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Tome II. [E - O.]
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avoit guerre avec les Romains ( subjugua les Insulares - & pritMilan qui étoit leur ville capitale. Les Romains étant maîtresdu pays, le conservèrent long-temps, St divers Empereurschoisirent Milan pour ctre le lieu de leur résidence. Cetteville que les courses des Barbares ruinèrent fort souvent, re-connut la domination des Lombards, jusqu’au temps de Char-lcmagne.aprés lequel Milan St son pays devinrent une portiondel’Empire. Les richesses St lapuiílance de cette ville Payantportée au plus haut excez d’orguëil, elle s’attira l’indignationdel’Empereur Barberoussi qui la ruina entieremcnt,comme ila été marqué.*Jouvin deRochtfort ,Voyage d’Italie & dcMáthe.LaíTels, Voyage d’itdie , tome x. Hélices d’Italie.

,Milan a donné cinq Papes à l’Eglise , sçavoir Alexandre II.Urbain III. Celestin IV. Pie IV. St Grégoire XIV. Le premier nommé Anselme avant son élection , succéda l’an íoór.à Nicolas II. Les Evêques Cisalpins soutenus par l’Empe-reur Henri IV. chercherent à le troubler dans cette haute di-gnité ,en nommant pour Pape Cadalons Evêque de Parme ,qui prit le nom d’Honoié II. ce qui causa un long Schisme ,qui finit par la mort de cet Antipape. Alexandre aprés avoirtenu trois. Conciles , favorisa les prétentions de Guillaume,Duc de Normandie qui diíputoit à Harald le Royaumeci’Angleterre , St mourut l’an 1073. en odeur de sainteté. Hil-debrand qui avoit manié les affaires les plus épineuses pendantson Pontificat, fut son succefíeur fous le nom de Grégoire VII.

Urbain III. qu’on appelloit Lambert Crivelli avant qu’ilsût élevé sur la Chaire de saint Pierre , y remplit la place queLuce III. avoit íaiíTee vacante & ne la garda qu’environ un an& onze mois, c’est à-dire depuis le 25. de Novembre 1185.jusqu’ati 20, d'Octobre 1187. II s’opposa fortement aux enne-mis de l'Eglise , 8t le déplaisir qu’il eut d’apprendre que Sala-din s’étoit rendu maure de Jérusalem , dans le temps qu’il en-voyoitdu secours aux Chrétiens de la Palestine , luy causa lamort. 11 étoit alors à Ferrare. Grégoire VIII. suc élu Papeaprés luy.

Celestin IV. fut nommé le 22. de Septembre 1241. par dixCardinaux seulement, pour succédera Grégoire IX. ['Empe-reur Frédéric ennemi de l’Eg’ise tenant tous les autres prison-niers. II s’appelloit Geofroy St sortoit de la Maison de Casti-glione de Milan. On vit son exaltation avec joye, parce qu ilavoit été toujours le Protecteur des pauvres Ecclésiastiques •,mais cette joye dura peu de temps, puisqu’i! mourut dix-huitjours aprés son élection. Le Saint Siégé demeura vacant vingt& un mois, jufqu’à ce que Frédéric eût rendu la liberté auxCardinaux.

Pie IV. appelle Jean Ange Medicis ou Mediquin , avantqu’i! parvînt au Pontificat, y fut élevé l’an 1555). aprés la mortde Paul IV. 11 nâquit le jour de Pâques 1499. A fut nomméCardinal le huit d’Avril 1549. par le Pape Paul III. qui s’é-toit servi de luy en diverses négociations. II pardonna auxRomains , quiavoient commis de grands désordres contre lamémoire de son Prédécesseur & contre ['Inquisition, maisil s’abandonna à la sévérité de son humeur à l’égard desNeveux du Pape Paul IV. en faisant étrangler le CardinalCaraffe au Château Saint-Ange, & couper la tête au Prince dePalliano ion frere dans la prison de la Tour neuve. Ce sut sousle Pontificat de Pie IV. que le Concile dc Trente fut heureu-sement conclu en 1563. par les soins de S. Charles son Neveu.II mourut le 9. de Decembre 1565, A Pie V. remplit fa place.

Grégoire XIV. appellé Nicolas Sfondrate fut élû le 5. deDecembre 1590. pour occuper le Saint Siégé aprés UrbainVII. qui l’avoit laissé vacant deux mois St sept jours. II n’ydemeura assis qu’un peu plus de dix mois & mourut le 15.d’Octobre 1591. Iî étoit d’une pieté tres-édifiante, fort portéau soulagement des Pauvres & grand ennemi des Hérétiques.Innocent IX. fiit son successeur.

MILANÇ AY. Ville de France dans la Sologne. CettePlace est fore ancienne , St a un Château. Les Latins rappel-lent Militia Cafaris. Elle n’eít pas éloignée de Romorantin , Stdépend du Bailliage de Blois. *Du Chêne, Antiq. des villes deTrance.

