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^ Cre > on' 1VrCr Lnté, °u par quelqu’autre raison particu-<Ml S ‘ Cr en J ®®rac avec un bâton sans les égorger, paree^Pïnd re °?' e í? t st 11 ’il »’>’ a point un crime plus grands que de*hf 0lJt j.-'• n § ^ie ccs animaux lorsqu’ils font encore en vie.Plum es ? tlr ^ es poules & d’autres volailles avec toutes leurstres 'Ptìan ^ ^ on § er a les ôter, quoy qu’elles fasiènt une fumée
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r ^ Parti ^ es va ^ es °ù ils gardent l’eau pour leurs neceffi-i> Pendu Xer ^ S ’ & ceux ^ont ils se servent pour boire sonte ^ 0r na I ordinairement dans le tuyau de la cheminée. Ils ontntais ii s p scellent » & vont la plupart la tête découverte 5C ^Ure g,° ni j rott paresseux , &s’appliquent seulement à Pagri-^n n’e nf a apêchc.sans se soucier ni des Arts ni des Sciences,'l’une c k p n,a Parler de voleurs en ce Royaume que comme°Uc|u e ]' 0 e extraordinaire, & si par hazard on faitquelque vol,r° u ^îr l Meurtre, fur les grands chemins,& qu’on ne puisse0nt °bjj Gs Cou Pables, les habitans des lieux circonvoisinsV^°ftiiu^ eZ de rìôir la peine dûë à la qualité du crime & de° n a vo?^ er Partie en rendant la valeur des choses que^ sûreté C ^ S ’ ^ sar ce moyen la vie& les marchandises fontHitler u n âans tout le Royaume. On n’a pû encore en exter-|en síîi ahus abominable en fait de sorcellerie. II y a desrLidjp 1Ul fiains que pour vingt-cinq ou trente écus qu’unJh v Qnt 1X ,° U principal Seigneur du païs leur fait esperer,hìíir d e <aatlS es b°is chasser des hommes, & s’ils se peuventJ a bpoìn Ue ^ U ' Un de quelque sexe qu’il soit, vieil ou jeune ,jx lyy °« Laïque, ils luy ouvrent l’eíìomac 3c le ventre,r^dari^ la vésicule du fiel qu’ils portent avec le fiel auc 1 qui l’a mis à prix , & s’ils ne peuvent le faire dans1 r fern b Lut qu’ìls se tuent ou qu’i's poignardent
tya d 0 ^ e ,° u quelqu’un de leurs enfans, asin que celuy qui
q_Ur s g Q 0 ^'4 les trente écus, en tire le fiel, dont il jette quel-
Ûeph^tes dans du vin , aprés quoy il en frotte la tête^d’unPtrfti t j e ‘ssersuadé que ceux qui font cette détestable & fu-^ c Pfians 1 ^remonie, en deviennentplus hardis, & leurs^iìr ínc ss.us robustes & plus courageux, ec qui leur est uneCQ ntr ent . ln faillible qu’en quelque combat qu’ils se ren-ûitis Cr s 1S remporteront la victoire fur leurs ennemis. Cer-Nitsï eS , dont ^abomination s’est répandue en plusieurs] Cl ^Hien 1 , font inconnus en ce pays-là. On y toléré
l e s'j a ] C ]a fornication parmi les Laïques, mais jamais chezbercé, ê^oins. Une femme convaincue d'adultere perd fa li-Çort lrrie -"ì i V ^ enc l’ e fclave de son mari, qui en use envers elle^ luy pl U it, xi leur est permis d’avoir plusieurs fem-s V tti a ns > les autres moins, chacun selon leur pouvoir.Jjpn d es Pourtant une qu’ils nomment la principale, à l’exclu-"û p Q a'-Ures. C’est la premiere avec laquelle ils ont contra-P°Ur eilx r Lire connoître qu’ils veulent que le mariage soitpriées t Un ben indissoluble , ils choisislent deux personnesterïl oin S ' epUÌS long temps, & ces deux personnes, commessù p rQr Xrre prochables, reçoivent la parole des deux épouxvivre jusqu’à la mort dans une parfaite in-pb[ es e î a quoy ils manquent ordinairement pour de tres-aûons, dont le mari fe sert pour chercher une autreLesss. & 3 femme pour prendre un autre mari.
