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Tome II. [E - O.]
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partie, & Pépin conquit le reste. Pour mieux retenir cetteProvince clans Tobeïssance , Charlemagne établit des Comtesdans ses principales villes, Louis le Débonnaire & Charlesle Chauve augmenterentle nombre de ces Comtes,& Hu-gues Capet n’eut pas été sitôt déclaré Roy, qu’il en gratifia laplupart des Grands qui luy avoient aidé à acquérir la Cou-ronne. Toutes ces terres y furent réunies depuis en divers.temps , fur tout par le mariage d’Alfonfe avec la fille de Ray-mond , dernier Comte de Toulouse. On divise d’ordinairece Gouvernement en haut & bas Languedoc, & en pays desSevennes. Le haut y renferme le Toulousain , ['Albigeois, leLauraguais & le Comté de Poix. Le bas Languedoc comprendles quartiers de Nismes, de Beziers & de Narbonne. Le pre-mier s’étend vers l’Orient jufqu’au Rhône , & confine à l’Oc-cident avec le quartier de Beziers. Montpellier, Nismes,Beaucaire &Usez font ses principales villes. Le quartier deBeziers est entre ceux de Narbonne & de Nisiues, & a les vil-les de Beziers, d’Agde, dePezenas Sc deLpdeve. Celuy deNarbonne s’étend depuis ceux de Beziers & de Nismes, juf-qu’au Rouíïïllon » & contient les villes de Narbonne, saintPons, Carcaffone, Limoux, Alet & Leucate. Le pays des Se-vennes renferme le Vivarais, leVelay & le Gevaudan. Lesfruits, les grains, les oliviers, & le vin viennent en telle abon-dance dans le Languedoc, qu’il en fournit même les paysétrangers. II n’y a point de meilleurs vins en France que ceuxde Condrieu & de Beaucaire, & les muscats de Frontignan.On y trouve des marbres de toutes couleurs en divers en-droits , & quelques grains d’or dans les rivières qui naissentdes montagnes du pays. Cette Province a été appellée Langue-doc, de la Langue d’Oc,laquelle y étoit en usage depuis plus detrois cens ans, de même qu’onparloit celle d’Ouy dans toutesles Provinces qui étoient en-deçà de la Loire. * Audiffret,Geogr. anc. & mod. tome z. Jouvin de Rochefort, Voyage deFrance.

On appelle c anal de Languedoc, en Latin occitanue, Incila ,un Canal qui va depuis le pont de Sette, petit Port de la merMediterranée, jusqu'à Toulouse où il se joint à la Garonne.II fut commencé en 1666. pour la communication des deuxmers, & finit en 1681. * Voyez, Naurouse.

LANGUES. Pays du Duc de Savoye, en Latin Langa &JLangarum Tracîtis, II est en partie dans le Piémont propre, &en partie dans ■ le Montferrat Savoyard, entre les rivières deSturc & de Tenaro d’un côté, & le Belbo de l’autre. Ce paysest fort fertile, & distingué en hautes Langues qui font vers leMidy, & dont Albe est la capitale, & en bajfes Langues , quiíont vers le Nord, entre Ast & Albe. * Maty, Dictionnaire deHoll. 1701.

LANIANG. Petite ville des Indes delà le Gange, en LatinLanianum. Elle est capitale d’un petit Royaume situé entreceux de Pegu & de Siam, Sc tributaire de ce dernier. * Maty,Dict.de Holl. 1701.

LANION. Bourg de France en Bretagne, II est dansl’E-vêché de Treguier, à trois lieues de la ville de ce nom versI’Occident Méridional , & nommé Lanium par les Latins.*Maty,Dsefi de Holl. 1701.

LANNEBOURG. Bourg de Savoye dans IaMaurienne.C’est un lieu afïèz considérable situé au pied du mont Cenis.

* Audiffret.

LANNES. SénéchauíTée de Gascogne en Fratìce. Les Gas-cons appellent ainsi , tant cette SénéchauíTée que sentier paysdes Landes. La SénéchauíTée dont le Siégé principal est celuyd’Aqs est d’une grande étendue. Elle a quinze lieues de long& autant de large. Le pays est arrosé de plusieurs rivières quisc rendent preique toutes dans l’Adour. Ces rivières font laDoufe, le Gavas, le Loup, les deux Luys, les Gaves Bear-nois, la Vidoufe, les Nivelles & laNive. Ce qu’il y a de Lan-des a son utilité pour le pâturage du bétail que Ton y nourriten fort grand nombre. Elles font stériles en certains endroits,mais ailleurs assez fertiles, principalement aux lieux où Ton fesert de la Marne, terre chaude, qui étant mêlée avec Ta sablon-neuse, fait un tempérament propre à la production des fruits.Cette terre se trouve en divers endroits de ces campagnes.

* Davity, Guienne.

LANNOY. Bourg ou village de France dans le Beauvoi-íìs ,en Latin Alnetim & Brioílelium. 11 est situé fur le petit Te-rain à cinq lieues de la ville de Beauvais du côté du Nord. Cebourg est remarquable par une Abbaye de Cîteaux & Fille deBeaubec. Elle fut fondée Tan 1137. & prit le nom de Briostel,à cause d’une grange qu’un Briostel d’Arnoultlui donna.

