M A D
Vent j^ n ^ r °heizalia , qui est k province? d’Anoífi, ils se ser-§a 1 j Ulle grande zagaie, donc le bouc est armé d’un fer ai-Zt 1 ^. r 8 e & long. Ils portent outre cela dix , douze ou quin-^ ! »el f S âards qu’ils appellent F itorach , & la grosse zagaie ,a*’ Comme stui diroic mere zagaie. A Manghafia , ilsC OHjj dune rondache & d’une forte zagaie qu’ils appellenttjuj 0 H ' de même que les autres peuples juíqu’àManghabei,rofjj nt des zagaies de la longueur d’une demi pique, & desd'a J* c " es une fois plus grosses qu’au côté Méridional. Ceuxs e r e 7 acrc > de Mahufale, de Machicore& d’Androheizahades mêmes armes, qui sont une rondache, une za-C’ e a j ci nq ou six autres javelots qu’ils appellent SemkUche.m 0uí >? e ces provinces & de celles d’Eringdrane > d’Anachi-VcT 1 ^ de Vohits-Anghombe que sortent les Soldats les plusUn e 1S ' ^u côté de k riviere de Maranghourou, on trouvea rcs de cinq ou six cens hommes, qui marchent avec des«n t ; des flèches qu’ils lancent de loin. Ceux de Manghafiavers le Nord juíqu’au bouc de l’Ifle, combattentr 0ll( j a uiain, seulement avec une zagaie & couverts d’unele s f - e. Ils attendent leurs ennemis de pied ferme, ce quiav 0 jj lt íe douter de ceux qui lancent les dards, puiíqu’aprésrt] a ; t0ut jette, ils sont obligez de fuir, n’ofant en venir auxe °rob aVec eux ‘ d^ s u’observent aucun rang ni ordre dans leêç s Us se battent en confusion & par centaines, en faisantp 3r 7^. St des grimaces, & essayant d’efírayer leurs ennemisils u es ln )ures. S’ils en peuvent mettre quelqu’un par terre ,p as ■ y Cou P em k gorge avec des cris effroyables, & il n’y aC(ìr Ps d ' aU ^oindre Esclave , qui ne trempe sa zagaie dans leitftlrn du Mort. Tant que les hommes sont à k guerre, lesDe s St les filles dansent jour & nuit. Elles ne mangent ni,<77 clans leurs cases > & quelque penchant qu’ellesa l’amour, rien ne peut les obliger à écouter aucunsouris r P en dant ce temps, tant elles sont persuadées que leurs%ì e . oienr cuez ou hleffez dans le combat, si elles leurs;t)j 1 ln fidelles en leur absence. Lorsque quelque Grand sel^^oibse pour résister à son ennemi, il Iuy envoye de-(j e / e Hap a ix en luy faisant des presens. L’autre luy en fait«t)t re n '-ôté, & quand ils sont convenus du jour qu’ils doiventvì tfç r conférence, ils sc rendent aux bords de quelque ri-do t)n aVec toutes leurs troupes, comme s’ils étoient prêts àl'Ujj s e 7°mbat. Ils tuent chacun un taureau, & s’en envoyentê« s pj ; autre une portion du foye, qu’ils mangent en prefencef>lti s ^putez des deux partis, avec des fermens solemnUs de nela guerre, ce qu’ils accompagnent d’imprecationsCeIu yqui voudra les violer.
krtic|l Ue province de l’IÍIe est gouvernée par un Seigneur: î er appellé Dixrt, qui d’ordinaire établit un F iioubei outi’ofjt ain sor chaque village qui luy est soumis. Les Sujetsd e ^ Ue J a Loy naturelle pour réglé de leur conduite. Ellet°y ^ tr sos sortes, dont l’une est nommée Maffindili. C’est kktitef • r * l1ce , qui n’est autre chose que fa volonté , fondée% \° ls sor k raison, & qui consiste à rendre justice à cha-^Urs ^ terrn socrses differens, &à punir en leurs biens & enCcttç T"or>nes- ceux de qui on a reçu du dommage. Parqu*il , il faut qu’un Larron rende le quadruple de cequi vçj"n > 2e s’il n’a ni le moyen de payer, ni un amisole . e ?ayer pour luy.il devient l’Esclave de celuy qu’il a^oìn^ Ul > ^ CUt tucr ^ * e vo ^ important, sens qu’il soitdez q u 3. u on le méne au Seigneur du lieu, car ils sont persua-l Uer ç n y a pas plus de mal à ôter 1a vie à un Voleur qu’àjsoericfç 01 7 on ‘ ^es adultérés sont condamnez à une grosseIsots f ’ ^ c’est quelquefois un sojet aux hommes de chasser) 11 2c même de les tuer. Si une femme séparée de
^îfTe p r y un enfant avec un autre homme, cet enfant ne
ttr n ar j' S ? appartenir au mary , jusqu’à ce que k femme soitso luy C - a Un autre, à quoy le mary nc consent jamais, qu’elle* It: au P ar avant rendu k dot qu’il avoit payée à sonquereìj re en se mariant. 11 arrive auffi à tous mornens dessotirp J s entr e les particuliers, soit pour des bêtes qui aurontqu’up j ì( ans les champs à ris des uns ou des autres, íòit parce7 iìié ( rr ,rne aur a fréquenté k femme d’un autre, soit pourc ke s t }>| ances & des injures, ou pour avoir arraché des ra-qu’o n s ignames de k terre d’un voisin. Tout cela méritéa t!n e P Ur, i far le Juge. Les Nègres sont auffi condamnezsotfe qp--?"stê > lorsqu’ils passent fans rien dire par dessus unf .y par n!' Couvent ou caché par terre, ou qu’ils crachent fursot Ils ont une autre Loy naturelle qu’ils appel-
C °sottier ^ e st la maniéré d’agir des particuliers dans le% tlaq s C j e st u rnonde, dans leurs occupations, dans leur négo-stso$ (q eu ^ Parler , leur marcher, leurs gestes, & en généralCs leurs entreprises. La coutume du pays nommée
M A
55 *
Mxfjlnt.ine , est une troisième Loy, tres ferme & tres-stablêdans toutes les occasions qui s’en présentent, comme en k ma-niéré de planter & de semer toutes sortes de semences & déplantes, de bâtir leurs villages, de faire k guerre ou des tc-jouïflances publiques, de danser & de faire l’exercice des ar-mes. Cette Loy est tellement imprimée dans leurs esprits,quesi un Seigneur ordonnoit quelque chose à ses Sujets qui luyfût contraire, ils luy opposeraient auffi-tôt que cela serait con-tre k coutume de leurs Ancêtres, à laquelle il n’est pas en sonpouvoir de contrevenir. Ainsi on leur dirait inutilement quèpour cultiver k terre avec iuccez, il faut la remuer bien pro-fondément, ou fe servir d’une charrue pour k labourer. C’estpar k même raison que dans k maniéré de s’habiller , on nepeut les obliger à mettre des'bas & des souliers. *Flacourt,Hijh de L’i(le de Madagxscar.
