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Isles agréables, & il s’y trouve quantité d’Esturgeons, de Do-rades & d’autres poissons, mais peu d’Huîtres Sc de coquilles.11 y a presque par tout ce pays une infinité de sources d’uneeau délicate & laine, outre celle des bains propres à la guéri-son de divers maux. Son terroir est des plus fertiles & des plusaifez à cultiver. On voit de tous cotez en plusieurs endroits.force mirrhes, lauriers, lentisques, figuiers, vignes, oliviers,& semblables arbres fruitiers, & de l'autre quantité de fleurs,avec divers arbres, comme orangers, citronniers & autres,accompagnez de plusieurs ruisseaux. On y seme chaque année«ne fois du bled & deux fois du lin, & leur Efpautre » fortede bled qu’ils nomment Fmo. On y recueille les vins délicatsde Sorrento ; le vin Massique, à présent Maffìcano, le Falcone,-le vin Grec de Somme & les vins de Noie, estimez pour leuragréable odeur. On y recueille áuíiì quantité de bonnes huiles,8c l’on y fait force foye parle moyen des meuriers qu’on ytrouve en abondance. II y a dès mines d’or, d’argent, d’alum,de fer, d’airain & de soufre, outre quantité de plâtre & de sal-pêtre. Ce même pays nourrit force faisans, perdrix, beccafles,tourterelles, cailles, oyes sauvages, & toute forte d’oifeaux,& on y voit des sangliers, des cerfs, des chevreuils, des liè-vres , des loups, des renards, des brebis, des bœufs & desbustes en fort grand nombre. La fertilité de la CampagneHeureuse rendit ses habitans tres-portez au luxe j enforte querarement ils convioient leurs amis à quelque repas, fans leurpromettre le spectacle de deux Gladiateurs ou Escrimeurs àoutrance ; 3 c quand Annibal fit séjourner son armée aux envi-rons de Capouë, les Capoiians & les Campanois le ramolli-rent si fort, qu’il avoua que tout victorieux qu’il étoit , ilcourait risque d’étre accablé par fes ennemis, puisqu’au lieud'homme , il avoit pris des femmes pour Soldats. Ils furenttoujours orgueilleux juíqu’à l’excez. Ainsi l’onne parloitquede l’arrogance extrême des Campanois, que les Romains ré-duisirent à une lâche fainéantise. Ils imitèrent les Grecs enbeaucoup de choses, fur tout à I’égard de ce qui regardoit laReligion. Ils considéraient TAverne comme un lieu dédié àî > luton,& ceux qui navigeoient fur ce Lac appaiíoient premie-rement les Dieux Manès avec quelques sacrifices. II y avoitfur le lieu des Pontifes qui en enfeignoient les cérémonies.On trouvoit là une fontaine, mais personne ne vouloir boirede son eau, parce qu’ils croyoient que c’étoit seau du Stix, &que la riviere infernale de Phlegeton étoit formée des eauxchaudes, voisines du Lacd’Averue. *Pline ,/iv. 28. ch. n. &liv. 5. ch. 5. Blond. Italia illustrât*. Strabon, liv, ;. Leandro,Italia. Davity, Terre de Labour.
LABOUAD. Pays de France dans celuy des Basques. IIest arrosé de la riviere de Nive, Sc a pour bornes à TOccidentla mer Oceane ; au Midy, la riviere de Bidastòa, la Juridic-tion d’Ivon en la Province de Guipufcoa, avec trois valléesde la haute Navarre, fçavoir la Terre de cinq villes, la valléede Lerin , Sc la vallée de Bastan ; à POrient, la Baffe Navarre,Sc au Septentrion, la Bidouse avec PAdour. Sa longueur estégale à fa largeur, Pune & l’autre de cinq lieues. Le Labourden Latin Lap'trdsnfis rracbus, est composé de vingt-trois grandsbourgs ou villages, dont les principaux font saint Jean deLuz & Sibourre, situez fur la côte de la mer , à une grandeIieuë de Fontarabie. 11 n’y a entre les deux bourgs qu’un pontposé fur un grand Canal de la riviere de Nive, par où le refluxde la mer monte tous les jours, de forte qu’on les peut pren-dre pour un seul, qui est un des bons bourgs de France & unbeau port de mer. Le Siégé de la Justice du pays est dans Uf-tarits. II y a outre cela quelques J ustices des Seigneurs, fça-voir. à Guiflen, à Bardos & à Urt, lieux qui appartiennent à laMaison de Gramonc, en la Baronnie d’Efpellette , & à Ma-caye, Vicomté pour la Justice moyenne & baíìè. Le bourgd’Andaye n’est séparé de Fontarabie que par la riviere de Bì-daíïba qui est mitoyenne entre la France & l’Efpagne. * Davi-ty . Pays des Basques.
