M A D
^juicnt Azouldbé. Celuy qui le bac a le nom d ’Ompivango,cha arn ^ 0Ur élisait du tronc creux d’un arbre, & couvert àily e à>out dune peau, avec cette disserence que d’un côtésiirp 3 une de bœuf, & de l'autre une de boue. Ils battentEbi ^ ^ es bouts avcc Uíie ^guette , & fur l’autre avec lalait ]■ es P arer >tes,femmes & filles dansent autour de celuy qui
ai) p e ^ e rcice de la zagaie, & font des postures d’admiration,Ve u ° Ue l es H répond par mille grimaces de la bouche & desPui/T ' ^ P? r ^ es grincemens de dents les plus terribles qui se
ent fàire. Tous ces exercices étant achevez, les jeunes^ ï? es > les femmes & les filles dansent & chantent diversesk , aprés quoy le Maître du village qui doit circonci-Wir? * nv * te à boire du vin de miel ou de I’hidromel. On eny v ue tous cotez autant que l'on en peut avaler, & les plusloir S ° sit ccux st 11 * bont le plus d’honneur à la compagnie. Leqopj?? tuë les bœufs qu’on doit manger ce jour-là, & quel-le . 0ls jufqu’au nombre de deux cens fans les çcorcher. Leî^in chacun garde le silence Si se tient dans son devoir.<j ari jlposeles enfans avec lesquels lesmeres couchent la nuitles e i qui veut dire autant qu’Eglise, que les peres &n Cs ° ncIcs às enfans bâtissent un mois par avance avec certai-j)i ( | CC - re rnonies. Les maris ne doivent approcher cette nuit-làj)i p e l^Urs femmes ni d’aucune autre, & il n'y a ni homme,ni fille qui osassent être presens à la circoncision, s'ilscr ov ent: eu quelque commerce d’amour cette même nuit. Ilsque s’ils lefaifoient, le sang ne se pourroit arrêtertoit < - P 0n suroît coupé le prépuce, & que Pensant en mour-ìour ^ 0US Iks habitans du village vont se baigner à I'aube dul ïs î,& font battre leurs tambours en chantant plusieurs paro-] în p adoration. Celuy qui doit circoncire prononce en faVo U j > f e vous salué, mon Dieu , je m’unis à vous parmapriere ,fais cr éépieds & mains ,)e me prosterne devant vous, & vous
oq j m )°urd’huy circoncire cet enfant. Ils vont ensuite au Lapa,p ar ÎS Uieres accommodent leurs enfans fort propremt nt, les0m e r>t ^ ouvrages de corail, de pierres précieuses & d’autresto Ut rrîeí1s qu’elles leur mettent autour du cou. Ils préparent
t) i e P®Ur dix heures du matin qui est celle que cette ceremo-gl ej ^ u °n est obligé de faire à jeun, se doit achever. Ils se re-le s 0 i . r sombre d’un homme qui fe tiendrait debout devantiji e f■ ei se pour en observer le moment précis. Pour cela , ils
retlt sombre, & quand elle est de la longueur de neufse llr s » tous les tambours commencent à battre. Le Circonci-c(j r ^ Ul fe pare de son habit le plus riche, en cache tout ce qui^ e Ur tP à fait retirer tous ceux qui font vêtus de cette cou-torj ì j fâît aussi une écharpe, d’un gros écheveau de fil de co-Con t aric > & il s’en entoure le bras gauche pour en essuyer leles f, 630 < f u tient. Enfin les peres prennent leurs enfans entree fttre 3S ’ ^ vont faire une procession au travers du Lapa ou ilstal e ^.dix à dix les uns aprés les autres par la porte Occiden-Cç * en sortent par l’Orientale. Aprés avoir fait deux fois^Cpls font deux autres processions autour des bœufsdoit immoler & qui font couchez par terre, les quatrec| lîC) a ttachez ensemble. Ils font toucher la corne droite dcpof e J 1 de ces animaux aux enfans avec la main gauche, & lesPour F - in m °ment fur leur dos. Tout le peuple s’étant retiréCotjci aire place, celuy qui est chargé de la fonction de car-de p re » c oupe le prépuce à chaque enfant, Sc le donne à l'unqu>il 5 °ncles, qui l’avale avec le jaune & le blanc d’un œufp° l(r lerw à la main. Un Rohandrian ou Anacandrian, mandé^ er les bêtes, coupe la gorge d’un coq pour chaque en-Un a * 5 e e > n fait tomber le sang goûte à goûte sur se p lave, &WH larrose du suc d'une plante nommée Hota. C’est unel'lj er L de trefle dont les feiiilles font semblables à celles deest Utl e qu’on appelle Prunell e , ou Consolida minor. Si Pensantterre jj ave stui n’ait point d’oncle , on jette son prépuce à1 er >dant ce jour-là , qu’ils tiennent saint & sacré, ontetjjQ . aucun bruit & personne ne s’enyvre. Les mêmes ce-d’arm le ? f e pratiquent par les Rohandrians, mais avec plusa ^eil& de dépense. . ,
°Qtr y r qUCIes Madagafcarois observent la Circoncision, ilsqui a y lage ni des Eglises ni des prières. Ils croyent un Dieuc* créé en sept jours, le Ciel & la terre , toutes les autresest{> a es St un nombre innombrable d’Anges,& tiennent qu’ildouu^ d e tout bien,qu’il ne fait jamais de mal,&qu’ayantlui pj „ etre 2t la vie à toutes choses, il la leur ôte quand iJUia] i croyent auíït qu’il y a un Démon, source de tout^la'dr 11 ^"voye dans le monde toutes les méchancetez, lesSt p 0U y s ,,^ l es . malheurs qui y règnent. Ils le craignent fort,av ant jy appaìfer, ils l’adorent le premier , & le nommenthiufr lei f dans leurs invocations. Ils honorent une troisièmeCe fous le nom dc Dian Manang , c'est-à-diie, le Sei-
