Band 
Tome II. [E - O.]
Seite
332
JPEG-Download
 

35 2 ICI

eommoditez cn abondance. Le cinquième jour dés que leSoleil étoic levé, ils alíoient chercher les ruisseaux où les Ber-gers abbreuvoienc leurs bestiaux. Là fc mettant à genoux, &s appuyant fur leurs mains, ils bûvoient jusqu’à l’excez par pe-tites pauses. Le jour suivant ils ne mangeoient point, aprésquoy ils reprenoient leur même genre de vie. Us alíoient toutnuds tant hommes que femmes, 8c les femmes étoient com-munes entre eux, auiíï-bien que les enfans. Les Ichtyophagesn’avoient aucun égard pour les Morts. Us les laissoient étendusau bord de la mer juíqu’à ce que le flux les emportât. Leurlangage n’étoit point distinct, & ils employoient certains si-gnes pour faire entendre leurs intentions. * Davity, Etats duSophy.

ICHTYS PROMONTORIUM. C’est ainsi que le Capde farda.il , qu’ou trouve dans la Morée, étoit appelle ancien-nement.

ICIANI ou Icianos. Ville ancienne d'Angleterre. IIy a di-versité d’opinions fur ce que cette ville est devenue. Les unsveulent que ce soit aujourd’huy le Bourg nommé ichbaraw ,dans le Comté de Nortfolk, & les autres disent que c’estTbetford.

ICIUS ou l tin s Portus. Ancien Port de mer en Picardie.Les Auteurs ne font pas d’accord de ce que c’étoit, ni du lieuoù il étoit. Le Pere Malbrancq , Jésuite , dans son Histoiredes Morins, veut que Portus ttius ait été au lieu qu’on ap-pelloit Sthiu , où est aujourd’huy la ville de saint Orner. Saraison est que la mer faisoit alors en ce quartier-Jà une especedeGoIfequi s’étendoit depuis la pointe du village de Sangate,jusqu’au Château de Sithiu où l'on a rencontré des ancres &des restes de navire , & où font restez des crocs de fer, auf-quels on attachoit les vaisseaux. Tout ce pays-là porte encoreles marques de son ancienne inondation. Ce sentiment a étédoctement réfuté par Cluverius, 8c on ne conçoit pas commentCésar qui cherchoit le Port des Morins le plus commode 8cle plus proche pour passer en Angleterre, auroit embarquéses troupes dans ce Golfe de Sithiu. M. de Thou, Vigenere& quelques autres ont crû que Itius Portus étoit Calais, à causeque son Port est celuy d’où on pafle le plus ordinairement enAngleterre. Cluverius, Joseph Scaliger, le Pere Boucher,Sanfon & plusieurs autres tiennent que c’étoit Boulogne , fon-dez fur ce que les Anciens ne reconnoiflènt point de Port con-sidérable dans ces côtes pour passer des Gaules dans la grandeBretagne , que celuy de Geíïòriac qui étoit tres-certainementBoulogne, comme on l’a fait voir dans l’article qui a Gefforia-ques pour titre, & les tables de Peutinger le confirment. Ceíàrdonne à entendre, qu’outre le Port Itius où il s’embarqua, ily en avoit un au dessous & un au dessus, 8c par conséquent lePort Itius étoit celuy du milieu. 11 n'y a nulle apparence quele lieu qu’on nomme aujourd’hui le Portet, à une demi-lieuëau Sud de Boulogne, ait jamais été un Port capable de rece-voir une partie considérable de la flote de César. Ainsi le pre-mier des trois fera Boulogne, 8c le troisième aura été à peuprés à l’eridroit où Calais a été bâti depuis ; de forte que Por-tus itius doit être le Port deWhissant, comme M. du Cangela démontré dans la Dissertation z;, fur la vie de saint Louis.11 est situé à quatre lieues au Nort de Boulogne , par-delà lapointe du Blanez, à l’endroit où le Détroit qu’on nomme lePas de Calais , est le plus resserré, & d’où Je trajet pour paíseren Angleterre est le plus court, & tel que César le décrit, i;b .Omnes ad Portum Itium convenire jubet , ex quoportu in Britanniamtrajeftum commodiffìmum elfe cognoverat , circiter millium paffuumtrïginta a contïnentì. Cambden, dont M. Du Cange soutient lesentiment, remarque fort bien que le nom de wbitjfan appro-che fort de celuy d’Itius ; car les Latins n’ayant point de dou-bleV. dans leur Alphabeth.ne pouvoient mieux exprimer W'itsque par Vifs, Whissân ou Wiflan est un petit Bourg assis fur lerivage de la mer au Comté du Boulenois, entre Boulogne 8cCalais, composé d’environ quatre-vingt feux, fans comptertrois ou quatre hameaux qui en dépendent. U n’y a ni portesni foflèz ou fermetures à ce Bourg, ni même aucun reste devieilles murailles, qui marquent qu’il ait été fermé autrefois.On trouve une Chapelle au bout du Bourg du côté de Boulo-gnejmais l’Eglife Paroissiale est au hameau de Sombres,distantenviron de deux ou trois cens pas. Entre cette Eglise & leBourg est ce qu’on appelle la Motte du cbâtel , qui peut avoiren longueur quarante toises, fa figure étant ovale. 11 y a aubout du Bourg quelques restes de vieux bâtimens, que l’ondit avoir servi de magazin pour l’c-tappe des laines qu’on yapportoit d’Angleterre, & de plusieurs autres endroits qui jus-tifient que le Bourg a été de plus grande étendue. En effetFroiflàrt luy donne le titre de Grojfe ville, 8c les Historiens nous

