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contant ses grands exploits. Les femmes dansent en rond auson d’un instrument fait d’une grosse canne, garnie de filetsen forme de cordes de violon, qu’elles pinfent de la main gau-che en dansant. Les autres habitations sont fi balles qu’à peiney peut-on être debout. Les villages ou bourgs font environ-nez de pieux , & pour les hameaux ils font ambulatoires.Quatre Negres élèvent une case sur leurs épaules, & n’ontpas de peine à la transporter. Quand ils se rendent visite, surtout les Seigneurs, celuy qui est visité offre à son hôte la plusagréable de ses femmes, & croiroit recevoir un grand affront,fi celuy qui le visite ne s’en servoit pas. Quoy que l’Iíle deMadagascar ait huit cens lieues de circuit, elle n'esl habitéeque de seize cens mille personnes. Les Madagascarois sont degrande taille, agiles & d’une démarche fiere. On perce lesmains aux Voleurs suivant leurs Loix, & l’on coupe la têteaux Meurtriers avec une zagaie. Le Rohandrian ou Grand dela Province juge les Criminels avec les Maîtres du village ,fans en prendre rien , croyant faire un gain considérable dedélivrer son pays d’un Scélérat. Pour ce qui regarde les Cau-ses civiles,les Parties amenent des bêtes,suivant l’importanceduprocez. Le Vassal va toujours à la guerre avec son Sei-gneur. I! suit quand il le volt fuir ou qU’il est tué , & souffrela mort lans murmure quand il ne peutl’éviter. Ils sont inso-lens dans leurs victoires, & exercent mille cruautez fur lesvaincus dont ils exterminent ordinairement la race. Ces In-sulaires sont capables de tous les arts &de toutes les sciences ,& il y a peu de métiers en Europe dont ils n’ayent quelqueconnoiffance. Les femmes y ont bonne mine & l’air fortgrand, & sont bien faites de corps. Elles ont les yeux brillans,les dents tres -blanches & bien arrangées, la peau fort douce ,fans ces inégalitez que l’on voit fur les teints blancs. II y en a
3 ui dés l’âge de dix ans sont meres & nourrices. Les femmeses Grands sont un mois fans sortir aprés qu’elles ont mis unenfant au monde, & pendant deux autres mois, pour marqued’avoir accouché , elles portent un petit balay de feuilles delatanier. Les Madagascarois sont fort superstitieux,& ne s’i-maginent rien qu’ils ne croyent leur devoir signifier quelquechoie. Ils adorent une eípece de Grillon, qu’ils nourrissent aufond d’un panier bien travaillé. Ils y mettent ce qui leur est leplus précieux, & Rappellent leur Oh. Ils dansent tout à l’entouravec grand emportement & comme des furieux , & croyentque tout ce qu’ils exécutent leur est inspiré par cet Oli. Lesmaris ont une fort grande complaisance pour leurs femmes, &ne sont jamais ni tristes ni en colere devant elles, au contraireleur vûc les met toujours en humeur de chanter, de danser &de jouer.
M AD AR A. Bourg ou village d’Afrique dans le Royaumede T unis. II est situé entre la ville de Bonne , & les ruines deCarthage,& pris par les Géographes pour l’ancienne Madaura,ou Madurus, Cette ville avoit une Académie & un Evêchéfous la Métropole de Carthage. C’étoit la patrie du célébréApulée. 11 vivoit sous les Antonins, & l’on conjecture qu’ilnaquit fur, la fin de l’Empire d’Adrien, vers le milieu du deu-xième siecle. Son pere nommé Thesée avoit exercé à Madau-re la charge de Duumvir. II fit ses premieres études à Car-thage. II alla ensuite à Athènes, où il s’appliqua à laPocsie,à la Musique, à la Dialectique, & à la Géométrie. Ce fut avecun fort grand succez ; mais rien n’étant plus selon son goûtque la Philosophie,il s’y addonna entierement & préféra celledePlaton à toutes les autres; en sorte qu’il devint un de ses pluszelez Sectateurs. II quitta Athènes pour Rome, & il y appritla Langue Latine fans le secours d’aucun maître. II s’y fit bien-tôt connoître & estimer en plaidant plusieurs causes qui luy ac-quirent de la réputation ; mais l’envie de revoir fa patrie &de ramasser ce qu’il pouvoit y avoir de bien, Rayant obligé deretourner en Afrique , il arriva à la ville maritime d’ 01 a,&il y tomba malade. Un nommé Pontianus avec qui il avoitfait amitié à Athènes, Rétant allé voir l’obligea de venir logeravec luy chez fa mere, appellée Pudentilla , ouïes soins qu’onauroit de luy contribuëroient à rétablir fa santé. Pudentillaétoit une riche veuve , qui ne cachoit point l'envie qu’elleavoit de renoncer au veuvage. Son fils sçachant qu’il tâche-roit inutilement de l’empêcher de prendre un second mari,luy proposa Apulée , aimant mieux Ravoir pour beau-perequ’aucun autre. Apulée étoit fort bien fait de sa personne,avoit de tres-bonnes qualitez, & Pudentilla n’eut pas de peineà donner son consentement à ce mariage. Ainsi elle l’épousàmalgré tout ce que Ruffin , dont Pontianus venoit d’épouserla fille, put faire pour y mettre obstacle.Pontianus mourut peudc temps aprés, & son oncle Emilianus, qui haiflòit Apulées’étant joint avec Ruffin pour le perdre, ils publièrent qu’il
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étoit Magicien, & il fut cité devant Claudius MaxrMUS » ^consul d’Afrique & Paien de religion. Apulée se desen. ^ tívement & fut renvoyé absous. 11 passa le reste de sa vbeaucoup de tranquillité. Le principal dc ses °uvr a gceluy qui a pour titre les Métamorphoses ou RAsoe d o • ^MADARAVAN. Ville de la Province deTrewese" ^le Royaume de Fez, Elle est à trois lieues du grand A* ^ t jíle bord du Burregreg du côté du Septentrion, 8r,a et j.