MILANEZ. Duché d’Italie , qui appartient au Royd’Espagne , & qui fait une partie tres-grande de la Lom-bardie. Les Grisons St les Suisses le siornent du côté desAlpes ; le Bergamasco du côté des Vénitiens ; la rivieredu Pô du côté du Duché de Plaisance , 8c celle d’Ogliodu côté du Mantouan. Du côté de Genes , de PiémontSt de Savoye , il a pour limites les Monts Appennins Stles Alpes. Sa longueur, du Septentrion au Mìdy , est deplus de six-vingt milles, mais dans la largeur il n’en a toutau plus que la moitié. Toutes choses y croiflènt cn per-

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section St en abondance , à cause que son terroir est fousclimat le plus avantageux de l’Italie. Les rivières en arro ^partout les campagnes , où l’on a sait differens canaux possicommodité des habitans, afin de porter leurs marchant»jusque dans les P^ys étrangers par le moyen du Po de I A ^& du Tcsin. II y a aussi deux grands Lacs, qui sont le M-ssi ^8í celuy de Corne. Proche ce dernier, on trouve trois P<j“vallées, dont l’une fournit toute l’Italie de Ramoneurs, atre de petits M.rciers , St la troisième de Maçons. Les vldu Milanez sont aprés Milan, capitale du Duché ,Alexandrie de la Paille, B obio,’Cremone , Corne, L° ’Torrone, Valence , Vig.vane, M .-rtare, & Novare. Lde Milan a eu differens Seigneurs, dont les principaux ontles V.sconti & lesSforces. Les Rois de France avoientde succéder aux premiers, à cause de Valentine, fille d e J ^Galeas Visconti, premier Duc de Milan, qui avoit ] eSLouis de France , Duc d’Oricans, second fils du Roy Ch*

V. dit le Sage , mais les Miianois voyant leur Duc mort ^enfans mâles, aprés avoir beaucoup souffert pour seliberté, se soûmirent à François Sforce Bâtard de Ja Ma ^deSforce St grand Capitaine. Depuis le Roy Louis Xx■ • , ede Charles, Duc d’Orleans, renouví-sta ses prétentions» 0 ^Duché de Milan, comme petit fils de Valentine, ce quidc fâcheuses guerres en Italie. Pour les finir , l’Enss er ^Charles Quint, aprés la mort de François Sforce,■ r dat*Milan, arrivée en 1555. entretint long-temps François L £[ ,l’esperanced’investir un de se s fils de ce Duché , St en st?* e s.investit Philippe II. son propre fils , qui l’a laiflé à ses WÇ’seurs, Rois d’Eípagne.* Jouvin de Rochefort , Voyage d 1 ’& de Ma-the.

MILLAZZO. Ville de Sicile , qu’on peut dire doU ^étant située en partie sur un rocher qui s’avance dans la txx £ ^ ^façon de Promontoire, St en partie 1 c long de la mer ,baise ville sans aucune muraille ni fortification, lice n e > ^Tour baise qui peut défendre le Port des descentes des *faires. On trouve plusieurs belles rues dans cette h a ^ e ,L $St une grande place, ornée d’une fontaine , dont le b alla tasse de dessus ,que soutiennent quelques figures de ma ,font fa plus grande beauté. La haute ville est une Placefermée de murailles épaissis, défendues de bastions St d a ^fortifications couvertes de canons , qui règnent de ce n a . ^long d’un rocher en descendant jusques à la mer, ce q ^rend une des Places de Sicile les plus capables de rci«* cr ^ j cattaques des Ennemis. A l’cntrée de cette haute ville c . j^yCouvent des Capucins, considérable par fa situation , J t

donne la vûë fur le bord de la mer, &. fur les environs ^

bassi ville. Cette derniere où la commodité de son Portquelques Marchands St quelques Matelots qui trafiq uen j, âU *les villes qui font aux cotez de l’Iíle , est plus habitée st ue ^ Q ,tre, où il y a beaucoup de Soldats en garnison.*Jouvin ° echefort, Voyage d’Italie & de Malthe.

On appelle Cap de Milaz,z,o , un Cap de Sicile c l u ’ on ^ ieíí iO'au Nord de la ville de ce nom. II est dans la vallee de xna, fur la côte Septentrionale de rifle. , a p-

I! y a aussi une Baye du même nom, que ceux du P 3 jLye,pestent Golfe de Milaz,z,o, en Latin MiU sinus. Ce tte ^assez petite , est fur la côte Septentrionale de la même 1 '

tre la ville de Miíazzo St le Phare de Mcíïìne.

MILBERG, Château en Alemagne, appartenant 2 ^

quis de Dourlac. II est assez joly, St bâti dans un granfermé de palissades. * Mémoires & Plans Géographique 1 fr, MILDEHAUSEN, Village de Suisse, connu po 111 .été la, patrie de Ulric ou Huldric Zuingle. Unâquitv e ^ s fydu quinzième ficelé, St aprés avoir porté les armes ' ^

jeunesse , il fut pourvu d’une Chanoinie dans 1 Lsi ^ c eConstance. Le dérangement que la nouvelle doctriu'L e scetemps-là mit dans fa tête, fut cause qu’il vendit I° n ,-| cî®pour se marier. II dogmatisa ensuite , St l’envie qu 1 * ^u-se faire Chef d’une nouvelle Eglise en son pays , corn r0 utether l’étoic devenu en Alemagne, luy fit prendre un ^ jtoute contraire à celle de cet Hérésiarque qui donnoila grâce pour le salut, de sorte que suivant Terreur ^ eS f 0 t'gicns.ii donnoit tout au libre arbitre, agissant par les e - on ,ces de la nature, St prétendit que Caton , Socrate, pafSeneque & autres grands Hommes avoient gagne le ^ p]rel-ieurs bellesactions.il soutint que dans le Sacrement rC -

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charistie on ne reeevoit que le pain St le vinpresenter le Corps de JesUs-Christ , auquel c>u sspirituellement par la foy. Les Catholiques s etaD nV o'q ueífez à ces erreurs , le Sénat de Zurich entreprit de 0 ^jjffer® nr *une Assemblée generale en 1,523. pour y juger de ce