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MlNDUS.NomLatin de Mentese,ville ancienne d’Asie dans
* Anatolie.
. MINE O. petite ville du Royaume de Sicile , dansa vallée de Noto, Les Anciens l’appelloient Mena. ElleE afîèz avant dans les terres, proche du lieu où la riviere dealr >t Léonard a fa source. Leontini en est à douze milles ducoté de i’Occident, Sc Siracusc en est éloignée de trente ena ”ant vers Enna.
, MINERVE ARA. Nom que les Latins ont donné à l’Ifle^ Chifale dans la mer Rouge. Ils ont austì appellé Minerva^sftrum , le bourg de Grottaria qu’on trouve dans la Calabre," Mine iv<e Tcmplum,h ville de Castro , dans le Royaume deNaples,
MlNERVINO ou Monervino.V ille Episcopale de la Poiiil-'E- fituée sur une roche allez rude du côté du mont Apennin,
* quatre milles de l’Ofanto & à huit de Canosa, avec titre
Principauté à la Maison de Pignatelli, * Voyez, Moner-
MINERVINUM. Nom Latin du Cap de Campamíla , quidans la Toscane.
MíNGOL. Montagne de Perse qu’on trouve sur l’une destoutes de Constantinople à Ispahan. II en sort quantité deíources , A c’est où se forment d’un côté l’Euphrate, & de l’au-la riviere de Kirs, que l’Araxe reçoit quatorze ou quinzeùeuës au deç i d’Eivan. * Tavernier, Voyages de Verse , cb. z.
MlNGKELA. Gros Bourg de la Province de Viíapourdans la Prefqu'lfle de l’Inde, au de-là du Golfe de Bengala. IIE" à demi-lieuë de la mer, & c’est une des meilleures Plagesde toutes les Indes. Les Hollandois y vont prendre des rafraî-chiilëmens pour leurs vaisseaux, parce qu’on y trouve quantité, c ris & de fort bonne eau. Ce qui le rend encore plus célébréc e st le Cardamome, que produit son territoire , & qui neCr oît point ailleurs. Les Orientaux l’estiment la meilleure detc >Utes les épiceries. Les Hollandois ont un Comptoir àMin-Hrela, à cause que tous les vaisseaux qui viennent du Japon,Bergda, de Ceylan & d’autres lieux pour aller à Surate, àB-tlsora & à la mer Rouge, mouillent presque toujours à sar ade. * Tavernier, Voyage des Indes.
MINGRELIE. Province d’Asie > qui est proprement la Col-osse desAnciens.Elle est enfermée du côté de l’Orient par unP et it Royaume qui fait partie de la Géorgie, & que les gensdu pays nomment Imirette ; du côté du Midy par la merNoi-ïe » du côté de l’Occident par les A bcas, peuples qui occupentmilles de côtes de mer, entre la Mingrelie & la Circaflie,^ du côté du Septentrion par le mont Caucase. Sa longueur^i est entre la mer & les montagnes, est de cent dix milles,n. largeur qui s’étend des A bcas au Royaume d’Imirette,î" de soixante. Le Corax & le Phase, Fleuves fameux dans lesj^ciens Historiens, aujourd’huy nommez c odours & R ione, luy^ r vent là de bornes, le premier la séparant d’avec les A bcas ,
. le second d’avec í’Imirette. La Mingrelie n’a ni bourgs niydles.mais seulement deux villages au bord de la mer. Toutesmaisons font éparses dans le pays, & il est difficile de fairetotlle pas fans en trouver trois ou quatre l’une proche deautre. II y a neuf ou dix Châteaux, dont le principal s’ap-• e He Rues C’est où le Prince de Mingrelie se retire. CeChâ-ea u a un mur de pierres, mais si mal fait & si mince, que lestooindres pieces de campagne suffiroient pour le percer. Voi-fy c °mme les autres font faits. Au milieu d’une esplanade en**0 bois fort épais, on bâtit une tour de pierres haute de trentep 1 quarante pieds , capable de contenir soixante personnes.^ ett e tour est le donjon & le lieu fort du Château. On y ferre? ut es les richesses du Seigneur & de ceux qui se réfugient£hez foy. Prés de cette tour, il y en a cinq ou six plus basses"tos de bois. Elles fervent de magasins pour les vivres, &r°Ur retirer dans un assaut les femmes & les enfans. Outre cela"y a dans l’esplanade plusieurs cabanes faites, les unes dec harpente, les autres de branches d’arbres, & quelques-unes depannes & de roseaux. L’espace est fermé par une haye fort^Paisse & p ar J e bois, qui défend si bien l’approche de ces re-faites , que l’onn’y peut aborder que par le chemin taillé ex-N es pour cela. Quand on sçait l’ennemi proche , on rompt lejhemin , & on le couvre d’arbres de telle maniéré, qu’il esttopoffiNç j e forcer. Le péril étant passé, tous ceux du pays. et °Urncnt à leurs maisons qui sont toutes de charpente. Cel-J" s des pauvres gens n’ont point d’étages, il y en a un feule-toent dans celles des Nobles. Le bas a toujours des estradesP°Ur se coucher ou s’aslèoir, à cause de la grande humidité deaterre.Les maisons font fort incommodes & fort sales, n’ayant1 cheminées ni fenêtres. Le feu s’y fait au milieu, & le jour yetlt re par la porte.
Tome II.
