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nise , fur la côte de la Poiiille prés du Mont de faint-Ânge,& de la ville de Manfredoine qui luy communique sonnom.
MANGALIA. L’un des quatre Ports du Couchant de lamer Noire. 11 est à huit journées de Megin , & on Testimemeilleur que les trois autres. * Tavernier, Voyages de Perse,liv.
M ANG ALÓR. Place dans les Indes > située à douze degrez& demi de l’Equateur, & éloignée deBarcelor de neuf lieues,en Latin Mangalora. Quelques-uns la prennent pour la ville deMandagara, ou pour celle de Mangamor de Ptolemée, & les au-tres pour Menogloffum. Les Portugais y ont une Forteresse , &l’on y charge tous les ans cinquante ou soixante navires de ris.On y trouve auíîì du poivre. Les Originaires font Paiens &Maures. Les autres habitans font Chrétiens , & la plupart Por-tugais. L’Archevéque deGoa alla les visiter I’an i;z>A.*Oavi-ty , Etats du Roy dePortug.d en Asie,
MANGAlvACH. Grande riviere qui coule dans fille deMadagascar. Elle fort des montagnes limées à l’Orient d’E-ringdrane , & a fa source environ fous le vingtième degrétrente minutes. Cette riviere prend son cours fort droit versl’Occident l’efpace de trois journées de chemin , fait ensuiteun demi-cercle , & tirant du côté de l’Orient & du Su d-Estprcs'de quatre journées, elle va fe joindre dans le pays d’Hou-tre avec la riviere de Jonghaivon. * Flacourt, Rist.de Vise deMadagascar, cb. 6.
M ANGATE. Royaume des Indes, dans les montagnes deMalabar ,en Latin Mangata. II prend son nom de la ville capi-tale, & n'est guere éloigné de Vaipicota & de Chegurée, vil-les du Royaume de Cochin. Ses habitans font quelquefois laguerre à ceux de Paru qui font leurs voisins. * Davity, Monta-gnes de Malabar.
MANGERA. Isle de la mer duSud , située entre les terresbasses du Golfe d’Amapalla & la pointe de Casivina. CetteIsle qui paroît comme un grand bois, est ronde, & d’environdeux lieues de circuit. Elle est toute entourée de rochers, &rs’a qu’une petite Baye sablonneuse du côté du Nord-Est. Laterre en est noire, peu profonde & mêlée de pierres, produi-sant néanmoins de fort gros arbres propres à bâtir. A umilieu de fille il y a une ville d’Indiens & une jolie EgliseEspagnole. Les Indiens ont autour de la ville des plantationsde Mahis & de Plantains. Ils ont quçlques coqs & quelquespoules, fans aucune autre forte de volailles, & pour toutes bê-tes des chats & des chiens. On va de la Baye à la Ville par unpetit chemin escarpé & fort pierreux. II y a toujours dans laBaye dix ou douze canots fur le sec, & on ne les met à seauque quand on en a besoin. Cette ville paye tribut au Gouver-neur de celle de S. Michel, auffi-bien que les deux villes del’PTe d’Amapalla , & ces trois villes n’ont qu’un seul Padre ouPrêtre qui est Espagnol. * Dampier, Voyages autour da monde,tom. i. cb. 5.
MANGFALT. Riviere d’AIemagne dans la Bavière. Ellefe décharge dans l’Yn prés de Roscnheim.
M ANGHAFI A. Riviere de flíle de Madagascar, dans laProvince d'Anoflì. Elle estàvingt-quatre degrez trente minu-tes , & tire fa source du mont Silvia, d’où elle va fe déchargerdans la mer au travers d’une Baye qui a son même nom, & oùles grands bâtimens peuvent stoter. Cette riviere porte bateau.* De la Croix, Pelât, de l’Afr. tome 4.
MANGHISI. Petite Prefqu’lfle de Sicile, en Latin Mang-h’Jia P ninftl.t, anciennement Tapfus. Elle est entre Syracuse& Agosla, fur la côte Orientale de la vallée de Noto. * Maty,I)rK. de Ho/Z. 1701.
M ANGI. Vaste Région de f Asie, dont Munster fait men-tion , liv. 5. de íà Cosinographie.il y place jusqu a neufRoyau-mes qui ont chacun un Roy particulier, & qui reconnoilTcnttous le grand Kam de Tartarie. Un de ces Rois fait son sé-jour ordinaire dans la grande ville de Quinfay. Ce pays encontient quantité d’autres, & dans chacune il fe fait un grandcommerce. 11 y en a quelques-unes où l’on fe repaît de chairhumaine, principalement au Royaume de Fugui dont les ha-bitans ont accoutumé de boire le sang des ennemis qu’ilstuent en guerre. * Juigné, Difl.Cofin.
MANGR.ESIA. Ville de f Anatolie , aujourd’huy foûmifeau T ure. Elle est dans la Province d’Aidinelli fur la rivierede Madre aux pieds des montagnes , à trente-six milles desruines d’Ephefe du côté de l’Orient, & à soixante & dix deSmirne. Cette ville est la capitale du pays, & est allez peu-plée. La victoire que Scipion y remporta autrefois fur le RoyAntiochus, la rendue fameuse.
