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, Un peu plu;. Elle en a huit grandes dans fa longueur , &so UZe les traversent dans fa largeur. Les quatre dernieresctm ntoins longues que les autres, à cause du rempart qui oc-|J/ ^ ei!r place de ce côté-là. La plupart de ses maisons sontq ae j ( so pierres de taille .qu’on tire de la place même avantti'v de l es ^cir pour y faire une citerne deíTous, en sorte qu’ilde 3 P?\ nt de sondemens aux maisons. Le rocher même sertà à toutes les rues, où l’on souffre extrêmement cn Eté,c^uíe de l'insupportable chaleur du soleil qui se conserve dansAma Cr * ^ es ^ ,auts d es maisons font autant de plate-formcs, àpj^.. 0 ^ de Turquie, fabriquées d’une sorte de ciment que laCe ^ ne peut caver ni percer.L’eau,par 1 e moïen d’un tuyau,défi-ni " d( i A plate-forme dans la citerne qui est au dessous de cha-êçp nia ^ on aillée dans le roc. On va du bastion d’Italie à celuil e rar *ce,fans s’éloigner des murailles de la ville qui regardentrSnd ^ort. Ce bastion est un grand jardin où il y a un toit,meta couvert plusieurs pieces de canon de même grosseurq u - e Ce He de la baraque d’Italie. Au dessous est une fontainep; s re mpìit un grand lavoir dont les eaux sont les égouts deser | leUtS fontaines & jets d’eau de la ville. On peut descendreAi ^ entre ces deux bastions, aprés avoir passé la portete n * , Uve ur, où l’on voit une fontaine dont le bassin est sou-de ? d ' un piédestal de marbre, enrichi de quatre tableauxAi f ronïe qui representent en bas relief les quatre plus beauxA v'n CS ^àoi^ fur mer. Les barques qui servent à passer ded^ 1 e au bourg, ou a l’Iíle, ou à Bormelo,fe rangent Je longv Ce Su ay , d’où il faut monter en passant la porte de S. Sau-vi j. r - Dans une des premieres rues que l’on trouve dans lap.fjfù le Convent des K école t s que l’on appelle il Giefu.p ll^pital des Malades qui se nomme Infirmerie , peut être ap-te J -6 , puisque toutes les salles y font tapissées de hau-
t * Ce , &í ornées de tableaux & de quelques pieces defculp-e - Les Malades y sont servis par les Chevaliers, & les Etran-q >? f sont auíli bien traitez que les Chevaliers mêmes lors-ti« l , ont malades. II y a un jardin avec ses fontaines > quij,mt J c milieu de cette Infirmerie fous laquelle est celle des<x rç « s malades, qu’on traite avec la même charité que les«n f retlens ‘ On tourne à main gauche à la fin de cette rue pourf es rer .dans celle où est l’Eglife de saint Paul, admirable dansa U ^ures > & remarquable pour être couverte d’un dômebell * CU de P^s Petits. On entre de-là dans une des pluses ruës qui vont d’un bout à l’autre de la ville , en com-Pla ^ ant du ^ôté de la baraque des Italiens, où est une grandel>« Ce devant le Palais du Comte de l’Amfreduci, proche destr> er § e de Castille. A l’autre coin de la même rue , ong r ^ de sainte Catherine & l’Auberge d’Italie,
f 0 n d bâtiment proche l’Eglise saint Jacques. Ces Aubergessç . 1 , es plus beaux Palais de Malthe. On en compte sept,Am V ° lr de Provence, d’Auvcrgne, de France , d’Italie, d’A-s ,^ a gne, de Castille & d’Aragon, où sitôt cpi’un ChevalierP re fenté au Grand Maître, & qu’il a fric ses preuves deAir r^’ H ost reçu & nourri pendant deux ans qu’il est à5 . ses quatre caravanes. Entre les plus belles charges de laCç jj8 ís m, les plus honorables aprés le Grand Maître, sontAr ^ de gmnd Prieur de Malthe , qui est le premier Conseil-A&rr § ran d Hospitalier, quia le foin de ce qui regarde lesCo f ’ do grand Admirai, pour le fait de guerre ; de grandle g- ervaíeur » pour ce qui regarde le trésor de saint J ean 8 cp. 1 ? 0 de la Religion 5 de grand Bailli pour la Justice 5 de^ d Chancelier qui tient les registres de l’Ordre de S. Jean,Ch P r es eu X ] es Chevaliers appeliez Grands-croix & les autresg e$ ^liers. Le Palais de la Chancellerie est aprés les Aubèr-es ç halie & de Castille en entrant dans cette grande ruë,ì a tlr A main gauche on voit dans une large rue de traversese ^' an do porte de l’Eglisc de saint Jean. C’est en cette Egli-*Sr a' Cs Chevaliers sont reçus dans l’Ordre en présence du(J es atl d Maître & des principaux de la Religion avec de gran-gil e Cer omonies. Le Chevalier fait vœu solemnel fur les Èvan-Ç r S ' de chasteté, de pauvreté & d’obeïssance, aprés quoy lec e$ ^ Maître tire son épée & la tenant toute nue. il luy ditF P aro ' es aprés luy avoir donné un petit soufflet ; (h£il ne^ lVe )amais un plus grand déshonneur , pour l’Ordre que tu reçois ,cw d° ls . déf? n d re & augmenter )ufqu’au dernier soupir de ta
Ai _ sait . i! IllV dtf f»n In\? nfp^nf-inP nn r»PH rlp Daitl .