Par ] a i.'^s gens vivent dans une fort grande incontinencel °Uv ent ^?rté qu’on laisse aux filles & aux garçons de fe voirjH sç ’ ç oe demeurer ensemble. Les occasions les plus dan-e s[) ÎCe , f rencontrent dans le temps des veilles qui fe font ,acc Utl .ruois dans la maison d’une femme nouvelle- |0tl Passe ruchée. Toute la famille s’y rend ordinairement, & >P°Ut Ctl t ,° ut ce temps en danses & en toutes sortes de jeux , jc r e J e j a : ec ? rccr les magiciens, & les empêcher de faire per~ iV e l’efi C a ^ a , rnere ^ d’ensorceler Pensant. Ils fcnt aussi uneU c Ûeb' r aCe d>Un autre mois, au décéds de leurs parens, dont^ Ct isev ? 1 ^ CS Lmerailles avec beaucoup de magnificence.^i ttQ ell t le Mort,& on le renferme dans un cercueil qu’oninique Xa sqritour d’un certain bitume qui empêche queíf s í°ur s ^’yaise odeur ne s’éleve du dedans. II y a festin tousj"chere* s! aiS - on n 'y invite que les Talapoins qui font bon-* 9 u i employent une partie du temps à de certainesLss’ei) a Il ar ûculieres à cette sorte de cérémonie, & par le^ Qel C 7. Ue ^es ils disent qu’ils enseignent à l’ame le chemin^oìs étan la ssrr'clle ne s'égare point en ce pays inconnu. Lepy r ex piré, ils élèvent, félon la qualité des personnes, jh Çtîís ns &!*) ^ orc bien taillée, & chargée d’une infinité d’or- jh h: ] c bas reliefs, & ils y mettent le feu aprés y avoirM er da* ' àont ils ramassent les cendres pour les tranf-"Lusolé e nS e Temple des Idoles, qui est rempli de superbesr. Lent L'ì la construction defquels , les plus riches em-Vlç tit fort grandes sommes. Aprés cela on ne sc sou-du Défunt, parce qu’étant petfuadez dc la trans-
migration, ils cro.ycnt que Pâme est passée au lieu qui luy écoitdestiné , & qu’clle ne luy appartient plus.
Les Langiens s’étant soustraits de la domination des Chi-nois , formerent une eípece de République qui subsista jus-qu’en Pan six cens de la venue de Nôtre-Seigneur, que leurEtat devint Monarchique. Ensuite ceux de Siam s’y rendi-rent comme amis & de leur consentement, pour aider à peu-pler ce grand pays. Comme ils en trouvèrent Pair sain & fortbon, ils s’y établirent. Les plus anciens des Langiens pourmieux ass;urer& affermir leur Domaine, résolurent d’élite unChef qui auroit entre les mains Pautorité absolue, & qu’ilsreconnoîtroient pour leur Souverain ; mais n’ayant pú s’ac-corder entre eux fur ce sujet, & la brigue de ceux de Siamctant tres-puiflànte , ils jetrerent les yeux fur un Prince decette nation , & ils l’éleverent fur le trône. On tient que de-puis ce temps là jusqu’à présent, quoy qu’il y ait plus de milleans, les Rois <ie Lao cn sont descendus successivement ; aussien gardent- ils encore Pidiome & la maniéré de fe vêtir. LeRoy est absolu & indépendant, & 11e reconnoît personne au-dessus de luy > tant peur scs affaires Civiles, que pour cellesqui regardent !a Religion. Les Charges, les emplois Sc leshonneurs dependent de luy, & il les accorde à qui ií luy plaîtfans qu’il y ait aucune espece deNobleflè qui puisse donner ledroit d’y prétendre, ni de celle que la naissance peut commu-niquer , ni de celle qu’on peut acquérir par les belles actions-.Toutes les terres luy appartiennent en propriété, & il n’y aaucune famille qui puisse hériter