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Tome II. [E - O.]
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59° MAN

dans la Nouvelle Castille. Elle tire íi source d’une montagneprés d’un village appelle auffi Mançanarés. De-là elle prendíòn cours vers le Midy, passe proche de Madrid où le beauPont de Segovian la traverse , & va enfin se jetter dans le Xa-rama prés du village de Vacia-Madrid. Le cours de cette rivièren’est que de dix lieues, & elle a peu d'eau en Eté.

MANCHa. Contrée d’Espagne , la plus Méridionale des-trois parties en quoy la Nouvelle Castille est divisée. Les La-tins l’appellent Mamca & Spartavius Campas. Elle a l’Efirema-dure pour bornes à l’Occident, le Royaume de Grenade &J’Andalousie au Midy, le Pays de la Sierra à l’Orient, & leTage au Septentrion. Cette riviere la sépare de l’Algarrie, &laGuadianela partage en deux. Cette Contrée s’étend en quel-ques endroits jusques à la Sierra Morena,& comprend le CampdeCalatravc,ceuxn’Alcocer& deMontiel, les monts de To-lède &'quelques autres Cantons. Ciudad-Real est la ville capi-tale-, les autres font Almagro, Calatrave, Malagon , Cousue-gra, Alcocer & Tembleque.

MANCHE. Grand Détroit de I’Ocean Atlantique, en La-tin M m e a. II s’étend entre les côtes de l’Angleterre au Nord,& celles de France au Sud, depuis les Isles d’Oliessant jufqu’auPas de Calais qui le sépare de la mer d’Alemagne. C’est cequ’on nomme autrement la mer Britannique. * Voyez MerBritannique,

On appelle Manche de T Est, la partie de l’Ocean qui estentre les Pays-Bas & les Provinces Méridionales de l’Angle-terre qui s’avancent le plus à l’Orient, comme font celles deKent, d’Eíïex, de Sufolk, de Nortfolk Si de Lincolne, à causeque cette mer est à l’Est de l’Angleterre ; Manche du Nord , lamer qui est entre l’Angleterre & l’Ecòstè au Couchant > T Ale-magne, le Danemarck & laNorvege au Levant, parce qu’elieest au Nord à l’égard de la Manche de France ; Manche del’Oìiefl ou Manche cl’Irlande, la mer qui s’etend du Septentrionau Midy, entre l'Angleterre & l’Ecoslè ; & Manche du Sud, cellede France, à cause qu’elle est au Midy à l’égard de la Manchedu Nord.

MANCHESTER. Ville d’Angleterre dans le Comté deLancastre. Elle est située prés de l’astèmblage de l’Irck & del’Irwel, selon Davity. M. Audiffret la place furie Fleuve Mer-scy. C’est le Mancunium d’Antonin. Elle est remarquable parsa belle Eglise, par son Collège, par son Marché Ôi par sesbons Ouvriers en laine. * Davity.

MANCHESTER. Bourg ou village d’Angleterre dans leComté de Varwick, en Latin Manchestenum. II est situé à troislieues de Coventry vers le Midy, & on le prend pour l’ancien-ne Manduejfedum. * Maty, Dict. de Holl. 1701.

MANCOUNAH. Ville d’Ethiopie fur la mer Rouge.Elle est éloignée de celle de Zaleg de cinq journées de che-min , & c’est le Port où l’on arrive pour pasler à la ville de Ca-ìigioun, située dans le milieu du Désert d’Ethiopie. *Herbe-lot, B ibl. Orient.

MANCUNIUM. Ville ancienne des Brigantes. C’est au-jourd’huy celle de Manchester dans le Comté de Lancastre enAngleterre. * Audiffret, Geogr. tme 1.

MANCUP > en Latin Mancupïa. Ville située dans ía Pénin-sule du Crim, & qui passe pour imprenable. Elle est bâtie sûrune montagne appellée Baba, & habitée par des Juifs qui fontenviron soixante feux. Le Gouverneur estTartare. C’est dansce Château que íbnt toutes les richesses des Chams des Tarta-res , & où ils se retirent lorsqu’il se fait quelque révolutiondans le pays, ce qui arrive souvent par les intelligences que leGrand Seigneur y entretient. 11 en enrichit une allez grandepartie , 8 c tient les Chams commeaíTujetis. * Jean de Luca,Do-minicain, Relat. des Tartans, Percopites & Nogaies.

MAND AGORA. Ville ancienne, que quelques Géogra-phes disent être celle de laPresqu’Isle de l’Inde de-çà le Gan-ge , qu’on appelle Zctapor. 11 y en a d’autres qui croyent quec’est Mangalor.

MAND ALICAON. Ville de l’Isle de Java, à cinq lieuesde Japara. Elle n’est habitée que par des Pêcheurs.

M ANDAR. Province des Celebes, Isle de l’Ocean des In-des , avec une Place de ce même nom, aprés laquelle Mamoyaen est la plus considérable, en Latin Mandaria. Cette Pro-vince est dans la partie Septentrionale du Royaume de Ma-castàr,

M ANDEB. Montagne ou Cap qui fait l’entréc de la merRouge du côté d’Ethiopie. Les anciens Géographes Orien-taux prétendent que cette montagne est toute d’aimant, ce quiluy fait attirer tous les vaisseaux qui passent prés de-là, & quifont armez de fer. C’est elle qui a donné le nom au Détroit deBabel-Mandeb. Les mêmes Auteurs rapportent que l’entrée

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de cette mer est si étroite qu’un homme qui est se r ^ ^ ûn t3-l’Iemen, en peut voir un autre qui seroit au pied de I*gne de Mandeb. * Herbelot, Bibl. Orient. , /- of nté