LANNOYE. Ville de la Flandre Françoise, située à troisiieuës dc Tournay & à deux de Tille. Elle est aíïcz forte, & il

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s’y fait beaucoup de draps & de serges. On y volt <js

de Chanoines Réguliers de saint Augustin , de í a p-sainte Croix. Cette ville avec son territoire a long'te 1. £|)partenu à Tancienne Maison de Lannoye, Sc une h ^>g ur edevint heritierc, la porta par son mariage au Comtequi étoit fils du Prince d’Orange. * Atlas. frisons*

LAN QUART. Rivière qui naît dans le pays «es ^ !eLes Anciens Tont appellée langarus. Elle a fa s°u rce j e >h'Prettigow , & se rend ensuite dans le Rhin, au defioulenfeld & de Malans. *. Davity, Pays des Grisons. ^

LANRAN. Royaume des Indes. II est voisin dePegu, & produit une si grande quantité de benjoin, 1charge des navires entiers. * Davity. „ gro*

LANS. Vallée du Piémont, qui prend son nom / ‘ IcS

Bourg, où étoit autrefois un fort Château, renomme a }premieres guerres de cette Contrée. La vallée de Lans ìcelle de Corio, contient plus de quarante bonnes ferrelages, & confine avec le Canavois. * Davity , Piémont. . rfc

LAN TENAC. Abbaye de France en BretagneG, y)\tseulement d’une demi-lieuc de la petite ville de la Chest de l’Ordre de saint Benoît, & située sur la rivière adans TEvêché de S. Brieux. pati"

LANVAUX, Abbaye de France dans la Bretagne >Landavallis. Elle a pris son nom d’un Alain, Baron de . ^<1qui la fonda Tan 1138. Cette Abbaye est de TOrdre de ‘ ^|í& on la trouve dans le Diocèse de Vannes à quatre lieville de ce nom versl’Occident.

LAN-WE THLIN. Ville d'Angleterre dans 1 e „ rì eH eIltMongomery. Elle est fort marchande. Les Anciens 1 3 1 -Mediolanum Onlovicum. Czo$ y >

LANUVIUM ou Lavinhm. Ville ancienne que I cS pell £phes croyent être le Bourg de la Campagne de Rom e > ‘Civ'ita-Lav'mia. a c q 1 ì c '

LAO. Grand Royaume des Indes, appellé plus P^fo 3 'rement le Royaume des Langiens. II a au Levant ceins | Lquin, qui s’étend jusqu’au Sud-Esl vers la CochinÇ^Ì ^ jtfplus bas au Midy celuy de Camboye ; au Sud-OU ^ ^Couchant le Royaume de Siam, & plus haut tou)°le Couchant celuy de Pegu; au Nord le Royaumela Province surnommée V 3 c Lu, Sc plus loin encore ^ wau Nord, jusque sur les frontières qui le bornent dflà. 11 est éloigné de trois cens milles de la mer, & s „ j u fqU*Septentrion au Midy, depuis le quatorzièmevingt-deux & demi, c’est à-dire que dans les Cartes ^ ^'jlphiques, il occupe huit degrez & demi de latitude» t f 0 pest à cinq cens milles de latitude de la Ligne, en coM?^ j 0 iTXante milles pour chaque degré. On lui donne m 01115 ^ e*;gitude, à cause qu’étant borné de tous cotez detrêmement hautes, il n’a que cent cinquante milles d l 0 pdans un pays plat Sc uni, mais tres-fertile, où toutes I e cS ú £nécessaires à la vie sont en abondance. Des forêts en ^gjl £ 'haute futaye, qui sont au pied des montagnes, regnenment autour du Royaume, Sc semblent y avoir ete texprès pour y servir de rempart contre les grandes e^d’eau qui s’y précipitent avec une extrême violence- p£ 5 j

contribuent à la fertilité des campagnes, fans quoY \ uf5 ê £feroit jamais de récolté , à cause des excessives cn ^tout le reste de Tannée, ensorte que chacun cn P íC \o^^qu’il en a besoin; parce que, quand les pluyes.so nt a , â lo r ;’tes, &qu’elles continuent long-temps, l'eau qui s’y r£ r p e pTn’y croupit point Sc ne forme aucun marais 5 mais el , Wcipite par de certaines routes & par les lieux les pl us ^ qii 1,5la grande riviere qu’ils nomment la mere des Fleuves, t0 u»divisent en plusieurs canaux , qui deviennent P re “ .

navigables pour Tutilité de ce Royaume. . .. v

Les Langiens ou peuples de Lao sont fort doçpe^ it

tres-bon naturel, & sc piquent non feulement d ^o*

sincérité, mais d’une fidélité incorruptible, à l'égart t ^e,ses qu’on leur confie, de quelque nature quelles p llJ ^ ^ a#qu’ils rendent de la même sorte qu’ils les ont rçÇ tí m ct cíC .

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tôt qu’on les demande, sens exiger qu’un simp^ e rfi

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ment pour les soins qu’ils en ont pris, quoy que ce ^ [rV y sce de la Nation d’envier & de poílèder le bien d 1 r0 f,u^’le peuvent faire. Ils sont bien faits & de riche taille-^ v0 jt^plus gras que maigres, & de couleur olivâtre. eS \et K.rement malades, pourvu qu’ils viennent à bout de r r. fI1 Ppassions, & qu’ils s’affranchiílent de Tincontinence q^mourir beaucoup. Us font chaque jour quatre gra ^qui consistent en ris, en poiíïon, en chair de bustes ^pesrentes légumes. D’ordinaire , ils ne mangent ni ■

poules. Néanmoins, quand il y a quelqu’un q ul c0