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Clivages de l’Amerique qui habitent la rive gau-4 m C Ja rivière de Cujjìpi'ir, vers le Continent de celle dest 0 . i 2 or >es. Ils font au dessus dès Arr.uoJjs , 8c ennemis de% S te Sluv ages de la côte. Ce font gens hardis. guerriers,] e$ a ff ontent les dangers» & qui méprisent la mort, ce quiextrêmement redoutables. Les Hollandois rappor-les Arrucofys ayant fait contre eux une entreprise oùc^'ì'Jes Chrétiens s’étoient trouvez à leur priere, les Maislrç soient si peu les coups de mousquet, que plusieurs d’en-íe 0 M X en a y ant àé déja tuez, six de ces mêmes Sauvages eu-1 hardiesse de s approcher de leurs ennemis à la lon-â'une lance,, Lc les cinq premiers ayant ccé renversezr ltï) ! erre , le sixième qui avoit une cuisse rompue d une baiedes > fe défendit courageusement jusqu'à la derniere goutte4 ] * .£• * Laëc, D efer. des Ind’s Occid. liv. 17 . cl). 6 .a LÇ)NS. Qhateau magnifique , bâti au bord de la'Datre lieues au dessous de Paris, 8í une au dessus desi p h^rnuin en Laye. La beauté de son architecture & degr^-pture aussi bien que celle des écuries, qui sont unLy! 'prps de bâtiment séparé, le tout du dessein du fameuxMansart, Architecte si connu, font voir que feu*fhr sounguëU, Surintendant des Finances, n’a rien
«Jíj'ie po Ur en Li re une Maison capable de loger commo-Q ?r . ïtlî; , Un grand Prince. Ce Château qui joint la forêt de S.de' '? at P îss accompagné de plusieurs pavillons détachez, ôctt, ’ , u *eurs longues avenues d’arbres. Ses grandes por-7 e fer s,nt des chefs-d’œuvre. Le territoire produitx hon vin , & l’on y recueille aulíî de bons fruits.
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a un Bac de passage fur la Seine devant le Châ-piçj. ’ & un Moulin à eau bâti fur de grandes arches det» e > fûtes en forme de pont. * Memvres dressez, fur les lieux
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f AVONIUM. Ville ancienne que quelques Geo-h'hh!!'! disent être le Bourg de Provence, nommé aujour-
ot gnac. II y en a d’autres qui croyent que Mútuvoìúum
ti C( i/ i 4>ER.AN ou Mukjun. Nom qu’on donne à une par-pay s ^herman, Province de Perse, en Latin M mania. CeVa i n horné au Couchant par le Kherrrun propre, au Le-st rtre s ^ud, au Nord par le Sisissan, & il est baigné partaì re du côté du Midy. II a son Prince particulier, tribu-h‘tlc "r^ a f >c rfei& ses villes principales font Makeran capitale,
^eoí^Aou Maíía. Vallée du Pérou, à trois lieues de celle
^■^ambele, Bilguri, Darcy, Rafec & Guadel. Tavernier,kc-r^^^oyages de Perse, liv. 4 . dit que la Province de Ma-illa r ' e oug de la mer de Mogostan.
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ll à^lle des Rois, & en rapporte une chose assez si ìg iliere.1 ,
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1 1 llc a. Elle est presque toute couverte de forêts épaisses,e b E^fée d’ine petite riviere. Acost i la met à treize lieues[ (jj t Vl ‘Ie des Rois, & en rapporte une chose assez si ìg iliere.uì t nss^’il s’y trouve une sorte de figuier qui pousse 8c pro-Qrf q ’ 0ri frtût du côté qui regarde le Sud &c les montagnes,if e , "Eté est dans ces montagnes,& qu'il lc produit de l’au-*o .f ssUand il est Eté dans la plaine. * Laët, Inâ. Occid. liv.
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t>al a 1 ^ABAR. Pays des Indes, qui Commence depuis Cum-^ roc he du mont de Dely,.où finit la Province deTuli-5 éí îri | l Ly r >ara, dependante du Royaume de Bìfnagar, & quic h ot l' ^fssssau Cap de Com >ry, en Latin M tla,).mu. Linf-He uë î Jlt commencer au Cap de Ramos, éloigné de dixhti j "e Goa du côté du Sud. Chacun met ordinairement laW j Ce Pays au Cap de Cory ou Comoryj miis Barbofahii q . ^ant les mêmes bornes, avance P Etat du Roy de Cou-e u Malabar , plus de quatre-vingt dix milles par de-lài 1 ' ltQ y q Cn reni optant au Noru-fist jusques à la ville de Caël,htj, I e Royaume deTravancorfoitaprés celuy de Cou-b. g ?°^utiflè au Cap de Comory, & même s’étende au de-Mjjç osa donne à cette core trois cens quatre-vingt dix* ç ^ës î Lngueur. Elle a selon Batros , quatre-vingt dixPtetij r cetlt ' sept ou huit selon Linsthot. Le MxUbur com-Nant CUrs Royaumes, dont les principaux font, en com-Septentrion ,Cananor, Calecut.Tanmov ouTa-jí^cor an 8 íri or, Cochin, Porca, Caicolan, Coulan &Tra-plusieurs autres moins considérables,commeCota,}?rit etît ^ Ue >Eadara,Chombays &Muterte.Les montagnes quië hau te ^ e ‘ e Royaume de Bìfnagar & la côte de Malabar,fontyss p a jy * ssy’elles ne permettent pas que les ventsdttNord-r c ° te ûel’Inde, niau contraire que le Sui-
ír til e ° 1 Ouest foussent de l’autre côté. Lc terroir est tres-• Pour j r aîchì de plusieurs riverez, mais il n’est pas pro-tli , ^ , e s froment. II porte grande quantité -forge & dePsolieui-s sortes de fruits. II produit aussi du poivre .
