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%ures de paille qui representent les Meurtriers cie ces Saints,&aprés leur avoir tiré un fort grand nombre de flèches, ils yMettent le feu & les réduisent en cendres, ce qu’ils font avec*Me telle animofité, que les Paiens qui fe trouveroient dans lesrues à ces heures-là, courraient risque de la vie.
Tavernier, liv. 2. de ses Voyages des Indes, dit que les Mo-gols dont le nom veut dire Blancs, furent appeliez ain fl, parceflue des hommes blancs conquirent autrefois ce pays-là, lesNaturels Indiens étant bruns ou olivâtres.
Aunng-z,eb , mort depuis fort peu d’années, étoit l’onziémeCn droite ligne des Defcendans du Grand Temur-leng , appelléCommunément T amerlan, qui par l’étendue & l’éclat de sesconquêtes depuis la Chine jusques en Pologne, a surpassé lagloire des plus grands Capitaines des Siécles Passez. Temur-feng , appellé ainfi parce qu’il étoit boiteux, fut enterré à Sa-Marcand où il avoit pris naissance. Ses Succefleurs ont été Mi-Mm-cha, Sultan Mahemed, Sultan Aboufaïd Mirza > Hameth-sohek, Sultan Babur, Homajon, c’est-à dire, heureux; Ab-rlu! fêta Gebal-eddin Mahemed,appellé vulgairement Akabar;sultan Selim, autrement Gehan-guir Patcha , c’est-à-dire,Conquérant du monde , & Sultan Kouroum, ou Cha-gehan ,Pere d’Aureng-zeb. Ce dernier avoit trois freres, deux aînez& Un cadet, & il fçut si bien conduire fes entreprises, qu’aprésav oir fait couper la tête à l’un, & mis les deux autres hors d’é-fcit de luy nuire, il trouva moyen de s’établir fur le trône del’indostan le zo.d’Octobre 1660. du vivant même de fou pereCha-gehan , qu’il retenoit prisonnier.
MOGUER. Petite ville d’Espagne dans l’Andalousie, enLatin Moguera, Elle est située prés du Tinio à une lieue; de sonembouchure dans le Golfe de Cadìs, Lc éloignée de Sevìîle^'environ quinze lieues. * Maty > de Holl. 1701.
MOGUNTIA, Moguntiacum ou Magutitia. Les AuteursLatins appellent ainsi Maience, ville d’Alemagne, capitale deP Archevêché de ce nom, & Moguntina Ditio , est celuy qu’ilssonnèrent au pays que renferme cet Archevêché,MOHASCAR. Ville d’Afrique dans la Province de Beni-Arax , Royaume deTremecen. Ce n’est proprement qu’un,°urg où il y a une Forteresse qu’ Almanfor commença de bâ-îsi, parce qu’ordinairement un Gouverneur y résidoit avecde la Cavalerie. Les Turcs ont achevé cette Forteresse, où ilsont trois pieces d’artillerie & quantité de gens de guerre, fousMa Commandant que le Gouverneur d’Alger y envoye, pourtenir en-bride les Arabes qui errent par ces campagnes, & quine font jamais d’accord avec eux. Tous les Jeudis on y tientUr > grand marché où les Arabes & les Bereberes viennent ven-dre leur bétail, leur bled, leur orge, des raisins secs, du miel,de la cire , de l'huile & d’autres choses semblables. Les Mar-ylands y amenent de Tremecen & bailleurs des draps, destoiles, des manteaux de pluye, des mantes , des selles à pi-flUer, des tapis, des brides, des enharnachemensde chevaux,èk plusieurs autres fortes de marchandises, & toute la ContréeJty vient pourvoir. Le peuple y est à son aise. Les Rois deTremeceh en tiraient quarante mille pistoles par an, & vingt-Cl »q mille hommes de combat dans l’occasion. * Marmol, tome2,1 ùv. 5. th. 14.
MOHATS, Bourg de la Basse Hongrie, en Latin Mohat-jtUíii, II est situé dans le Comté deBaraniwar prés du Danube,àuit lieuës au dessus du Pont d’Esseck. Ce lieu est célébré pardeux grandes batailles qui s’y font données,l’une en i;z 6 .entreSoliman II. & Louis, dernier Roy de Hongrie, dans laquell eCe Roy fut tué avec vingt-deux mille Chrétiens; l’autre l'an1^87. entre le Prince Charles-Louis de Lorraine & le Grand7"ìr. Les Turcs perdirent douze mille hommes dans cettederniere, leur canon Scieur bagage, & il n’y resta que cinq°U six cens Chrétiens. 11 Maty, Òitt. de Holl. 1701.
MOHILOW. Ville de la Rullìe Lithuanique dans le Pa-Afinat de Witebesko, à dix milles d’Orfa , à dix-huit de^cziflaw, &à vingt-deux de Smolensko, en Latin Mobtlovia.Elle est grande, belle & bien bâtie,au sommet d’une colline,sor l a rive droite du Nieper. C’est une des plus fortes villesde la Pologne. Elle fe donna aux Moscovites en 1654. & ren-sojsopt ans apréssous l’obéïssance desPolonois, Son territoires etend fort loin au delà du Nieper. * Audiffret, Geogr. me. &ì 1 lo d. tome i.
. MOHINA. Ville ancienne du Perou dans la Province deos Charcas. II y a eu autrefois de magnifiques bâtimens dont1 oe reste plus aujourd’huy que les masures. Pizarre en énle-so quantité d’or & d’argent lorsqu il dompta ces Provinces.
roche de ce lieu que Garsillaíïo appelle Muyna , il y a des fa-p[ le s auprès desquelles fe donna un combat entre Almagro &Marre. On y vient de la ville de Cufco par le chemin RoyalTome 11 ,
due les Indiens àppelleUt Qoìlafijo. Ce chemin est pavé de grosiíes pierres, & muré des deux cotez à travers les spacieux ma-rais de Mohina. * Laët, Indes Occtd. lib. n. cb. 2.
