MAL
MAL
k
g^ s ont une Largue particulière qu’ils appellent Malcatfta,î, . u foge du papier leur est inconnu. Ils écrivent avec un^ 1, J^on fur de l’écorce de cocos, qu’ils coupent fort minceç e í* forme oblongue comme des tablettes, & ils passent un0 ^ • au lnìlieu pour tenir les feuilles. Ce cordon fait deuxCo tr °is fois le tour de la boëte ou de l’étuy qui leur sert de
S? t
de:
v erture. Leurs caractères n’ont rien de commun avec ceux
tend 3Utres ^ ni ^ ens » 2c il n’y a que leurs Bramins qui les en-lir • t ,’ P arce c l ue ' a plus grande partie du peuple ne sçait niq ® r 1 ^ crare - Les Malabares ont force Charlatans & Sorciers1 1 Lavent charmer les ferpens pour les empêcher de nuire,j^lques-unsdecesserpens ont jusqu’à vingc-deux pieds de( j. n 8ueur. Us n’ont point d’autres Médecins dans leurs mala-^esqu e ces sorciers, qui sont habiller en Diables, & vien-^ feulement la nuit voir les Malades avec du feu à la bou-Ilfki 311 * oreilles, aux pieds & aux mains. Ces prétendusfon CS ^ ont entierement couverts de poil & de sonnettes quip . t Une horrible bruit. Dans cette parure, ils font diversesforcr Ces ^ Zestes grotesques devant le Malade, qui s’en tientS foulage. Ces peuples commencent leur année au mois de
V 1 fourbre, & ce jour- là, ceux qui ont passé quinze ans se cou-** fos yeux -Si le visage pour ne voir aucune chose. Danspj e etat >ils se font mener au Temple par des enfans. Ce Tem-
V tout plein d’Idoles, & lorsqu’ils y font, ils se décou-] e J 11 - fo visage, & jettent promptement la vûë sur ce qui est àjv r opposite. Si leurs yeux rencontrent d’abord la statue duqu'U* honorent principalement, ils se tiennent assurezfori Passeront l’année heureusement. Les mariages des per-^• nes fiches se font avec une grande pompe. Quand ils sont
c cotd entre eux, ils vont au Temple pour quelques cere-am- nies stui se font devant le Prêtre. Ensuite les parens Sc lesq u - ls °fos Fiancez tant hommes que femmes, mènent la Fiancéejoî ^ jours de fuite au logis du Fiancé , où ils paflènt lay cl! neeen réjouissance. Les femmes dans une grande parure,Par u ent ^ jouent de plusieurs sortes d’instrumens. Sc la plû-p e ^ ar >sent au son de quelques tambours, flûtes Sc hautbois,de lv 11 st ue fo s sommes les regardent. On presente un platp. oetel à tous ceux qui viennent, même aux Etrangers. Lesa q în - c « z font assis en un endroit élevé vêtus richement. II y en
1 font tellement chargez de joyaux, qu’ils ont peine â lesd‘ Q ter * L a folle où ils font est toute tendue de tapis de soye &Pen",P n foìt deux festins chaque jour àl’Aflëmbléeaux dé-forn ^ a ncé, & les femmes qui ont amené la Fiancée, lafia enc c ^ ez estes le soir. Les quinze jours étant expirez, les
cez magnifiquement vêtus montent fur un Eléphant riche-X t enharnaché, chacun dans une chaise & se regardant l’unm re - On les méne ainsi par toute la ville, & ils s’arrêtentq a ut Jes maisons de leurs parens & de leurs amis qui vien-
^ aCllT 1 foro La <4n L ot aï s-Jas* LiHtr /"rvrirt hllvur «-» rv»*Ó r-
^ e nUpied
p 0 ~, s y arrêtent quelque temps.Cela fait on va au logis de Ì’E-t fo Ce où le mariage s’accomplit. Toutes les personnes qui sea U e - nt ^ donnent chtf une un coco,8c ces cocos appartiennentfoin lre stui a conduin’Eíephant.Tous les Idolâtres tant Bra-Ca Us ^ UC Maires Sc Moucovis, brûlent les corps morts. Cela estd tQ le stUe de leur vivant ils amassent dubois de senteur Sc autrese for l S F iax P our foire ce feu. Les cendres sont partagéess fon f CS P arens fiui les détrempent les jours de leurs fêtes , &ob ,-étende visage. Quand un Bramin meurt fo femme estfoit ^ Ce j errer dans le feu qui brûle son corps ce qu’ellei »avecbeaucoup de cérémonie &au sondes irtstrumens,Nai ltls stsselle ne veuille demeurer infime. Les femmes desse r . res n . e font pas sujettes à cette barbare loy, & elles peuventq rïlar i < er fons -être déshonorées. Tout ce pays est fort bon,foiír ° • c quantité d’épiceries, mais particulièrement le meil-fos p^°- lvre ùe toutes les Indes. Ce qui le fait estimer c’est quehres > lnS font bien plus gros qu’ailleurs. Tous les Mala-p ç ]i‘î av oient autrefois qu’un Roy, dont le dernier qufon ap-^lasi " , ayaUt eu commerce avec les Arabes
■H.ouo tïletans Wì leur apportoient les marchandises de la merd e p^ e > f® Iaïílâ si bien persuader qu’il embrasa leur religion
leemssst 11 l ^ S reconnoitroient la souveraineté du Roy de Ca-
fonce” j U( î Ue ^ st fo prendre le titre de Zamorin, mais la puis-P 0rt e , cc dernier a été tellement affaiblie depuis que lesR 0 y pais se sont établis en cette côte, que présentement le, q c fsochin est plus redouté que luy.
