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Tome II. [E - O.]
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sterdam, est marchande & riche, & passe aujourd’huy pourune des plus florissantes du Pays-Bas. Ses rues sont fort lar-ges. On y tient une Foire tous les ans dans le mois de Mars.On l’enferma de murailles en 1416. Sc on l’augmenta en '1508. Elle a la gloire d’avoir mis tìn en 1441. à la longue& fâcheuse guerre que la faction des Quenemars avoir faitnaître contre les Osterlins, ayant pris la Flore de ces derniersavec le sepours des Bourgeois d’Enkuse. Les digues s’étantrompues en 1557. par ressort de la tempête, elle pensa êtresubmergée. Le droit de battre monnoye» est dans cette ville,successivement avec celles d’Enkúíè Sc de Medemblick Tuneaprés l’autre, de sept en sept ans. * Parival, Délices de la Hol~lande. Le Pere Bouffingaut, Voyages des P ays-Bas.

Floorn étoit autrefois une ville libre & Impériale. ElleFut soumise ensuite aux Comtes de Hollande , & le negocel’a fort enrichie depuis rétablissement de la République.

H OR. Montagne de l’Arabie Petrée , remarquable par lamort Sc par la sépulture d’Aaron, frere de Moyse, Sc le pre-mier souverain Sacrificateur du peuple d’Israëj. Cette mon-tagne est à dix ou douze lieues du Golfe d’Aila, Sc au Sud dela Palestine. \ Maty, Dift. de Holl. 170a.

HORBOÛRG. Gros Bourg de la haute Alsace, en LatinHorburgitm. II est situé sur la riviere d’Ill, environ à une lieuëde la ville de Colmar vers TOrient, & on le prend pour lesrestes de l’ancienne Argent and. "f Maty > Dift.de Holl. ijoi.

HO RE B ou oreb. Montagne de 1* Arabie Petrée, situéeentre celle de Sinaï au Septentrion, & la mer Rouge au Midi,Sc au Couchant. Elle est fort célébré dans l'Histoire-Sainte.* Voyez, Orjeb.

H ORES TIENS. Peuples anciens de la Bretagne Ulté-rieure, en Latin Horefti. Ils habitoient au-delà duTay, dansla Contrée de l’Ecosse qu’on appelle présentement le Comtéd’Angus. * Maty, Dift. de Holl. 1701.

HORISON. On appelle ainsi un des grands Cercles dela Sphere qui coupe le Ciel Sc la Terre cn deux parties éga-les ou en deux Hémisphères, & alors il est nommé H orifonrationel. Cet Horison rationel doit s'imaginer comme un Planqui passe par le centre de la Terre, Sc qui est prolongé jusquedans le Ciel. II y a aussi l’Horison sensible, IHorison droit,l’Horison oblique , & l’Horison parallèle. Le premier est lapartie du Ciel Ôc de la Terre qui ensemble borne nôtre vue;le second est celuy que l’Equateur coupe en angles droits ; letroisième, celuy où un des Pôles est élevé ; & l’Horison pa-rallèle , celuy où est le Pôle dans le Zenith.

HORITES. Peuples anciens des Indes Orientales, quidemeuroienr au bord de la mer. Comme ils n’avoient aucuncommerce avec leurs voisins , la solitude les rendoit sauva-ges. Us ne coupoient jamais leurs ongles ni leurs cheveux.Leurs cabanes étoient bâties de coquillage de mer , & leurshabits faits de peaux de bêtes sauvages. Ils vivoient de poissonssechez au Soleil, & de chair de grosses bêtes. * Davity, IndeOrientale.

HORN. iste de Hom. Ifle de l'An.trique en la mer du Sud.Les Hollandois Payant découverte luy donnèrent ce nom deHom , & à la rade où le navire étoit du côté du Sud de Tisse,celuy de Concorde. Du côté du Sud, elle est éloignée de TE-quateur de quelques degrez, & du premier Méridien d'envi-ron cent quatre-vingt-seize. Cette lue est assez montueuse.LesHollandois qui allerent fort avant, ni virent que des déserts& quelques vallées dont les grandes pluyes avoient emportéle meilleur fond. Ils trouvèrent auífì une certaine couleur rou-ge dont les femmes se servent pour se frotter la tête & les joues.Ses habitans sont si grands, que ceux de moyenne taille éga-ient le plus haut homme qui soit parmi nous. Us sont forts &bien faits de corps, olivâtres, grands coureurs, & bons na-geurs. Leurs femmes sont laides & petites, & quelques-unesont de longues tetaflès qui leur pendent juíqu’au ventre. Ellesfont fort lascives, & ne se cachent de personne, non pas mê-me du Roy, pour s’abandonner au premier venu. Us ont descocos qu’ils nomment AU, des racines vbes , des Bananes, despigeons blancs par dessus jusqu’aux ailes,mais avec la tête noire& Je ventre rougeâtre, des perroquets & des pourceaux engrand nombre.Us ne sement ni ne recueillent,parce que la terreleur produit naturellement toutes les choses nécessaires à lavie. Quand ils veulent rôtir un pourceau, ils mettent des pier-res chaudes dedans, & brûlent la soye par dehors. Us-man-gent le poisson crû. Lorsque la mer se retire, les femmes envont chercher aux lieux bas fur le rivage où elles en prennentavec Thameçon. Us boivent de l’cau , & ont une autre boissond'une herbe verte appellée Kiva, qu’ils mâchent & jettent dans«ne jatte y mettant dcl’eau, aprés quoy ils la pressent en