MANDERSCHEID. Bourg d’Alemagne dans ^de ce nom, en Latin Manderfchida & Mangericíasièz grand , & séparé par la riviere de Leser en hautLe haut qu’on nomme ober-Manderfcbeid, est sur R P ^ lad’une colline, & le bas appellé Nider-Manderscheid, ej.j, e jdd eplaine. Spenner fait descendre les Comtes de Mandent . ue>Zuentibold , issu des Rois d’Austraíie, dont Je hlsnommé Guillaume, eut en partage la Seigneurie de 1 . ^r,cheid. Guillaume Il.qu’il laifla de Cunegonde de ■prit la qualité de Comte de Manderscheid. Henry & u Jeluy succédèrent. Le dernier eut pour sa portion le L t] 3Nider-Manderscheid, & la postérité du premier q ul ’juiifl’aîné retint le titre de Comte, finit à Guillaume ! ’ r!t 5Winnemar son cousin futheritier. Witkind&Rith^.j'^ Jefils de Winnemar , firent les branches de Manderfhe . £ff yKerpen. Thierry qui étoit de la premiere, fut pere de ^ ellII. Thierry III.fut creé Comte de l’Empire cn * 4 ^LjJeN,épousant Elisabeth, fille unique de Jean, Seigneur de -Je& d’Anne, Comtesse de Blanckenheim , il acquit R ^err 3 ^Blamkenhcim , & les Seigneuries deSleiden, de Ju? c r s n gcn*de Nevestein, de Gerolstein, de Castel bourg & de v £ ^ e rîU partagea ses Etats entre ses trois fils , dont les deux . ^ JeJean & Guillaume , firent les branches de BlanckenhejKayl. Cunon l’aîné hérita du Comté de Mandersche 1entre autres enfans Thierry IV. dit le Sage, qui par l° n ^ (1ment fuit en 1551. établit le droit de primogeniturc o3 -branche,à la charge que l’aîné donneroit à ses freres un a Hge digne de leur naissance, & une dot proportionnéeà íes sœurs, qui succederoient au défaut des mâles.François, son fils puîné, étoit mort deux ans avant st ue u t t oVstatuent eut été fait. Thierry V. qui étoit 1 aîné, préten ste la succession de son pere au préjudice de ses nieces, JeFrançois. Philippe, Comte de Nassau, & Florent, Ço z 1 aCulembourg qui les avoient épousées , poursuivl re jTCour de Malines le Procez intenté à Thierry par st-j* g-patsembourg leur belle-mere. L’affaire fut jugée en i° l j e ^as-Arrêt de cette Cour, il fut ordonné que les Comtesses ^ e(1 }fau & de Culembourg rentreroient dans la moisis » ^ £[Js y,de leur Ayeul paternel. Thierry V. laissa quatre fils» eI -en cJoachim, Cunon & Herman. Les deux derniers se ç, 0 lb^'à l’Eglisc. Henry qui se maria avec Elisabeth de Q]es‘d cmourut sans enfans l’an 155)3. & Joachim n’eut que t J &Magdelainede Nastâu, qui luy apporta en dot le , a ppel"Roussi, qu’elle avoir acquis par fa mere. L’aînée q u 0loir Magdclaine , épousa Stcnou-Levenhaupt, Comte ^ebourg , qui hérita du Château de Manderscheid. L e v d e rqui porte ce nom est entre les Archevéchez de Colog,Treves, & le Duché de Juliers. On croit qu’il 3 c } eainsi des mots Alemans Vanfrid Schetd, qui veulentte de Mainfrid ou Mainfroy, ou selon d’autres Mang e11limite de Mangers. * Audiffret, Geogr. tome 2. t j,

M ANDEURE. Bourg de France avec titre de Co p jtU eLatin Mandttria, & anciennement Epamanduodurum. I .^&dans le territoire de Monbeliart, à deux lieues de la Vnom vers le Midy. * Maty, D ici. de Holl. 1701. ^ 1 ’ 0 n«F'

M ANDI. Petite ville de la Zaconie en Morée »■st u f nS l’a' rpelle aussi Mandinga , Gori%a & D orboglt^a. Elle est 6

cienne Arcadie vers les sources de l’Alphée.à quin zCla ville de Lacedemone. Cette ville est l'ancienne* Maty , Dict.de Holl. 1701. vj e crt' s ‘

MANDINGA. Royaume d’Afrîque au pays d^s ^JKCe pays est à cent quatre-vingt milles de la côte, ■ stost*de Gambea, & s’étend en largeur depuis le ncuviy^jl’onziéme degré de latitude environ quarante lieues*

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rosé de plusieurs rivières qui sc déchargent dans ce l} e '^e > ^Espagnols donnent le nom de Mandimença à cette Co'Marmol l’appelle Mani-Inga. La principale habitation ^

Elle est plus avancée de quelques lieues vers le L cvaCap des Palmes. Les Peuples de Mandinga étoscnt a ^lerde grands Idolâtres, & fort entêtez de magie & " ^^mens. Ils ont encore-des Devins qu’ils appellentn’ont pas laiste d’embrasser le Mahométiìme il yannées, enlortequ’ils l’ont multiplié chez leurs voH Lj t iít

moyen de leur commerce. La puissance de leur R 0 ) 7 to»§si loin il n’y a pas encore bien long temps, que P ^5 ^ TseJ*les Rois de la Guinée Superieure étoient ses Val 3 _*^ grjtétoient les Rois de Borfalo, des J aloses, des ■Caia n ^,^j 3 ea>plûpart de ceux qui demeurent le long du Fleuve