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Tome II. [E - O.]
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bout, ils retournèrent à laide d’une ficelle qu’ils s vol en t at-tac hée à la bouche de cet antre. Dans les mêmes limites il y a® e . s montagnes appellées de S. Antoine, & habitées parcer-* ai ns Sauvages qui demeurent dans des fentes de rochers, oudans des puits où ils couchent à terre avec leurs femmes Scieursînfans. Entre les montagnes de cette Province, il y en a deuxdonc les sommets font fi hauts & si proches l’un de l’autre,IH'on peut fe tenir debout fur tous les deux en élargissant lesJambes, quoy que par le pied elles soient éloignées d'un grandjdpace. Ces hauts rochers autrefois munis de Châteaux des■^exiquains, sont presque joints à la Province de Misteca. 11 yen a cfautres qui avec des indices apparens d'or découvrentau uì des veines de plomb. * Laëc Descript . des indes Occ. liv.ï- c h.ii,

MlSTIA ou Mijiu. Ville ancienne de la Grande Grece.~ e st aujourd’huy, selon quelques Géographes, le bourg duRoyaume de Naples, appelle Mort a Gioiofa.

MlSTRETTA. Bourg ancien de la Sicile, dans la valléed e Demona. II est situé fur la riviere d’Aleza vers les monta-§. ne s de Madonia, à dix lieuc's de Termini du côté de I'O-île _r>t. Les Auteurs Latins luy donnent differens noms, fça-v °ìr Artisftrata, Ameflratos, Amas ra , Multifiratum & Mutujtra-ìu 'fi. *Maty, Diêt. de Holl. 1701.

MlSYNOS. Nom que les Anciens donnoient à l’une des*r°is Isles qu’on appelle aujourd’huy Seches de Barbarie, ou IjlesF olotha, Ils appelloient les deux autres G&a & P cntïa.MlTGANNIR. Ville d’Egypte entre Damiette &Ie Cai-Elle est située fur la rive Orientale du Nil, & d’une gran-j u r considérable. II y a un fort beau Bazar ou Marché, &Pmfieurs belles maisons. Vis-à-vis de cette ville on voie lebourg qu’on appelle Sitfe. * Le Brun > Voyage au Levant.

MlTOMBO. Royaume d’Afrique, situé quarante ou cìn-5 u ‘inte lieues au dessus de f embouchure du Fleuve Sierra-i^°ne, auquel il fait prendre le même nom de Mitombo.Pans ce Royaume, au Midy de la riviere est le village que lesortugais appellent Os Asagoas. Cette Nation s’en est emparée,empêche par le moyen des Negres que d’autre Peuplesblancs ne s’y viennent habituer. * De la Croix, Hifi. d’Afriq .^otne z.

^MITRE Bourg de î’Ifle de France, situé à deux lieues de“paináiartin, & à cinq de Paris & de M eaux, entre l’une &“,autre ville. L’Eglife Paroissiale magnifiquement dorée, estî°bs l’invocation de saint Martin, & íe Service Divin est célé-bré par un Curé , deux Vicaires & un Chapelain. Dans cettePdise est une Chapelle de la Trinité, desservie par deux Re-ll gieux de l’Ordre qui porte ce même nom. On y trouve aullìHôpital, où de tout temps on a exercé l’hofpitalité; mais? e Puis la réunion des Maladeries aux Hôpitaux, il y a quatreî ts entretenus pour le soulagement des Pauvres malades, avec? eiJ x Soeurs de la Charité qui en ont soin. Les femmes Ales**" e s de ce Bourg, où l’on tient Marché tous les Vendredis &•jbe Foire le 18. cf Octobre Fête de saint Luc, travaillent à sa^ntelle d’une auíïi grande propreté qu’on fait à Malines. Laoire y est considérable par le grand nombre de bestiaux que°n y. conduit. II y a pour k J ustice un Prévôt, un Greffier &Procureur Fiscal.

-ô. un quart de lieue ou environ de Mitri, du côté de Paris,.découvre un beau Château, appelle Bois-le-Vicomte. 11 futv atl au commencement du dernier Siecle.par le Sieur Fedeau,fendant de la Reine Marie de Médicis. Il a depuis appartenu\ M>le Cardinal de Richelieu, à Mademoiselle de Monpensier,

® M.l e jy uc çj e laMeilIeraye,& à M. FIervart,ContrôlleurGe-er a!,qui n’ont rien épargné pour son embelIisTement.Ce Châ-l Cau où conduit une avenue d’ormes depuis le bourg de Mi-1 > est entouré de fosse z remplis d’eau auíîì larges & auífi pro-( ?, n ds que si c’étoit une Place de guerre. L’étenduë du parc? de plus de deux cens avpens» Les bois qu’on y voit sont lesj’ Us beaux qu’il y ait en France. II y a un fort beau Canal, &e '°ut d’eau vive .* Mémoires dressez, furies lieux en 1707.

MlTTAU. Petite ville située en cette partie de la Curlan-^ que l’on appelle Semgalles, en Latin Mïttavia & Muttovia.j^e estf llr I a riviere de Bolderau, à six lieues de Riga, A lej ç 'if y fait fa résidence ordinaire. La riviere de Dune sépareì ^uché de Curlande de la Livonie, dont il faisoit partiepesois ; mais toute cette Province ayant été misérablementj, . ln ée par les Suédois & les Moscovites, & l’Archevêque de& le Maître de l’Ordre Teutonique s’étant donnez à la^Uronne de Pologne avec cequ’ils y possedoient encore ,Si-jb ^ond-Auguste, Roy de Pologne, érigea la Curlande ent e - , & la donna à Godard Tetler de Nessebrot > pour la

nir eu Fief de la Couronne de Pologne. Pendant la première

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1 guerre des Boíonois avec la Suede, J a ville de Mittau fut prisepar les Suédois qui la fortifièrent, Ane la restituerentauDucde Curlande qu’en vertu de la Trêve qui fe sic en 1629. entrel’une A l’autre Couronne. * Olcarius, Voyage de Moscovie & dePerse, liv. 1.

