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Tome II. [E - O.]
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m ^ ^coupent en deux les sabres des Européens, sensb javelfn ™ e ,í a moindre breche. Ils íe servent encore de&Utniçn t f' fl u ’^ s P ortent toute garnie d’or & d’argcnt, & ilsplus l Qn ‘ ort a droitement la pique, qu’ils font plus legere &*U* ch e 8UC fl Ue nôtres. Us ont la barbe assez longue. Quant! cs j^nes gens ont la tête rasée pardevant,k NoblefT' r 11a * res ^ * cs P a yf ans n’en rasent que la moitié &'lerri ere ^ . ^ a tasent presque entierement, I l’exception dul ?Ucher s 0ll ^ S kiflènt un peu de cheveux, ausquels on n’oseH- "onte. Ils changent fort souvent d’habits quand ilsCe Ux e . s - & c’est toûjours avec des cérémonies particulières»^ v e r f c * 1 onc atteint lage de discrétion, portent une robe deU ,. rs » stui leur descend jusqu’aux pieds dans laêeh 0rs ’jy ^> u ^ s retroussent avec une ceinture lorfqu'ils vontfauchés ^ ^ c ^ us cette robe, ils mettent une casaque dont les°nt de 1 ìn?^ànc un peu plus bas que les coudes. En Eté ilsc 0 o nt (jg í es bottes fort subtilement tiíïùës, & en Hiver ils»ve c b e Roubles fourrées de foyc , & qui sont entrecousuës{iers sont r° U ^ àrt, afin que la lòye ne tombe pas. Leurs sou-^iífent p an j ^lon, & faits en maniéré de pantoufles. Ils neS.« r cl e de tenir ferme aux pieds par le moyen d’un demir Ve sit j- 0rne gui passe entre les deux premiers orteiiils.Us seyge ^ ^entails en broderie d’or,tant pour fe garentirle vi-!seíin er i. j e d. que pour se faire du vent. Il y a des valets quia l’onffr S parasols devant les gens de qualité,pour les mettrev °nt tê te e> fldaud ils sortent de chez eux. Les gens du communj?> isc ' n «e . quelque temps qu’il faste. Ils n’ontqu’unlanga-a p^/duse être composé de plusieurs. Ainsi une même cho-seifer i. eurs dénominations differentes, dont l’unesertàmé-s ^ 111 ou d* re à e ^mer, selon quelle est en la bouche d’un Sei-u t Pron Un ^omme du commun. IIy a même des mots quipour les femmes, & qui signifient tout autreser qu ijj ses hommes les prononcent, à quoy il faut ajoû-dstis ] eiJr P ar sent autrement qu’ils n’écrivent, & que mêmeseùn t ^ friture il y a des mots pour ce qu’ils écrivent à laU en s le d autres pour ce qu’ils font imprimer, qui font dif-f °ë(i e Uns des autres, & en grand nombre, tant pour la

. n t b f ^° Ur ' a ^rose. Ils ont encore des lettres, qui seu-c seìer.L e ° rce d’on mot, & contiennent même un sens tout^>Iîg Ctlt "rernblemens de terre fort fréquens en ce pays là lesh^dstues demeurer presque tous dans des maisons de bois.Iv^enc f Uns ne seidènt pas d’en avoir de pierre. Ce font desç n ° rt P ro Pres & d une tres-belle architecture. Ils bâ-Po -- de superbes Temples, & des Cloîtres magnifi-n * CS sommes & pour les femmes. Us n’aiment ni nossf etl Hi 1 n ° S ra S°û ts . & boivent del’eauchaude en Eté com-muent u C s wontent à cheval du côté droit, & quand ilsvJ^peu’j s e découvrent les pieds en poussent leurs souliers]^deci ns evanc cux » comme on feroit des pantoufles. Leursr ^ ttialaJ Crn Pseyent jamais la saignée pour la guérison de

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‘*iéet "W, ausquels ils n’ordonnent que des MédecinesLei 4 v' ai 8 res & crues, du- poisson, des moules & des huîtres.J’ohí y Ul ont en main le Gouvernement du pays s appellent• EP tre ceux-cy il y en a de divers degrez de dignité,^’eti p j ce . ne consiste paí tant en argent•tetw îudataires. Lorfqu’ils se voyent av;

& en autres biensavancez au Gouver

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*j es te rr de ì % at » ils font part à leurs Soldats & à leurs parensjs^de v^ít i ,CUr a PP a rtiennent. & ne s’en réservent que le^ arta ge ntc a a st a ge»íans en exiger aucune contribution. Usf^dres s n J te , rr f s avec des conventions par lesquelles les Feu-iH leu^p^ligez de sc tenir auprès du Roy, & de le servirp Penses Q - har 8 es , & de contribuer en temps de guerre auxt> 0rt ?eti oui tont. Cela est cause que ces Rois, quoyque

] ar la qn an l a ., ris . ont la puissance des plus grands Monarquesll^se. au Wedc ^cm qu'ils ont à leur service. Us ont cela deJ es dç stuand ils connoissent que l’âge les rend incapa-lç sef cel u VCrne . r » ds se déchargent de ce poids sur leurs filsconsc^í 9ui a le premier rang aprés eux, & aident dc^on e lls ceux qui sont nouvellement montez fur le

hf î e quL P d ordre chez les Japonnois est de ceux qui ont soin. . te tç gj, § ar de la Religion. Us gardent le célibat, sc rasent‘se U S eri j? ent . on . & font profession de mener une vie soli-ÍV^sers o p f ve fistènt les Corps morts de la Noblesse, 3cdesV ° Cç stìon .se^^s du pays, chantant des Vers comme enp ; 611 a beau dCS ^ eux destinez pour ce charitable Office. Uh, &i iuJïnP dc sortes differentes, qui fous un dehorscen P C j e ' ne songent qu’à amasser de l’argent, 8c seh P Nviu com dant d ans routes sortes de vices. On les appelleEmilie & mU jO ou Bonzes. Ce sont gens de bon-

