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Tome II. [E - O.]
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* Atlas, Territoire de T Abbaye de Hìrsfeldt, tome i. Audiffret,Geogr. tome

HISENGE. Petite Iíle de Suede, située à l’embouchûre dela rivière de Trolhete dans la Manche dc Danemarck. La par-tie Méridionale de cette Isle est du Westrogotland,& la Méri-dionale est en Norvege dans le Gouvernement de Bahus. Laville de Gotterbourg est dans la premiere.

HISPAHAN. Ville dePeríé, capitale de ce grand Empire.Voyez. Ispahan.

HISPAL, Hifpálts & ìfpalis. Noms anciens dc Seville, capi-tale de l’Andalousie en Eípagne.

HISPANIOLA. Istc dei’Amerique queLinschot appellela deuxième grande Iíle d’entre les Antilles. Elle est entre ledix-huit & le vingtième degré de la hauteur du Pôle duNord. Sa forme est triangulaire. Sa partie Orientale se termi-ne en un angle obtus, & l’Occidentale s’ouvrant comme endeux cornes, fait une baye spatieuse de plus de quinze lieues.Cette Iíle est àl’Ouest de celle de saint Jean, dont elle n’estséparée que par un petit Détroit. Ses naturels habitans l’ap-pelloient anciennement Ayti, qui veut dire, chose rude ou ai-guë , & Qujfqueia , qui signifie, grande terre. Le circuit decette Iíle approche de quatre cens lieues. Sa longueur est decent cinquante, & fa largeur de soixante, mais elle n’en a quetrente dans les lieux les plus étroits. L’air y est fort chaud , &l’ardeur du matin tres-véhemente. Elle est rabbatuë aussitôtaprés midi par un vent de mer que les Espagnols nommentVtrafon. Christophle Colomb découvrit cette Iíle l’an 1495.&lui donna le nom de 1 ’ljle Espagnole. Plusieurs lui donnentcelui de fa ville principale qui est saint Domingue. Elle a debons pâturages, ce qui fait que l’on y voit aujourd’huy'unnombre incroyable de chevaux , bœufs, vaches, pourceaux ,errans fans maître par les campagnes & par les bocages, &qu’on tue pour en avoir seulement la peau. La chair qu’onlaisse le plus souvent sur la place, sert de nourriture aux chiens,qui'étant accoutumez à ce carnage, sont aussi farouches queles loups, & causent de fort grands dommages au bétail, furtout aux pourceaux, qui à cause de l’abondance & de la bontédes fruits dont ils se nourrissent, ont la chair fort délicate,Avant qu’on eut amené ce bétail d'Espagne, il n’yavoit dansl iste que fort peu d’especes d’animaux à quatre pieds, commele hutus , un peu plus petit que nos lapins, & qui a les oreil-les plus courtes avec une queue de taupe ; le chemï , presquede la même forme, mais un peu plus grand5 leMohui &leCon. Ce dernier est de la grandeur d’un lapin, & a la gueulecomme une taupe , & les jambes courtes. II n’a point dequeue,&fa chair est tres-délicate.Il y en a de blancs &dc noirs,èc d’autres mêlez de l’une & l’autre couleur. C’est un animaldomestique & fort privé. Il y a des Niguas en tres-grand nom-bre. Cc sont certains vermisseaux qui se cachent dans la pous-sière , & qui sautant à la manière des puces, sont tres-ìncom-modes à ceux qui vont les pieds nuds. Ils se fourrent dansles orteiiils entre cuir & chair, & y jettent leur semence, qu’onne peut presque arracher que par le cautère ou en coupant lapartie. II y a aussi une espece d’Efcarbot, nommé Cucuyo , quijette la nuit une si grande lumière, qu’on n’a pas besoin d’enavoir d’autre pour lire & écrire. Ce cucuyo est de la grosseurdu bout du doigt. II a quatre ailes, deux petites, & deux au-tres un peu plus grandes & plus dures, & les yeux fort clairs& érincelans. C’est de-là , & des cotez d’où il meut les ailes ,que vient cette admirable lumière dont toute une chambrepeut être éclairée. Le Manati l’emporte fur tous les poissonsque l’on mange dans cette Iste. II a deux pieds a u devant,ronds comme ceux des Elephans, & il s’en sert non seulementpour nager, mais aussi pour se tramer sur la terre. II a quatreongles à chacun, la tête semblable au veau, de petits yeux qu’ilferme & qu’il ouvre , la peau épaisse & parsemée de quelquespoils bruns ou cendrez. Depuis le nombril jusou’à la queue,il va en diminuant. 11 s’en trouve qui ont plus de vingt piedsde long. Les femelles mettent bas leur fruit à la maniéré desvaches, & ont deux mammelles pour allaiter leurs petits. Lachair du Manati étant fraîche , a un goût de veau , & ressem-ble à celle des Thons qui est salée. Outre plusieurs sortesd’arbres que produit cette Iste, il y a deux plantes étrangères,qui apportent aujourd’huy un fort grand profit aux hasiitans.Ce sont les cannes de sucre & la racine de gingembre. Dansle temps que les Espagnols y abordèrent, elle nourriffoit plu-sieurs milliers d’Incliens, mais ils ont été détruits, tant parl’exceffif travail où ils ont été assujettis > que par la disette &par différentes maladies. Us etoient de petite stature, de cou-leur brune, d’une chevelure noire, & le reste du corps fanspoil. Ils alloient tout nuds, hommes & femmes, & ne cou-