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à gingembre, du cardamome, de la casse & autres drogues-& il y croie des arbres qui peuvent fournir de si grands mâtsaux navires , qu’à peine en trouveroit-on de semblables danslaNorvege. Les habituas font Originaires ou Etrangers. Lesderniers s’appellent proprement Mxlabares , & font venus desautres pays en cette Contrée depuis fort long temps; mais’ils habitent feulement les côtes. Les Originaires font Paiens,& divisez en Brameny ou Bramins, en Naires ou Nobles, &en Peuple. Tous les Malabares Mahométans sont ou Mar-chands ou Corsaires. Les premiers vont acheter les marchan-dises des autres, afin d’en avoir meilleur marché, & font re-connus par leurs habits. Ils n’ont pas les cheveux longs, &portent Un bonnet d’écarlate en maniéré de calots, & le plussouvent un mouchoir entortillé tout à l’entour en façon deturban. Ces mouchoirs font en broderie d’or Sc de foye decouleur. Ils ont la barbe rase à demi lins moustaches, & unepetite juppe de foye ou de coton, qui leUr va trois doigtsplus bas, que la ceinture, avec une toile jufqu’aux genoux.Les Corsaires ont de longs cheveux comme les femmes, &ne les coupent jamais. Us les attachent en houpe , & mettent;par dessus un de ces mouchoirs dont fe parent les Marchands.Us vont presque nuds, 8c n’ont qu’un seul drap de foye quiles couvre jufqu’aux genoux, avec un autre mouchoir quileur ceint le corps. Ces Corsaires ont 1e menton raz; mais ilsne font jamais couper leurs moustaches , & quelques-uns leslaissent venir si longues , qu’ils font obligez de les lier parderrière la tête. Tous les Malabares marchent fans souliers*Leurs femmes n’ont que leurs cheveux pour toute coëffure ;mais elles ont force pendans d’oreilles d'or avec plusieurs ba-gues aux doigts des mains & des pieds. Leur habillementconsiste en une petite juppe volante de toile de coton qui leurva juíqu’à la ceinture, 8c en une autre piece de foye ou decoton qui leur pend depuis la ceinture jusqu’au bas des jam-bes. Elles vont nud-pieds ainsi que les hommes, & font astèzbelles de visage , blanches, mais petites. La race des Brame-rais ou Bramins est fort respectée , & a des façons de vivrequi luy font particulières. Toutes leurs femmes font belles& assez bien proportionnées, & même il s’en trouve d’austìblanches que les Portugaises. Ces Bramins font gens fort in-dustrieux, paisibles & doux, & qui gardent inviolablementleur parole. Les uns suivent la profession des armes avec lesNaires, s’habillant comme eux & faisant les mêmes choses ,hormis qu’ils s’abstiennent de manger de la chair , & qu’ilsfont distinguez par leur cordon. Les autres font ou Sacrifica-teurs ou Prêtres de leurs Idoles, & il n’y en peut avoir quede cette race. II y en a qui en vivant félon leur coutume, nelaissent pas de raire trafic de marchandise. Us s’addonnencaussi à l’Astrologie 8c aux autres Sciences , 8c quelques-unsexercent la Médecine. Us ne prennent jamais leurs repas qu’ilsne fe foyent baignez, aprés quoy ils couvrent feulement d'ualinge ce qu’il faut cacher , 8c laissent le reste de leurs habitspour manger tout nuds. Us ne boivent que de l’eau, 8 c fe laversent d’enbaut dans la bouche, fans que leurs lèvres tou-chent le vaisseau d’où ils la répandent. Leur turban est blanc,8c ils ont des souliers rouges, une soutane de toile de cotonfort fine & blanche, qui leur va jufqu’aux talons, 8c pardef-fous la soutane , une grande toile blanche qui leur pend juf-qu’à mi-jambe, dont ils font deux ou trois tours 8c la passentpardevant, la troussant ensuite parderriere à leur ceinture. Ilsfont ceints d’une belle écharpe de toile blanche & fine com-me leur turban , 8c ont de coutume de porter fur leurs épau-les une piece de toile blanche ou de couleur, faite de foye oude coton. Ils portent les cheveux longs & des pendans auxoreilles. Ce qui les fait encore distinguer des autres, c’esl uncordon de trois filets de coton,qu’ils mettent en écharpe furleur chair. C’est comme un ordre qui leur est donné dansleurs Temples avec beaucoup de cérémonie , de sorte qu’onne peut faire une plus grande injure à un Bramio ,que de luyrompre son cordon. É n ce cas , ii est obligé d'en prendre unautre avec la même solemnité , autrement il ne seroit plusBramin. Quand on veut en punir quelqu’un , on le dégradepremieremenc en luy ôtant ce cordon.il en est privé de la mê-me force s’il contrevient aux cérémonies. Pour fe faire croireen tout ce qu’ils disent, ils mettent la main fur ce cordon, &cela suffi:. Toutes leurs femmes ont le nez percé, 8c elles yportent des bagues dor ou d’argent& des pierreries, commeelles en ont aux pieds. Leurs oreilles font chargées de grandsplacards de même matière 8c de forme ronde,ornez au mi-lieu & à l’entour de beaucoup de pierreries. Elles portentaussi des bracelets depuis le poing jusqu’au coude, les unsd’or ou d’argent, 8c les autres de verre ou d’écaille de Tortutí,
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