MAL
jMALTHE. Isle dc la Dalmatie, appellée Mìleî par îts‘gavons, en Latin Melitít. Athenée, hv. n. fàic mention desc ^ ens de cette Isle.
j^ALTON. Ville d’Angleterre dans le Comté d’Yorck._ ‘ e est située fur la rivicre de Rhio, & estimée à cause de sesarcsiezd’instrumensrustiques, de bled, de chevaux & deP^iflòns. La ville de Malton envoyé deux Députez au Parle-*Davity ,Comté d’ïorck.
ç jpALVA. Isle de la mer des Indes. Elle est à cinq lieues de, e E de Timor, à cent soixante & neuf degrez du Méridiene Seville , & à huit & demi de l’Ëquateur. Ses habitans sontQtrop 0 pst a g es , & vivent presque à la'maniere des bêtes. Ilsf lrc hent nuds & n’ontqu’un morceau d’écorce au milieu du,° r ps. Loríqu’ils vont combattre , ils ont de fort grosses peauxv btîflcs devant & derriere. Ils passent leurs cheveux à tra-l^ r s certaines cannes où ils les enferment, & enveloppent leurc lr ° e dans des feuilles, la mettant de la même sorte dans des^ n nes. Leurs arcs & leurs flèches font faites de cannes. L’IfleMdv 4 a des montagnes fort hautes, & ses champs sont^ e * n s de poivre , qu’ils nomment Lada. * Davity.
M ALV ANA. Place dans l’iflede Ceylan , située fur une1 |iî e riviere à trois lieues de Colombo. Ce lieu n’a jamaisj. lc pour une f orteresse. C’est seulement une maison de plai-]* nce où ]es Capitaines Généraux faisoient ordinairementprésidence. Ils y avoientun beau Palais que l'on appeîloit°l a P ani , Sí comme l'on est persuadé que l'air y est meilleur^ e dans toute rifle, on y envoyoit les Officiers & les Soldatsn valescens, pour leur faire reprendre leurs forces. II y avoit. ne Eglise & un Chapelain. * Jean Ribeyro Histoire de l'islee ^!p^ n > hv. i. chap. 12.
^ ALVASIA. lire de Grece dans la Laconie , à deux gran-
it ì°Urnées de Misitra. Elle est à une portée de pistolet dep ter re , & l’on passe de l’une à l'autre sur un pont de pierre,j. p ^quel le canal n’a pas quatre pieds de fond. L’Ifle a troist,. 1 de circuit ,& la Forteresse est fur un rocher fort escar-dont le sommet forme une esplanade, qui a bien un millej ete nduë. La ville est au pied. On l’appelle auffi Malvasut ou^ nem bafe. Elle n’a été environnée de murailles , que depuisle ou cinquante années , à cause qu’il s’en fallut peu quebo ^oitiens ne la surprissent. Ces murailles donnent fur lej. r .d de la mer. Celles de la Forteresse sont assez méchantes,a \ s la situation de ce poste qui est fur un écueil le rend com-^ e llr >prenable. On n’y peut monter que par un sentier fortang erçux . Les Turcs ont rempli & muré des cavernes quif ? lcn t dansl’épaifïeur du roc à moitié de la hauteur, pour^Perdre aux Vénitiens l’envie d’y faire une mine ou desiir i Une embuscade. La ville n'elì pas bâtie précisémentq d es ruines d’E pidaurus Limera qui sont à une lieue de là, &si* 1 L )rtent I e uorn de Malvafia lavieille. Cette vieille Malva-jj . 6 déserte, mais les galères & les vaisseaux y vont ordi-de ï Crilent jetter l’ancre , parce que le Port est bon & le fondbonne tenue. C’est à cause de cela que les Anciens le sur-•p- ^moient Limera. On y voit encore le débris dc l’ancienf Q ^Pl e d’Esculape , où les Malades venoient autrefois enjjç e de tous les cotez de la Grece, pour trouver la guérisonL n* aux Ls plus deseípcrez. Le Port de la nouvelle Malva-y 6 ‘ tre s-méchant, mais la ville est fort peuplée , & les Grecs4 ^ Un Archevêché dont l’Egíife Cathédrale est consacrée àmT ? £or & ws - E n’y en a point de plus célébré dans la Moréec ç ^. es miracles qu’on assure qui s’y font par l’entremise de^ufr™’ L' avant Arfenius qui fut ami particulier du PapeCet Hl- a été un de ses Archevêques. LesModernes nommentc e ^ e Momvafia & Napoli de Malvesia. Les Vénitiens laJaR e ^t aux Tursl’an 1540- Aloisius Baduarius Député dedes e l ) ^E ( lue, ayant fait ce Traité avec les Ottomans, en futt0 -oué, & exécuté à mort dans Venise. On ne voit pourq llç j e antiquité dans Malvesia qu’une fontaine tres-anciennc &tì 0n c l| J j csv ieilles colomnes de marbre, fans aucune inserip-G r d ou l’on puisse apprendre quel en a été l'u sage. LesVÌUe c 7 font riches & font grand trafic. II y a auprès de cetteîlitie < v x Monastères de Caloyers qui vivent dans une ab-- bce inconcevable. A trois ou quatre lieues de Malvesia,
ce à ^ eu ^" s au de-là du Korion d 1 Agio s Paplos , on commen-
v j n tr ouver ces vignes fameuses qui rapportent les excellensdcm , rets que nous appelions Vins de Malvo'sie. Elles s’éten-léat des côtes de la mer jusqu’à Porto délia Botte , appel-
ju tr ®f°is cyphanta. ¥ La Guilletiere, Laced. anc■ & nom. L 4.E at - ALV AY. Royaume d’Asie dans les Etats du Mogol, enRegnum. IlestauCouchantdeceluydeBen-Q, , f cs deux principaux font Rantipore, Sarampore, AS e h Maty, Diffi de HolU 1701,
lomé II, t
M A LZ YJOU. Petite ville de France dans le Gevaudan, enLatin Malz,i)ovium. Elle est vers la haute Auvergne , fur la ri-vière de Truyere six lieues au dessus de saint Flour.
