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quelquefois de Tambre gris fur le rivage de leur Iíîe, & ils entrafiquent. * Herbelot, Bibliotb. Orient.
MARTECA. Bourg ou village de Portugal dansl’Estremadure. II elì situé fur le Zadaon , à quatre lieues de Setuva!vers le Levant. Ce lieu étoit anciennement une ville de la Lusitanie qu’on appelloit Malceca. * Maty, Diít. de Holl. 1701.
MARTEL. Ville de France dans le Quercy. Elle est situéefur laDordogne vers les confins du Limosin j àmeuf lieues deCahors, à six de Sarlat, & à pareille distance de B rive & deTulles. * Maty j Diít. deHoll. 1701.
MARTHON. Ville de France dans l’Angoûmois avecChâteau, & elle est proche d’une tres-belle Forêt. Cette ville aplusieurs vassaux, & la riviere de Bandiacy paflè. *Davity ,Angoûmois.
MARTIGNIANO. Bourg ancien de l’Hetrurie, dans leDuché de Bracciario, en la Province du Patrimoine. Les La-tins le nomment Martignanum Sc Larthenianum. II est entre lespetits Lacs de Martignano & de Straccia Capa, à cinq lieues deRome vers le Couchant. * Maty , Diít. de HoIL 1701.
MARTIGNY ou Martinaeb. Ville du bas Vallais, fur lapetite riviere deDranfequi tombe de-là dans le Rhône, enLatin Martiniacum. C’est fancien Octodurum , où la LégionThe haine, surnommée Fulminatrix, dont saint Maurice étoitle Chef, fut premierement décimée > Sc taillée ensuite enpieces fous l’Empire de Diocletien , à cause du refus qu’elleavoit fait d’affister aux sacrifices des Paiens aufquels elle re-nonça. On y volt encore les ruines d’un Château qui étoit as-sez bon. * Audiffret, Geogr. anc. & mod. tome 2.
MARTIGUES. Ville de France en Provence, appelléeparles Latins c olonia Mantima. Elle est située â l’entrée du Ca-nal qui fait la communication de l’étang de Berre avec la mer,& divisée en trois parties, dont celle du milieu est nomméel’ifle, à cause qu’elle est isolée. La partie Orientale s’appellefonquieres , & celle qui est du côté de l’Occident Ferneres. Ona creusé de grands foílèz depuis l’étang de Berre jusques à lanser qui n’en est éloignée que d’un mille. Ainsi Martìgues, Scparticulièrement la partie qu’on appelle Ijle, est bâtie dansTeau, & les plus grosses barques y remontent & passent dansl’étang de Berre pour la commodité du commerce. Ce íontproprement trois villes où l’on va de l’une à l’autre fur j/esponts. II y a grande apparence que les foíïezque l’on y voit,ont été creusez par les Romains. On y fait une pêche tres-con-sidérable de toutes fortes de bons postions, dans des huttesqui ont été pratiquées pour cela, & faites de roseaux ou dejoncs marins que ceux du pays nomment B ourdigous. Les poisíbns qui viennent de la mer y font retenus, & comme les ha-bitansde Martìgues font des Pêcheurs três-experts fur la merMediterranée, ils tirent un fort grand profit de cette pêche.Cette ville que Bouche dans son Histoire de Provence pré-tend être Marignane, s’est aggrandie des ruines de saint Geniezque les habitans abandonnèrent pour n’être plus exposez âl’infulte des Pyrates. Martìgues étoit partagée en deux Baron-nies que l’on réunit en 1308. & fut ensuite érigée en Vicom-té , & depuis en Principauté, que Françoise de Lorraine, filleunique & heritiere de Philippe-Emanuel de Lorraine, Ducde Mercosur, & de Marie de Luxembourg, Duchesse d’E-tampes & de Ponthieure, & Vicomtesse de Martìgues , fit pas-ser dans la Maison de Vendôme en épousant César, Duc deVendôme, fils légitimé du Roy Henry IV. * Audiffret, Geogr.tome 2.
MARTIN. Grand Cap du Royaume de Valence en Espa-gne, en Latin Martinum Caput. II est proche de la ville de De-nia, & sépare le Golfe de Valence de celuy d’Alicante. CeCap que les Anciens nommoient F maria , Dianium, Sc Arte-mijium Promontoritw, avance trois pointes dans la mer, dontcelle du milieu porte le nom particulier de Punta del Imper a-dor. * Maty, Diít. de Holl. 1701.
MARTIN VAS. Iste de l’Ocean Méridional, entre lacôte des Castes Sc celle du Brésil, en Latin Martini EPafi Inftt-la. Elle est pleine de montagnes Sc fans habitans, & située fousJe premier degré de longitude, & le vingtième de latitude Mé-ridionale. Ce font les Portugais qui l’orít découverte. * Maty,Diít. de Holl. 1701.
MARTíNENGO. Ville d’Italie dans le Bergamafque. El-le est fort peuplée, & l’on y compte plus de trois milles habi-tans.
