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passent on wnt en général d un esprit hn 8 c rirOrienr° n tassement ta* hommes qui habitent <
P°Urle ‘ ' ma * s encore ceux qui sont vers l’Occident, tantchos w * U £ ement » que pour la facilité de bien comprendre lesiiiç rriç , P 0Ur ta netteté d’elprit & pour la mémoire. Cela paroítti on u aUx s en tans des paysans, qui ont beaucoup de discre-p°i n í n „vP r h fin, un bon naturel, & quelque chose quin’estd’ artS U l que. Ib apprennent la langue Latine & toute fortePauvr aV ' CC ftas de facilité que beaucoup d’Européens. Latnêtu^ 6 point sujette aux reproches parmi eux, il elttaeti d ma de la remarquer, parce qu’ils se ménagent siîç flìté ans ,.ta Ur s affaires domestiques , que dans quelque ne-ordr e t} U suident être ils font toujours propres & en bonla rcin ' j s n . e peuvent souffrir les injures, & ont en horreur le^•tasjuremens & la médisance. Dequelque conditionl’h 0 n n P lc ? t > grands & petits, ils s’attachent extrêmement àtes art‘s eC ^ ' ^ chacun veut qu’on luy rende ce qui luy est dû.de lan 1 ans lnême se fâchent de la moindre parole choquanteoffensé •^ c ? ux qui les employeur, & quand ils se croyentC’cst ' d s taiísent à demi fait le travail qu’ils ont commencé,ter p ? e chose ordinaire parmi les femmes dg se faire avor-^stil! 6 T>' en de quelques boisions. Les Bonzes leur eneti4uo 1 Cri p l’usage comme étant sans crime, & d’étouffer leursle picd fqu’il s sont encore à la mammelle, en leur mettanttj f e ur la gorge , si elles n’ont pas le moyen de les élever,fo^ ^ Ue tab Japonois témoignent dans la mauvaises 0uffre e c ‘| presque incroyable. Ils ne s’ébranlent de rien, &Ç ela tas accidents les plus fâcheux fans se plaindre.le sjou Vle « des vicissitudes surprenantes qui arrivent tousUn jp rs en ce pays-Ià, où un homme de bas lieu est élevé enhx^ j rnent à la dignité Royale, & d’autrcs au contraire tom-íetitgs U '^ us ^ aut crat dans le plus bas, de sorte que ces diffe-c rain.. re , Vo tations rendent leur ambition plus modérée par la. L*VI e Ia chute.
jou rs ' , oni ques du Japon font foy que ce grand Etat a toû-lepr j Ctc gouverné par un Monarque qu'ils appellent Dayro entajets an S Ue > & que ta personne ctoit estimée si sainte que sesfoigjj ^ Permettoient point qu’il touchât à la terre, ou que leatitrç jc ® serein lui donnassent fur la tête. Ainsiquand les^erier I ?i> S ou Minces sc faisoient la guerre, on nommoit unseheliç \ arr uée , qui agissant au nom du Dayro ramenoit lestjU e p s a taur devoir. C’étoit ordinairement à son second fils«n? qu’ 0 donnoit cette charge. II y a environ cent cinquantetatrieg U ? Poîné du Dayro en étant en possession , l’Impé-
s’epqp Ptaine de tendresse pour son fils aîné , qu’elíe yoyoit*ïe Vou y , Cr . de n’avoir aucun employ, pria le Dayro son maritju’ìjs ,, 01r hien qu’il eût part à la charge de son frere, &l taisan e T CrÇassent alternativement, en se succédant tous les*tìe, p <?