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Tome II. [E - O.]
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fendue par un Château dont les murailles ne font qûe de boisselon l’usage du pays. Ces fortifications quoy qu’affez legeresnelaiísent pas de contenir les Tartares, qui n’ayant ni armesni machines de guerre pour forcer les lieux tant soit peu forti-fiez, ne font ordinairement que des courses en pleine campa-gne. Cette Province a été long-temps possédée par des Prin-ces Ruffiens que Jean Basile en chaise quand il vint à bout del’incorporer à ses Etats. Romanova & Ribiena sont ses autresvilles principales, outre la petite ville d’Uglits devenue fameu-se par la mort de Demetrius qui cause de si grandes révolu-tions dans la Moscovie. * Olearius, Voyages de Verse.

J AROSLAW. Ville de Pologne dans le Paîatinat de Lem-bourg, en Latins aroJlavia.LUe est située fur la riviere deSana,huit lieues au dessous de la ville de Premistie, & défendue parune bonne Citadelle. On y tient tous les ans une foire célébré,le i;. d’Août. Cette ville fut presque tout-à-fait brûlée en*Maty, Dicl. de Hall. 1701.

J ARS. Abbaye de France dans le Poitou. en Latin fardum.Elle est de l’Ordre de Saint Benoît, St située fur le bord dela mer à six où sept lieues de Luçon du côté de l’Occident.

JARSEY ou Gerfey, Iíle de la mer de Bretagne , situéevers la côte Occidentale de la Normandie vis-à-vis de la villede Coutances. Voyez, GerseY.

JARUN. Ville de la Province, appellée proprement Perse.A la voir, quand même on y est entré , on auroit peine à luidonner le nom d’un village médiocre. On y voit d'abord uneépaisse forêt de palmes, plantées fort proche les unes des au-tres , qui rendent le lieu fort sombre. Cette forêt de palmes aune bonne lieuë de longueur & est large d’une demi lieuë ,avec quantité de puits de tres-bonne eau. Elle est séparée pardes clôtures de terre, de la hauteur de deux ou trois toises,selon le nombre des habitans qui l’ont partagée entr’eux. Upeut y en avoir mille , & chacun a son clos plus grand ou plus

{ >etit, suivant qu’il a plus ou moins de bien. Celui qui en ae moins poísede environ vingt palmes, & les plus puissens enont soixante ou soixante & dix. Dans chaque clos il y a unemaison, laquelle est de terre , mais composée de chambres as-sez commodes avec un ou deux puits. Ce qu’il y a de plusremarquable, c’eít la hauteur de ces palmes, dont la plûpart

E aísent celles des plus hauts clochers d’Europe. Elles sont sielles & si branchuës par le haut, qu’il y a sujet de s’étonneren voyant le pied de l’arbre , dont la grosseur n'a point deproportion avec la hauteur & le poids qu’il porte. Outre queles branches sont fortes & en grand nombre, elles sont char-gées de quantité de grappes de dates, quelquefois jusqu’à cin-quante , dont il y en a qui pèsent soixante livres. La couleurde beaucoup de ces dattes est brune, & l’on en voit qui sonttoutes noires, mais les unes & les autres sont d’un tres-bongoût. La diversité en est fort grande. Les unes sont longues,les autres plus ou moins rondes, & d’autres petites & rondescomme des griotes. Ces dernieres sont les meilleures de tou-tes. Cette abondance & la grosseur de ce fruit vient du terroir& du soin des habitans qui arrosent souvent ces arbres, &qui leur donnent toutes les façons dont ils ont besoin, parceque c’est leur unique revenu & le seul trafic qui les fait subsis-ter. Ces clos qui servent de demeure aux habitans semblentêtre autant de maisons de campagne dispersées de distance endistance dans toute la lieue de long qu’occupe la forêt despalmes. Ils sont tres-pauvres, & parlent la plûpart Persan, maisla langueArabe leur est plus commune. AulTì veulent-ils qu’ortles croye Arabes , & c’est pour cela qu’ils s’habillent, tanthommes que femmes, comme les habitans du plat pays duRoyaume de,Lara, qui est une partie de la Caramanie déserté.Il y a parmi eux beaucoup d’A veugles de tout sexe & de toutâge, ce qu’on attribue à la malignité de l’air & aux mauvaisesqualitez qui le corrompent ; parce que les branches des pal-mes étant fi touffues en haut qu’elles se touchent presque tou-tes , laissent l’air voisin sombre & épais ; enforte que ne pou-vant être purifié parles rayons du Soleil, il s’infecte auffi-bien que ( ,de l’odeur des dattes & de leurs excremcns, fur toutdans le temps de leur récolte. II y a d’aillcurs en ce lieu-làquantité de mouches tres incommodes, qui piquent les yeux& les lèvres, & qui entrent dans les narines, sens qu’on lespuisse chasser avec la main ni avec des éventails. * Olearius,Voyage de Perse.