MITTENWÀLDT. Bourg de Bavière, dans le territoiredel’Evêché deFreisingen, en Latin Mittenvaldum , & ancien-nement Inutrium. 11 est situé prés de la source de la riviere d’I-fer aux frontières du Tire!. Infpruck en est éloigné de troismilles, & Munich de quatorze.

MITTESPACH. Bourg ou village d’Alemagne dans lêCercle de Bavière. Quelques-uns le prennent pour l’ancienneMedullum. II est situé entre les rivières d’Inn A d’ífer, à huit*’ou neuf lieues de Munich, en tirant vers le Lac de Chitm-zée.

MITYLENE. Ville ancienne de Piste de Leíbos dansl’Archipeî. "Elle a été ruinée par un tremblement de terre, &réduite en une bourgade qui a un Château du côté du Nord-Est, A une Tour fur la mer. Cette ville qu’on appelle présen-tement Meielm auffi bien que Piste, n’a que son Château pourtoute défense. * Davity, Jjles de l’Archipel.

La ville de Mitylene a été la patrie de Pittacus > Pun des sept •Sages de la Grece, A de Sapho, surnommée la dixième Muse.Pittacus eut la conduite del’armée de ceux de Mitylene, dansune guerre qu’ils eurent contre les Athéniens. Asin d’épargnerle sang de ses Concitoyens, il offrit de fe battre contre Pry-non, Chef des ennemis, & renommé pour avoir été couron-né souvent aux Jeux Olympiques. Le parti ayant été acceptéil le prit dans un filet qu’il avoit caché fous son bouclier,,Quelque temps aprés ces mêmes habìtans de Mitylene, char-mez de la sagesse de Pittacus, luy déférèrent la Souverainetéde la ville, & il la quitta' aprés en avoir joui pendant quelquetemps. 11 mourut âgé de 70. ans, vers Pan 570. avant Jesus-Christ. *

Sapho vivoit du temps de Stesichore & d’Alcce, six censans avant la venue du Sauveur du Monde. De quantité depieces en vérsqu’elle composa & qui furent admirées de l’an-tiquité ,i! n’est venu jusques à nous qu’une Hymne à Venus >une Ode de seize vers, pour une fille qu’elle aimoit A quel-ques fragmens citez par divers Auteurs. Sapho étoìt veuveefun habitant de Piste d’Andros , dont elle avoit eu une fillenommée C feis,quand elle sentit son cœur touché pour Phaon.

Sa paffion fut si violente, que s’en voyant méprisée, elle feprécipita dans la mer.

MIT 2 KE. Ville du Japon fort agréable, où il y a un tres-beau Château. Elle a dans son voisinage la montagne de Co-nay , du haut de laquelle on découvre sor une éminence untres-beau Palais à plusieurs étages fort exhaussez , avec desTours qui semblent passer ks mrës, le tout parmi des arbresfort épais. C’est une des principales Ecoles du Japon où de-meurent les Prêtres qui font le plus en considération fans sor-tir jamais de ce Palais, dans lequel ils sont incessamment oc-cupez à i’instruction de leurs Disciples. Tous les ans à un cer-tain temps il y vient de plusieurs endroits quantité d’autresPrêtres pours’entretenir avec eux force qui regarde leur Re-ligion & fur des matières de Philosophie. Cette entrevûë nese fait jamais fans qu’il en disparaisse quelqu’un dont on n’en-tend plus parler. On croît qu’il se sacrifie luy-même ou àFhonneurd’Amida.ouà celuy de Xaca, Dieux des Japon-nois > ce qui est assez ordinaire parmi eux. Ceux qui font ins-pirez pour ce dessein qui leur paraît tres pieux, vont de placeen place plusieurs jours avant qu’ils se sacrifient, ramasser lesaumônes qu’on leur fait, & dont ils remplissent leurs grandesmanches. Ils prêchent en pleine rue pour faire connoître Jedésir qu’ils ont d’aller saluer leurs Dieux, à quoy ils sont ani-mez par le peuple comme à une action ra s sainte. Ensuite ilsprennent avec eux des faulx pour faucher, discnr-ils, les char-dons A les épines qui croissent dans les lieux où les Bienheu-reux demeurent. De-Ià iis fe mettent fur ui e bai que neuve oùils attachent de grosses pierres à leur cou, à leuis bras , à leurcorps, A à leurs jambes, A fe jettent d’un esprit content dansla riviere. Quelquefois ils s’y enfoncent avec la barque, enôtant du fond une piece de bois qui est faite exprès pour cela.Que si la barque demeure, sitôt qu’ils se sont jettez dehors,leurs parens y viennent mettre le feu > l’efUmant trop saintepour être touchée par aucune personne vivante , aprés qu’ellea servi à ce ministère. * Ambassade des Hollaniois au fapon.

MIXCO. Bourgade des Indes Occidentales qui donne enpartie le nom à une vallée qui est à six lieuës de Guatimala,tk qui passe pour la plus agréable de tout le pays. On la nom-me la Vallée de Mixco & de Pinola,ì cause d’une autre bourgade

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