r4,£ ordinairement de la Noblesse du pays, dont les

pères, chargeê quelquefois de trop d'enEins, sc défont en lesenvoyant chez les Bonziens. U yen a qui enseignent qu’il sautadorer deux anciens 8 educteurs,àr«i.r LcX^.par des respectsremplis de soumission, de qui on doit espererle saluts pourvuqu’on les prie avec une entiere confiance. Ceux-là meneht unevie austere & pénitente pendant qu’ils conversent avec les hom*mes pour expier, discnt-ils, les pechez du genre humain. Ami-da & Xacai, & les autres Dieux du premier ordre sont appel-iez d’un nom général fotoques. U y en a de moindres pour lasanté, pour les enfans, 3c pour tout ce qui regarde les nécessi-tez du corps, & on les nomme c amis. On volt dans la ville deMeaco un Temple nommé le Temple du Boeuf, à cause qu’il ren*ferme un bœuf d’or massif, ayant fur le dos une tumeur ex-traordinaire ,& au cou un collier aussi d’or & tout couvert depierreries. U est élevé fur un pilastre dont la superficie est degravier & de terre, & il enfonce ses cornes dans un œuf qui na-ge toûjours dans l’eau. Pour expliquer ce mystère, les PrêtresJaponnois disent qu’avant la création, le monde écoit enfer-mé dans un œuf, dont la coque étoit de métal ; qu’aprés quecet œuf eut flotté longtemps fur l’eau, il fut enveloppé d'unecroûte épaisse mêlée de terre & de gravier, élevé du fond dela mer par la vertu de la Lune ; que le bœuf l’ayant trouvé, ille heurta de telle sorte qu’il le casse, & que le monde en sor-tit; que le bœuftout essoufflé de l ’cffort qu’il avoit fait échauf-fa tout l’air d’alentour ; qu’une citrouille en fut aussi échauf-fée , & qu’il en sortit aussi-tôt un homme. C’est à cause decela que les Bonzes nomment la citrouille Pou , & le premierhomme Pourany , c’est-à-dire, citrouille , parce qu’il luy doit fanaissance.

Dans la même ville de Meaco est un autre Temple consa-cré au Créateur de toutes choses. Au milieu dc la nef il y a ungrand espace entouré de murailles & plein d’eau. Ces murail-les hautes de six pieds enferment une tortue , fur le dos de la-quelle s’éleve un arbre où une Idole est assise les jambes encroix fur douze coussins , dont les bords avancent autour dutronc, & font une maniéré de fraise. Ses cheveux sont noirs &crépus, se tête & se poitrine de couleur noire comme du jais,cette couleur étant au Japon l’emblêmedela joye. Sa couron-ne qui est piramidale, sort d’une rose parsemée de perles, &elle a au cou un double filet de perles fines, avec une rosede diamans au milieu. Outre ce double filet de perles, elle ena un collier de grosses qui luy tombent fur l’estomac. Sa ro-be est ouverte jusqu’à la ceinture, d’où pend un tablier detoile fort fine. Le voile qui couvre se robe, & qui se repliesous les bras, est en broderie d’or, aussi-bien que se bordu-re, qui est semée de perles & de diamans. Elle a quatremains, & tient des deux gauches une fleur de lis & un cercled’or. Des deux autres elle porte un sceptre & une cruche d’oùil sort de l’eau incessamment. Le tronc de l’arbre qui la sou-tient est de métal. Les Bonzes disent que c’est où les semencesde toutes choses étoient enfermées avant que le monde fûtcréé. La tête du serpent replié au milieu de ce tronc, est te-nue par deux diables, & la queue par deux Rois & par un Sa-ge du pays. Ces deux diables sont fur le bord de la muraillequi entoure l’arbre où est l’Idole. L’un qui a une tête dechien, des oreilles d’âne & les pieds d’un autre animal, a fur lesépaules une écharpe, dont l’un des bouts luy tombe négli-gemment fur le bras, & on luy voit au cou un collier de per-les. La tête de l’autre diable ressemble à celle d’un singe , ex-cepté qu’elle a des branches de cerf. Son écharpe est sembla-ble àì’autre, &ses pieds ressemblent à ceux d’un satyre. LesJaponnois disent que ees diables ont fait autrefois de grandsefforts pour empêcher le Créateur de créer ce qui est au mon-de ; mais qu’encore que leurs efforts soient demeurez inuti-les , ils ne laissent pas d’être fort puiflàns. Ainsi on fait tous lesans des Processions en leur honneurjlorfque le Printemps com-mence , & on leur offre les premiers fruits de la terre pour lesengager à ne leur point nuire. L’un des deux Rois qui tien-nent à main gauche la queue du serpent, a une couronne àquatre branches, dont il y en a trois toutes droites & une re-courbée. Son manteau Royal est en broderie, & ne luy cou-vre que les épaules. Ses bras sont nuds jusque là. Son visageest d’un jeune homme, & marque un esprit ferme & résolu,parce qu’on tient qu’il sc ligua avec les diables aussi-bien quel’autre Roy, pour empêcher Dieu de créer le monde. Cetautre Roy qui a quatre têtes, a un tour de grosses perles, dontune partie lui descend fur l’estomac. Son manteau Royal neluy couvre que la moitié du corps; le reste depuis la ceintureest couvert d’une veste. Chacune de ses quatre têtes marquel’espace de mille ans, à cause que la tradition porte qu’il en avécu quatre mille. C’est une chose assez ordinaire aux Japon-1 S »