M I L
tes défenses que fit faire l’Evêque de Constance dans le Dlo j^ e fe duquel étoit Zurich, de commettre cet attentat contreAutorité de l’Eglise,furent inutiles. Les Partisans de Zuingleprévalurent par leur nombre il fut ordonné à la pluralité3 *s voix que fa doctrine feroit reçue dans tout ce Canton. Peutemps aprés on abolit toutes les cérémonies de l’Eglife Ro-sine. Les Evêques de Bafle, de Constance & de Lausanejurent avec tant de zele, qu’ils firent tenir à Bafle une Ass-amblée generale de tous les Cantons, dans laquelle la doctri-rie Zuingle fut condamnée par un Decret solemnel. CeuxBerne ne voulurent pas s’y soumettre , & convoquèrent5 tle autre Assemblée en 1528. Zuingle s’y étant trouvé le plus>?rt, y fit recevoir ses dogmes que ceux de Bafle suivirent-tîn-tôt aprés ; ainsi les Cantons de Zurich, de Schafouse, de^.we & à Bafle s’étant liguez,firent plusieurs insultes à leurs^rsins, pour les obliger à embrafler leur party. Ceux des~*ntons de Lucerne, de Zug, d’Uri, d’Underwald & dechuvits qui demeurèrent fermes dans la Profession de la Re-7§*on Catholique .entrerent dans leurs terres à main armée,-1 enfin l'an 1531. on en vint à une bataille dans laquelle Zuin-o‘ e fut tué, en combattant à la tête de quelques troupes.
^lILET. Ville ancienne de l’Aíìc Mineure qui a été tres-jtonfiderable, en Latin Miletus. Quelques-uns la mettent dansIonie, les autres dans la Carie ; mais si le Meandre faisoit,c °tnme on l’a écrit, la division des deux Provinces, il la faut* ec otinoître avec Strabon pour être de l’-Ionie. Elle étoit situéeVer s les frontières de la Carie, proche du Fleuve Meandre,? Ve c un beau Port fur la mer Egée. Sa fondation, selon Euse-i but en l’année du monde 2779. II y en a qui l’attribuentMilet fils d’Apollon. D’autres disent que Sarpedon fut son°ndateur. Athenée rapporte que les Milesiens surpassèrent auc °mmencement tous les autres peuples de la Grece, en force,vertu & en courage ; mais que les plaisirs les amolirent in-îufiblement. Ils furent maîtres de la mer pendant dix-huit,Ils > & bâtirent en Egypte une ville qu’ils nommèrent Na«-Ensuite Sadiatez, Roy de Lydie leur fit la guerre , &ans le temps qu’ils eurent Histée pour Tiran, il porta lesy'recs à se soulever contre les Perses > qui prirent Milet l’anj 5 °. de Rome. Alexandre le Grand s’en rendit maître, & les.romains s’en emparèrent depuis. La ville de Milet fut fameu-îe Par la naissance de Thaïes l'un des sept Sages de Grece, &’Bu mérita ce nom, puisqu’il fut le premier entre les Paienssoutint l'immortalité de l’ame. Elle étoit aussi capitaleUn pays allez considérable, où l’on trouvoit l'O racle d’A-Pollon Didiméen. Cette ville n’est plus aujourd’huy qu’un* tl,as confus de belles masures, parmy lesquelles il y a quel-cabanes de Bergers. PaUtfibia est présentement le nomon luy donne, à cause des ruines de Palais de marbre quijV trouvent. La plupart des Géographes modernes ont pris* e Uflo pour l’ancien Milet, à cause de la ressemblance du- otN; mais Melaslò est une ville éloignée de PalatfMa de deuxAf Urn ^ CS ‘ I' cs Anglois de Smyrne découvrirent que la ville deìns ís - ° U Milefiutn , étoit en cc lieu de Palatschia , par une belleicription qui s’y voit encore , où les mots de Ville des Mile-som écrits en Grec jusques à cinq fois. La situation s’yCorfie, puisque Palatschia n’est qu’à une journée & demie* àphese, & proche du Meandre à quelques milles de la mer.strabon, liv. 14. Pline, liv. j. cb. 29. Herodot e,liv.i,&suiv.P°n Voyage de Grece .
lof sillet donna la naissance à plusieurs grands Phi-
’°phes, dont les principaux font Thaïes, Anaximandre,*l ax i*nene & Democrite. Thaïes étoit fils d’Examius, qui^icendoit de Cadmus & de Cléobuline, & fut le premier desp ^ a g es de la Grece. II mérita ce nom par íà modération &j r ia prudence, & ses maximes étoient qu’il n’y avoir rien deç Us difficile que de se connoître soy-même j que la félicité dugï* consistoit dans la santé, celle de l’csprit dans le sçavoir ,tr ^ UC P° ur Bien vivre, il falloit s’abstenir des choses que l’onj e ° Uv °It condamnables dans les autres. On croit qu’il pénétradtf o etll *. cr dans les feérets d’Astronomie, prédit les Eclipses^ Soleil & régla le cours des Astres. II soûtenoit que l’eauO" le principe de toutes choses, que le monde avoit uner qu’il étoit tout rempli d’Esprits. Ce Philosophe mou-j e ^ a gé d'environ quatre-vingt dix ans vers l’an 5 45. avant
. Anaximandre, fils de Praxiades, naquit vers l’an 614.^^'Christ. II croyois que le principe de toutes choses é, clement infini qu’il ne déterminoit point, que les parties
ue cei- r. A. . - .. !. 1 r- 7 ...