J AS ou fajst. Ville de la Moldavie, située fur la riviere dePruth, en Latin f affìum. Elle est environ à trente lieues desfrontières de la Pologne, & à pareille distance de Caminiek.Cette ville qui est aísez grande, mais mal peuplée, a été au-trefois prise & seccagée par les Cosaques. Le Roy de PologneJean Sobieski s’en rendit maître en 1 < 58 C mais ij l’abandonna

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peu de temps aptes. II y a un Château où le Vaivode ' ®Province fait souvent fa résidence. * Hijl. & Defir. du %°rde Hongrie, liv. 4.1688. pJ r

JASAKKEN. Peuples de la Grande Tartarie, P ,fuientVitfen dans se nouvelle Carte de cette Contrée, a J , jide la rivière de Pisida, le long de l’Océan Septentrionleur fait , occuper une partie du pays que les Cartes 0naires apppellent Mongal. * Maty, D iiïitmn. de , w,JASENITZ. Petite ville du Duché de Stetin dansmeranie Royale, en Latin fafenitìum. Elle est située abouchûre de l’Oder dans le Groíse-Hass, trois lieues » , £Ssous de la ville de Stetin, & prise par quelques Geog r ™pour l’ancienne Lactburgtum. *Maty, Diét. de Holl. 17 01 ', ^JASIBLI. Riviere de la Sicile, en Latin fafibliu* f. !l jsjo-anciennement Cdcyparis. Elle a son cours dans la valse®/*eto, & aprés avoir arrosé Cassera & Jasiblì, elle se 5^-dans la mer Ionienne, entre la ville de Noto & celle decuse. * Maty, Dicl. de HoU. 1701. ^

JASLITEN ou ïaflite. Petit pays d’Afrique dans la h* ^die. II est proche de la mer Mediterranée entre Cap*" ^Tripoli, à 42, degrez 50. minutes de longitude, & nt j t étituae, & comprend trente villages. Ce pays produit ssj? >de dattes, & ses habitans font riches, parce qu’étant vol 1 ^la mer, ils trafiquent avec les Egyptiens & ceux de Sic» • j ecroit que cette Contrée est sujette au Bacha de Tripoli d»pays duquel elle est enfermée. * Davity, Numidie. , c eJASLOVIER. Ville de Pologne. C’est la dernict*^Royaume du côté de la Moldavie. Elle est située à une Jnée d’Yaché, & à deux d’Ilvouë. * Tavernier »

Perse, liv. 3. , a: ver?

JASON. Ville située à deux lieues & demie de J a .l'Orient, dans la Tribu de Dan, proche du chemin q ul p o( tduit de Jassa à Jérusalem. II y avoit anciennementChâteau, dont il ne paraît plus que les fondemens. C eS)n’esl maintenant habité que par vingt-cinq famillesqui cultivent des jardins. Ces jardins sont arrosez - jjeíd’un beau puits, qui sc tire par une machine cjue so nt Jp e [,des bœufs. On n’y voit qu’une Mosquée gardée par UI l [(lviche ou Santon Turc. * Le P. Eusebe Roger, Terre-rliv. 1. cb. 15. , 3 í j l

J AS QUE. Principauté de Perse fur la côte de Ke s

avec une ville de son même nom qui en est la capit 3 *®* u jpays s’étend entre le Cap de fasqtte & celui de G ua r e ’sont les deux pointes les plus Méridionales de la Perse»puis la côte de la mer jusqu a la Province de Kerman< ^possédé par trois petits Princes, dont il y en a deux P a í e r sl ùe,l'autre Mahométan. Ce dernier qui est le Prince de J a Tjsest le plus puissent. Aprés que le Roy Cha-Abas eut co! 7 \eíOrmus, il obligea ce Prince de lui payer un tribut tovt ^années ; mais la jeunesse dc Cha-Sephi qui fut fucceíseCha-Abas son ayeul ,fut une occasion favorable pour s »chir de ce tribut. Cha-Abas II. que cette conduite $

envoya contre lui une armée de vingt mille homtn esmandez par le Kan d’Ormus, qui étant tombé dans un nn £[ry perdit la vie.Le frere du Kan défunt remplit se place, &tra fur les terres du Prince de Jasque, qui ayant gag° e yebataille, voulut aller en rendre grâces à Dieu à la Mecq u ^ te jKan en fut averti 5 e envoya vingt barques armées fur se s ,de l’Arabie. Ce Prince y fut pris & conduit enfuie 3mus. Les chaleurs y étant alors fort grandes, le Kan sretiré dans les montagnes, à dix ou douze lieues de laOn y mena le Prince de Jasque, ce que sa femme ayantelle vint à grandes journées & à petit bruit à la tête de n* £ jchevaux que commandoit le Lieutenant General des tn? t ,du Prince son mari. Cette femme pleine de courage & 1pide surprit le Kan dans se tente pendant la nuit, ôt se/. e pse propre main. Elle délivra par là son mari, & taupièces la plus grande partie des gens du Kan qu’elle troUV tre fl-dormis. Le Roy de Perse envoya un nouveau Kan aveC j 5 lete mille chevaux, pour soumettre le Prince de Jasque j 110 .ç ìUSsecours que lui donnerent les deux Princes Païens se slui fit remporter une nouvelle victoire. Lehazard v° ulule General qui avoit accompagné se femme loríqu’else £ ^ 0 yKan d’Ormus, tomba au pouvoir des Ennemis, &se ^c»Payant abandonné à celui qui avoit alors ceGouver nein u oil vengea fur lui la mort des deux autres Kans ses frères- P <supplice des plus cruels. On larda le corps de ce nia , 'iiesl*prisonnier de guerre avec des bougies allumées, &o n .se j â0 strois jours de fuite fur un chameau en ce triste état ’, ^les rués d’Ormus, ce qui toucha tellement le CheiCompagnie Hollandoisc, qu’il pria le Kan de ne se P aS „ u st