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de d’Indiens nommée Pinola , qui est située â l’opposite deMixco, au côté gauche de la riviere des Vaches, & Mixco estau côté droit. Cette vallée a environ cinq lieuës de longueur& trois ouquatre de largeur, & est remplie de brebis. Son ter-roir est partagé en plusieurs Fermes où l’on recueille d’excel-lent froment. Ceux qui font valoir ces Fermes íbnt gens riches,mais ils font grossiers, & fçavent mieux labourer la terre quemanier les armes. Cette vallée fournit de bled la ville de Gua-timala, & l’on y fait tout le biscuit neceffaire pour les vaisseauxqui abordent tous les ans à Golfo Dolce. Outre les bourga-des de Mixco & de Pinola dont elle a tire son nom , il y a àl’Est tout proche de la riviere des Vaches, un Hermirage ap-*peJlé Notre-Dame du Mont Carmel. C’est f Eglise Paroissialede toutes les Fermes des Espagnols qui demeurent dans lesvallées. U y en a trente ou quarante dans lesquelles il peut yavoir trois cens Esclaves hommes & femmes, qui font NegresLc Mulâtres. Mixco est une bourgade qu’habitent trois censfamilles. Les Espagnols y ont établi une Confrairie de NôtreDame du Rosaire Lc les Negres une autre. Ce qu’elle a deconsidérable, ce font les richesses qui appartiennent à ces Confrairies. Il y a auíîì quelques riches Indiens qui ont appris desê Espagnols à semer du froment, & à trafiquer au Golfe avecleurs mulets. Outre une fort grande quantité de volaille & decoqs-d’inde qu’on nourrit en ce village, on y a établi une Bou-cherie où l’on vend de la viande aux Indiens qui y demeurent,& à ceux des Fermes de la campagne. Le passage continuel destroupes de mulets, des Marchands & des Voyageurs qui vonten Espagne ou qui en reviennent, ont rendu ce bourg fort ri-che. On y trouve une certaine forte de terre dont les Indiensfont de fort beaux vases & toute forte de vaisselle, comme descruches, des pots a eau, des assiettes & autres ustencilcs deménage, qu’ils fçavent peindre admirablement ou vernir derouge , de blanc & d’antres couleurs mêiées.On les porte ven-dre à Guatimala & ailleurs, dans les villages voisins. Le bourgde Pinola est à peu prés de la grandeur de Mixco, mais beau-coup plus agréable, plus sain & mieux situé , à cause qu’il estdans une plaine , au lieu que Mixco est fur le penchant d’unecolline, qui ôte entierement la vûë de la vallée à ceux quivoyagent. On y trouve auíîì beaucoup de volaille , des fruits,du mahis, du froment, du miel & la meilleure eau qui soitaux environs. On l’appelle Panne en langue Indienne, d'unfruit qui y croît en abondance. Au Septentrion <k au Midyde cette vallée Í1 y a des coteaux dont la plupart font ensemen-cez de froment qui est meilleur en cet endroit-là qu’il n’est anbas de la vallée. A l’Occident, on voit deux autres bourgades,qui font plus grandes que Mixco & Pinola. L’une s’appellePetapa , & l'autre Amatitlan. Pour y aller on rencontre au mi-lieu de la vallée quelques endroits nommez Barrancas. Ce sontdes fondrières, où il faut monter & descendre , & où sont desruitîèaux& des fontaines avec de bonne herbe pour la nourri-ture des brebis & du bétail. On fait une double moiíîòn defroment dans cette vallée. La première est d’un petit bled,qu’ils appellent Trìgo tremefíno , mot composé de ces deux au-tres Espagnols, T res mefes, parce que trois mois aprés que l’ona semé ce bled , il est bon à couper. Ainsi on le feme à la find’Aout, & on le moissonne à la fin du mois de Novembre.L'autre moisson qui est de deux fortes de froment, l’un ap-pelle rouge , & l’autre blanc comme le bled de Candie, fuit in-continent aprés celle de ce bled trimestre. On met la faucilledans les champs un peu aprés Noël, & au lieu de mettre lefroment en gerbes & de le serrer dans les granges, on le faitfouler aux pieds par des cavalles dans des aires, faites toutexprès. * Thomas Gage , Nouvelle Relation des Indes Occid. 3.part. ch. 3.(^4.
MIXE. Petit pays de France dans la Gascogne, en LatinMixia. II est compris dans la bade Navarre, & s’étend le longde la Bidoufe joignant le Bearn & la terre de Labour. SaintPalais en est le lieu principal, *Maty , Dict. de Holl. 1701,
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M NESTRIPORTUS. Nom que les Latins ont donnéà la ville de l’Andalouíie en Espagne, qu’on appelle
le Port de Sainte Marie.'
MNIARIAi C’est ainsi que les Anciens ont nommé Hu-bet, bourg d’Afrique dans le Royaume d’Alger. .
