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de p tCS ^âees, d’herbes, de plumes. de cristal de montagne ,in 0 f 0rniries - d ecorces d’arbre , de racines, de graines, de(j ec í eaiîx d’étoffe , d’arétes de paillon, de grises, de cornes,eve UX & d’ongles de Nains blancs. Elle est cousue par(j Ue j S » & cotonnée de plumes de perroquet, de poulet ou de‘fiat) íì- 6 autre oiseau , avec des cordons & des morceaux del’tnt ^ è toile de differentes couleurs, qui pendent tout àto Ut ° Ur< -Aux deux cotez de Ja rafle , il y a deux calebaflèsparsemées de grosses coquilles. Sur le deflus font atta-da ns j e * Cochets de fer avec un bouquet de plumes teintesdn v - e site de certaines herbes. II y a un trou pour y verserP our ^oire. Le service de cette Moquisie pour enVe rtu ,r a guérison d’un malade est fort extraordinaire. L’ou-r arç( re de ce cette cérémonie se sait par une taise pleine dele (jjp stu’on apporte. Le Ganga s’affied à terre , & adressec ,° Urs à son propre nez comme s’il étoit en colere, don-la tafle contre ses genoux, ce qui en fait sortir cedes f 6 Con tient. Pendant toute la cérémonie , le Ganga tientfr a pp° nriett es entre ses doigts. tandis que deux des assistansgj r * nt > l’un fur un fer. & l’autre fur un tambour. Le Gan-ífc p r ' 1a ’ e ce qui tombe de la taise , le frote contre sa poitrine,h r or Prochant d e son nez, prononce chaque fois certainesfiguj :s * H se peint les paupières, le visage & tout le corps deatigi ç S | anc nes ôc rouges qui representent des croix & desle p â ‘ f* fait de violentes contorsions de corps, éleve 8c abaif-PeuK] Voix „d’ un e extrémité à l’autre, & de temps en temps lecr lr J c U'éle ses hurlemens à ses cris. Aprés cela ,1e GangaVç n j r v e . nce à tourner les yeux &à entrerenfurie.Onle fait re-fe rrtl A u y> en luy soufflant au visage un suc aigre, qui est ren-p Qnf atlS . une espece de canne. Quand il est rentré dans sondant s 1S ' d découvre ce que le Bœsi-Bata luy a révélé pen-tc ] e$ ^ c xtase , les remedesqu’il faut appliquer à la maladie(lu jj. . st q°quisics qui sont la cause du prétendu enchantementfìon S a<ae ‘ On employé les Gangas en plusieurs autres occa-tel Cor nmepour sçavoir pourquoy il ne pleut point, si untoi r „^ort, q ue ] e f] Jouteur d’un larcin, & enfin pour décou-£ Çs n e venement pafle ou soeur.
Moquisies ont leurs fêtes & leurs cérémoniespref en le res. Celle de Ktkgkpo est une statue de bois qui re-cpt e nt ^ ìw homme affis. On la tient à Kinga, village fur laìvi]ç 0 l? u E ' e cimetiere commun du pays. On dit que cel«s °? f st là pour garder les Morts & pour empêcher que
terat â a | lclCn s les faisant sortir de leurs tombeaux, ne les bat-Mcws 11 de les obliger d’aller avec eux pêcher de nuit. Cettear dver t 6 P re /'de auflì à la mer , prévient les tempêtes, & faitstlce] j , v aiflèaux au port. La fête delaMoquilìe âe Bombale faire • c ; e . au ^ on du tambour. On entoure celuy qui veute >$ , lni Eer ,de plusieurs caiffes fur lesquelles on donne destlanfg e pied & demain. Les Cymbos-Bombas, qui sont desPar (] e rs ■ contrefont les fous par des tournemens d’yeux, &'l’aìrs ] postures & des contorsions violentes, entremeílantfiouq ^§ u bres ces grimaces effroyables. Us ont fur la tête unc °rp 5 ^ de plumes teintes de differentes couleurs, fur leCrç ÍTeIî e de toile de matombe, & dans chaque main unec fç r j * Quelquefois un de ses danseurs s’ensoit, & se va ca-6 P our Pe àsto chercher au son du tambour.<Kel le 4 e st une Moquisie fort estimée à cause qu’on croîtPied 8c ?^tibuë à la sonté.Ce n’est pourtant qu’une natte d’unf»Ut D etïu en quarté, où l’on attache une courroye par en^st^y° Ur y pendre des bouteilles, des écailles, des plumes,o s j x de caste seche ,dc petites cloches, des creflêlles,Nt o' e tout teint en rouge. Pour en célébrer la fête, un^ def t < * 0n k at ineeflàmment la caiflè & remue des sonnettesPût du^ aa ^ de casse qui font un grand bruit. On met dans unréparé ^ché, de la limure de bois rouge & de l’eauc 1 !,sor ]' & ^ es utêle ensemble, & on en jette sur la Moqui-pùs h Q e ^ sur le Ganga, pendant qu’on chante des airs; e n s 'p r fette íblemnifé. Les Gentilshommes qui sont pre-? on le^r 5 nt , quelques goûtes de cette ridicule aspersion ,* a ire p Q r fl’bonneur quand la cérémonie est finie , de leurQ en f a e , r Mffiemba 8c toutes ses ustensiles pour le remet-te it j Q P ace - Le Cola est le fruit d’un arbre de ce Royau-P a vìli 0n ^ plante dix ou douze ensemble qui forment unjfori£> er ^ fruit n’est pas mauvais, mais il n’en faut pointa ^ioqnip ‘°* r » P arce qu’i! empêche de dormir. La fête de6 SUe c e ii le de Macongo , sc célébré à peu prés de la même sor-j)° r keill es £ àhernba, avec force tambours, cresselles,l°ûr ] a jd osier , hameçons & autres choses teintes en rouge.Il o l^stìûsie Mimy , c’est une cabane de verdure fur le* ^dan* 11 i^ e ^ e signes, de bacoves & d’autres arbres.s un siégé relevé une espece de trône, qui soutient
