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Tome II. [E - O.]
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& d’Osterland, A vingt-deux deTuringe avec la moitié desdécimés > mais fans aucune somme d’argent. Albert eut l’op-don comme le plus jeune ,mais il avoir tant de considérationPour son frere qu’il choilit la derniere qui étoit la moindre»Ce partage subsista jusqu’au temps de Jean Frideric, qui aprésavoir été dépouillé de l’Electorat par l’Empereur Charles-f^iint l’an 1544. sut obligé par la transaction qu’il fit avec^Electeur Auguste l’an 1554. de renoncer en faveur de cePrince à l’Electorat du Duché de Saxe, à la Misnie , aux Mi-Nes & a u Burgraviat de Magdebourg. * Audilfret, iieogr. anc.& mod.tom. 5.

MlSQUE. Petite ville du Perou dans le Diocèse de laPlata. Elle est à vingt-cinq lieues de la ville de ce nom. Sonterroir est fertile en froment, & fort propre pour les vignes.Ce vin qui en vient est porté à Potosi. Au milieu de cet espacecouse une riviere que les Espagnols nomment c ondorillo. Ellee st à huit lieues de la Plata, & à dix-sept de Misque. * Laët,todesOccid.liv.n-ch.y.

MlSSEN-HEAD- Promontoire de la Momonie, l’une desîZUatre Provinces d’Irlande .anciennement Notium. II est entreEs Bayes de Baltimore , & de Bautrie, & le plus Méridionalde toute Piste.

MlSSILlMAKINAK. Espece d’Isthme dans P Ameriqueseptentrionale, d’environ vingt lieues dc large, & de plus deux-vingt de long. C’est une pointe de terre à Pentrée & auClord du troisième Détroit par où le Lac des Illinois se déchar-ge dans celuy des Hurons. Ce Détroit a une lieue de largeur &trois de longueur. II court a l’Oiiest. A quinze lieues à l’Estde Hiffilimakinak' on voit une autre pointe , qui est à Pentréedu canal, par lequel le Lac Supérieur se décharge dans le LacCluron.Ce canal a cinq lieues d’ouverture,& à peu prés quinzede longueur. II est entrecoupé de plusieurs Istes, & se rétreflìtPeu à peu jusqu’au Saut de sainte Marie , qui est un rapide pleindc rochers par lequel le Lac Supérieur jette ses eaux en lesPrécipitant d’une maniéré violente dans ce Lac Huron. Onlaistè pas d’y monter d’un côté en perchant en canot, maisPuurunc plus grande seureté il faut porterie canot &lesmar-ehandises qu’on y mene pour traiter avec les nations qui íontNord du Lac Supérieur. II y a des villages de Sauvages en^es deux endroits. Ceux qui font établis à la pointe de terrede Miífilimakinak, font Hurons , & les autres qui font à cinq° u six arpens au de-là font appeliez ìe$ 0 'Jttao:iatz,.Ce pays estriche par ì’abondance de la pêche que par la bonté de sonj. c rroir. On y trafique de peaux. Miíïìlimakinak & le Saut depinte Marie sont ies deux plus considérables passages de tous* es Sauvages de l’Oiïest & duNord. C’est par là qu’ils portentlç Urspelleteries aux Canadiens, & qu’ils vont en commerceles ans à Montréal, avec plus de deux cens canots, afin^abréger leur chemin de plus de cinquante lieues jusques àHuebec. * Le Pere Hennepin, Nouv. découverte dans l’Ameri-*l Ue Septentrionale , cb. 21. Amsterdam 1698.j, ^lISSIM A. Ville du Japon située au pied duMont Facone.Elle fut réduite en cendres il y a cinquante ans ou environ &pE a été rebâtie. Tout le chemin qui y conduit est couvertde beaux arbres qui forment une allée double de chaque côté.

r °che de-là est un bourg, qui prend son nom de la monta-?ne,8c est situé sur une colline entourée de plusieurs autresîp Peu plus hautes. A côté de cette colline, coule une fortbc jE riviere qui a soixante & dix braises de profondeur &j^nicjusqu’àcent en quelques endroits. Sur le bord qui este plus proche du bourg Facone font trois Temples habitezPar des Prêtres Japonnois, où une foule de Pèlerins va à toute^ e Ure acheter des billets pour les âmes des Défunts. lis vontp e ttre ces billets fous des pierres que l’on place exprès le° n g de cétte riviere , & s’imaghíent que les âmes de ceuxP°Ur qui ils Jes ont achetez, ont permission d’y aller boire,j e n Est pas la feule manie des Japonnois. Ils ont encore celle, e célébrer deux sois tous les ans au mois d’Août la mémoiree ?,Esprits qu’ils croyent habiter l’autre monde. Le jour fi-j l . ant, chacun allume des lampes peintes fur fa porte , & cn-^ute ils s’afsemblenttous dans un même endroit, d'où ils par-jjf en procession & sont le tour du lieu qu’ils habitent, soit0 \ e > bourg ou village. Cela fait, la foule íè-rendà un endroitb elle croit que sont les Esprits, & chacun y fait un compli-er >t comme s’il parloir à un Esprit, le priant de s’arrêter unj| bTïlen t pour manger de ce qu’on a préparé. En même tempsQn' I r ettenc â terrc du ris, des fruits & d’autres mets, & ceux^ 1 [ont pauvres de l’eau chaude. Aprés leur avoir donnéj e bonne heure pour manger & boire,on les convie de venir<l e ns !« waisons où rien ne leur doit être épargné. Le soir duu *iéme jour, tous les habitans sortent de la ville ou du vil-Tome il,

