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Tome II. [E - O.]
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tju- í(J ^ rr ? nt îe corps de tous c ôtez, & qui leur tombent jus-te le long des cuisses. Ils mettent par-defíùs une ro-

ttnd manches. Cette robe qui est fort large leur def-rfe(ï Us ll tì u ^ k moitié des cuisses , & ils ont une ceinture par-îingj '. * e mettent cet habit furie corps nud , fans avoir niCi n , 5 Remise par-deffous. Ces vétemens font de laine,tic em j Paysans font blancs ou gris, de la couleur de la lai-gc 0 (]j P °yée fans avoir passé à la teinture. L’étoffe en est fort^’utie re ’ ^ es habits des riches sont d'une étoffe plus fine, &H)ji s ai î tre couleur , verte, bleue , fort souvent rouge, & ja-tiire s f° lre ' P arce qu’ils ont horreur pour le noir. Leurs ccin-tit s bo° nt cu * r C 1 UG ss s plus accommodez garnistènt de pe-. fûrrfjç U , tons d’argent, attachez fort prés les uns des autres, en'Plusp te nœ uds un peu plus polis St demi-ronds. Ceux destin coip' Vres ne hon t que d’étain. Us pendent à cette ceinture,'Ma/ CaU ^ ans une S a * ne > une bourse quarrée plus longuedn f^| > un se c sei t c fo cuir, & un étuy avec des aiguilles &

fif E ( ,f a ^ e est de cuir de Renne , cousue par le côté avecla bon V ’ctain, ayant de petits anneaux qui pendent‘au bas.a í°ûte ' 6 au ® de cuir de Renne, mais avec le poil. On y«st c*, 011 autre cuir aussi grand que la bourse, & ce cuir quiy erc d’un morceau d’étoffe rouge ou d’une autre cou-ìto Ur p ç ^dé auffi de filets d’ctaìn , étant mis pardessus labac da ’ 6 aenïle avec trois petits nœuds. Ils mettent leur ta-9ve c Un s c Çtte bourse & les autres choses peu considérables,Pierre à feu, d’ordinairc de cristal, un morceau d’a-^cefj u soufre pour faire du feu au lieu où ils arrivent. Le& ìl s y u même cuir de Renne. Sa figure est longue & ronde,l’ct^y I ì îecte pt Jçur argent & ce qu’ils ont de plus précieux,latine Cs a *gttilies est seit d’une façon fort particulière. Ilsset ] e Unc piece d’étoffe quarrée, plus large par le bas queh p*** ^luì a la figure d’un triangle long, mais coupé pardes a j s e .* Ib bordent cette étoffe avec du cuir, &y mettent^Urç h "'«s. Us fourrent cet ctuy dans un autre de même fi-^Ur J i ) C0 Vy ert: pardessus d’étoffe rouge, ou d’une autre cou-W j'jfoce avec des filets d’étain, & qui sc tire avec la cour-ses,, 1 yP e «dent encore à leur ceinture de petites chaînes dePetitgj î UU grand nombre d’anneaux du même métal. CesPenst seur sont attachées autour du corps, la bourse

lisses "as du ventre , & les autres choses sont fur les cotez.

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„ ouvrent ordinairement la tête d’un bonnet, tel que ceux