M A D
gneur des richesses qu’ils reconnoiísent être l’or ; de sorte quelorfqu’ils en voyent, ou qu’ils en ont à la main , ils font pas-ser cet or fur leur tête > Ôc Je baisent avec une profonde véné-ration. lien est même qui croyent qu’en trempant un braceletd’or dans une taise pleine d’eau > & buvant cette eau ensuite*ils obtiennent le pardon de tous leurs pechez. Us courtisent cesfortes d’Efprits tant bons que mauvais. Les premiers qu’ilsappellent Malamghea, &qui sont des Anges, font mouvoir lesCieux, les Astres & les Planètes, gouvernent l’air, les mé-taux , les eaux, la terre & les élemens, conservent la vie & lesdemeures des hommes, & les préservent dc tout accident dansleurs entreprises, tant parterre que par mer. Ils les designentpar des noms particuliers, comme Ramicbatl, Ragibourail ,Ranail , Rafil > qui répondent à ceux de Miche! , Gabriel,Anaël, Raphaël, que nous leur donnons. Les Esprits du fa-cond ordre , appeliez Coucou-Lampoti , sont d’une nature audessous de Pangelique, & invisibles à Phomme,quoy que cor-porels. Ils ne laissent pas de fe faire voira ceux qu’ils veulentfavoriser, & habitent les lieux les plus solitaires. Us sont mâ-les & femelles, fe marient ensemble, meurent aprés un longespace de temps, & sont récompensez ou punis éternellementaprés cette vie, selon qu’ils ont bien ou mal vécu. Ils man-gent indifféremment de toutes sortes d’inscctes & d’animauxfans en être incommodez, & ne sont sujets à aucunes mala-dies. Us connaissent la vertu de toutes sortes d’herbes, d’ar-bres, de pierres, sçavent les choses futures & où il y a desmines d'or, de fer, d’acier & autres minéraux dont ils aver-tissent les hommes & les femmes qu’ils affectionnent. Us oncdes sangliers dans les bois & leur coupent les oreilles, afin queles Negres voyant cette marque, ne leur fassent point de malquand ils vont chasser. La troisième espece d’Esprits s’appelleDzini. Ce font ceux qui reviennent dans les maisons & dansles villages abandonnez, qui battent, frappent & tuent quel-quefois les hommes. Ceux-là gardent les trésors & tourmen-tent ceux qui les vont chercher. La quatrième forte d’Lsprits*consiste en des hommes, qui aprés leur mort reprennent lavie, & paraissent dans les cimetières prés de leurs sépulcrescomme langoureux. On les appelle Louloucouvats. Leurs yeuxreluisent comme deux chandelles, & au bouc de quelquesjours ayant pris vigueur ils vont courir dans les bois, & dansles lieux les moins fréquentez. Les Negres disent que ce sontceux qui ont eu habitude avec leurs enfans, leurs sœurs Scleurs frères, & qui ne méritant pas d’étre couverts par la terre,comme étant maudits de Dieu reviennent pour faire penitencede leurs crimes. Us se montrent la nuit aux hommes, mais lesenfans fe tenant déshonorez quand leur père ou leur mere re-viennent, envoyent auíïì-tôt des gens pour les tuer & poufles remettre dans leur tombeau. Ceux que l’on appelle An-gats sont la cinquième espece d’Efprits. Ce mot signifie la fi-gure d’une anatomie. Cette espece, plus imaginaire que réel-le, semble être ce que nous appelions spectre & fantôme. LesEsprits du sixième ordre font appeliez Sacara. Ce sont pro-prement de malins Esprits qui attaquent & poífcdent les hom-mes , les femmes & les enfans. Us les voyent venir comme desdragons de feu qui les saisissent. & ifs s’en sentent poíledezhuit, dix & quinze jours. Lorfqu’ils sont en cet état, on leurmet une zagaie à la main„ & ils vont dansant & sentant avecdes postures extraordinaires. Les hommes & les femmes duvillage font autour du Possedé, dansent avec luy au son dmtambour & font les mêmes grimaces. On fait des sacrificesde bœufs, de moutons & de coqs, pour appaìfer cette fortede Démon. On nomme Bi/h, les Esprits du septième ordre.Le nombre en est infini, & tous font soumis à un Esprit do-minant. Celui-cy est fauteur de tout mai, & fembse être ceque nous appelions Lucifer, Satan ou le Diable. Us ont desidées mal digérées qui ont beaucoup de rapport à la Créationdu monde, & à la Religion des Juifs jufqu’à la Naissance deJefus-Christ qu’ils disent avoir été crucifié , mais qu’il nemourut pas fur la Croix, Dieu ayant voulu qu’on trouvât lecorps d’un Malíaicteur en fa place. Ils celebrent le Samedycomme les Juifs. Lorfqu’ils veulent entreprendre quelquechose d’important, ils consultent leurs Squilles, c’est-à-dire*laNegromancieoulaGeomance. Us font de grandes offran-des de bêtes, quand ils sont malades ou que leurs femmes sontgrosses. Leurs jeûnes sont célébrez avec beaucoup de cérémo-nie , quoy qu’il n’y ait ni jour ni mois fixé pour cela, & quece jeûne arrive, tantôt en un mois, tantôt en un autre, suivantla qualité de l’année.
Voicy les cérémonies qui fe pratiquent aux enterremens.Les plus proches parens du Défunt lavent bien son corps, &1’ornent c|e menilies d’or, de pendans d’orei!lcs & déchaînés
Z z z iij