. ìm-
avant
étoit
*Di C k*i& Crncnt se changeoient, mais que son tout étoit ii*nili 6 ’ ^ Ue ^ terrc àoit d’une figure spherique Si placée
au
comme le centre. Pline témoigne qu’il inventa la Sphe-Tome 11.
MIL 675
te ; Strahort veut qu’îl ait enseigné la Géographie , & scionDiogene Laërce, il apprit à faire des horloges. Sa mort arrivadans fa soixante & quatrième année de son âge.
Anaximene, fils d’Eurystrate, fut Disciple d’Anaximan-dre. II disoit que l’air étoit le principe de toutes choses, assu-rant qu’il étoit infini. On prétend qu’il a été l’Inventeur duQyadran solaire, & qu’il en fit l’épreuve à Sparte. DiogeneLacrce qui cite Apoîlodore, témoigne que ce Philosophe na-quit sous la LXIII. Olympiade, c’est-à-dire , 528. ans avantJesus-Christ.
Democrite, surnommé l'Abderitain, parce qu’il paflà unepartie de fà vie dans la ville d’Abdere, naquit vers l'an 460.avant Jesus-Christ, L’envie qu’il eut de se remplir l’eíprit desplus belles connoiílànces, l’obligea de voyager cn Egypte, ertPerse & en Chaldée pour y conférer avec les Sçavans de cespays. On dit qu’il paflà jusque dans les Indes, où il pratiquales Gymnofophistes, A son retour à Abdere, il se retira dansun jardin pour y faire ses expériences Philosophiques. II soû-tenoit que les atomes & le vuide étoient le principe de touteschoses, & qu’il y avoit une infinité de mondes sujets à géné-ration & à corruption ; que rien nç se faisoit de rien , &■ querien ne pouvoit sc résoudre en rien. Ce Philosophe rioit tou-jours , & ce ris étoit fondé fur une profonde méditation de lafoiblelïe de l’homme & tout ensemble de sa vanité, qui luyfaisoit concevoir mille projets ridicules en un lieu où il n’yavoit rien qui ne dépendît du hazard & de la rencontre for-tuite des atomes. On rapporte de ce Philosophe qu’étant unjour à la Cour du Roy Darius, affligé au dernier point de làplus chere de ses femmes, il l’aflûra qu’il la feroit revivre »pourvu qu’il pût faire graver fur son tombeau les noms detrois personnes qui n'eussent jamais eu d’adversité. L’impofíì-bilité où se trouva Darius de luy faire fournir ces trois nomsqu’il luy demandoit, donna lieu à Democrite de dire à cePrince, qu’il avoit tort de s’afHiger autant qu’il faisoit, puis-
3 u*il n’y avoit aucune personne sur la terre qui fût exemptee quelque fâcheux malheur. Democrite mourut âgé de plus.de cent ans,
La belle Aspaíie, fille d’Arttiochus, qui se fit admirer iAthènes, tant par son esprit que par sa beauté, étoit ausfi deMilet. Quoy qu’elle donnât beaucoup au plaisir & qu’elle en-tretînt des courtisanes chez elle , elle s’étoit rendue si habileen éloquence Le en politique, que Socrate même fallait con-sulter. Le célébré PericJes en devint éperdûment amoureux »& aprés avoir eu un commerce illégitime avec elle, il se réso-lut à quitter sa femme pour l’épouser. Sa passion ne s’affoiblicpoint par ce mariage. & les conseils qu’elle luy donna, le por-tèrent à faire déclarer la guerre par les Athéniens aux habitansde Samos, en faveur de ceux de Milet íà patrie. Pericles étantmort l’an 428. avant Jesus-Christ, Aspasie qui n’en avoitpoint eu d’enfans, s’attacha à un homme de bafle naissance,qu’elle éleva par son crédit aux premiers emplois de la Ré-publique.
MILETO ou Melito. Ville ancienne des Brutiens en Ita-lie , en Latin Miletus & Melitá . Elle - est aujourd’huy dans laCalabre Ultérieure, à deux lieues de l’embouchûre duMe-tramno, & à pareille distance de la ville de Nicotera. Cetteville autrefois Episcopale , & dont l’Evêché fut fondé l’an107 j. sous la Métropole deRhegio, est aujourd’huy peu con-sidérable , ayant été fort endommagée par un tremblement deterre qui arriva en i6;8. * Maty, Ditt. de Holl. 1701.
MILEVUM ou Milevis. Les Auteurs Latins appellent ainsiMêla , petite ville d’Afrique dans le Royaume d’AJger.
MILFORD. Ville d’Angleterre dans le Comté de Pem-brock, en Latin Milfordienfis Sinus. Elle est célébré par son Portque les Anglois appellent Milford Haven , & dont feutrée estdéfendue par deux Châteaux. C’est le Port le plus beau &leplus assuré de toute I’Europe, avec un grand nombre de retrai-tes qui fervent d’autant de Ports, & qui ont chacune leur nomdans son Golfe. * Davity, Comté de Pembrock.
MILIA ou Milias. Ville ancienne de la Pamphilie dans I’A-sie Mineure. Les Géographes la placent aujourd’huy dans l’A-natolie, environ à quinze lieues de Satalie du côté duNord.Cette ville est presque entierement ruinée. * Maty, Diél, dei Holl. 1701.
MILLIER. Petite ville d’Afrique dans le Royaume deBarca, cn Latin Melela & Melelus. Elle est située fur le Golfsde Sidra, au Midy de Tolometa, & à l’embouchûre de la ri-' viere qui porte le même nom de Millier. Les Anciens appel*loient cette riviere Lethon. Elle vient du Desert de Barca, &sc jette dans la mer Medicerranéeau Golfe de Sidra proche deBernich.
Qaqqij