. 11 y a un College pour P étude fondé parWorssey. * Davíty, Isle de Wigt.

GOERE’E. ifle de Hollande. Elle est au Couchant decette Pro\ince, & a pris son nom d une petite ville quis’ytrouve. Cette ville n’a point dc murailles ny de remparts. 11W paroít toutefois quelques vestiges en divers endroits.Elle a

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une Tour fort haute qui sert de Fare aux vaisseaux qui vCust 1 ^encrer dans la Meuse. * Atlas.

GOERE’E ou Gorée. Iste fur la côte d’Afrique , à une H eU ^de la Terre-ferme, & à quatre du Cap Vert. Elle aenvsto 0une demi-lieuë dc circuit. Les Hollandois ont été les pre-miers qui s’y lont établis, & l'on y voit encore les Forts dssaint François &de saint Michel qu’ils y ont bâtis. Le Contf ed’Estrées s’en empara en 1678. & les Anglais qui la prirent Mles François en 169a. y ruinèrent ces Forts. Cette Isse fut Wprise Pannee suivante par la Compagnie du Senega , qui a ré-tabli le Fort de saint Michel. Cent François ou environ P^ a "bitent présentement avec quelques familles deLaptos ou deN £ 'grès stores, que gage la Compagnie pòur aller à la traite “ ecôté & d’autre. La Côte est plate , sablonneuse & en plusie utSendroits fort stérile. La terre y produit du mil, du ris, du ta-bac , & quelques fruits aflèz fades. Le pays est couvert par toU?de petits pommiers sauvages. II y vient aussi fort communé-ment de petits arbustes , dont le h uit que les Nègres appelle 01Mandanaz.si n’est pas plus gros qu’une noix. II a la-couleur& la forme d’un abricot, & est d’un aflèz bon goût, mais tra-mai soin. Sa feuille est comme celle du lierre d’un vert un pe°clair. 11 s’y trouve un autre fruit qui a la couleur, la grolse ut& à peu prés le goût de nos cerises. Ils le nomment Caho" f‘Ils offrent pour régalé aux étrangers certains gros stu ltsfaits comme de petites citrouilles, qu’iís font cuire fouscendre, & dont ils fuccent le jus qui est jaune comme fafù 0 'Ce fruit qui n’est qu’une filasse fous la peau, a un noyau durcomme du fer , & de la grosseur d’un œuf. La campagne e ‘ ffort chargée de palmiers, dont ils tirent une liqueur blanch een faisant une incision au tronc. Ce vin de palme est ass eíagréable à boire quand on a chaud, mais il fe corromps e °deux ou trois jours, & enyvre facilement. Le gibier y c *commun , tourterelles , pintades & perdrix en quantité > d’u°goût exquis, & groflèscomme des poules. On y voit un auti' eoiseau , un peu moins grand qu’un poulet d’Inde, d’un plurn*'ge blanc par tout le corps, ayant le bec long & jaune, la queu e& le fouet del’aile d’une couleur de feu tres-vive, 8 c les jam-bes menues, & fort longues. U y en a un autre d’un plumasnoir, & gros comme un poulet d’Inde.U a les jambes grosses &courtes, & la tête d’une figure toute extraordinaire. Il en f° rCcomme un second bec auíli long que le premier, laissant beaU'coup d’intervalle entre l’un & l’autre. On trouve en ce pays-"des chèvres, des cerfs,des singes , des élans, des bœufs sauva-ges, des tigres, des élephans, des lyons > des serpens volans &divers autres animaux.

Les peuples de cette côte, depuis la riviere du Senega»font entierement noirs , bien faits & robustes. Ils vont nuds »hommes & femmes, à l’exception de ce que là pudeur obstst eà cacher. Ils ne vivent que de miel & de poisson, mangent d cla viande rarement, font fort paresseux, & ont toujours la pst^à la main. Leur commerce est d’or, de morphil, de cire pd’Esclaves qu’ils échangent avec du fer , des haches, des fu>u^»du corail, des couteaux, du papier, des étoffes rouges, &fur tout avec de l’eau de vie qu’ils aiment pafíìonnément.L_euf sarmes ordinaires font le sabre, la zagaye qui est une demi P*'que fort legere, & Parc. Ils cherchent principalement à fairela guerre grand nombre de prisonniers, qu’ils employeur»fans les échanger jamais, au service des Officiers, ou qu d svendent au profit du Roy. Le Roy demeure à trente lieuësla côte dans une ville appellée Cayot, oli il a un Palais &femmes, 8 c toujours quelques étrangers. Ses Etats s’étcnd erNfort avant dans le pays, & vont fur la côte depuis Rufisel ue .’qui est à quatre lieues de Goerée jufqu’au bord Meridfonadu Senega. Le Septentrional est habité par des Maures st u *y viennent des Déserts du Zaara par caravanes, & qui font to ule commerce de la gomme dont ils chargent leurs chameau**Ils amenentauffi des chevreaux dc Barbarie dont les Negr^vont ensuite faire trafic jusqu’au fond de la Guinée. Le R Qd’Houmel en a quatre ou cinq cens pour fa garde, & s’ily e °faire la guerre, il en peut mettre jufqu’à six mille fur P lC “’tout le monde étant obligé de marcher, à la réservé de l £l ' rPrêtres qu’ils appellent Marabous , & qui demeurent avec à cfemmes pour faire des prières, atìn que les entreprises du R°)jsoient suivies d’un bon succès. Ces Marabous sont en gpss.nombre > & ont chacun plusieurs femmes. Ils prient cinq so 1le jour, fur tout à minuit, au lever & au coucher du SoM ’& avant leurs prières, ils se lavent plusieurs sois le corps-Aparlent Arabe , &c’csten cette langue qu’ils écrivent Lapart des Negres vivent dans les bois du butin qu’ils font sorpassans. Ceux qui ont quelque Religion suivent une Sect e 1Mahomet fort corrompue. Ils portent au çol , aux b faS » 3 f'

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