*, e Dayro ayant eu cette complaisance pour sa sem-So] j aine sçût si bien gagner l’affection des Seigneurs & des*’étaq t S Pédant les trois années qu’il exerça cette charge, queJapon -, ê d’ailleurs de l’appuy des plus puissàns Rois du«iilana r 1 rc fusa de quitter le commandement des armes,d°nir>t ° n tern P s fut expiré. Le Dayro étant venu à bout deívojj r C Ç fils rebelle, contre qui il nomma un General, crut] ç a sP al se la révolté par fa mort, mais ce fut un exempleV» f Ut n °Uveau General suivit aprés celle du Dayro. II s’éle-qUali^V 1 ' 00 ® > laissant néanmoins à l’herider légitimé avec la* e B r írh1 Da y ro > toute l’apparence exterieure de fa premie-* n talen C c r ’?tauce heritier de l’Empire, outré de cetteat . Ce , ,Périr l’Ufurpateur,par le secours d’un célébré Ge-sses a r ,L ' e Cubo, qui abusant à son tour du commandementssìvssi 0 ees ’ mare ^ a contre son maître pour le détrôner. Ces^ Prov/ ^^tarent une désolation generale. Les Royaumes,a Utr es î^ ces êc ses Villes , prirent ses armes ses uns contre les^ u ta)rn CC ne ^ ut P ar tout qu’une image affreuse de cruauté,fissile T ta Cn ^ n ^ ur ta trône aux dépens du sing de plus d’unM 0ïind ae Personnes, & lorfqu’il sc croyoit fort tranquille,sestoh st 0^0 sonGeneral le fit périr pour prendre fa place.II neív °ient ' 3 tamille de Cubo qu’un jeune frere que ses Soldatssse à cause qu’il etoit Prêtre. Nobunanga, Roy
c fi fort q ’ mas ^ ur Ptad soixante & deux mille hommesyn favevi h e te . m P s ' ta déclara contre ce nouvel Usurpateur,se f r . ce seune frere qu’il mit sur le trône, mais il luiErqq ^ tlC ^ vie peu de temps aprés, s’étant fait reconnoî-a yaot de f eUr s artrente Royaumes. Le Roy de Nechien luififie d e p are ta guerre, les Bonzes qui habitoient 1 a monta-stas 4 renoyama où ils avoient un nombre infini de Tem-k seunìo onnercnt du secours & lui fournirent toutes sortesktatane-, 10ns - S uerre & débouché, pour tenir tête à No-o > qm ses défit, Li brûla se ssempta du Dseu C.uwn*«me 11,
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qui avoit coûté à bâtir des sommes immenses. II fit brûler en-viron quatre cens autres Temples & autant de Convens queles Bonzes habitoient ,& consuma en un jour, qui fut le 28,de Septembre 1571. ce qui avoit subsisté plus de sept cens ans.Lorsqu’aprés une infinité d’exploits il sc croyoit la terreur detout le japon, Xinguen Roy de Cainochuno s’éleva contre lui,poussé à cela par certains Prêtres qui étoient encore en quelqueestime. La passion de regner avoit tellement aveuglé Xinguenqu’il avoit détrôné son Pere , qui a son gré vivoic trop long-temps , & emprisonné son frere aîné. Pour colorer une action,si dénaturée, il s’étoit couvert du voile de 1 a Religion, s’étanctait raser à la maniéré des Moines de ce pays-là, vivant commeeux, & ne sortant point que cinq ou six cens de ces gens nel’escortaslènt. La nouveauté du spectacle frappa les yeux de lapopulace. On ne pouvoic voir un Roy Moine fans être touchéde dévotion. Pour acquérir un plus grand crédit, il fit croirequ’il vouloit taire rebâtir tous les Temples & tous les Con-vens que Nobunanga avoit ruinez,& comme ces peuples sonCfort dévots au Dieu Canon , le bruit du rétablissement de sonTemple fur Frcnojama lui acquit le titre de Saint, & sonPalais étoitjrempli de Pèlerins,qui l’alloient voir avec vénéra*tion. Elle étoit telle qu’on ne voyoit toûs les jours que Villes& Forteresses se détacher de leurs anciens Maîtres pour luiobéir. Ainsi il sc crut bien-tôt assez fort pour ne plus craindreNobunanga. qui s’étoit pourtant rendu maître de la plus gran-de partie du Japon. Afin qu’il ne doutât point du dessein oùil étoit de venger les Dieux & les Prêtres qu’il avoit ose in-sulter , il lui écrivit une lettre pleine dc faste & d’orguëil, avecce titre Xinguen le plus grand de tous les Rois , & le premier dans lademeure des Religieux , à quoy Nobunanga répondit, Nobunan»ga, le Dominateur des Diables , & le Dompteur des esprits fanati*i]ues. Outre Xinguen un autre Prince nommé Agueche fortentendu au tait de ta guerre, leva une puissante armée, mar-cha contre Nobunanga, & 1 e défit proche de Meaco dans unbois qui fut appelle le Bois du sang depuis ce temps-là. Eafem-me & ses enfans du vaincu ayant péri avec lui, il ne resta plusqu’un petit fils de cet Empereur, dont 1 a tutelle fut confiée àToquixiro, Capitaine renommé, que Nobunanga avoit en-voyé pendant son régné , contre 1 e Roy d’Amanguci qu’ilvainquit en tant de rencontres, que ses avantages qu’il rem-porta se mirent en grande considération auprès clés peuples. IÏétoit de trés-basse naissance 3 c fut íî heureuxqu’aprés avoir misson Pupille dans un Château, où il empêcha qu’on ne sc pûcservir de lui pour lui nuire, il fe rendit maître de tout l’Etacen moins de trois ans. II prit le nom de Tuicosama, c’est-à-dire , Grand Empereur. En 1584. comme il n’avoit poincd’enfans , il songea à avancer ses neveux, & donna à l’aînequ’il désignoit son successeur trois des plus riches Royaumesdu Japon , au second trois des plus proches de Meaco, & cieuxau plus jeune. II en retint quinze qu’il gouvernent immédia-tement par lui-même, donnant le reste à ses tavoris, à condi-tion de lui payer annuellement un certain tribut. Quant auxPrinces qu’il laissa dans leurs Royaumes,il les chargea d’un stgrand nombre d’impôts, qu’il leur ôta tout moyen de sc ré-volter. II naquit enfin un hls à Tuicosama, contre l’attente dstout le monde, & la naissance de ce petit Prince fut célébrésavec des magnificences extarordinaires. II y eut de grandesfactions dont Tuicosama éteignit 1 e feu par l’effusion dusang Japonois. Trois ans aprés une si rude persécution , il fuisaisi d’une diffenterie tres-violente,& dés se cinquième jour ondésespéra de ta guérison. La tendre jeunesse de son fils qu’ilprétendent laisser pour son successeur lui donnoit beaucoupd’inquietude à cause qu’il sc connoiífoit un grand nombrad’envieux. Aprés y avoir pensé sérieusement, il crut ne pou-voir rien faire de mieux, que d’en consier la tutelle à OngosechioRoy de huit Royaumes. Cet ambitieux Tuteur , priítant de goût au Gouvernement, qu’étant maître de la milice,il obligeason Pupille de renoncer aux droits qu’il avoit à l’Em-pire , & de sc contenter du seul Royaume de Mino. Ongos-chio ayant été renvoyé en son Royaume par ceux qui ne pu-rent endurer qu’il détrônât son Pupille , il se hâta de lever destroupes, & vint attaquer ses ennemis sous le nom de Dailuta-ma. Il les défit tous , & loríqu’on attendoit de cruels massa-cres de fa vengeance , il ne fit mourir qu’un petit nombre dcceux qui s’étoient armez pour le détruire, pardonnant aux au-tres , & laissant la vie aux femmes & aux enfans de ceux-cy.quqyque selon 1a coûtume du pays ils la dussent perdre. II fieaussi tant de bien à ceux qui avoient pris son parti, qu 1! n yen avoit aucun qui ne fût prêt à verser son sang pour lui. IIfit de grandes profusions à ceux qui manquoient de bien , &assigna des Royaumes opukus aux Princes qui en avoieut; d«
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