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Tome II. [E - O.]
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Aident. Le terrain en est fertile & abondant, & fur tout en pâ-tUrages. II n’y a dans cette iste que Je bourg de Stege & laLorteresiè d’EImelund. * Audiffret, Geogr. anc.& rnd. tom. I.

MON A. Moyenne Iste de l’Amerique , située fur la hau-teur de dix-huit degrezou un peu moins. Elle est presque aufossieu de l’eípace qui est entre celle de saint J ean , & l’Hispa-ni °fo , plus prés toutefois de la première. Son circuit est d’unpl us de trois lieues. L est une terre balle & plate , salée &ferreuse, mais un peu plus haute du côté du Nord. Ellest e st point habitée , quoy qu’elíe soit remplie d'arbres, quiProduisent de tres-bons fruits, fur tout des oranges remarqua*Hes pour leur bonté & pour leur grosseur. II y a de ce côté-à une autre petite Iste ou plutôt un rocher nommé Zachen ,P re fque visî-vis de Guatabaca. Ce n’est qu’un repaire d’oi-' e ‘ u 'x. * Laët, D ^k 'pt. des Indes Occid. hv. i. ch,íp.$.

Mon A. IstelfSia été connue des Anciens lous ce nom.~’ e st celle de l’Angleterre que l’on appelle présentement An-glesey. * Audiffret, Geogr. tome i.y MoNACHlUM HERCINLE. Nom que les Auteursdr af ins donnent à tyalt-Munchen , bourg d’Alemagne dans h

Bavière.

MONACHUM & Monachium. Les Auteurs Latins appel-ant ainsi la ville de Munich, capitale de la Bavière.

MONACO. Ville d’Italie, dans la partie Occidentale deE mer de Genes, à huit milles de Nice. Cette Place est d’unèS r ande importance , à cause qu’elle est à feutrée de la mer dcProvence, 8c par conséquent frontière de France. Aucun vaìf-ieau n’y sçauroit passer, sans avoir auparavant rendu son hom-mage à cette ville -, au pied de laquelle il y a un Port. Le Châ-teauest bâti fur un rocher qui est escarpé, & que battent lesBots de la mer. La Citadelle & le Château font fur une lan-Spe de terre détachée des montagnes, & d’une hauteur prodi-gieuse,qui fait comme un amphithéâtre qui avance dans la mer.Cette langue de terre est prefque toute environnée d’eau,faisant^®me une péninsule, excepté d’un côté » qu’elle est prefféed Une affreuse montagne, qui commandant à la ville , diminue*> e aucoup de sa force. On veut qu’elle ait été nommée Monaco«es mots Grecs Monos seul & O : kos, maison, à cause qu’Herculey étoit adoré seul dans son Temple & n’y souffroir la sociétéd a ucun autre Dieu. Auffi l’appelloit-on autrefois le PortS Hercule, en Latin Monoccium , ou Herculis Monocci Portus .Les Provençaux luy donne le nom de Mourgues par aí-Hfion , parce que ce mot signifie Moine en leur Langue.Cette ville avec deux autres appellées Roca-Bona & Menton,Imposent la Principauté de Monaco. Eile appartient à laMaifon de Grimaldi qui en jouit sous la protection de laLrance , depuis l’an 1642. qu’Honoré Grimaldi II. du nom,*. f ince de Monaco , en chassa les Espagnols , avec une valeur‘éprenante, secoiìant un joug, qui étoit pour luy une manie-ïe d’esdavage. Le Roy Louis XIII. qui voulut bien luy ac-^order son appuy , 1 e fit Chevalier de ses Ordres, luy aban-donna le Duché de Valentinois, le Comté de Carludez enA Uvergne, la Baronnie de Çalvinet dans la même Province,^He de Beaux en Provence , & celle de Buis en Dauphiné.Y erc ule Grimaldi son fils l’avoit assisté avec vigueur, quandJ voulut s’affranchir de la servitude où les Espagnols l’avoiente ?uit. * fyumal d’un voyage d’Italie par un Gentilhomme F ran-

j. MONADES. Iste de la mer d’Écosse, Tune des Hébrides.La terre y est presque toute noire du bois pourri des vieillesforêts & entierement couvert de mousse. On luy a donné ceîfom , parce quota appelle ainsi cette forte de terre que lesM’stlois nomment Mojfe. ¥ Davity > 7 /ser Hébrides.

MONACSHAN. Comté d’Irlande ainsi appellé d’un bourgd®ce même nom»?qui députe au Parlement, en Latin Mo-¥*ghitnus Comìtatus. II est situé vers l’Ultonie Citerieure, &fo )r né de celuy de Londondery au Septentrion ; de celuyd Armagh, à l’Orient ; du Comté d'Est-meath atpMidy. Sc de^Nx de Cavan & de Fermanagh à l’Occident. Ce ComtéHut avoir treize lieues de long Sc six de large , 8c on le divise^ stUatre parties qui font les Baronnies de Monaghan , deugh, de Bartrey Sc de Cremorne. Il n’y a aucune ville &

. on n’y trouve par tout que bois, que montagnes 6c que lieuxîn habitez. * Audiffret, Geogr. anc. & mod . tom. 1.