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seirç ^ P re nd en France en sc couchant. Les plus riches y sonta stî Ce$ de peau de Renard,de Martre ou de Castor.il y?. etì Cor b ° ni3ets batts de la peau d’un oiseau nommé Loom, quilo iseîu e foutes ses plumes. Ils accommodent quelquefoisJììla têt et .’î ler , avectanl: d’adreffe, que sens en ôter ni les ailes. l| lsers f S S en hont un bonnet qui leur sied fort bien. LeursJe qui '° nt de cuir de Renne avec le poil, même en la par-1 ^ pj re h >on d 2 la plante du pied. Us font cette partie de6 dey a CCes cousues ensemble dont l’une a le poil tourné verstr op êt l’autre en arriéré, parce que cette femelle étantr °seric ? ante brique le poil est tout d’un côté, ils ne pour-ses g ar n . Marchant avoir le pied aíìèz ferme. Cette partie n’estP‘ us hcmelles que le reste du soulier, maisd«stst s e Gn «st mal faite , ayant seulement une ouverture par-^ be;’f n st ue se pied y puisse entrer. Le devant est comme:*^ e nt j° Un se ver s le haut, & qui va en pointe. Ils les gar-Nt j. e quelques coutures, par lesquelles ils y attachent un? Utr ec 0 )r ! CeílUfortcourt d’étoffe, ou rouge, ou de quelquele s ij Çl seur. IL mettent leurs pieds nudsdans ces souliers, &J* ou 3U ^ as de la jambe -, avec une courroye dont ils fontde f 0 j tl c fj2tre tours pour l’arrêter. Ils y fourrent quelque peuJstre g l C dire , une cspece d’herbe longue qu’ils font

dez ds conservent exprès pour cela. Us ont en hiverNp ^ "«se chauffes de peaux des pieds des Rennes avec lesent auiF C j lrs h a hf ts de cette saison qu’ils appellent Muddes,C?s Mu j t C e ^ a P eau velue de cet animal. Les plus estimez desoûl t C ' es hqnt des peaux de petits Rennes dont le premierl «Poii J )m °é.Ces petits Rennes fe couvrent auffi tôt d’un pe-seêrue ^ípfot sir Je noir. Les Lapons portent auíîì dans cetteou t ai 011 des bottes & des mitaines de ces mêmes peauxhc>nn e!; r nc ® re se poil, & sc couvrent la tête d’une cspece dejttqu’u rt ar ” e > qui couvre leurs épaules en partie, ne laisJs g aren . trou 2U devant par où ils peuvent regarder. Le rested Une Cc - flt du froid, des neiges Sc de la pìuye. Us ferrentseoitié H ntUre . seur robe ou tùtìique, qui ne leur va qu’à laCri de{i 0r Cs suisses. Le poil des peaux dont i's font vêtus , estc 0Uv erts ? en ,forte qu’ils paroissent comme les bêtes mêmesf -sees f en ^ Poil depuis la tête jufqu’aux pieds,seìn, i e$ , ^es portent en Eté des robes qui leur couvrent lera s & tout le corps, ayant quelques plis par devant