ni jouir de quoy que ce soitqu’on auroit laissé par testament. Tout ce qu’il abandonne àdes enfans orphelins, consiste en biens meubles > mais lesmaisons, les héritages, les fiefs, l’or, l’argenr & les armes re-tournent à la chambre qui en tire des avantages Fort considé-rables. Ainsi personne dáns ce Royaume ne le peut dire Sei-gneur d’un seul pouce de terre. Cn permet seulement aux Ta-lapoins de disposer de celle qui est habitée. Quant à Pautrele Roy en distribue à plusieurs Mandarins, aux uns & aux au-tres, plus ou moins, selon qu’il luy plaît , & ces Mandarins ladonnent en rente, mais pour trois ans feulement, à des fer-miers , qui en même temps s’obligent envers le Roy pour lamoitié de la récolté de la troisième année.
Les Dignitez 8 des Charges principales ne sont qu’au nom-bre de huit. Celle deViccroy General est la premiere. Sonemploy consiste principalement à sc charger d’une partie desaffaires du Royaume , & à soulager le Roy en toutes celles quiregardent le Gouvernement. Si le Roy vient à mourir, c’està luy de convoquer les Etats > 3 c à difposcr de tout comme Sou-verain , juíqu’à ce que son fuccelìèur ait été élû. Alors tous lesMandarins sont obligez de luy obéir. Le Royaume étant divi-sé en sept Provinces, on y nomme sept autres Vicerois quiont un pouvoir égal, chacun dans le Gouvernement qu’onluy confie. Ces sept Vicerois font toujours auprès du Roy»& ils paroissent comme scs Compagnons d’Office & scs Con-seillers , jouissant du benefice & des revenus du Gouverne-ment, dont ils commettent le soin à des Lieutenant que chacuny envoyé pou r.y commander en son nom. Chacune de ccs Pro-vinces a scs Milices, qui consistent en Infanterie & Cavalerie,distinguées par les Officiers de Guerre qui les commandent »&qui dépendent du Viceroy Gouverneur de la Province , demême qu’ils dépendent tous du Viceroy General, & celuy-làda Roy, Les troupes subsistent des revenus qui leur ont étéassignez en chaque Province, ensorte qu’à leur égard le Royne fait point d’autres dépenses, quoy qu’ils soient tous obli-gez de le servir où les affaires du Royaume les appellent, fansen rien efperer de plus » tant qu’on les fait jouir des fonds af-fectez pour leur subsistance. Chaque Viceroy a beaucoup dctrain & grand équipage. .
Outre tous ces Officiers, il s’en trouve encore â la Couíune infinité d’autres , qui y sont tous diversement occupez.Pour ne se pas tromper dans le rang des Courtisans, il ne fautque regarder dc certaines boches d’or & d’argent, de différen-tes formes Sc grandeurs, qu’un Page porte d’Office aprés sonMaître dans toutes les Assemblées publiques, & qui les dis-tinguent les uns d’avec les autres. Le V iceroy General a en-core cec avantage, que quand il se fait quelque cavalcade, il luyest permis de monter fur un éléphant superbement équipé,tandis que les autres Vicerois n’ont point d’autre privilège quede sc Lire porter en de petites chaises garnies de draps d’or,que plusieursEstafiers accompagnent avec de belles Jivrées.LesMandarins & autres Officiers de quelque condition qu’ilssoient, vont à pied fans cette cérémonie de boètes, quoy qu’ilsen ayent, mais non pas pour les porter en de semblables occa-sions , à moins qu’elles ne soient fort petites & couvertes,