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Tome II. [E - O.]
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fy montent. Il est même impossible de conserver des oiseaux j ftance qu’elle sobligea d’en lever le siégé. Cetf® P^ een cè pays-lâ, si on ne les mec fur une perche plantée dans une pourtant reprise en 1)99. par l’adresse d’un Gentilhuw^^ ^

de

cuve , sans cela on ne peut si bien suspendre la cage, que lesfourmis n’y aillent & n’étranglent les oiseaux. II y a encoreUne autre sorte de fourmis qui font rouges & de la longueurdu doigt, filais on ne les voit qu’à la campagne où elles man-gent les herbes Sc les écorces des arbres. II n’y a dans toutesles Indes que la feule Isle de Java qui produise des Cubebes.Le poivre s’y plante ordinairement auprès d une certaine for-te de cannes que les Javans appellent Mambu , Ces cannes fontauílì grosses que le tronc d’un peuplier , & ont leurs branchesdroites & des feuilles un peu plus longues que celle de J’oli-vier. Elles font distinguées par plusieurs nœuds, entre lesquelson trouve une matière blanche & collée ensemble, que lesPerses Sc les Arabes achetent fort cher, à cause de son ufa^econtre la diffenterie, Sc contre les fievres chaudes, fur tout aucommencement des maladies. Les Indiens creusent ces sortesde cannes pour en faire des bateaux, 1 aidant à chaque bout unnœud fur lequel ils s’affeient pour les conduire, l’un furie de-vant , & l'autre fur le derrière. Ce qui les engage à se servirplus particulièrement de ces barques, c’est qu’ils font persua-dez que les crocodiles ont du respect pour le Mambu, à qu’ilsn’attaquent point les bateaux qui en sont faits. On trouve dansla même Hic , toutes fortes d’arbres, de fruits & d’épiceries.Les Javans se sont long-temps opposez aux établilsemcns queles Étrangers ont voulu y faire ; mais les Rois de Bantam Scdejacatra, éblouis par le profit qu’ils tiraient en débitantleurs épiceries aux Anglois Sc aux Hollandois qui les venoientacheter, permirent enfin que les uns & les autres y bâtissentUne loge pour y laisser, des Facteurs qui eussent le soin deconserver les marchandises dont ils trafiquoiení. Les Trai-tez que les Hollandois avoient faits avec ces Rois regloient lesdroits d’entrée & de sortie ; mais comme ces Indiens s’obsti-noient à les haulser à mesure qu’ils voyoient que le commercédevenoit nccefîairc aux Etrangers, les Hollandois, pour semettre à couvert de ces injustices, fortifièrent peu à peu la lo-ge qu’ils avoient à Jacatra, & s’y mirent en état de se défendre.Ils vinrent enfin à bout de faire une ville fur les ruines del’autre. Us la nommèrent Batavie, & c’est aujourd’huy la plusimportante place & le plus puissant établissement qu’ils ay.entdans toutes les Isles.

La petite fave est vingt- cïncj lieues plus loin que la grandeau Sud Sud-Est de la même cotc.Marc Pol dit qu’ellc contienthuit Royaumes ,& il n’en nomme que six qui font Felech,Basina, Samara, Dragojan, Lambri, & Fanfur. Cette Iste estde même qualité & porte les mêmes choses que la grande f ave.Les habitans des montagnes vivent de chair humaine , & pres-que à la maniéré des bêtes, Sc ils adorent pendant tout le jour,la premiere chose qu’ils ont apperçûë le matin. Ils mangentauílì du ris, du poisson , & toutes sortes de chairs. ChaqueRoyaume a son langage particulier Sc son Roy. Ils étoient ;tous Idolâtres, mais les Marchands Sarasins ont rendu Ma-hométans ceux qui demeurent dans les villes &fur le rivage,*Davity, Mandcílò, Voyage des Indes.

Champagne nomméVaubecour.qui ayant promis ' dU Y~^ e j-efi'Schuatzemberg, Commandantl’armeeImpériale, d e ^ j[dre maître de j avarin , en fit fauter la porte par un P eta ^ faentra d'abord avec cent soldats François Sc Valons >secouru par ce General, dont les troupes firent un gt anage des Turcs. On y trouva quatre-vingt canons, i e F ; c ntchevaux, & d’autantplus de butin que les aífiegez J e rf-de recevoir un convoy de vivres. On garde encore da Jeglise Cathédrale une partie de la porte qui fut romp uC r^jemoyen du pétard. Javarin est la capitale d’unsiégé d’un Évêque qui est suffragant de Strigonse*

& Description du Royaume de Hongne , /;v. Z. 1688. , , - fa

JAUNSTAIN. Bourg d’Alemagne dans la Ca» nt vLatin futnna. II est situé aux confins de la Carniose * 0 j,

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lieues de Volckmar vers le Midy. * Maty , Dict de

