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Tome II. [E - O.]
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Preuses 01 -ri- s une harangue funebre à la louange de cestxûte Jeu v , m es qui fe font dévoilées au Dieu Amida, &Aq^t/ Zc ^ c e , n des termes tres-patetiques.des (f erri - e Ornées de J edo, est un tombeau magnifique d’unW, cein? S s )T m P ereurs du Japon. 11 est construit fur une col-doubi e n tC C u " c muraille fort épaisse, & l'on y entre par unedwg jL 0r . te stui fe ferme tous les soirs. On voit en entrant àle bis j ? ln deux Chapelles bâties contre la muraille, & dontdieijy a c °uverture est parsemé de pommettes d’or. A gau-fie chaqy 110 ? a J^ e dc pierres fur laquelle des balcons avancentte Pîr q u e COt ^‘ ^ ette allée conduit à la colline, où l’on mon-tons p arantc . Marches, au bout defquelles on trouve une fe-£n cet r |, ClC l. u V' 1 d e chaque côté de grosses pommettes dorées,à l'antrç 01 / d y a encore une muraille & une porte pareilled’arbrç s ' "tôt qu’on est entré , on voit à droite une alléefort k i a gauche un Temple. A une portée de pistolet estV . a e n fe C ^dapelle, d'ou l’on entre dans un chemin quifirme C j c r f >enc ant jufqu’à la troisième porte. Ensuite on conbout de n ! arc b er par ùn sentier entre deux murailles, & aufie îoq Ce !^"der on trouve le tombeau del’Empereur. Qua-bîUte s f S également belles, mais qui ne font pas également0n ^ le premier objet qui frappe la vûë. Dans la plusc «tit cì n P°' e le corps, devant lequel brûlent en tout temps^ te nt u ntt ^mpes. Ceux qui vont voir ce tombeau s’ar-Posit e j , or d à prier dans une Chapelle, bâtie exprès à l’op-PUy{ c r première porte. D’un côté, cette Chapelle est ap-'fiUraiíi ^ fdiers quarter, dont la moitié est enclavée dansfise^ré e ' f^ans l’entre-deux de ces piliers font des peinturatig s d tIlenient: délicates. La voûte du vestibule pose fur troisc ?fiv f colomnes placées deux à deux. La charpente de laVisé en , re e st ou peinte ou dorée, & le premier étage est diLe S i Cltlc l chambres ou petites sales,l’on a ^P^ois aiment fort l’exercice de la lute. Le lieu oùhautes Cc ° ut . Um é de prendre ce divertissement, est fermé dePou t j ^"railles autour defquelles il y a des amphithéâtres^teuf 1 p ■f >e< ^ateurs. Le Juge qui donne le prix est fur uner tntlç u ° U l Un pavillon que l’on fait exprès. Les Lutteurs fer-ùf 0 , vcux fous un bonnet de réseau, d’ou pend uneÌUsqn'x j fi" au deflôus des épaules. Ils íbntnuds depuis le couc tint lIre a , ni0 "jé du corps, & ont feulement fur les reins uneût leurs ■ CUavre où font les armes dc l’Empereur.Le devantrî fiousIé^ arn ^ es aulîi garni dc cuivre, & leur caleçon est3 tetnn U y ec une petite corde passée à la ceinture. Celui quiPiec e , d ? rtc I e prix reçoit fur l’heure de la main du Juge une^ £lnpe^ou d’argent, fur laquelle font encore les armes de