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: vroient que légèrement ce qui doit être caché. . ^j Cette Iste étoit divisée anciennement en plusieurs ssrovi ^i qui obéïísoient chacune à un C astique particulier. H n c nmeure plus aujourd’huy que quelques noms , leayant aboli beaucoup. Vers le Cap de l’Estqui regarde •de saint Jean, est située la Province Higey , presque nyfG Zne de montagnes plates au sommet, & d’un accez dishj- 1 ,’pcause du grand nombre de rochers qui occupent toute se 1 jne. lacuaguia étoit voisine de celle-cy, & plus vers leSamana ayant une baye du même nom, avec Ciguay d u ^côté. Le long de la côte dû Sud de l’Iste s’étend j cabondante en bois de Brésil d’où Colomb lui avoit M"nom de Puerto de Brefil. La Province de Baoruco, qui í ult eU Jcderniere , a des montagnes extrêmement hautes & f°^ L.-,,;-pâturages, Presque vers le bout du Capd’Ouest, e ‘quiaga. C’est une Province plate & agréable , surtout,confine à la mer. Xaragua est abondante en coton. Else 5le long de la baye qui est de ce côté de l’Iste, entre I e * ^renommez, Tuberon & saint Nicolas, La Province de G* ^est voisine vers le Nord de celle de Xaragua , & tout proccelle-cy, est celle deMarien.cibao étoit la plus puissantetes les ProvincesMediterranées,riche en mines d’or,ma lsteusc par les rochers & par les montagnes,& arrosée de q ua . ^de torrens & de ruisseaux. Prés de celle-cy est unechampêtre,&pleine de pâturages,qu’on a nommée pour ce ^vegareal .Plusieurs lui donnent soixante & dix lieues de 1° ’ir pvingt de large .Maguana n’en est pas loin.Elle est presque a ulieu de l’Iste, entre les deux grandes rivières N eybant & ‘•‘r .,Le plus considérable des Fleuves d’Hispaniola est Op tqui coule le long de la ville de fan Domingo, & q ul fporter de sort grands vaisseaux. . s Ja

Christophle Colomb en sa premiere navigation, y- À'cette Iste en la Province de Marien, que gouvernoit se ^queGuacanagary. II y bâtit un petit Fort des planches “ £navire,qui avoit été brise par la foute des Matelots,dans senommé Navfdadj&íil y laissa trente des siens sous le con? Jdement de Diego deAzana.Il n’en trouva plus aucun aU r , • c s,voyage qu’il y b t. S on Château avoit été foulé parles Infusesce qui l’obligea de naviger vers l’Ouest quelquesjieuës aufus de Monte Chn/Í 9 ,où il y bâtit la ville d’ifabdlaM bordFleuve,en un terroir fertile, à vingt lieues ou environ de P ^vince deCibaojmais cette ville n’ayantpas été de longuecUon en transporta les habitans à fan Domingo.Nicolas deydo en fit bâtir quelques autres,fçavoir LeraPaz ,,en laProvifo^.XaraquajSa/va terra de laZabana,en la contrée de Haniaq u L^fan fuan de laMaguana ,dans la Province de ce même ncum ■nova dt Yaquimo , en celle de Yaquimo, & Bonoa proche d 11 ^ [Coù est à présent Cotay. Toutes ces villes furent ruinées e"peu de temps, à l’exception de l’Eglise de fan fuan de j 11 p,guana qui reste debout. On voit aussi encore à présent se?.^,nés de Villa-nova de Yaquimo. Les autres villes de l’Iflc y co-nsola , habitées par les Espagnols, sont Salva Léon, Zejb°’ pt ay , Az.ua , faquana , la Conception de la Vega , fan lago je ‘° ì cV aller os , Puerto de la Plat a, & Monte Cbrtflo. L’Isse Eíps^cou Flispaniola, est environnée de plusieurs petites iste^ -la plus considerable'est Saona. ¥ Linsehot ,Dtscript, de l ^Laët, Defcr. des Indes Occid. liv.i. cb. 4. 5.6. & 7. v ,/§,HISPELLUM. Nom que les Anciens donnoient à ftPlace de KEtat de l’Eglise en Ombrie. Ilsl’appelloien 1 ìColoniafuhaHifpella. sy

HISTO. Bourg de la Nouvelle Castille en Espagne,tin ifloniim. II est situé à neuf lieues de ]a ville de CuenÇ 3leMidy Occidental.* Maty, Bill. de Holl. 1701. omis!?

HISTONIUM. Nom que les Latins ont donné au bdu Royaume de Naples, que l’on appelle Guaflod’Amont- f jjHITA. Bourg d’Espagne dans la Nouvelle Castilse*ancien, & les Latins le nommoient c efata & Cttfada. C e » j eest astis fur la rivieredeHennares, entre la ville d’A' ca ^ jgFlennares, & celle de Ciguença, à neuf. lieues de l’uocl’autre . * Maty , Dift. de Holl. 1701. Jc

HITH ou Hietb. Ville d’Angleterre dans le Cofí> oflKent. Elle est située dans la Manche, & défendue par u rChâteau. Les Ançiens ont connu son Port sous le nom j e

tus Lemanis. II fut fort fréquenté des Romains, comme ^

connoît par un grand chemin pavé ou voye militaire - 9 Jude-là à Cantorberi. Ce Port est un des cinq qui dépend e t gConnétable de Douvres, d’où la Juridiction s’étend lu r J-la côte. Les fables qui l’ont rempli, sont caíisc qu’on 1 3 Uj-que abandonné. Cette ville a le privilège d’envoyer deuputez au Parlement. * Audiffret, Geogr. tome i.

HITTOU ou Itto. Iste de la mer des Indes. Este est F