Le bourg de Monaghan que les Anglois appellent souventMo,lo s % Sc ceux du pays Monachditt, est situé fur une monta-vingt milles de Kilmore au Septentrion, & à pareille1 fonce d’Armagh au Couchant d’Hiver.j MONALUS. Nom ancien d’une riviere de Sicile qui cou-^ dans la vallée de Demona» Lc qu’on appelle présentement

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MONASfER ou Aí<?«£/hr.Ville d’Afrique dans le Royauxme de Tunis, qu’on tient avoir été appellée ainsi d’un Conventd’Augustins quin’en étoit pas bien éloigné. Elle est fermée debonnes murailles fort hautes, 8c a cté bâtie fur la côte par lesRomains à quatre lieuës de Sufe du côté de l’Orient. Lesmaisons y font bien construites 8c la situation en est agréable*Elle est battue des flots de la mer,-Sc tout à l’entour font plu-sieurs jardins 8c quantité d’oliviers, ce qui fait qu’on y recueil-le force fruits & beaucoup d’huile. La terre étant trop legerén’est pas bonne pour le froment 8c cela est cause que les habi-tans ne mangent que du pain d’orge. Ils ont été si souvent tour-mentez des Maures, des T ures & des Chrétiens, depuis Tu-nis pris par Barberouslê, qu’ils font aujourd’huy fort pauvres.Ils sc sont revoirez plusieurs fois contre leur Roy -, Sc ont étésaccagez par les armées navales de Charles Quint.

L’an 1539. André Doria s’étant rendu maître de Monester ,y laissa un Régiment Espagnol, par ordre de l’Empereur pourappuyer les intérêts du Roy de Tunis, qui ayant assemblé leplus de gens qu’il luy fut possible pour marcher contre Carvan,prit avec luy ce Régiment Espagnol, & quelques pieces d’ar-tilleric Muais lorsqu’il fut à trois lieuës de Monester , tous lesMaures de son parti passèrent du côté des ennemis de sortequ’i! fut obligé de se rejoindre au bataillon d’Infanterie Es-pagnole , qui fit sa retraite en bon ordre à travers une plaine sa-blonneuse , quoy qu’il eût plus de cent mille hommes à soute-nir , 8c qu’il ne fut que de deux mille. Ensuite il s’en retour-na en Italie, & les T ures reprirent la Place. Dix ans aprés »André Doria qui avoit passé tout l’Etc à chercher Dragut,Pirate fameux qui faifoit beaucoup de maux aux Chrétiensavec vingt-quatre vaisseaux Corsaires, courut toute la côte deTunis , & réduisit les villes de Suie , de Monester, d'Astiquéôcd’Ezsigue, qu’il remit entre les mains de Muley Bubcer,fils du Roy de Tunis, 8cretourna passer l’Hiver en la Chré-tienté , mais dés le commencement du Printemps, avec les Ga-lères du Pape Lc du Duc de Florence & quelques CompagniesEspagnoles des Regimens de Naples -, de Lombardie & deSicile -, il alla donner la chasse à Dragut, qui pendant l’Hiveravoit repris Sufe , Monester Sc Ezfague. André Doria étantparti de Sicile avec toutes ses galères, débarqua au Cap déMercure & saccagea le Château de Calibre. De-làil s’avan-ça vers la ville d’Afrique, mais parce qu’il falloit plus de trou-pes qu’il n’en avoit pour s’en rendre maître, il fut résolu qu’oniroità la Goulette , Sc qu’on prendroit en passant la ville deMonester, où Dragut avoit laissé quelques Turcs en garnison.Lorfqu’on y fut arrivé, les Soldats ne purent débarquer fanspeine, par l’obstacle quemirent à leur descente les Turcs & lesMaures, aidez de quelques Arabes , en forte qu’il y eut u néassez rude escarmouche. Les Soldats qui avoient fauté d’abordà terre, étant rafraîchis perpétuellement par les autres à la fa-veur des esquifs, on gagna peu à peu du terrein, & toutes lestroupes étant débarquées, les ennemis forent contraints de féretirer. Aprés que 1 Infanterie eut été mise en bataille en deux:gros, on commença à débarquer l'artillerie, Sc à se mettre enétat de battre la ville. Les habitans demanderentaussi-tôt à ca-pituler, mais comme on ne voulut leur accorder que la vie,rien ne fut conclu, & on fit en même temps jouer le canon»L’un des Bataillons fit face pour s'opposer aux Arabes, Sciabreche étant faite, les autres entrèrent dans la ville fans beau-coup de résistance > à cause que les femmes 8c les enfans s’é-toient retirez à la vûc de l’armée navale. Le reste fe jettadansle Château» Tandis que l’on faccageoit la ville, les Chefs,sçavoir D. Garcia de Toîede 8c D. Alvarode Vega, allerentse saisir des avenues de ce C hâteau , 8c sommèrent ceux de de-dans de se rendre. Sur leur refus on commença à le battre ducôté de terre avec deux pieces de canon , 8c cependant les ga-lères donnerent de celuy de la mer. 11 n’y eut pas plutôt brè-che qu’on y monta avec des échelles , 8c par le pan dc mur quijoint de la ville au Château. L’ennemi se défendit assez bien,mais le Gouverneur ayant été tué avec les Turcs & plus d«

? [uarance Maures, le reste fe retira au donjon où il fe rendit 8íut fait Esclave. * Marmol, tome 2. hv. 6. chap. 2 6.

MON ASTER autrement Toit. Grande ville de Macedoíne,tres-bien peuplée, 8c dans une situation fort agréable. LeGrand Seigneur étant à Larisse en 1669. voulut que la Sultanequi étoit grosse pour lors vînt faire ses couches dans cette ville.On aggrandit les chemins par où elle devoir y être conduite ,& l’on en fit de fort larges fur les montagnes auílì-bien que detres-beaux ponts for les rivières. La Sultane y accoucha, rnaisd’une fille, qui mourut presque aussi-tôt qu’elle fut née. *Edouard Brown , Anglois, Description de Larisse & de la Thés-

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