MOIENVIC. Petite ville de l'Evêché de Mets, en Lò«raine, à neuf lieuës de la ville de ce nom. * Voyez, Moyen-Vic.
. MOIRENC ou Moyran. Bourg ou village de France dansle Dauphiné, en Latin Moirencum. II est situé fur l’Ifere, à unèlieue de Vorefpe, à quatre de Grenoble, & pris pour l’ancien-ne petite ville nommée Morgmum. * Maty, Diiï. de Holl. ijoù
MOISEVAUX. Bourg de la Haute Alsace dans la Sei-gneurie de ce nom, poflèdee par les Comtes Fuggers, & apapellée autrement Majmunjler. * Voyez Masmunster.
MOISSAC. Ville de France dans le Quercy, fur la fron-tière du Languedoc, à neuf lieuës de Toulouse, en LatinMoìjsiacum , Moz,acum & Musciacum. Elle a de fort agréablesvúës, ayant au Septentrion & au Couchant plusieurs sommetsde petites montagnes chargez de vignobles , à l’Orient uneplate campagne couverte d’herbes & d’arbres fort estimezpour leur bonté, & au Midy le Tarn qui l’arrofe. II y a uneAbbaye de l’Ordre de saint Benoît d’une belle & tres- ancien-ne architecture, & dont le revenu est considérable. On en rap-porte la fondation à Clovis I, lorfqû’il revint de Toulouse.On dit qu'anciennement il y a eu jusqu’à mille Moines. Ellea été sécularisée. On a vû aussi trois Eglises Paroissiales horsla ville, mais les habitans les abbadrent eux-memes dans lespremiers troubles. Autrefois le Port de la Pointe étoit à Moif-fac, & l’un des plus beaux qui fût depuis Gaillac & Toulousejusques à Bordeaux; mais la Garonne en changeant son coursa changé I’aflìette de ce Port. La ville de Moissac a été beau-coup plus grande qu’elle n’est présentement, ce que les restesde íes vieilles murailles font eónnoître. Les Gots l’ayant prisefur les Romains, Clovis la conquit fur eux, & y fonda unèEglise au nom de saint Pierre & de saint Paul. Gaifer, Royd’Aquitaine s’en rendit ensuite maître, & les François s’enemparèrent de nouveau sous la conduite de leur Roy Pépin.Les Comtes de Toulouse qui favorisoient l’heresie des Albi-geois , l’affiegerent en 1211. & abbadíent deux Monastères dèReligieuses & quelques autres Églises, dont il ne reste plusque acs vestiges. L’année suivante, Simon , Comte de Mont-rait la reprit fur eux, aprés y avoir causé de grands dommages*Enfin les Anglois qui l’avoient tenue long-temps fous leur do-mination, contraints d’en sortir , la firent brûler, en sortequ’elle ne fut rebâtie que plusieurs années aprés. * Du Chêne,Anttq. des Villes de Pratìce.
MOKAN. Pays de Perse vers ía'mer Cafpie. Ón y trouvéune Bruyere qu’on tient être longue de soixante lieuës, &large de vingt. Les Turcs la nomment Mmdunluk^, c’est-à-dire , mille cheminées r ou mille trous par où la fumée sort.Elle est habitée de plusieurs peuples & familles, dont les pré-décesseurs qui avoient porté les armes sous le commandementde Jesid contre Hoffein, fùrertt releguez en ce Defert, & l’onne souffre point qu’ils demeurent en des villes ni en des villa-ges. L’Eté ils campent au pied de la montagne, & l’Hiver ilslogent fous des tentes dans la Bruyere. Us s’entretiennent delèur bétail, mais si misérablement qu’il ne leur reste presquerien. C’est pour cela qu’on les appelle Sumek.Kajeti, ou parceque de pere en fils ils font sujets au Roy comme de chétifs Esoclaves, ou parce qu’on leur laiffe à peine dequoy fe couvrir lesos. ¥ Olearius, Voyage de Moscovie & de Perse, lìv. 6 .
MOL A. Bourg du Royaume de Naples, défendu par unègroíiè Tour qui le mec en feureté contre les descentes des Cor-saires &des Turcs.íl est dans laTerre de Labour fur le GolfedeGaëte,à une lieuë & demie de la ville de ce nom du côté dél’Orient,& a été bâti des ruines dé l’ancienne Vormi œ.La. beau-té de fes jardins le rend fameux, & il est surprenant qu’crantdans un lieu aussi bas que la mer,il n’en reçoive point de dom-mage. On y voit le tombeau de Cicéron qui est dans un jar-din , fans aucune inscription, mais ce qui empêche de douterque ce ne soit son corhbeau , c’est qsson croit qu’il avoit unèmaison de plaisance à Forante, & qUe quand ses assassins Jetuerent par Tordre des Triumvirs, il alloit en ce Jieu-là où iífe faìfoit porter en littiere. Mola est fur la voye Apple , che-min ainsi appellé à cause qu’Appius Claudius, Chevalier Ro-main , le fit paver à fes dépens tandis qu’il étoit Consul. Cechemin est une des plus fortes preuves qui nous restent de làgrandeur des Romains, puisque des portes de Rome il alloitjusques à Brundusium dans le Royaume de Naples, qui enest à cinq journées. U est relevé en chaussée comme la plúparÈdes grands chemins de Rome, & deux charrettes peuvent ai-sément y palier de front. Cette chauffée est pavée de pierres
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