I D A

étot

font assez voir qu’il étoit considérable par son Port,ss ul ^ n .le lieu où l’on s’embarquoit ordinairement pour pass £r el uf ,gleterre , quoy qu’aujourd’huy il n’en reste aucuneLa Coutume du Boulenois luy donne aussi le titre e £ p sl .& ce lieu a encore un Maire & des Echevins, qui ° n . ,\e

lice 8c la connoistànce des crimes qui fe commettent /Bourg 8c dans la Banlieue. Us ont auíïì l’adminissi^uo ^l’Hôpital. Le Comte de Boulogne, de qui ce lieu d e P ct >. jjy avoit un Bailly, 8c depuis que ce Comté a été ann £X ^Couronne , on y a établi un Bailliage Royal, qui est P°par le Bailly de Boulogne qui y va rendre justi ££ un £ ^la semaine. Un petit ruisseau dont la source est pr £ S . .j 0 nglife de Sombres , passe dans ce Bourg. Cette _deí £rl r £[V .est toute de M. du Cange , qui ayant été fur les lieux, ^

core remarqué que les grands chemins, qu’on nomme Lverts ou Chauffées de Branohault, aboutissent à Whiflan aU <j cqu’â Boulogne. II montre ensuite par le témoignage de ? 1trente Auteurs, qu’avant que les Anglois fe fussent cn ’r’ pde Calais, Whissàn étoit le lieu où l’on s’embarquoit ° r „trement pour paíser à Douvres, 8c où l’on abordoit en v ^d’Angleterre en France. Quand Ptolemée marque f c ! 0,> úC jele Promontoire ou la pointe d’Itius, 8c qu’il le dist 10 ?,^,)*Geflòriac, qui est Boulogne, il fait assez connoître ss 3 n ín’est point l’endroit où est Calais, puiíqu’il n’y a n M ol - 0 n-Promontoire, mais que c’est Viflàn, qui est entre le P 1 ’ 0toire ou la pointe de Blanez. * Du Cange. , a n-

ICMIN. Ville d’Egypte qui passe pour en être la P u ^ uS ,cienne. On prétendqu’elle a été bâtie par un petit-tìbfur le bord du Nil du côté du Levant, à cent lieues duElle fut ruinée parles Arabes quand ils conquirent P*sV|] e s,de sorte qu’on n’y voit plus que les fondemens des n ? UI L u jïc,dont on a enlevé les pierres 8c les colomnes pour bâtit >_ -qui est de lautre côté du Fleuve. * Marmol, Descript. de l w"tome 3. chap. 35. . ,, An gost

ICOLLO ou Ocollo. Province du Royaume d & £ {j.dans l’Afiique. Elle commence au Nord-Ouest, 8c à 1 . n ]eNord-Ouest de celle d’IIamba. On ne sçait P aS , \L#inombre de ses Seigneuries,* De la Croix, Relat. de 14 rtome 1

ICONDRE. Petit quartier de l’Ifle de Madagafe^.- >x.à vingt deux degrez trente minutes de latitude Mcfld 1 .jDu côté de l’Orient, en tirant un peu vers le No r£ * ’borné par de hautes montagnes qui le séparent de lad’Itomampo ; du Midi par celles deVattemanathon 8c d e .chicores ; du Nord en allant vers l’Occident par lade Manamboule, 8c du côté du Septentrion par les ’ r, ° ri /^f 0 [íqui sont entre Jonghaivou 8c Itomampo. Ce pays emontagneux 8c fertile en sucre, en bons plantages 8c en P 3

le

Royaume d’Alger qui porte aujourd’huy le nom o e 1D'autres veulent que ce soit Aochara. . u lt

ICTIMAN. Grand Bourg , qui est le dernier l ieU ^ c eBulgarie aux confins de la Remanie ou Thrace. AP r jeBourg on trouve une montagne avec le fâcheux P 3 £ j^U-Capiliderventy&i lorsqu’on a monté 8c descendu environ yrSWn arrive au grand village que les Turcs appellent/

8c les habitans Novocelo. Ce village est le dernier de lamanie de ce côté-là.* Davity, Bulgarie.

I D

. ce ileS

I DA. Montagne de l’Asie Mineure, la plus haute o £de l’Hellefpont, 8c qui occupe une partie de la Troa ^5fes diverses branches. Elle est couverte de Frênes & ç aíC eSarbres propres à construire des navires, 8c pleine de £lld’eau vive qui fe répandent de tous cotez. Elle abonde a , uSaimant 8c eh poix liquide. Autour de Gargare , qui est n -^eS

haut sommet de cette montagne, on trouve d’autres p ^que Pline appelle Sarcyphagos , c’est-à-dire, Mange chf 1 ’ e tpierres consument en quarante jours tous les Corps q udedans , à l’exception des dents. rand‘ e ‘

11 y a une autre montagne appellée Ida en I’Iíle de c j e r,tLes Corybantes qu’on nomme auíïì Idéens, luy d° n jjice nom, à cause de leur ancienne demeure fur le wo j ede la Troade. Les Dactyles Idéens trouvèrent l’inventforger le fer.* Davity , Petite Phrygie. Danet, Dict- de sRomaines. . re nu?»

IDALIUM. Ville ancienne de l’Ifle de Chypre. 'selon les Poëtes, en a fait quelquefois le lieu de fa re 1

1

/