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M OABITES. Peuples anciens qui habitèrent la partiede l’Arabie qui étoit au Levant de la mer Morte & duJourdain,ayantl’Iduméc au Midy, & le pays des Amorrhéens
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au Nord , ce qu’on appelloit Moabitarum Regio. Es tire** 01leur nom de Moab, ne de l’inceste de Loth, avec íâ fille ai° ee *Ces peuples refusèrent passage aux Israélites lorsqu ib entroìent dans la Terre de Promiflìon. Ce fut leur Royqui voulut engager le Devin Balaam à maudire le PeupleDieu. Ils firent souvent la guerre aux Israélites , D avl f* %vainquit enfin , & les obligea de payer tribut aux Juifs. I' srévoltèrent sous le régné de Josaphat, & furent soumis encoune fois. * J oleph, Antìq, sud. hb. 1. & fiq, T erinel. in AW A ‘Maty, Ditt. de Holl. 1701. .
MUANT AY. Ville de l’Inde de-làle Gange, en LatinMoanUa. Elle est à quatre-vingt lieues de Pegu du côteNord, & capitale d’un Pays qui porte titre de Royaume,qui dépend de celuy de Pegu. * Maty ,Bt tft. de Holl. V]Oi>MOASCAR. Ville d’Asiique dans le Royaume de if -lensin ,au Midy Oriental de la ville de ce nom. Elle est situefur la rivière de Tiìffis, & nommée Moaftariapax les La tinS *Quelques uns la prennent pour l’ancienne Viftoria. * Maty,Diéb. de Holl. 1701.
MOCAANDAM ou Mccandan. Cap de l’Arabïe H eU 'reufe, en Latin Mofandanum , anciennement Afaborum ^montormn. Ce Cap est vis à-vis del'Iíle d'Ormus, & do^nson nom au Détroit de Moçandan, qui sépare le Golfe d Dmus de celuy de Baisera. * Maty, Diiï. de Holl. 1701.
MOCATA. Petite riviere de Syrie, que les Latins rtoff 1 'ment c borfeus. On l'appel le ainsi comme qui diroit rivière dMeurtre. Elle coule fur les frontières de la Terre Sainte,va fe jetter dans la Mediterranée prés de Caypha entre laiJean d’Acre & le mont Carmel.
MOCATTHAM. Montagne en Egypte, qu’on appelle otdinairement La Montagne saint. , à cause du grand nombreMonastères qu’on y.a bâtis , & qui ont été remplis de f itnPersonnages.Herbelot dans fa Bibliothèque Orientale,ditles Musulmans même, regardent cette montagne avec vénérstion, enforte qu’Ebn Thouloun , qui étoit maître de l’EgyPte , &. presque inde pendant des Califes, étant tombé malade,y fit plier Dieu pour luy, & voulut y être enterré. .. ,MOCCHIAMA. Isle d’Afrique , située à quinze ou I e *?lieues de celle de Maíïander. C’est une étendue de terrequatre ou cinq heures de long & d’une petite lieuë de large-n’y a que deux petites collines avec un terroir d’herbages .de bétail. Cinq ou six familles Portugaises ont habitéque temps cette Iste, où elles vivoient du commerce des; *yclaves & de la culture du mandìhoca.*De la Croix, Ifrpà ‘
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MÓCHA, Iste qui appartient à la Province d’Araucole Chili, habitée de gens de la même Nation , qui s'y rell{ £ ç,rent de la Terre ferme pour s’y mettre à couvert de 1 PP r ^j csion des Espagnols quand ils voulurent fe rendre martrestout le pays. Elle est éloignée de la ligne vers le Sud de tre .te-huit degrez & quelques scrupules , á cinq lieuës du Cojsonent, & à six vers l’Oiiest-Sud-Ouest de la riviere de L»d^qui fe décharge dans la mer presque vis-à-vis de l’Iste. Lenal qui coule entre deux a communément douze brasses ‘profondeur, & il y a des bancs & des baíles en quelqnesdroits. Au milieu de cette Isle qui est astèz spacieuse ,rencontre unemontagne extrêmement haute, fourchue au io ^met, d’où descend une riviere d’une eau fort claire & tres-b -ne à boire. Depuis le pied de cette montagne jusqu’aux bode la mer qui l’environne, la terre va doucement en pancb& s’étend en une plaine. Elle est fertile & abondante entes fortes de fruits avec de bons pâturages. Au dessus de L* ’il y a une bonne rade, & l’ancrage y est aisé. François D r ^ ’Anglois ,y étant arrivé avec ses navires, en trouva lesassez traitables, & tira d’eux les provisions dont il eut been échange de quelques marchandises , mais le lendeM^ayant envoyé deux de fes hommes à terre, les Insulairestuerent, empêchant aprés cela que les Anglois ne defeensent, ce qu’ils firent encore depuis à i’égard de Thomas -dish,aussi Anglois.Cependant ils reçurent quelque temps fP „Olivier de Voort Hollandois qui eut d’eux des brebis & ttres vivres pour des haches & pour des couteaux. Us av0 nfeauprès de la rade un village qui contenoit environ ci nc l ua cmaisons, faites de paille, rangées proprement.longues &au milieu une efpece de portique. Ils ne voulurent point ^rirqu’OîivíerVoortni ceux qui l'accompagnoient el l tra eJdans ces maisons ; mais en ayant fait sortir toutes les * ern oUXpar un certain beuglement qu’ils firent,elles fe mirent agen _par divers rangs dans une place voisine à la vûë des Do ,dois. Ces Sauvages ont accoutumé de prendre autant de .mes qu’ils veulent, & celuy qui a le plus de filles est e