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. Utte corbeille remplie de bagatelles » d’un chapelet avec depetits cailloux qui résonnent de fort loin, & qu’on trouve furla côte. La Moquisie Coffi est un petit sac rempli de coquilles& d’autres fadaises pour deviner. Le culte de cette Moquisiese célébré au bruit des creílelles, avec des chants affreux &bizarres en s’entrepaffant les jambes l’une dans l’autre, &s’enrrelavant & couvrant de crachats , & en se mettant desboucles aux bras & des ceintures sor le corps. La Moquisieappellée Kjmaye est dans un village proche de Boarye. Ce sontdes pieces de pots cassez, des formes de chapeaux pourries, devieux bonnets & autres choses semblable s. Lc Ganga est com-me un joueur de goblets, qui sc tient affis sor une peau, &prétend de-là avoir le pouvoir de chaflèr les maladies, defaire germer les plantes, & d’attirer de la pluye du Ciel. C’estluy qui commande à la mer, & qui préside à la pêche. La Mo-quisie l»jâi est dans une Province à six lieues dc Lovango,C’est une grande Image dressée sor un pavillon , auquel abou-tit le chemin qui mene du Levant au Couchant au village dumême nom d’Injami. 11 faut pour y arriver, traversera piedun coteau de figure ronde. Si on se servoit d’une voiture,non seulement on enfreindroit une ordonnance des Ferisis,mais on se rendroit impur. La Moquisie de Kytouba est unegrande cresselle de bois sur laquelle on soir une imprécationpour faire tomber ceux que l’on hait dans une maladie oudans quelque autre malheur. Celles de Pansa , de Ponge , &de Mansi sont fort peu considérables. La premiere n’est qu’unmorceau de bois de la longueur d’une pertuìsane, la cime fa-çonnée comme une tête, & colorée de rouge. La secondeest un flacon de bois, entouré de Simbos, & d’autres petitesbagatelles qu’on employé en des divinations , & la troisièmeun pot que l’on met en terre dans un creux, entre des arbressacrez. On plante une fléché dans le pot, & on étend unecorde, à laquelle on suspend des feuilles. Les Ministres decette derniere Moquisie portent un bracelet de cuivre rouge,& ne mangent de Cola que quand ils sont seuls.
Le Roy de Lovango a plusieurs Ministres d’Etat qui cnmême temps sont Gouverneurs des Provinces. Le premierest Mani - Bomrna , qui est Amiral & Gouverneur de Lo-vangiri. Le second est Mani-Mamba , qui commande dansLovango-Mongo, certe Province étant trop considérablepour la confier à une feule personne. Le troisième est Mani-Là, Gouverneur de Cylongo, qui préside fur la recherchedes Enchanteurs & fur le jugement des Bondes. On donneencore des noms particuliers aux Gouverneurs de Pi ri & dePotovey, au Vice Amiral, au grand Echanson & à l’Intendantde T Artillerie, à quoy il faut ajouter un grand nombre d’Offi-ciers inférieurs. Dans chaque quartier de Lovango il y a unGentilhomme > qui en est le Capitaine. Ainsi comme le Royde Lovango est extrêmement puissant, &que son Royaumes’etend aulîì avant du côté de î’Est fur la terre-ferme que fusla côte, & qu’il peut mettre fur pied une armée des plus nom-breuses, il est fort redouté des Rois de Kakongo , de Goi &d’Angola ses voisins. 11 a tant de femmes, que si l’on en croitles Negres , il en entretient quelquefois jusqu’à sept mille.Cela vient de ce que lc successeur d’un Roy garde toutescelles de son prédeceiïèur , & en prend encore quantité d’au-tres. 11 les tient renfermées dans un serai! où il les soit travail-ler, & on n’en voir que quelques unes. Le Conseil d’Etat choi-sit la plus âgée de la race Royale , & luy donne le titre deMaconda , c’est-à-dire, Mere du Roy, ou Regenre du Royau-me. Le Roy , qui est obligé d'avoir pour elle plus de défé-rence que pour fa propre mere n’entreprend rien fans laconsulter. Si elle luy demande la grâce d’un criminel, il n’o-seroic presque la luy refuser. Enfin elle a un fi grand créditque s’il rirritoit, elle pourroit exciter une sédition contreluy. Avec tout ce pouvoir & toute cette grandeur, il ne faitpas bon être l’époux de cette Regentc , non plus que de lamere & des soeurs du Roy. Elles peuvent faire part de leursfaveurs à autant d’hommes qu’elles veulent, sons que leursmaris ayent droit de s’en plaindre. Songer à leur rendre lapareille , c’est s exposer à perdre la vie. Lorsque le Roymeurt ce ne font point ses enfansqui luy succèdent, mais sesfrères, chacun dans son rang. Us demeurent dans des bour-gades séparées dont ils sont Seigneurs, & qui sont éloignéesde la capitale à proportion du degré d’éloignement où ilssont de la Couronne ; mais ils n’y sçauroient avoir part si leurmere n’est d’extraction Noble. Tous ces frétés sont fortjaloux l’un de l’autre. Quand il en meurt un, on pu-
; blie incontinent que ce sont fes frétés qui l’ont fait em-poisonner , paree que les cadets changent de demeure, &approchent de Lovango, à mesure que leurs aînez meurent
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