MANGUSLF,. Ville d’Asie dans le pays des Uzbeks. Elle
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est située prés de l’embouchûre de la riviere de Chrefel > c 'la mer de Bachu. * Davity. . tu(fc-
MANHARTSBERG. Partie Septentrionale de 13 BAutriche , que le Danube sépare de la Méridionale, st £ j aappellce Wienner Walà. Elle a pour bornes au C° uC j Cl í£haute Autriche, au Septentrion la Bohême & la Moraà l’Orient la Hongrie. Ce pays que les Latins appelTpanU'bartjbergenfis Trapus , est divisé selon fa situation fur e ,,Q C cî-be, en Haut & en Bas Manhartsberg. Le Haut est vep s ,.^in.dent , & a pour lieux principaux Krems, Stain & rCeux du Bas Manhartsberg qui est au Levant, fontbourg, Laba & Retz. c . gis
MANHATTES. Grande riviere des nouveaux 1 a V £nr ydans l’Amerique Septentrionale , appellée ainsi p 3 * ^Hudfon, Anglois, qui la découvrit en 1609. & st u V - fitna le nom des Sauvages qui habitent à íòn embouchiu^^,.la rive droite ou Orientale. La rive gauche ou Cseci ^ y.est possédée par les Sanbikans, qui demeurent le l° n 8 a hi tU svages,des bayes &au milieu du pays.Vis-à-vis des M*'^ntsou Manatbanes,se tiennent les Macbkenthvomi, & les ’Tfrt ^yfont entre le premier détour de la riviere du même co • ^prés de son embouchure la terre- ferme reçoit la 111 ^,une petite baye que les Hollandois ont appellée Port uC l-du nom du Capitaine Corneille May. 11 est ^ errn ^juques Istes qui font au devant, & par un Cap de fable a tide 1 Est, dangereux pour les rochers & les baises st ul , r , jcf e 'devant. 11 y a pourtant un Havre assez commode au £ nI u'Les Aquamachuques habitent aux environs de la Bay Ci j u s,vigeant de ce Cap vers la riviere, à une lieue ou ust sson rencontre dans l’embouchûre une Ifle que les H°ont nommée ijle des Noix, à cause du grand nombre ^ yque l’on y voit. Vis-à-vis dé cette Iste à la rive de l’OU ^ £ Qyen a trois ou quatre autres qui font proche de la teir ^'i: e u, ^nal de cette riviere, qui est plate & peu creuse au mi ^- s Jlprofond à l’embouchûre de quatorze ou quinze Wgarde presque toujours cette profondeur d’un cote oc ^5le long des rivages, & étant tantôt plus étroit &large, il monte par divers Détroits entre leNos '^ forts’Nord-Ouest. Quoy que le flux & reflux y soient ai ,^ela riviere ne croît pas plus haut que quatre pieds > st joli'abondantes que soient les eaux qui y descendent, & f e cofl“vent au Printemps elle inonde les plus basses rives. : u fq« cSdétour de cette riviere sc courbe vers le Nord-OÚ^ l patau Détroit, nommé par les Hollandois Haverftoo, & p e !]eP £divers détours , elle monte jufqu’au lieu qu’ds j parfit'Wischerrack^, c’est-à-dire , le détour des Pêcheurs .yne u P^ 5mïns ont là leur demeure fur le rivage de l’Est. U n l f j’un?loin, un Cap de fable s’avance, & les rives s’apptst c ^ c ,f *de l’autre. Ce Cap est nommé communément Wf e \où fe tiennent les Waoranehins. Sur l’autre rivage e fp 3ce '
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ranaivan-cougîns , séparez des autres par un meùioc (De-là par divers tours & détours >on monte a un 3 » ^la profondeur de la riviere diminuant peu à peu. E, ^ ^0$trois ou quatre brasses en cet endroit, qui est parsemé ct( ie8 c de baffes. Ensuite on va à f Ifle des Ours, & deu â eIfle à une petite Baye, nommée le vieux Havre. .là à la rive de main droite, habitent les ManhikA ,,s % £ ^pl^du même rivage, s’étend une longue Ifle , entrccotss i^pVsieurs canaux, juíqu’à ce qu’on vienne à une autre oulandois ont un petit Fort. Le reflux de la mer mon 0 e d c 'là, & la riviere,y porte encore de grands bâtiwcns-
-- r..: —i. pjusenplus, Sc à peinepeut-c
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vient plate ensuite de
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des chaloupes. On voit de-là d.e fort hautes monta^H^e Pjsc précipite la plus grande partie de l’eau qui gf°' gra 11 ^viere. On juge par là que ía source n’est pas loi" r f 0 u^Fleuve de Canada, parce que les Sauvages v ^ ent ?f^. í loi s -j!de Quebec & de Tadoussac à la Forteresse des | ir0 cb ÊFort appellé le Fort d’Or ange , est situé fur une Ifl e .l
rivage de la main gauche ou habitent les Mach vae ís Qtmortels des Manhikans qui font fur le rivage opp 0 * ^ gars}'fut muni de canon dés le commencement, & on ^aoll 3n ^° tson fous les auspices des Etats Généraux. Les # ío[font tenu depuis l’an 1614. jusqu’à ce qu’un noU j j e $ 0 e ?'ample privilège fût accordé à la Compagnie des í r e n\se (ìiee sdentales. Alors cette riviere commença d'être pl us pi 0 ] Jar)d o1 -Quelques-uns l’appellent la Riviere de NajfaU. L^ aU[ r t ^la iiommentRívlrre du Nord, pour la distinguer d un ^ y 0 ityest plus au Sud, & qui fe décharge dans la tnêtne ‘^e fila description de la côte maritime jufqu’à cette ^ frbl ’viere. On compte vingt-cinq lieues depuis le Cap ^ íP c( Lqui ferme la Baye , ou entre la riviere du Nord, ^