fie lA^onoìs ayant beaucoup de docilité , surtout à l’égardvisil^lç 3 ion > & l’absurdité de la Doctrine des Bonzes étant£ort U o. - ^rs débauches connues, il ne fut pas difficile auxÇoij j£, al ? o introduire le Christianisme au J apon. Saint Fran-ave c a ^^ r y passa en 1549. & il y prêcha la Foy Catholiquefit, j u j o? succès, que le grand nombre d’ames qu’il convçr-R°y hait mériter le nom glorieux d’Apôtre du f Apon. Lefiiss ne ^nra fut des premiers à professer la Religion Ro-JW/ enío «e qu’en 1582. ce Roy & ceux d’Arima & defie lcq r en ^?.y ere nt leurs Ambassadeurs au Pape pour l’assurerïêtej. p obeistânce filiale j mais ces grands progrez furent ar-Perf Ç( . Us ‘Empereur Cambofamma. Les Chrétiens furentfiiffe rç trés cruellement. Outre le feu & mille supplicesfaine e S ’ on cmployoit pour la punition des Chrétiens, cer-c ausc Q 3 ^ appellées singoc , c’est-à-dire, eaux infernales aReoìt to 6 ^ CS iont toutes bouillantes & fouffrées. On les plon-"atite & U f t nu fi s fians ces eaux, qui coulent d’une montagne forttju’ilj ." 111 escarpée avec une rapidité qui fait effroy, & lorsfiiai Ds j. Croient pas le Christianisme, on les jettoit pieds &cett e ç I£ l baut de la montagne en bas, d’où tombant dansac hever'j> Cy bêlante, ils étoient presque auffi-tôt étouffez. PourPe oq e d c . x terminer les Chrétiens, il fut publié à son detrom-ïoi t \ ^^rconque en découvrirait un ou un receleur, il au-c ]ui n2e ai ‘°p du propriétaire avec trente pieces d’or qui fontVoy oit écus d’or de nôtre monnoye. Après cela on nec î ue Chrétiens décelez & Délateurs enrichis.

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fie pi Us , es persécutions furent cause qu’en moins de seize ansle Ch r jn- c ss Uatre cens mille personnes qui avoient embrasséaVo - lan ifme, à peine resta-t-ilun seul Chrétien. Ainsi onville j e Dompté plus de quarante mille en 1621"fi qqj , anqeíàque , & trois ans après, il ne s’

6. dans la feule_yen trouvoit pas

^ n'eût abjuré en prefence des Dieux du pay s ^ aca ^ì 11 5 ,' * Ambassades des Hollandais au t*? 011 ' . • f : t

JU Ì A ?YGIE. Contrée du Royaume deNjpI«.<T : *'•*“wt t'fois pattie de ce qu’on appelle au)<wtd toy ™ Iub,lJ

Terre d’Otrante. Les Japygiens fe plongeoient tellement dans:les délices, qu’ils se lavoient & fe frotoient souvent le visage.Leurs maisons étoient mieux parées que les Temples de leursDieux. Ils portoient de faux cheveux & des habits extrême-ment riches ,& ces ornemens dont ils étoient fort jaloux leursaisissent regarder comme une chose honteuse la moindre ap-plication au travail. Leurs Capitaines refpectoient li peu lesDieux, qu’ils enlevoient leurs Idoles des Temples, en disantqu’il falloit qu’ils cédassent aux plus forts. Ils furent punis dcleur arrogance. Les Diables qu’ils adoroient les tuerent àcoups de traits qui furent lâchez d’en haut, & leurs successeurspour éviter un semblable châtiment, porterent des habits deduëil & eurent la tête rasée.

Plutarque dans la vie de Pirrhus parle du Cap de fapigium ,qui est le Promontoire le plus Méridional du pays d’Italiequ’on appelloit Terra Hydrumina , dont les peuples étoientnommez Salentini. C’est pour cette raison que PomponiusMêla, hv.z. ebap. 4. l’appelle Pmmntorium Salen , c’est-à-direSalentinum. Ce Promontoire est celui qu’on nomme à pré-sent Santa Maria di Leuca dans la même Terre d’Otrante. * LePere Lubin , Tables Géographiques.