Selon Sandre de Rennefort, qui,a été dans cette Iíle aprèsFlacourt, elle est arrosée de plusieurs grandes rivières, dontles eaux sont excellentes, & l’on y volt une quantité prodi-gieuse de bœufs & de vaches. 11 y a des bœufs de trois espe-ces. Les uns ont des cornes , les autres les ont pendantes, &les derniers n’en ont point du tout ; mais tous portent uneboílè de graillé entre íes épaules & le cou. Les moutons ont kqueue large de demi-pied, & traînante jusqu’à terre. La chairdes cochons est d’un tres-excellent goût & faine à manger. Ony en trouve de privez Lc de sauvages. On y voit aussi des ca-brits en fort grand nombre, & un animal appelle F arase , de knature du loup, mais bien plus vorace. On le craint fort, & onne s’en garantit qu’en tenant du feu allumé nuit & jour, pourl’empêcner d’approcher des cases. II y a des singes fi redou-tables en certains endroits > que l’on n’y va point fans s’êtremis en état de sc défendre. Les Negres tiennent que çe sont depetits Sommes faineans » qui ne veulent point se donner k pei-ne de bâtir des cases pour fe loger, Lc qui parleraient s’ils necraignoient point d’être assujettis. On voit dans cette Iíle quan-tité de chiens, de porcépis, & de chats aussi sauvages & aussitimides que nos lièvres, des crocodiles & des couleuvres dek grosseur de k cuiíse qui n’ont rien de dangereux, & des ca-méléons qui vivent de mouches. La côte de k mer abonde ensoles, en rayes, dorades, rougets, turbots & bonites. Les huî-tres y sont douceâtres & grandes comme 1a main. II y a desperdrix rouges & grises, plus petites de moitié & moins suc-culentes que íes nôtres, des ramiers, des tourterelles, des per-roquets gris de fort bon goût, beaucoup de canards Lc de sar-celles , des faisans, des poules pintades, des poules d’inde ap-portées d’Europe, &des fbmans grands comme des cignes &à pattes rouges. Ils volent fort haut, Lc pour les tuer, il fautles attendre à la remise. Les mouches à miel Lc les vers àfoye travaillent sor k plus grande partie des arbres, les unesdans Ies ruches qu’elles font fur de greffes branches ou dansIes troncs creux, & les autres fur tous les branchages dansleurs coques. II y a quelque peu de poivre vers le Fort Dau-phin ; il y vient par grapes fur des arbrisseaux rampans. L’or-ge & l’avoine réussissent mieux que le bled Lc le raisin qui neviennent point à maturité. U y a des ananas, des bananes Lcplusieurs autres sortes de fruits. Le tabac y elì tres-violent, Lcce qui est fort avantageux, c’est que tout ce que k terre yproduit, sc peut recueillir deux sois Tannée, à k réservé descannes de sucre qu’on laisse deux ans sur pied, afin qu’ellespuissent parvenir à une grosseur utile. On y trouve quantitéd’encens, de benjoin Lc dégommé de Tacamaca. L’ambrégris sc recueille fur ses côtes ainsi que fur celles de Mascare-gne. C’est le fray d’une sorte de poisson. II durcit au Soleil,& il est jctcé sur le sable par les flots. Si l’on en trouve degrandes pieces, c’est l’aísemblage fortuit de plusieurs de cespoissons. On y voit du talc en quantité; les fenêtres en sontordinairement garnies au défaut du verre. II y a des minesde charbon Lc de salpêtre,& d’autres de fer dont on fait des ra-soirs , des zagaies Lc des instrumens à couper le bois qui estfort dur dans cette Isle. II y a auffi des rubis bâtards, des ai-guemarines, des opales, des amethistes, beaucoup d’aloês, Lcd’ébenièrs noirs Lc gris. Cette Iíle a des villes, des villages,des hameaux, des grands Seigneurs, des Gentilshommes &des Esclaves. Les villes sont composées tour au moins demille cases, entourées de fossez qui ont six pieds de largeur &autant de profondeur , Lc qui sont pallissadées en dehors furle bord du fossé. La Maison du Seigneur appeltée Vonac , estcouverte de feuilles, & élevée de planches de plus de k hau-teur d’un homme. Les plus lestes de k ville viennent tous lessoirs danser & faire des cris de joye autour de cette maison,Ils battent k terre de toute leur force avec k plante des pieds,Lc paroiísent en furie, exaltant h valeur de leur Seigneur &