MAMADEBATH. Petite ville des Indes Orientales 5,située fur une rivière assez grande & fort abondante en unis-son , à cinq lieues de Nariad. Elle est belle & agréable , oc 3été bâtie par deux Freres qui ont élevé un fort beau Châteauen la partie Septentrionale de la ville. Ses habitans sont Ben-jans, & on y fait quantité de fil de coton , dont ils font utîgrand trafic.
MAMAGAN. Isle de l’Ocean Oriental, lune de cellesqu’on appelle Mariants , en Latin Mamagana Insula. Elle estfort peuplée. Cette Isle est appellée par les Espagnols Isle dela Conception. Ils n’y ont point de Colonie , ôt fes anciens ha-bitans en sont encore les maîtres.
MAMBRE’ou Mamré. Vallée agréable de.la Judée. Elleest dans la Tribu de Juda, à demi-lieuë de la ville d’Hebronvers leMidy, & à trente milles de Jérusalem. Ce lieu est célé-bré par le long séjour que le Patriarche Abraham y fit. Leshabitans du pays montrent aux Voyageurs un Therebinthesous lequel ils disent qu’Abraham reçut les trois Anges qui al-loient détruire Sodome, & qui luy prédirent la naissance deson fils Isaac , & Eusebe rapporte dans la Vie de Constantin $hv. 3. cfjrfp.50.que ce Prince fit bâtir une Eglise en ce lieu-là, à cause qu’on y venoit de divers endroits en pèlerinage.La Tradition porte que ce Patriarche a été enseveli en cettevallée, dans la Caverne double, ou.de Macpela, avec plusieursde fes Descendans. * Maty, Hiâ. dê Holl. 1701.
MAMERTINS. Peuples anciens dont Plutarque parledans la vie de Pompée. 11 dit dans celle de Pyrrhus qu’il yavoit certains Barbares fort vaillans prés dc Messine qu’onappeîloit Mamertins , du nom Latin du Dieu Mars. Strabon *hv. 6 . témoigne que les Mamertins étaient une Nation de laCarnpanie.qui vints’habitueràMeffine en l’isle de Sicile,& qu'ils s’y rendirent si puiffans qu’ils furent les maîtres de laville, ensorte que les habitans n’étoient plus appeliez Meíîì-niens, mais Mamertins \ le vin même du vignoble des environsétoit nommé Mamertin. Ils étoient auffi devenus maîtres duterritoire circonvoisin. * Le Pere Lubin, Tables Géographiques aMAMERTUM ou Mamertíum. Ville ancienne des Bru-tiens, que quelques Géographes croyent être la petite ville dcla Calabre Citerieure appellée aujourd’huy Martorano. D au-tres la mettent à Oppido , ville de la Calabre Ultérieure.
Cette ville avoit communiqué son nomau Détroit qui estentre la Calabre & la Sicile, & on l’appelloit Fretum Manier-tium. C’est cequ'on nomme aujourd’huy Fare de Messine.
MAMMINIZZA. Ville de Grece , que quelques-unscroyent avoir été olenus. Elle est située fur les deux bordsd’une riviere à six lieues de Patras. Si cette ville est l’ancien-ne Olenus , la riviere doit être celle de Pirus que Pausanias metà cinq lieues de Patras. * Wheler, Voyages de Grece i tom. z.l. r.
MÂMORE ou Mabmore. Ville d’Afrique dans la Provincede Fez propre. Jacob Almansor la fit bâtir à quatre lieues dcSalé du côté de l’Orient , & à demi-lieuë de la côte dcl’Ocean prés de l’cmbouchûre de la riviere de Subu, pour endéfendre feutrée; mais Sayol la détruisit avec plusieurs autresPlaces de la Province , & on n’en voit plus aufourd’huy queles ruines. Les campagnes d’alentour font dessables infertiles,si ce n’est prés de la riviere où il y a d’aílèz bons fonds deterre que poffedent les Arabes d’IbniMelic Sofian. L'an 1515aEmanuel Roy de Portugal envoya une Armée navale pourconstruire une Forteresse à l’embouchûre de la riviere de Subuoù sont les ruines de la ville de Mamoral. II y avoit dans cettearmée douze cens vaisseaux tant grands que petits & quelquescaraques avec huit mille hommes de combat fans les Matelots& les artisans. La flotte arriva la veille de la saint Jean à l’em-bouçhûre du Fleuve , sans y entrer â cause qú’il étoit tardéAusli-tôt Antonio de Noragna,General de cette flotte envoyaune Caravelle mouiller l’ancre à l’endroit où l’on avoit ré-solu de bâtir la Forteresse, aprés quoy toutes les autres en-trerent avec les vaisseaux qui portoient ï’artillerie & les gensde guerre. II n’y eucque les caraques que leur grosseur empê-cha d’cntrer. Aprés avoir reconnu le lieu que l’on avoit desi-gn é , on trouva à propos de bâtir la Forteresse plus proche dercmbpuchûre’où il y avoit quelques fontaines,& où la descen-te étoit plus facile. Quand l’Infanterìe eut mis pied à terre orsdressa un Château de bois que l’on portoit,& l’on travailla avectant de diligence à la structure du Fort, qu’on 1 c mit presqueen défense en tres peu de jours avec un fossé tout à l'entour deneuf pieds de haut fur vingt de large. Pendant ce temps le Rovde Fez ayant rassemblé ses troupes, manda à son frerç qui étoíí
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