" c au » ^ a ^ > H soy dit en luy présentant un peu de pain.£ n r 00 de sel : Voila ce que tu dois prendre pour te (absenter.qu'jj lte ^ous les Chevaliers le viennent féliciter fur l’honneurtr a j te a re dû.’ êt l’accompagnent jusque dans l’Auberge , où ilPaux ^ a ^r>isiquement tous ceux de l’Auberge , & ses princi-meii c aitUs V Au ‘“siieu de la place du marché , il y a pour orne-fontaine, commode pour les hommes, pour les che-meme pour les petits chiens lorsqu’ils veulent boire. AuTome u.
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premier rang est une tasse où s’éleve un petit obélisque qui portedifferentes fleurs & de beaux fruits dans une petite corbeille,arrosez de petits filets d’eau qui sortent du pied de l’obelisquejAu dessous est un autre baffin qui peut servir pour abbreuverleschevaux . & enfin plus bas une petite auge à la hauteur des pluspetits chiens. Aprés ce marché on paííe devant la porte dederrière du Palais du Grand Maître où sont les écuries, &plus avant le College des Jésuites , l’Eglise de saint Domini-que , l’Eglise neuve dclle Anime , couverte d’un haut dôme, &presque à la fin de cette grande rue le Convent des Filles de laMagdclaine, & un grand Palais assez ancien » où demeurentquelques Chevaliers qui ont fait leurs caravanes, en attendantleur rang pour avoir ou une Commanderie , ou quelque au-tre Benefice. Toutes ìes ruës qui traversent la ville depuis sePorte royale jusqu’au Château S. Elme , aboutissent à ìa gran-de place qui la regarde, Lcsous laquelle sont les magasins àbled taillez dans le roc pour le conserver plus fraîchement &plus long-tempSí On entre de-là dans la grande rue bordéede Palais jusqu’à ce qu’on trouve une haute coîomne que leGrand Maître a fait élever àl’entrée de la place qui est devantle sien. C’est en son Palais que l’on conserve le Trésor desaint Jean dans une haute tour qui renferme un magasin rem-pli d’armes en assez grand nombre pour en équiper toute unearmée. Les salles pour les peintures qui representent diversesvictoires que les Chevaliers ont remportez sise les Turcs, favoliere & un petit jardin couvert d’arbrisseaux & de bellesfleurs arrosées de fontaines & de petits jets d’eau, sont ce qu’ily a de plus beau à voir. Un peu au dessus de ce Palais dansk même ruë sont ceux de la Conservasorerie & de la Tréso-rerie. L’un de ces Palais fait face à une grande place dont ledessous est ia citerne qui conserve de l’eau pour un an-, en casd’un siégé, si les ennemis coupoient l’aqueduc, qui en apportede dehors la ville. Cette place est environnée d’un côté degrands édifices bien bâtis, & d’un autre de plusieurs portiquespropres àfe promener l’Etc à l’abri du soleil. L’Auberge deProvence est la plus belle des sept qui sont à Malthe. A 1 amain gauche de celle d’Auvergne est une fontaine, au coin dela large ruë qui fait une belle place devant l’Eglife & Prieuréde saint Jean de quatre-vingt mille écus de revenu. C’est seCathédrale de 1 a ville. Elle n'est pas extrêmement grande,mais l’architecture en est admirable . Son portail est entredeux hauts clochers, qui portent le pavillon de la Religion,& celuy du Grand Maître. II y a autant de Chapelles qued’Auberges, & chacun s’efforce à l’envi, à rendre la sienne seplus belle & la plus brillante. Tout le pavé de cette Eglise estde marbre.Le plafond en est doré, & les murailles font couver-tes de belles peintures qur representent la Décollation de saintJean à la prière d’Herodias. Dans une Chapelle qui estauv dessous du grand Autel, font les tombeaux des Grands Maî-tres. La ville a douze cens pas de long, huit cens de large, &environ deux mille cinq cens dans son circuit. Les ruës quifont du côté qui regarde le Port & 1 Isle de Marsamouchet,ne sont pas si belles ni si droites que les autres , à cause qu’ily a comme une petite vallée, qui fait paroître les maisons enamphithéâtre principalement du côté des Auberges d’Ara-gon & d’Alcmagne.
La ville neuve n’est séparée de la ville Vaíette que par unfossé & par quelques bastions que l’on a taillez dans le rochermême, qui y far soit auparavant comme un boulevard qu’ila fallu percer pour faire la porte de la ville Vaíette à cetteville neuve , y ayant quelques demi-lunes, taillées en partiedans le roc, & en partie achevées de la pierre que l'on a tail-lée en les faisant. ce qui paroît un prodige. Toutes ces for-tifications font à la sortie de la ville Vaíette pour entrer dansk ville neuve, qui est fur k même Prefqu’ifle. Son terroir estle pur rocher fort uni , & élevé de la mer de deux cotez , plusde quinze toises , & par conséquent d’assiette tres forte j àquoy l'on a ajouté beaucoup de fortifications , pour rendre seplace imprenable , principalement du côté du grand Port, quiy fait au pied un grand quay , où font avec l’Arsenal de merles magasins des munitions des galères. Cette ville neuve aun grand mail, donc le parterre est de pur rocher > ayant unerangée d’arbres parle milieu, qui fait la séparation de deuxfort longues allées. Il y a de plus une haute tour ronde, quiest le réservoir des eaux de l'aqueduc qui entrent dans la ville.Au pied de cette tour est une petite Eglise tres-belle, & plusavant un fort grand jardin, qui s’étend jusque sur les fortifi-cations qui regardent lc Port de Marsamouchet.
Du grand Port sortent trois autres petits Ports , séparez pardeux langues de terre, qui font la situation des deux Villes,du bourg , & de l’ísle , entre lesquelles est le Port des
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