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ïage tin flambeau à !a main, de peur que les Esprits ne s’éga^rent dans l’obscurité. Aprés les avoir reconduits chacun re-tourne chez soy , & pour chasser des maisons ceux qui s’y se-roient cachez, Si qui pourroient y porter malheur, les jeunesgens jettent une grêle de pierres contre les murailles, les Ja-ponnois croyent touchant la distance de la terre & du Paradisqu’il y a de l’un à l’autre, dix mille fois mille & mille fois millelieues, qui est un chemin que les Esprits font dans l'espace detrois ans, & comme un si long voyage ne se peut faire fansqu’ils soient extrêmement fatiguez, ils les traitent durantdeux jours afin qu’ils reprennent de nouvelles forces. C’estpendant ce temps que les Bonzes lavent les Sépulcres. * Àmbaf,des Hollanda is an fapon.

MISSIS. Gros Bourg peu éloigné de la ville dePaiaíïo furle chemin d’AIep à Constantinople. II a un pont fur une belleriviere, par laquelle il est divisé en deux parties. L’une est ende-çà dans la plaine, & l’autre fur la colline. Ce pont qui estfait de pierres, les joint l’un à l’autre, & à l’entrée il y a unKan neuf. On voit dans ce Bourg de belles antiquitez, lesruines de plusieurs Eglises des Chrétiens, & de fortes murail-les , comme d’une Ville ou d’un Château. Dés fa sortie, oncôtoyé la riviere qui est presque de la grosseur de la Seine jus-qu’à la ville d’Adina qui en est à quatre lieues. * Jouvin de Ro-chesort, Voyage de Turquie,

MISSISSIPI ou Mefcbasipi. Grand Fleuve de l’AmeriqueSeptentrionale, qui aprés un cours de plus de huit cent lieuesen y comprenant ses divers détours, va fe décharger dans leGolfe de Mexique.il a fa source au haut d’une colline^qui bor-de une tres-belle plaine dans le pays deslstátisur le cinquan-tième degré de latitude. A quatre ou cinq lieues de ía source,ilse trouve tellement accru par cinq ou six rivières qui s’y dé-chargent, qu’il est capable dc porter bateau. Les environs enfont habitez par les Hanetons , les iffati , les Cua, les Tintonba ,les Nadouejfans & autres. Le Missilfípi va au Sud-Sud Ouest ,& vient du Nord & du Nord-Oiiest. Prés de l’endroit où lariviere des Illinois y mêle ses eaux, on trouve trois petitesIstes au milieu, & ces Iflettes arrêtent les bois & les arbres quidérivent du Nord, ce qui est cause qu’on trouve plusieurs bat-tures de fable fort larges. Les canaux ne laissent pas d’y êtreassez profonds pour porter de grandes barques. II coule en cetendroit-la entre deux chaînes de montagnes astez petites, quisont éloignées des bords en quelques lieux, de sorte qu’entreles montagnes & le Fleuve, il y a de grandes prairies où l’onvoit souvent paître des troupes de bœufs ou taureaux sauva-ges. Ces éminences laissent en d’autres endroits des espaces endemi cercle, qui sont couverts d’herbes ou de bois. Ce grandFleuve a presque par tout une demi-lieuë, & quelquefois uneîieuë de large. I! est divisé par quantité d’Istes couvertes d’ar-bres entrelassez de tant de vignes, qu’on a de la peine à y pas-ser. C’est ce qu’en dit le P. Flennepin, Recolet. 11 s’embarquafur ce Fleuve le 8. de Mars 1680. à l’embouchûre de la rivie-re des Illinois, dans le dessein de le descendre jusques à lamer. II étoit en canot avec deux François. Aprés six lieues dechemin > ils arrivèrent à la riviere dune Nation qu’on appelleles Otages , & qui demeurent vers les Mtfforites. Cette rivierevient de l’Occident, & elle leur parut presque aussi forte quecelle de Miíïïssipi, où elle entraîne tant de vase, qu’elle la rendtoute limonneuse jusqu’à plus de vingt lieuës aprés son em-bouchure. Ses rivages sont bordez de gros noyers. On y voieune infinité de chaussées dc castors, & la chasse y est grande &fort commune en remontant vers sa source. Ses'bords sont ha-bitez par des Sauvages qui trafiquent beaucoup en pelleteries.Le 9. les glaces qui defeendoient du Nord commencerent às’éclaircir, & aprés avoir fait environ six lieuës, ils trouvèrentfur le bord Méridional du Fleuve un village abandonné. Ilsdescendirent ensuite à trente-huit ou quarante lieuës des Ta-maroa , & y découvrirent une riviere, que les Illinois leuravoient dit, avant qu’ils partissent, être située proche d’une Na-tion qu’ils appellent oiiadebache. Ils n’y virent que de la vase& des jons, & ses rivages étoientfort marécageux. Le 15. ilsrencontrèrent fur leur route crois Sauvages qhi revenoient dela guerre ou de la chasse. Ils les abordèrent, & les Sauvagesayant pris d’abord la fuite, l’un d’eux revint & leur présenta lecalumet, ce qui obligea les autres à revenir.

Ce calumet est quelque chose de fort mislerieux parmi lesSauvages du grand Continent de l’Amerique Septentrionale.Ils s’en servent dans leurs affaires les plus importantes. Cepen*dan,t ce n’est qu’une espece de grande pipe à fumer. Elle estfaite de marbre rouge, noir ou blanc, & ressemble assez à unmarteau d’armes. La tête en est bien polie, & le tuyau qui adeux pieds & demi de long, est une canne assez forte, ornée

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