' Le sang de Mingrelie est fort beau. Les hommes y sontbien faits, & les femmes extrêmement belles. Celles de qua-lité ont toutes quelque trait & quelque grâce qui charme. El-les ont d’ailleurs un regard vif, & qui semble demander del’amour à ceux qui les voyent. Les moins belles & les plusâgées fe fardent grossièrement, se peignant tout le visage ,sourcils , joues, front, nez & menton; les autres se contententde se peindre les sourcils. Leur habit est semblable à celuydes femmes de Perse, & elles y ajoû'ent toute la parure qu’el-les peuvent. Elles ont un voile qui leur couvre seulement lederriere & le dessus de la tête, & sont sort civiles & pleines decomplimens, ayant I’esprit naturellement subtil & éclairé ;mais d’ailleurs elles sont fieres, perfides, cruelles & impudi-ques, & iln’y a rienqu’elles ne fassent pour se faire des amans,pour les conserver ou pour les perdre. Les hommes n’ont pasmoins de méchantes quaíitez. On les éleve au larcin, & ilscontent avec une extrême satisfaction les vols qu’ils ont faits.L’astàflìnat, le mensonge, le concubinage, l’adultere, la bi-gamie & l’inceste leur tiennent lieu de vertus. On s’y enlevéles femmes les uns aux autres. On y prend fans scrupule enmariage sà tante, sa niece , la soeur de sa femme, & chacunentretient autant de concubines qu’il veut. II y a entre euxpeu de jalousie, & les maris & ïes femmes sont réciproque-ment fort commodes là- dessus. Quand un mary surprend skfemme en galanterie, toute la vengeance qu’il en prend pourl’ordinaire, c’est de contraindre le galand à payer un cochonqu’ils mangent tous trois ensemble. Les Gentilshommes oncpouvoir fur les biens & fur la vie de leurs Sujets, les vendantfemmes & enfans, ou faisant d’eux tout ce qu’il leur plaît.Chaque Paysan fournit à son Seigneur tant de grain , de bé-tail , de vin & autres denrées selon son pouvoir, & est encoreobligé de le défrayer deux ou trois jours de l’année, de sorteque tant qu’elle dure, la Noblesse va de côté & d’autre, man-geant ses Paysans, & quelquefois ceux d’autruy. Le Prince dupays fait la même chose, ce qui est cause que l’on ne sçait sou-vent où Ì1 est. Leurs armes font la lance qu’ils manient adroi-tement , l’arc, la flèche > le sabre droit & non courbé, la massed’armes & le bouclier. Peu se servent d’armes à feu. Ils fontbons Soldats & montent bien à cheval. Us portent peu debarbe à l’exception des Ecclésiastiques. Ils fe rasent le sommetde la tête en couronne, & laissent croître jusque sur leursyeux le reste de leurs cheveux qu’ils coupent aussi en rond.Leur tête est couverte d’une petite calotte de feutre fort fine,découpée , taillée fur les bords en plusieurs croiffans , & l’hi-ver ils portent un bonnet fourré ; mais la plupart sont si gueux,que pour ne le pas gâter, ils l’ôtent quand il pleut & vont têtenue. Us onc de petites chemises qui leur tombent fur les ge-noux , & qu’ils enferment dans un pantalon étroit. U n’y *point de plus laid habillement que le leur. Us portent unecorde de plusieurs brasses en maniéré de ceinture, & ils s’enfervent pour attacher les personnes & le bétail qu’ils enleventà leurs voisins ou qu’ils prennent à la guerre.Les riches ont desceintures de cuir larges de quatre doigts, couvertes de plaquesd’argent, & chacun attache à cette ceinture un couteau avecune pierre à aiguiser, un fusil à faire du feu , trois bourses decuir pleines, l’une de sel, l’autre de poivre , & la troisièmed’aleines, de fil & d’aiguilles. Les pauvres gens vont presquenuds, n’étant la plûpart couverts que d’un méchant feutre. Uspassent la tête dedans, & Je tournent du côté qu’ils veulentcontre le vent ou la pluye, car il ne couvre qu’un côté ducorps, & ne descend que jusqu’aux genoux. Leurs soulierssont une femelle de peau de buste fans être préparée. On l’at-tache aux pieds avec une courroye de la même peau lacée pardessus. Presque tous les Mingreliens, même les plus riches,n’ont qu’une chemise & qu’un caleçon à la fois. Cela leurdure du moins un an, & à peine pendant tout ce temps les la-vent-ils quatre fois,ce qui les rend fort sales & dégoûtans. LesGrands mangent assis fur des tapis à la façon des Orientaux.Leur nappe est, ou de toile peinte ou de cuir, & bien souventils n’ont qu’une planche. Les gens du commun sasseient furun banc, & on en met devant eux un autre de même hauteurpour servir de table. Toute la vaisselle est de bois jusqu’auxgobelets. Les gens de qualité ont un peu d’argenterie. Toucle monde, hommes & femmes, mange ensemble sans nulledistinction. Le Roy en use de même ainsi que la Reine, & re-çoivent avec eux jusqu’aux moindres de leurs domestiques.Ils mangent dans des cours quand il ne pleut point. On ferange en rond ou par files, & l’on se met plus haut ou plus bas,selon le rang que l’on doit tenir. Quand il sait froid , on allu-me de grands feux dans la cour. Lorfqu’on est assis pour man-ger , quatre hommes dans les grandes maisons apportent fur le$
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