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donnent à boire aux Nobles & aux plus Grands. Ils vontnuds tant hommes que femmes. Quelques-uns font emhsixhoupes de leurs cneveux, les autres les portent dressé 2 ”^d'un quart d’aune de haut, Quand les Hollandois arrivé ^dans cette Ifle, leur Roy portoit une longue moulktn echeveux au côté gauche qui luy pendoit jusqu’aux sons& qui étoit liée avec un ou deux nœuds. Us TappeH £nt 0(t(rìco , & luy obéissent fort exactement. II porte une cour ° É ] £ ffaite de longues & petites plumes blanches, qui sont ^sous embellies de petites plumes vertes & rouges. Ses n lsde semblables couronnes. Tous ceux qui sont prés de ^ont un pigeon assis fur un petit bâton. Lorsqu’ils P° r!C ? s e-viande dans les heures de manger, ils k mettent p re ® ^ment fur leur tête, aprés quoy ils vont fe mettre à gen° ^& h posent devant luy. Les plus Nobles ont des feiii" eS ^ í§cocos à leur cou, quand ils veulent donner le signal df, P flJLes maisons de cette Ifle, qui est fort peuplée, font ^rond de feuilles d’arbres , & pointues par le haut, a» 0 sol’eau fe puisse écouler. 11 n’y a pour tout meuble qu un ^d’herbe seche > semblable à du foin, pour dormir dessus>verge avec quelques hameçons pour pêcher, & dans q° e “unes, une massue de bois. Us n’ont point d’autres armes 4^ces sortes de massues, & sont toutefois souvent en guerreceux d’une Ifle voisine. * Davity, Amerique* „

HORN. Bourg dans le Pays de Liege, avec u n Cha teâ ^titre de Comté, appellépar les Latins Horna ou Hotr> ,tì,íts vmïtatus. 11 est situé prés de la Meuse, vis-à-vis de Rureru° r& environ à six lieuës de Mastrick du côté du Nord. E e , jjj.té d'Horn est dans la partie Septentrionale de PEvêché de ^ge, le long de la Meuse entre Wesen & Neer, & s'éteoviron trois lieuës, ayant plusieurs villages dans fa déj ^ j ece. U est renfermé dans k Campine, & aprés avoir P a ffl0 ií1a Maison de Bourgogne à des Seigneurs particuliers» > a jjjjdu dernier de ses Comtes qui eut k tête coupée à B rU * \cpar les Ordres du Duc d'Albe, fur k fin du XVI.mit au pouvoir des Evêques de Liege. * Audiftfet >tome 1. • 4t,

HORN. Petite ville d’Aíemagne dans k Basse A^E^Elle est vers les confins de la Moravie à six lieuës de kde Krembsdu côté du Nord. .. e {l

HORN. Ville des Provinces-Unies en Hollande. Ess $à six lieuës d'Amsterdam vers le Nord, à trois d’Enk u ^Couchant, & à quatre d’Alcmaer. Cette ville qui estcipale de TOuest-Frisc avec un bon Port fur le Zuidfkycest belle & grande, & on prétend qu’elle a été autrefo 15& Impériale. Ses habitans font un grand commerce. . upHORN. Petite Ifle des Indes. Elle est fur k côte 0 & ^taie de Tisse de Ceilan dans k Baye de Manar, au C° utde Tisse dc Middelbourg, i uf e,

HORNACHOS. Bourg d’Espagne dans TEstre^ssjs,Quelques Géographes le prennent pour Tancienne Pk/ j’ rHORNBAC ou Horrenbacb. Petite Forteresse d Agne dans le Cercle Electoral du Rhin, en Latin Horï-^^ÇeElle est située à Tendroit où k rivière qui porte so° Re-joint à celle de Schwolbe. à deux lieuës de la ville dePonts. * Maty, Dift. de Holl. 1701. n/jp

HORN BERG. Ville d’Alemagne dans le Duché de Jj,temberg. Elle est située fur k rivière de Kinczig à TentreeForêt Noire. pf<r

HORNDIÊP. Petite rivière des Pays-Bas dans B? ^vincesUnies, en Latin Horndiepus & Arnaps. Elle a k j® jeen k Contrée de Drenthe, & mêle ses eaux avec eejl’Huntes, aprés avoir passé à Groningue. * Maty, Dift * 1

1701. • ttû$*

HORNECK. Ville d’Alemagne dans le Bas P a!atElle est située fur le Neckre. _ Trias 5 "

HORRE-HEAD. Cap sur k côte de TUltonie e"de. On l’appelle autrement Nord Cap , en Latin Caput " 0 ^ou Boréale, anciennement Vennicnium Promontonutn- ^qcjXest à Tentrée du petit Golfe de Schiphaven du côté de Jdent. * Maty , Dift. de Holl. 1701.

HORREUM M ARGI. Ville ancienne de k hautesfie. Ce n’est plus qu’un Bourg de 1a Servie, nommedia.

HORSENS. Petite ville du Royaume de D ananas cle Diocèse d’Aarhus en Jutlande, en Latin Horfenìui» p os t,nefium. Elle est située fur un petit Golfe qui lui serf ,vis-à-vis de k Pointe Septentrionale de Tisse de Fionic.

Dift. de Holl. 1701. / ensse*?

HORSHAN ou Horeshan. Bourg du Comte de s ^aAngleterre, qui a droit de députer au Parlement, c