JARD. Abbaye de France dans le Diocèse de Sens, pro-che de Melun. Elle commença par le Prieuré de la Miséri-corde de Dieu appellé fard. L’an 1171. elle fut nommé deSainte Marie de Pacy. Cette Institution fut approuvée par tePape Alexandre III. Michel Archevêque de Sens convertit lePrieuré en A bbaye , & Adele, Reine de France ayant bâtiun Monastère dans son Palais du Jard, y transporta les Cha-noines Réguliers de Pacy en 1203.

JARDAN. Cap de la Morée dans le Belvedere, en LatinCaput fardanum , anciennement lcbtys Promontarum. II est en-tre le Golfe d’Arcadia & celui de Zonchio , au Couchant del’embouchûre de la riviere de Longarola, & au Midi de celted’Alphée.* Mary Dicl.de HolL 1701.

JARDINET. Abbaye de l’Ordre de Cîteaux dans le Paysde Liege, appellée par les Latins Ho, tulus. Elle est fur la ri-viere d’Heufe à deux lieues de Philippeville diocèse de Na-mur, & fut fondée pour des filles qui l’ont poísedée plus dccent ans. On en fit une Abbaye d’hommes Tan 1430.

JARETTA. Grande riviere de la Sicile, qui a íà sourcedans la vallée de Demona , entre la montagne de Madonia ,& le Mont-GibH. Elle reçoit celle de Datamo, & aprés avoircoulé le long des confins de la vallée de Noto, elle va se dé-charger dans le Golfe de Catania. Quelques Géographes pren-nent cette riviere pour celle que les Anciens nommoient Sy-matbus. * Maty , Dicl. de Holl. 1701.

JARGEAU. Ville de France dans la Sologne. Elle est si-tuée à deux lieues de Château-neuf, & à quatre deFleury ,Voyez, Gfrgeau.

JARIM. Riviere d’Àsrique dans le pays des Negres. IIsemble que ce soit une branche de Rio grande qui fe rend dansla mer assez prés de fa principale embouchure , au Gosse ap-pelle Efieiro de Catherina. Cette riviere qu’on nomme autre-ment de saint Domtniwte, est une des plus fameuses de toute teGuinée. On fait un fort grand trafic de Negres fur ses bords »& elle est pourvûë de quantité de poisson. Les vivres fetrouvent en abondance dans les lieux voisins. * Davity, Paysdes Negres. .

J ARNAC. Bourg de France dans l’Angoumois, en Latinfamacum, & farniacum. II est situé fur la Charente, entre An-goulême & Saintes, à deux lieuës de Coignat, & célébré pacla victoire qu'Henri,Duc d’Anjou,frere de Charles IX. & de-puis Roy de France fous le nom d’HenrilII. y.remporta furles Huguenots, au mois de Mars lan 1569. Le Prince dcCondé qui les commandoit, fut tué dans le combat, par Mon-teíquiou. * Maty, DiStionn. de Holl. 1701.

JAROMITZ. Bourg du Royaume de Boheme, en La-tin faromitìa , & faromierfa. II est situé fur l’EIbe dans le Cer-cle de Koningiíigretz, trois lieuës au dessus de la ville de ccnom. * Maty, Dift.de Holl'. iyoi,

JAROSLAW, ouferojìaiv. Province de la Moscovie Mé-ridionale avec titre de Duché ayant au Nord la Province deVologda, &au Midy le Duché de Rostow, en Latin ferojlou -cenfts, Ducatus. Çlle est d’une aísez grande étendue, & abondeen miel & en vin. Le Volga l’arrose & on y voit le long de ceFleuve de belles prairies & de fort bons pâturages qui nou«rissent une tres-grande quantité de bétail. La ville de Jarof»Jaw qui lui a donné son nom , est riche, marchande oc fortpeuplée , & sert de magasin à toutes les marchandises qui en-trent dans la Moscovie & qui en sortent par les ports de SaintNicolas 8í d’Archanger, Elle est située fur 1 c Volga , &