par Abdulmumen ,second Roy de*Maroc, à cause H o j tques mines de fer que l’on trouve aux environs. B ^ gtfort peuplée du temps de ce Prince , & il y avoit d es í a £lì lades Mosquées, mais les Benimerinis Rayant détrui
guerre qu’ils firent aux Almohades, les habitans alse r ® _ yu:. i c-ìá r _:ii r - m a 15 ; ,c
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bituer à Salé. Les murailles sont encore debout,fait quantité de breches , & il n’y reste plus que jetours de Mosquées. Entre cette ville & la montagne ^grands bois remplis dc lions. Les Chaviens fréquente *en ces quartiers là l’Eté à cause de l’eau & des p atu 1Marmol, Tome z. liv. 4. chap. 10. «lete^
MADENHEAD ou Maviden-Head. Ville 4 ^ j Êt le jzdans le Comté de Berks. Elle a été ainsi appellée à eau ustête d’une des onze mille Vierges qú’on disoit y êtrelaquelle on avoit de la vénération. On lanommoit aU P“Southealington, * Davity, Comté de Barkshtre. , i>We
MADERASPATAN. Ville de la Prefqu’islede-là le Gange, en Latin Maderafpatamm. Elle eCommandes dans le Royaume de Narsingue, procheThomé. On y voit le Fort de S. George,& elle a un P°, 3 p-
côte Occidentale du Golfe de Bengale. Cette ville q u ppelle aussi Maderajfe est possédée par les Anglois dep uíques années. *Maty, Dicl. de Holl. 1701. , . . r eiz«
MADERE. Istc d’Afrique dans la mer Atlantique a ^ oS lelieues de Santo Porto & à soixante des Istes Canaries r j 0 -trentième degré trente & une minutes de latitude SeP j^u-nale entre le Détroit de Gibraltar Scies Canaries.teur où elle se trouve , fait qu’elle n’a ni de trop e , Ci f5-chaleurs ni de trop violentes froidures, ce qui la |j el ié’sfertile. Elle est en forme de triangle & a trente-çmq ^d’AIemagne dc circuit, quinze de longueur d’Orien p 0 r*cident, & six de largeur. Jean Gonzalez 8c Tristan *atugais, ènvoyez par Henry Roy de Portugal , en I st I °j û rn & ■les premiers qui la découvrirent. Us luy donnèrent f0 ii'
Made'm qui en leur langue signifie bois, parce qu d* p £ll s jverent toute couverte d’arbres & de forets, mats y^itiétant mis par hazard & en ayant consumé une partie, ca cbf'couvert ce gras terroir qu’il sembloit que la naturen e MAinsi les Portugais commencèrent à prendre soin de ^jJsous la conduite de deux Gouverneurs, quoy q u a ^ s »étefl'de leurs personnes, parce que le feu s’embrasa fi/° rt . n5 ísi 5dit si avant, qu’ils furent contraints de se retirer ^ je sibarques. Cet embrasement continua pendant sep 1 , a / £a pr e jmême force, & mit enfin cette Iste en état d’être cuit ^ £f . qu 1qu’il eut réduit en cendres tous ces grands & g roS a -^ ur d'b u Xs’y étoient élevez depuis tant de siécles. EUe.estaU)j’ a b° r “un des lieux du monde le plus agréable. On la divien quatre parties principales qui font Manclnco, W ppel! eeTunz,al 8 í Cambra delobos ou chambre des loups, ain lit 11parce qu’au temps de íà découverte, on n’y trouva a ^pibfjjfans arbres, qu’une grande caverne en forme d’une , 1
voûtée sous une pointe de terre qui avance dans la ® s ’pla$y avoit des vestiges de loups de mer. Ses pri nCl P 3i - t alc e ;sont situées aux environs de ce quartier-là. ca ' n0l nrfl,Fun&al , siégé d’un Evêque, & il y a une autre vijjf ’ j £ psi*'Mancbico , avec beaucoup de Châteaux & de maiso" quah e ,sance. En 1625. on compta dans cette Iste fix 1X11vingt seize maisons, & le nombre en a beaucoup a 0 ^
depuis. Le pays est plein de fontaines , & arrose P u0e ifi^ thuit petites rivieres.Proche de la ville deFunzal ily a .j s > f n ^tagne d’ou il sort une si grande quantité d’caU q u ^ n equelquefois une inondation, qui renverse & y
ponts, ses Eglises , les maisons & les autres ba J U jtterroir est abondant en toutes sortes dc fruits ,& P o0 t se 1 *tout d’excellcns vins qui sont meilleurs de “ eU , e opb 1 i( ',feuilles que dans la premiere année, à cause q ue q d 3Í ldent que le Soleil luy imprime , sc dissipe 8i se 5 ° D n gere S ’,la fuite du temps, & qu’aprés que cette chaleur ctra ^ at orely 'évaporée, il n’y en reste plus qu’une qui est dou^e £ j t é d^Ce terroir quoy que rempli de coteaux produit qu ^ ^bled. Cadamosto fait monter la récolte de cette uP e pèsete mille mesures de Venise appellées siares, dont cn jffefltcent trente-crois livres. Les herbes & les arbres y "