LABRADOR. Terre de Labrador. Pays de PAmerique Sep-tentrionale,située entre Estotiland & le Canada, environ à soi-xante degrez. Quelques-uns le prennent pour une Iste éten-due vers Groënland , autour de laquelle plusieurs voyageurstant Espagnols qu Anglois & François ont été afin de trouverquelque détroit pour aller aux Indes Orientales , mais la gran-de quantité de neiges & de glaces a rendu leur entreprise inu-tile. Il s’y trouve force ours blancs Lc même de grands grisonstout blancs, differens de ceux d’Oricnt & d’Afrique , qui sontde couleurgrisâtre Sc un peu rouge sous le ventre. Les uns Lcles autres n’ontque deux pieds, quoy qu’on les peignent avecquatre. II s’y trouve aussi des perdrix & quantité de petits oi-seaux . & tout le pays est plein de bois, de montagnes & de
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bêtes sauvages. LeS habitans sont bien proportionnez $de bonne constitution 6 c fort propres au travail- Us ‘ e ‘gj pol-ie visage & le corps, croyant en être plus agréables > 'p 0l) Etentaux oreilles des bagues d’or Sc d’argent. Leurs ha ^faits de peaux de martres Lc d’autres semblables p 0lir jw ntils mettent en hiver la fòurure contre leur corps > t $ d*en dehors Pété. Ils fe ceignent avec des bandes de cokecuir de poifion Lc choses semblables, Lc le poiíson, ^ U p 0|lt fji‘saumon est leur principale nourriture. Leurs maisonstes de bois, & couvertes de peaux de poissons & d ® umaux. * Dâvity Amerique Septentrionale. . y a cap-
II y a en A merique dans la nouvelle France , un pe £1 o0 m*pelle Lac de Labrador. II est au mileu de Piste de Galp a Y ’mée Iste du Cap Breton, dans plusieurs Cartes. ,-„ r étt eL AB RIT. ViHe de France en Gascogne dans l’Aijafl*de Marsan I’un des six de l’Evêché d’Aire. Elle est m leles petites Landes au bord d'un grand bois qui porte p uC snom de Labrit. C’étoit autrefois une bonne vilse° u C / £ j'uj 1d’Albret faifoient leur séjour. Elle étoit accompag^L i, 0 iáfort Château qui est présentement en ruine. Sa lande &qui s’étendent loin, font d’un revenu considérable* ALABYRINTHE. Les Anciens ont nommé â Llieux remplis d’un grand nombre de détours, & de ui .routes qui ferendoient les unes dans les autres, e°!° j s 'estceux qui s’y étoient engagez avoient beaucoupretirer. Les plus fameux ont été ceux de Crete, de n JíLemnos, & d Italie. Le premier avoit été bâti par Dk dile Minotaure y fut enfermé ; le second étoit dansMœris en Egipte ; le troisième, construit dans celle . SCnos, étoit renommé par la magnificence de ses col 0111 ^ fe-Porfenna Roy d’rletrurie avoit destiné le dernier P 0 "^ ^pulture, & pour celle de ses successeurs. * Pline » sis. 5ir. Mêla, liv. 1. chap. 9. .
LAC. Grande étendue d’eaux dormantes, dans jVottf ^ferme. II y en a plusieurs en Europe. Les plus g ran j S {?a ei' tfíLacs Meler, Wcncr Sc Wetter en Suede, le LacLad 0 », ^ |íla Suede & la Moscovie; les Lacs Onega Sc IlmenMoscovie ; le LacLomoden Ecosse 5 lc Lac Duss 1 ^ g u jjfesiWestphaiie ; le Lac de Constance entre la Suabe Scies gau-les Lacs de Zug, de Zurich , de Morat, de Lucerne, e \eS
ne & de Neuf-Châtel en Suisse ; le Lac de Genève ^ ^1-Suisses Sc la Savoye ; les Lacs Major & de Corne ^
lanez; les Lacs dcBoìsene Sc de Peroufe dans lesl’Eglife ; le Lac de Czirknitzdans la Carniole ; le M frtf:
laton dans la basse Hongrie ; le Lac de Sarchard dans 1 ® \ sv
. ' • LiehiV
V e ,
fylvanie, le Lac de Carafuy dans la Bulgarie & I e 1vadie. L’A frique a le grand Lac Zana ou la mer de . £dans l’Abiflïnie, le Lac de Dara, le Lac de BedZaire ou Zambere. « aI ,
Les principaux Lacs de P Asie font le Lac de VoPArmenie; le Lac de Sodome ou mer Morte dansj® , â p rô-le Lac Burgiau dans la Perse ; le Lac de Chiamay d® 0 af Jc.qu’iste de là le Gange , & le Lac de Coras dans la *■ ?
II y en a quantité dans le Nouveau monde, P r í nCÍ / c euX^dans PAmerique Méridionale. Les plus connus ^°?- nt Iea fl ’
Ví-l'Ç If* Af’trr.ìrstf* f-JnAfLr. T nrc dC Ls
Nemiskau vers le détroit de Hndfo n, les Lacs dede Frontenac, des Ilinois, des Hurons, Sc de Trac)'
&l e ,
de Parime. Quelques Géographes placent ce deM^
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la Guiane, qui est une partie de PAmerique Meí 1 ^
¥ Audiffret, Geogr. anc. & mod. tom. 1. • a 1^'
LAC DE FRONTENAC. Lac du Canada » iUíg*lieues de circuit. Voyez, Fort de Frontenac,des Onnor.tagues , des Tfonontouans , des Goyogufans > & j eJ Wnoyantes ne font pas fort éloignez de ce Lac. Ces P e n^, ea U»<quois font tres-avantageusement situés. Leur pays estfertile; mais les chevreiieils Sc les dindons leur manq ubien que les poissons, ce qui les oblige de faire seUdans le Lac de Frontenac, Sc de les boucaner en ' uí v ;[jag eS 'les garder , & pour les pouvoir transporter dans leursUs sont aussi obligez de s’éioigner de leurs terres, f° Jla chasse des castors durant l’hiver, soit du côté de ^du Lac de Torento, ou de la grande riviere des 0 ‘Voyages du Baron de la Hontan , tome 2. r f ,“f
LAC DE GARDE. Lac d’tylie dans la Terre s á«I’Etat des Vénitiens. Les Anciens luy donnoient leBenacus. Voyez Garda.
LAC DE LA CHAUDIERE. Lac de la Nouvelleen Amerique. Les Naturels du pays luy donnent I eTftketo. Voyez TsUceto. e
LAC DE LA CROIX. Lac de la NouvellePAmerique Méridionale, On le met dajps la P a r^ e ^