l qui vont jusqu’en bas. Elles mettent ces robes à nud, Sc n’onÊJamais de chemises non plus que les hommes. Celles des fem*mes de la plus basiè condition, font d’une étoffe groífiere quêfont les Paysans de Suede. Les plus riches ont du drap d’An-gleterre rouge ou d’écarlate, & fe parent fur les reins d’uríteceinture, large souvent de trois doigts. Ces ceintures font en-richies de lames entieres de la longueur d’un doigt, où il y ades sigures gravées, des fleurs, de petits oiseaux> & autreschoses semblables. Ces figures font attachées par dessous furune bande de cuir, & mises si prés les unes des autres, quetoute la ceinture en est couverte.EUes y pendent plusieurs chaî-nes de laiton, à l’une defquelles elles attachent un couteau avecla gaine, à l’autre la bourse,& à un autre un étuy avec des ai-guilles. Elles font pendre à toutes ces choses qu’elles portentsuspendues devant elles & non pas à leurs cotez, quantitéd’anneaux de laiton. Quoy que le poids aille fort souventjuíqu’à vingt livres, elles prennent beaucoup de plaisir à cegrand nombre d’anneaux, & le bruit qu’ils font les uns contreles autres, leur fait croire qu’il contribue à faire estimer leuíbonne mine. Les Laponnes sc mettent fur le sein un orne-ment d’étoffe rouge ou d’une autre couleur, auffi large quela paume de la main. II tourne autour de leur cou en maniéréde collier, descend des deux cotez fur le sein & finit en pointefous les mammelles. Elles mettent fur cette étoffe à l’endroiîdu sein, & quelquefois auffi vers le cou, quantité de ballesou boutons fort prés les uns des autres, avec de petites lamesou feuilles de métal pendantes. Les plus riches ont des bou-tons d’argent, ou dorez, gravez & ciselez de différentes ma-niérés. Elles en ont non feulement fur cette efpece de collier,mais encore fur leur robe , à l’endroit qui ferme le sein , jus-ques à deux ou trois rangs attachez les uns contre les autres*Celles qui ne peuvent avoir des boutons d’argent, en ont decuivre ou d’étain , Sc c’est en cela que consiste leur principalornement. Leur coëfiure est plate pardessus, ronde par ses co-tez & de couleur rouge. Les femmes Sc les filles les plus richesy mettent des galons de fil de lin , pour paraître plus ajustéesaux jours de fêtes, aux noces &aux foires. Elles sc couvrentles cuiffès avec des chauffes qui vont jusqu’aux pieds. Leurssouliers font semblables à ceux des hommes, 8c elles leschauffent & les lient de la même forte. Leurs vétemens enhiver ne font guere differens des leurs. Elles ont des Muddesde Rennes avec le poil , des hauts-derehauffes à cause desneiges, du mauvais temps & de la difficulté des chemins,& desbonnets dont elles se couvrent toute la tête. Elles portent quel-quefois pendant l’Eté de ces sortes de bonnets pour fe cacherle visage , Sc fe garantir des piqueures des moucherons, maisils ne -sont que d’étoffe. Elles les ferrent sous le cou avec unlien , & redressent l’autre partie qui en hiver leur tombe futles épaules, en la faisant remonter jusque par dessus la tête*La nuit elles fe couchent fur des peaux de Rennes , & enjettent quelques-unes fur des branches & des feuilles de bou-leau qui leur tiennent lieu de paille ou de matelats. L’Etéelles ont des couvertures de laine. Le poil des filets de cescouvertures est fort long , & elles s’en enveloppent, non feu-lement tout le corps, mais toute la tête, à cause des mouche-rons. Afin que leur pesanteur ne leur ôte pas la facilité derespirer, elles ses suspendent ordinairement avec des cordonsdu côté de la tête , au haut de la tente ou cabane. Elles fonttoutes nuës sous ces couvertures, tant en Hiver qu’en Eté sensavoir autre chose fur leur corps.

Comme les Lapons qui demeurent dans les montagnes, nsvont presque jamais à la pêche , & qu’ils ont toujours des Rep-ues en tres-grand nombre, ils en tirent leur aliment !e plusordinaire. Us n’en mangent en Hiver que 1a chair cuite, &en Eté ils fe nourrissent des fromages de leur lait & de leurchair desséchée à l’air pendant l’Hiver. La langue de Rennepasse pour un morceau tres friand ; ils la font rôtir. La graisseSc la moelle des os qui a un goût délicat, font pour eux desmets délicieux. Leur nourriture la plus ordinaire est du sangdu même animal cuit dans de l'cau , ce qui leur sert de potage.Les Lapons des forêts vivent de poisson , de bêtes sauvages& d’oifeaux, I!s préfèrent la chair d’ours à celles des autresbêtes. Ils n’ont point la connoiílànce du pain, dont l’uíàgeainsi que celuy des autres nourritures faites de farine , estfort rare parmi eux. Us n’ont point non plus de sel, 8c enmettent tres-peu fur leurs viandes quand on leur en porte. Aulieu de farine Sc de pain, ils prennent des poissons qu’ils expo-sent l’Hiver à l’air excessivement froid,& en Eté au vent Sc auSoleil, & ils les mettent en poudre après les avoir ainsi deíse-chez.Olaus Magnus rapporte qu’au commencement de l’Eté,i!scueillent les bouts des pins dont k moelle est fort douce,A qu’ils