MARTINIQUE. Iste de l’Amerique Septentrionale,'l’unedes plus célébrés & des mieux peuplées des Antilles fur lahauteur de quatorze degrez & trente minutes. Elle a seize àdix-huit lieues de longueur fur une largeur assez inégale. Son Icircuit de pointe en pointe est de cinquante-sept lieues. Chri- ■
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stophle Colomb la découvrit dans son second voyage d 4 ^auui-bien que les autres Istes Caraïbes. Les Efpagno y ^rent des bestiaux, & particulièrement des cochons q ul r n ,tipliercnt beaucoup, & que les François trouvèrent en 5nombre quand ils commencerent à l'habiter en r6zj- s gc
Quoy qu’elle paroiste remplie de montagnes fort « a , u esentrecoupée de précipices, elle ne laisse pas d’avoir stplaines éx de tres-beaux vallons. Le côté qui reArdevant qu’on nomme la C abefterre , a beaucoup plus de P gjffi ,que celuy qui regarde le Couchant qu’on appelle la Baj}où les montagnes font plus fréquentes ; mais comme ctagnes ou Mornes pour parler le langage du pays, fo nt j eS %bonnes terres aum-bienque les plaines 8 cles vallons, 0 ^mises toutes en valeur, enforte qu’à l’exception de la j, n e$gnepolée Sc des pitons du Carbet qui font deux m°extrêmement hautes & infertiles, tout le reste de ^tivé & partage aux François qui en font demeurez les paprés en avoir chassé tous les Caraïbes quWn étoient esession. On y compte plus de dix mille habitans Blas ìCS> ít tiití>lesquels il y a trois mille cinq cens hommes portant ses % ìSc prés de dix-huit mille Esclaves Noirs qui sont çmP'fÙ Jjla fabrique des sucres & à la culture du cacao, de finuig ’ c eroucou SC du coton ; car pour le tabac on n’en faitqui peut s’en consumer dans Piste. 11 y a plus de tro ^li-mousins à sucre, quantité de plans de cacaotiers,couiers, de canisiciers & quelques indigotiers.
L’Isle est divisée en vingt Paroisses, dont il y en a ^ septdesservies par les Jésuites, neuf par les Dominicains » ^ nt |eparles Capucins. Les endroits les plus considérablesPort Royal, le Fort saint Pierre, & le Cul-de-fac de w , £ $té. Le Fort Royal est fur une petite hauteur esta Tg cí -prefque environnée de la mer. Quoy que ses r° es-tions ne soient pas regulieres, ni fans des défauts j e jderables, il ne laisse pas d’être la meilleure Place st Q t .François possèdent dans l’Amerique. Le Gouverne ^neral y demeure avec les Officiers & les Soldats st 4 î’^ e yiH esent la garnison. Au pied du Fort,on a tracé le Plan d u ^,círeguliere,& il y a déja un assez bon nombre de maifo" 'une Eglise de pierres assez grande, desservie par lesdes magasins & une eípece de Palais, où fe tient le Con , jjperieur, qui juge par appel des Sentences du Jugetoute, l’Iste. A côté d u Fort est le Port appellé le C iïtR1 gftíCtoutes fortes de vaisseaux peuvent mouiller & carener ((1 .dans une entiere sûreté contre les ouragans & ses n 10 JeS
nemies. Le Fort saint Pierre est sabord ordinaire de tvaisseaux. Sa rade que l’on appelle le mouillage est exe j’ 0 U'La Forteresse est médiocre & a été sort endommagée P** teí ieSragan de Tannée 1694. Elle est accompagnée de cinq ® ^ jj& d’une bonne muraille qui défendent fort bien la rau ^
bourg,qui meriteroit bien mieux le nom de ville,que ce u j leest sous le Fort royal, par le grand nombre des maiso^ ^ gecomposent, entre lesquelles il y en a beaucoup de P*ffort bien bâties.C’est le séjour ordinaire de TIntendant ^j e sdu Gouverneur particulier ,du Juge Royal, des Bur" ^ (1 y.Compagnies d’Afrique, de Sené^l & des Fermes duLes, Munitionnaires y ont leurs fours & leurs magasinas-se rendez vous de tous ses Flibustiers François , Sc se c ° g jusce qui s'y fait est si considérable, que Ton a vû à la i aqu’à quatre-vingt vaisseaux marchands en charge. : e {IDes deux Paroisses qui sont dans le Bourg > celle st^* ^ u o ediée à saint Pierre, est desservie par les Jésuites. L jj^nCbelle Eglise pour le pays. Ces Peres y font tres-richcs-une belle Maison accompagnée de jardins délicieux, y-ji!-*
fameuse sucrerie,où plus de trois cens Esclaves Noirssent à la fabrique & au rafinage du sucre. . j e pt 4 s
Les Dominicains ont un Convent assez beau, p# eTan 1704. dont TEglife conventuelle dédiée à ^ otl un H^'de Bon-Port sert de Paroisse pour 1 e moiiillage. l' y 3 : fcfî 1pital administré par ses Religieux de* la Charité, st^d’autant plus nécessaires en ce pays, que fans leurs 10 r 0 pn eSdus & charitables, il feroit péri un nombre infini de Pqui ont été attaquées de la maladie contagieuse st uí )' r ®puis dix-huit ans. . _ .
II y avoit autrefois un Monastère de Religieuses d® aVO ie> lCde saint Dominique qui instruifoient la jeunesse, , p éefdéja reçu quelques jeunes filles Creolles, c’est a . e nle'dans le pays, à Thabit de leur Ordre ; mais la mort ayvé celles qui étoient venues de France, on a difp ute A g s > gc o* 1de la Profession de ces Creolles qui avoient été rC ÇV nS ’ à d eSles a contraintes de ceder leur Monastère Sc leurs • 0 ji£Urfulines qui font fous la conduite des Jésuites»