Pannonie Superieure, & qui a été connue premierement sousle nom d ’ Arrabona. Les Auteurs Latins la nomment aussi fau-rinum Sc N aral/o. Elle est aujourd’huy appellée Rab ou Ra.tb parles Alemans du nom duFleuveR<*4& fur lequel elle est assise. Lesnaturels du pays lui donnent ceux de Gyor Sc de Geiver, d’oùs’est formé le mot François savarin. C’est une tres-forte place,située à cinq milles d’Owa &de Komorre , à huit d’Albe-Royale , à dix de Prefbourg & à seize de Vienne. II y a deuxponts, l’un du côté del’Autriche , & l’autre de celuy d’Albe-Royale, & sept bastions qui la défendent. Le Château duGouverneur est bâti fur le premier. Le second est sur le borddu Danube,Sc le troisième sur la Sainte Montagne.Le quatriè-me regarde la terre du côté de l’Orient, le cinquième est ap-pelle nouveau Bastion , le sixième le Bastion Impérial , Sc leseptième est celui de Hongrie fur le bord de la riviere deRaab. Sinan Bacha étant venu assiéger cette place en 1591. sousAmurat III. y perdit beaucoup de monde , ayan f eu dans uneseule attaque plus de douze mille hommes de tuez ;mais en-fin elle se rendit par la perfidie du Comte de Hardek sonGouverneur , qui fut décapité à Vienne pour s’être laissé cor-rompre. Lorsque les Turcs pendant ce siégé firent fauter parlemoyen d’une mine le Bastion placé fur la Sainte Montagne,il se trouva un homme à cheval destits que la force de la pou-dre emporta dans le Danube fans qu’il se fît aucun mal , nique son cheval en fût blessé. L’Empereur Rodolphe l’ayantassiégée peu d’années après, y trouva une si vigoureuse resi-

JAVOUX, Ville de France capitale autrefois du ^dan , en Latin favantium , anciennement Gabaltis-, Gw ’fafabalum , Anderitunt , & Andendum. Cette ville qui a eu ,d’un Evêché, n’est plus aujourd’huy qu’un village, W . failes Sevenncs, à quatre lieues de la ville de Menue -succédé à l’Epifcopat. On y voit plusieurs marques ^ ^quité , & on y a trouvé quantité de médaillés, d’um evases. * Davity , Languedoc. . < yjllí

JAURINLTM. Nom que les Anciens donnoiefit à ^de la Basse-Hongrie , que l’on appelle aujourd’huy ^ ,',,5 1 *JAWER. Principauté du Royaume de Bohême atSilesie, en Latin fa.menjis Ducat ts & Pr.ncipatus.J&T g Jebornes à l’Orient les Duchez de Glogaw , de Liguss u f 3 cf*Schweidnitz , & à l’Occident, la Bohême propre Sc 1 ?

Sa ville capitale porte aussi le nom de Jawer, en L atí ” ‘ j 6 *Sc f avorta. Sa situation est à deux milles de Lignitz > fa-de B resta w. Cette ville quoy que petite, est assez bofi nefendue par une vieille Citadelle. Les autres lieux reI JLjj C sg>blés du Duché ou de la Principauté de Jawer sont LeLehn ,Schenaw, Buntzlaw, Greiffemberg, Naumbu r s ’ ; j t y,chíberg, Liebethal, Schmideberg, & Kupfferberg > **Silefie. Maty. . . pri*

JAXARTES. Peuples anciens d*Asie, qui aV °q s fa^leur nom de la riviere de Jaxarte proche de laquelle 1toient. Us étoiept mêlez parmi certains Scythes dont AMarcellinfait-mention, Lcqui étoient voisins desAsiatiques, gens rudes, grossiers & sauvages, deme ura j^rles confins de la Perse , & à l’extrêmité des Alains. ^- cS fa 0 n^‘tes étoient recherchez pour leur douceur & pour se ur* Davity, Etats du Grand Can. , re foi 5

JAYCZ A ou fayez,. Ville de Bosnie, qui a été all ^ s Jecapitale de ce Royaume. Elle est située entre les ílviC ve c U* 1Plene Sc d’UraJine > fur le sommet d’une montagne * faChâteau inacceflible. Cette ville appartient present crnTurc. * Maty, DUt. de Hol 1701. Voyez, Jaitza. 0 eJAZA ou plutôt f 4 aï. Ville ancienne de la Païen 1 ” zi>étoit dans la Tri ou de Ruben aux confins de celle d e u eI {S

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JAVARIN. Ville de la Basse Hongrie, autrefois de la ! Septentrion de la montagne de Nebo. Ce fut en ce st cU ^j t e

- 0 . : - 0 —' ---'- r ' Israélites défirent Sehon Roy des Amorrhéens , Sc en ^

ville de Jaas fut donnée aux Lévites. *Maty,vrA. ^ e J í °JAZIGIENS. Anciens peuples de la Sarmatie ^ u . r ^ e c^ne. Us habitoient entre le Danube & laTeisse, 9 ul j e pPalus Meotide, l’Isthme de la Chersonese Tauriq ue > çpV

Euxin, le FleuvePrutz,& lesMonts Crapatz, étoient

fins de cette Sarmatie d’Europe du côté du Midy -te qu’ils avoient la Dacie à l’Orient, une partie de J a . „, \*nie au Couchant Sc au Midy, & du côté du Septe* 1 ^Sarmatie même, qui étoit bornée vers l’Occident _p ar | £ ; tôre de Weixel, la mer Baltique , le Golfe de LinE”^ ^Finnichzée, en tirant delà une ligne jufqu’à la mer IH a ufac>Golfe de Saint Nicolas : Vers le Septentrion par la fa \’ 0 '& vers l’Orient par les mêmes limites que celles deto^ < e (o( etope. Pline appelle ces peuples simplement s armâtes. 1les surnomme Metanajìes , c’est à-dire vagabonds, & * fcà 6Itinéraire de Peutinger publiée fur la fin du feizi einpar les foins de Velfer , leur donne le nom de Sartn * ^ f 'fa'Sarmates qui changeoient souvent de demeure, & st uI fy. frétoient paslong-temps en un même endroit. Crom c *

Sc 10. Sc Michovius hv. z. nous apprennent qu’ils fur epresque enticrementen ir6q.par Bolestas surnommeRoy dePo’ogne,& en 1282. par Lefcus & que plusseseux se retirerent dans la haute Hongrie. * Histoire & ™ >du Royaume de Hongrie , hv, 1.1688.