>> anta la Religion le pays est habité de Mahométans &ToTìtelh
d’Idolâtres. Quelques-uns rapportent qué tous les Rois deMalabar suivent une même Joyjmais que parmi le peuple itse trouve dix-huit sortes de Paganismes. Les plus modernesassurent qu’il n’y a qu’une Religson, commune aux Bramins .aux Naires & aux Moucovis, qui sont tous Idolâtres, & ado-rent le Soleil à leur lever. 11 y a dans tous leurs Temples unsstatue de vache, ou autre figure , pour laquelle ils ont untìvénération particulière, & leur aveuglement va si loin fur cequi regarde cet animal qu’ils n’oseroient le tuer ni mangerde fa chair. Us ont même accoûtumé de frotter les murailles& le pavé de leurs maisons de fiente de vache détrempésavec de l’eau, tenant que c’est une chose sainte. Leur plus.ancien Dieu est Parabramme , à qui ils donnent trois fils, et»l’honneur desquels les Bramanes ou Bramins portent trois pe-tits cordons ou filets pendus au col. Us adorent non feulementdes hommes, mais auíïi des animaux , Sc leur bâtissent desuperbes Temples. On volt entre autres celuy d’un singedont le portique est soutenu de sept cens colomnes de marbre.Ils rendent aussi des honneurs divins aux élephans, & fontgrand état des bœufs, persuadez que les âmes des hommespassent aux corps de ces bêtes. Us reconnoissent qu’il y a unDieu, mais ils disent qu’étant bon il ne le faut point prier &qu’il ne fait de mal à personne. Comme ils tiennent qu’il a en-voyé le Diable en ce monde pour faire justice, ils le craignent,
& ont dans leurs Temples des statues de bronze qui lerepre-sentent assis dans une chaise, avec une couronne à trois rangs ,quatre cornes à la tête, & quatre autres qui luy sortent de labouche, un nez affreux , & des yeux épouventables, les mainscrochues, Sc les pieds comme ceux d’un cocq. Us vont tous lesmatins laver cette Idole avec des eaux de senteur, la parfu-ment & l’adorent.Uya un Autel sur lequel ils mettent le sangd’un cocq égorgé avec un couteau d’argent, & le Prêtre ayantbrûlé tout ce sang dans un vase plein de braise, met à sesm ains, à ses bras & à ses jambes, de petites sonnettes aussi d’ar-gent qui font grand bruit. Le sacrifice étant achevé il prenddu grain en P une Sc en P autre main , & part de l’autel en mar-chant toûjours à reculons jusqu’à ce qu’étant arrivé à un certainarbre, il jette le grain sur l’arbre par dessus fa tête. Les livresde Calecut portent que Dieu crea le monde d’un œuf, & quecetœafs’ouvrant par le milieu , une moitié devint mer & ter-re , avec ses animaux & ses rivières, Sc l’autre le Ciel, pour lademeure de leurs Pagodes ; que Dieu fonda le monde fur lapointe de la corne d’un bœuf, & que le bœuf s’étant remué lemonde pencha d’un côté, ce qui fut cause que Dieu y mit ungrand roc pour le soûtenir. Les Mahométans ont des Prêtresqui ne se mêlent que des Mosquées Sc des mariages. Us sonthabillez de blanc & ont avec eux certaines sortes de gensnommez Abedales , qui font vœu de pauvreté, & vivent d’au-mônes. Comme ils ont couru par tout P O rient, ils entendenttoutes les Langues, & leur entretien est agréable. Us cou-chent tous dans les Temples ,& on leur donne à manger au-tant qu’ils veulent. 11 se trouve au même pays beaucoup deChrétiens de saint Thomas, tant aux Places que tiennent lesPortugais , qu’aux Royaumes de Calecut, de Cochin , deCoulan , de Cananor, de Travancor , de Tanor, Sc dans fou -tes les contrées des montagnes du Malabar. Outre ces Chré-tiens de la race de ceux de saint Thomas, il y a depuis Cochinjufqu’à Coulan , & depuis Coulan jusqu’au cap de Comoryfor la côte de la mer, beaucoup d’Eglises sujettes à PEvêquede Cochin , les unes desservies par des Jésuites, Sc les autrespar des Religieux de S. François. Les Juifs sont aussi souffert;dans plusieurs villes du Malabar. Us y ont des Sinagogues <où ils exercent leur Religion avec une entiere liberté. LDavi-ty, Malabar.
MALABRIGO. Port duPerou dans le Gouvernement deLima. U est à sept degrezdela ligne du côté du Sud, selon laremarque de Richard Hawícin ,& a été appelle ainsi à causequ’il n’estpassûr contre la violence des vents.* Laët, i»der Oc*cidentales.
MALACCA. Ville d’Asie située dans le Détroit qui sé-paré la terre ferme de l’Isïe.de Sumatra à deux degrez& demide deçà la ligne , dans une grande plaine, où l’on ne décou-vre qu’une feule montagne, dont la ville occupe presquetoute la croupe, ne laiflànt qu’une petite place vuide vers leNord-Est. Elle a un des plus beaux Ports de toutes les Indes<On peut y aborder dans tous les temps de l’année, ce qui nese trouve ni à Goa , ni à Surate , ni à Cochim où avec un vais-seau on ne peut entrer depuis le commencement, de Juin jus-qu’à la fin de Septembre , parce que les vents qui règnent pen-dant ces quatre mois en rendent sabord impossible , outreque les flots portent tant de fable contre les ports qu’il les fer-?
Gçec ij